samedi 30 novembre 2024

Igloo (Lecrilibriste)

 

 

Un furieux vent du Nord
hurle comme un ténor
en bourrasques glacées …
De la neige en cristaux serrés
du verglas et de la froidure
Ont figé la nature
La glace a envahi la terre
Il a tout capturé, l’hiver
Sans se questionner
Les êtres sont désespérés
Ils repensent à l’été
Tout chaud, tout ensoleillé
Et aujourd’hui
Tout est blanc, tout est froid
La rigole est gelée
Les libellules de l’étang
Et les roses de mai
où sont-elles donc passées ?
Un rouge-gorge solitaire
cherche des miettes  à becqueter
Il s’en fout, lui, Il aime l’hiver
Et moi, dans mon igloo, pelotonnée
A l’abri des rafales
J’entends les pelles racler
Devant les entrées
La neige accumulée
Et je songe à ces pauvres hères
Aux gens qui n’ont nul igloo
Nul foyer pour se réfugier
Aux soldats qui malgré eux
Continuent à guerroyer
rêvant à la chaleur du soleil
à leur femme, leurs enfants, leur chaumière
ou même à un igloo qu’ils pourraient construire
80 blocs de neige à couper
A hisser, à monter, à adapter
Très vite, pour, du froid de la nuit se protéger

 

6 commentaires:

  1. très juste! j'y pense aussi...

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  2. Si bien dit, Lecrilibriste, et si juste... comment ne pas penser à ceux qui souffrent encore plus l'hiver ?...

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  3. Un poème merveilleusement chaleureux pour un sujet froid
    Amicalement, Marie Sylvie

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  4. Une petite note glacée qui va bien ! (avec l'hiver)

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  5. On boucle la boucle. Il y a ceux qui réchauffent la planète et ceux qui carrément y foutent le feu ! Bien dit, bien dénoncés.

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  6. Un poème bien écrit et généreux.

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Ont créé un truc explosif... ou pas

      Walrus ; TOKYO ; Marie Sylvie ;