samedi 15 août 2026

Défi #937

  

 


  

 

 

Se sont mis le cul dans l'herbe

 

    

 


 

Laura ; Nana Fafo ; Lothar ; Marie Sylvie ;

Kate ; Walrus ; Monsieur X ; Joe Krapov ;

Yvanne ; François ;

 

 

Pompes (à incendie) et circonstances (exténuantes) (Joe Krapov)

 

1

Faire pipi sur l’gazon
Pour arroser les coccinelles
Faire pipi sur l’gazon
Pour arroser les limaçons

2

Faire pipi sur l’gazon
Qui est dev’nu de la paillasse
Faire pipi sur l’gazon
Pour abreuver les pauv’s limaces

3

Faire pipi sur l’herbe sèche
Pour éteindr' tout’s les flammèches
Faire pipi sur l’herbe sèche
Battre les pyromanes en brèche

4

Faire pipi sur l’gazon
Pour arroser les p’tites balles jaunes
Faire pipi sur l’gazon
Du court central de Wimbledon

5

Faire joujou sur l’gazon
Maudit des femmes inverties
Faire joujou sur l’gazon
En écoutant jouer du Satie




6

Faire pipi sur la p’louse
Pour éteindre les étincelles
Faire pipi sur la p’louse
Les incendies me donnent le blues

7

Faire pipi sur l’herbe tendre
Ne dissuade pas - quel esclandre ! -
Faire pipi sur l’herbe tendre
Gainsbourg et Simon de d’entendre




8

Couplet patriotique breton :

Fais pipi sur Roazhon
Il y fait chaud comme aux Seychelles
Fais pipi sur Roazhon
De la Vilaine on voit le fond





9

Faire pipi sur le green
Où l’affreux Donald pérégrine
Faire pipi sur le green
Pour arroser sa limousine

10

Faire pipi sur l’herbette
Pour terminer ma chansonnette
Faire pipi sur l’air bête
Et repartir le coeur en fête !

J’peux pas j’ai contemplation ! (Nana Fafo)

 



Loup au crochet en casquette appuyé contre un poulailler en bois et cochon rose au crochet bras croisés, texte 'Patience, mes petites poulettes !'


Ronchonchon est dans une impasse avec les poulettes,

surtout depuis que Louptard surveille le poulailler. 

Bruno, rouge de crête et de colère,

a embauché un loup musclé et distingué,

pour que personne d’autre que lui, n’honore ses cocottes.

Un loup dans un poulailler, c'est une idée mythique

dont toute la ménagerie se souviendra à jamais.

Bruno a osé faire entrer le loup dans la fermerie…

espérons qu’il n’y aura pas besoin d’infirmerie.


Impossible pour Ronchonchon

de dragouiller peinard un maximum de poulettes.

Que va t’il faire ? La séduction en lui transpire par tous ses pores.


Roussin a envoyé à Ronchonchon le fichier des photos

qu’il a prises lors de son parcours chonchonrazzi dans les airs.

Il a repéré une fille en robe bleue

qui semble squatter le parterre de fleurs de Nana, en s’allongeant par terre !

Peut-être acceptera t’elle de s’allonger avec Ronchonchon

pour contempler ensemble l'emboîtement de leurs trajectoires à former du violet ?

Ben oui, quand on écrase des pigments Rose et Bleu ça doit faire du violet, non ?


Plein d’espoir, Ronchonchon s’est rendu à l’endroit fleuri

pour conter fleurette à la belle en robe bleue…

L’ambiance était glaciale.

Ronchonchon s’est pris un vent, la fille est restée de marbre en bronze.


Encore une histoire qui ne passera pas à la postérité.




Aloïs (Walrus)

  

 

Sur l'écran de ma bécane, un petit utilitaire (on dit "widget" aujourd'hui, parlons un français correct, voyons !) affiche pendant quelques secondes,  dans une petite fenêtre dans le coin supérieur droit de l'écran, des photos pêchées au hasard (méfiez-vous des générateurs de nombres aléatoires) dans les répertoires ad hoc d'un des disques durs de l'engin.

En prévision des mois de l'été à venir, j'ai un directory classeur sur le bureau où je fais glisser celles qui pourraient éventuellement servir de consigne.

J'ai voulu retrouver la photo de ce jour à son emplacement original et là, miracle : bernique ! Tout ce que j'ai trouvé, c'est ceci :

 


Pour me rassurer, comme vous êtes gentils, vous me direz que j'ai recadré la photo originale. Merci, mais ce n'est pas rassurant du tout car je ne me souviens absolument pas d'avoir fait cette manipulation !

D'ailleurs, si vous observez les deux photos, c'est impossible : sur celle-ci, l'image de la jante droite de la machine agricole aussi rouillée qu'hippomobile passe derrière la tête de la gamine, ce qui n'est pas le cas dans l'image de la semaine où on ne l'aperçoit pas du tout !

Là ou intervient Aloïs, c'est que j'ai oublié que la manipulation avec la souris ne copie pas l'image mais la transfère purement et simplement !

Doit y en avoir des manques dans ma collection !

Bah, c'est pas grave : de toute façon, on ne les regarde jamais ces photos !

 

 

 P.S. Une vue plus large suite aux premiers commentaires :


 

POUR FAIRE DES PHOTOS FANTASTIQUES OU « KAROLA DREAMS » (François)

 

 

Regarde combien elle est gracieuse,

Toute belle et délicate,

La voilà magnifique et radieuse,

Au milieu des fleurs aux couleurs qui éclatent.

 

Figée dans son corps d'ébène,

Par le photographe, elle fut fixée,

Elle illumine la scène,

Elle est admirative et décomplexée.

 

Il est là ce rêve de Karola,

Ce bronze représente une fille assise,

Et le photographe réalise

Sa photo, il nous la transmise,

Avec la beauté que voilà.

 

Que ce soit en argentique ou en numérique,

Le bon opérateur sait trouver son sujet,

En prenant des photos fantastiques,

Que l'on ne peut qu'admirer.

 

En un clic elle est dans la boite,

Et chacun la veut, la convoite.

 

 

Le Rêve (Lothar)

  

Le rêve

Une jolie fleur dans une peau de bronze,
une jolie vache parmi les pétales,
une femme immobile au milieu des massifs.

Le château, posé dans la verdure, respire.
Les parterres lumineux étirent leurs couleurs jusque
dans les pierres.
Le printemps semble avoir oublié de repartir.

La statue cligne des yeux
quand le jardin retient son souffle.

Elle marche un peu, lorsque personne ne regarde.
Elle donne un petit coup de pouce aux boutons timides,
redresse une tige, écarte une feuille,
verse la lune au pied des coquelicots
avec un vieil arrosoir de métal.

La nuit tisse des aiguilles d’argent sur les allées.
Les ombres s’écartent comme des doigts sur une harpe.
Des oiseaux chamarrés déposent des rêves
sur les tulipes endormies.

Dans l’étang, les fleurs prennent des voiles.
Des poissons traversent l’air des fontaines.
Un train amphibie passe lentement dans l’herbe,
sans rails, naturellement.

Des chevalets rêvent devant les massifs.
Des poignées de main deviennent énormes.
Un tuba essoufflé raconte une bataille d’étoiles.

Et puis viennent les enfants.

Appareil photo à la main,
lunettes roses, cheveux au vent,
ils découvrent que le monde bouge
quand on cesse de le regarder comme il faut.

Les statues changent de place.
Les arrosoirs deviennent fontaines.
Les fleurs semblent avoir quelque chose à dire.

Le bonheur, peut-être,
s’assemble ainsi :
en oblique,
avec quelques morceaux qui dépassent.

La jeune jardinière sourit.

Bronze et secret,
elle sait que la nuit les fleurs parlent
et que les ombres prennent racine.

Au matin, les visiteurs s’arrêtent, éblouis.

Ils nomment merveille
ce que la nuit a cousu.
Sur un petit écriteau, quelqu’un a ajouté :

FLORALIA 2014
Premier prix du jury.

La statue ne dit rien.

Elle sait bien, elle,
qu’elle n’a fait que jardiner.

Et si jamais une fleur carnivore
déroulait sa langue de serpent,
elle trouverait une chanson
et une main tendue.

Mais des fleurs carnivores
déroulant leurs langues de serpent,
il n’y en a pas.

Pas encore.

 

HAVRE DE PAIX (Marie Sylvie)

  


Je marche dans ce jardin comme on marche dans un souvenir
Lentement
Sans bruit
De peur de déranger ce qui repose ici.  
Devant moi l’enfant de bronze semble m’attendre
Immobile
Patiente
Presque vivante dans son silence.

Je m’assois près d’elle.  
Je regarde les fleurs qui veillent :  
Les lys rouges battent comme un cœur que je reconnais
Les chrysanthèmes dorés murmurent des mots que je n’entends plus
Et les petites sphères vertes brillent comme des veilleuses allumées pour la nuit.

Je ferme les yeux.  
Dans ce calme je sens un espace qui s’ouvre
Un lieu où elle aurait pu dormir
Un lieu où la terre ne juge pas
Où les couleurs remplacent les pierres
Où le silence protège au lieu de blesser.

Je me dis que si son petit corps avait eu un refuge
Il aurait pu être ici
Dans cette herbe douce
Sous ces fleurs attentives
Près de cette statue qui semble dire :  
《  Je veille pour toi. Je veille pour elle.》

Alors je reste un moment
Sans parler
Sans bouger
Laissant ce jardin devenir ce qu’il veut être :  
Un cimetière sans tombe
Un sanctuaire sans nom
Un havre de paix pour ceux que l’on n’a jamais retrouvés.

Et dans ce silence qui ne fait pas peur
Je lui parle en moi
Comme si elle m’entendait encore.


 

Suzanne au square (Yvanne)

  


Chaque après midi, depuis qu'elle habite cette petite ville du sud ouest de la France, Suzanne se rend au jardin public. Il est un peu éloigné de son domicile mais elle tient à y aller à pied, histoire de se dégourdir les jambes comme elle dit. Qu'il pleuve ou qu'il vente, voilà sa sortie journalière et elle n'y déroge d'aucune façon.

Passé les grilles, elle va directement s'installer sur un banc de pierre posé devant un massif de fleurs. Il borde un petit bassin où les enfants pataugent allégrement en été. Quand il fait beau, elle s'assoit et lit ou bien regarde avec tendresse les petits jouer dans l'eau. Elle rit avec eux quand le jet l'éclabousse. Elle en apprécie la fraîcheur ainsi que celle dispensée par l'ombre des arbres du parc.

Ce qu'elle aime par dessus tout, ce sont les fleurs qui agrémentent le parterre devant elle. Il change d'aspect quatre fois l'an au fil des saisons lui a dit un jardinier. Au printemps dernier c'était une symphonie de tulipes rouges tranchant sur le jaune des jonquilles, le blanc nacré des narcisses au cœur d'or, les clochettes des jacinthes fuchsia et bleu pastel dont le parfum envoûtant se répandait jusqu'à elle. Les pâquerettes, bravant leur timidité se haussaient bravement pour donner l'ultime touche à l'ensemble en faisant éclater leur blanc immaculé. Un enchantement.

Cet été, Suzanne a admiré les gaillardes orangées ourlées de jaune ardent, les campanules violettes, les asters au bleu pâle délicat et les freesias multicolores. Un mélange harmonieux, visité par une multitude d'abeilles et de papillons voletant de ci de là dont elle a profité pleinement. Il a rendu ses visites journalières riches en émotions diverses. Suzanne s’abîme dans ses pensées quand son regard se perd parmi les fleurs. Elles rendent sa solitude plus supportable et elle leur en sait gré.

La vieille dame, installée depuis avril dans la cité n'a pas encore vu le parterre en hiver. Il n'est pas encore temps d'y penser. Ce sera la surprise. En attendant, hier elle a remarqué qu'il était à nu. Elle a hâte de voir ce que le jardinier aura planté ce matin. Elle s'arrête. Le massif, paré pour l'automne est magnifique, même de loin. Les jardiniers sont des poètes pense Suzanne en souriant pour elle même. C'est un éblouissement. Les pourpres, jaunes, oranges des chrysanthèmes illuminent le coin préféré de Suzanne. Elle s'approche pour regagner son banc comme d'habitude.

C'est alors qu'elle distingue, un peu en retrait, une masse sombre posée au milieu des fleurs. Elle n'en croit pas ses yeux. Qui a osé interrompre la sérénité du massif ? Qui a osé installer là une statue ? Suzanne aime les enfants et ce bronze représente une fillette très jolie mais pour elle, il n'a pas sa place dans SON parterre de fleurs. Il se s'intègre pas et détruit l'harmonie du lieu. Elle va en faire part à la mairie. Et puis non. Ce n'est pas son genre d'aller se plaindre. Elle finira par s'habituer. Qui sait ? Elle trouvera peut être plus tard un charme nouveau à son massif...

 

Là (Monsieur X)

  



Je suis là. 
J'étais là. 
Je ne suis plus vraiment là. 

Moi qui aimais tant que l'herbe
Mette le printemps en gerbe,

Je suis là. 
J'étais là. 
Je ne suis plus vraiment là. 

Quelque part sous ce couvercle
Tout vert, en forme de cercle, 
Bordé d'un cordon de fleurs
Que désaltèrent vos pleurs, 
Ou plus haut dans les nuages, 
Ou plus loin dans vos voyages,

Je suis là. 
J'étais là. 
Je ne suis plus vraiment là. 

Mon printemps numéro onze
Reste figé dans le bronze ;
Un souvenir vous sourit. 
Un autre vous attendrit. 
Moi qui aimais tant que l'herbe
Mette le printemps en gerbe, 

Je suis là. 
Toujours là. 
Je ne suis plus jamais là.

 

En mode codage (Kate)

  

- Chers étudiants
bien sages
bienvenue dans mon stage
en ce jour éclatant
Je vous propose
- non pas un jardin de roses !-
mais une image
dont j'attends le décryptage :
- Beaucoup de fleurs !
- Une statue...
- Posez des questions
pas d'hésitation.
- C'est dans quelle rue ?
- Et à quelle heure ?
- Vos sentiments ?
- Touchant...
- Effrayant ?
- Dites vraiment !
- Rougeoyant
- Verdoyant
- Ça marche !
Quelle est la démarche ?
- Couleurs vives !
- Fortes, saturées...
- Archi vives !
- Donc opposées ?
- C'est l'illustration du cours de début d'année
sur le codage RVB,
la base de la photo couleur ?
- À la bonne heure !
Et la statue que dit-elle ?
Imaginez la photo sans elle.
- Faible, sans vie
avec elle,
ça vibre, donne envie
d'en savoir plus sur elle.
- Pour finir ce mini stage
- de rattrapage -
avant d'aller courir
sauter, bondir
dans les alpages
où vous cramer sur les plages,
voici celles-ci :

prises samedi
dans le Sancy
La nature, l'humain
la culture, le terrain
et comme un écho
- un double écho -
le 8 août
serait sans doute
le jour de "la" photo,
n'est-ce pas ami Joe ?
Allez, prenez du bon temps
vivez, bougez
et pensez au moment
parfait pour photographier
c'est le défi de l'été !

 

 

Une fleur parmi les fleurs (Laura)

  


C'est ainsi que son mari la qualifiait;
Son amie du club Pyramide (et Scrabble)
Disait qu'elle était une belle plante.

Si elle ne se voit pas vivre à la campagne
Ca ne l'empêche pas d'aimer les fleurs,
De s'asseoir parmi elles pour mieux

Les voir, les sentir, les toucher
Et écouter les vols des insectes
Qui l'aiment un peu trop, surtout

Ceux qui piquent et elle est allergique
En rentrant de sa promenade
Elle mangera les fruits de la nature

Que lui vendent les producteurs:
Elle connaît la saisonnalité
Des légumes, féculents, légumineuses

Elle se délecte  à l'avance des salades
Qu'elle dévore comme la tortue Caroline
C'est son surnom et il l'habite

Pour l'instant, elle essaie de figer
Le temps en prenant quelques photos
Pour convaincre ceux qui doutent

Qu'il y a plus de nature dans sa ville
Que de bibliothèques, de cinéma
Et de librairies dans leur village

Rat des villes, elle ne déteste pas
Les joies simples de la nature
Comme les rats des champs lui

Reprochent : elle ne sortirait 
Que pour les marchés, la piscine,
Le cinéma, ses cinq médiathèques

Profitent-ils autant  de leur campagne
Qu'ils ont choisies qu'elle de sa ville?
Ils ne savent que lorsqu'elle avait
Encore un mari et une voiture
Elle allait en plus le dimanche
A la campagne pour être une

Un' jolie fleur dans une peau d'vache, 
Un' jolie vach' déguisée en fleur, 
Qui fait la belle et qui vous attache, 
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur ... [1]

Une fleur des champs de tournesol
De Van Gogh, une fleur certes fanée
Maintenant, son parfum faisait
Tourner les têtes des hommes 

Et pas que: assise parmi les fleurs
Elle se saisit qu'il est encore temps
De  cueillir "dès aujourd'hui les roses de la vie  " [2]



samedi 8 août 2026

Défi #936

   

 

 

 

 

 

Sont grimpés à l'assaut du ciel

 

Attention !  

 

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Pour être  certain de voir toutes les participations, prenez donc l'habitude d'utiliser les liens de la liste des participants fournie chaque samedi.

Désolé ! 

  

 

Laura ; Monsieur X ; Walrus ; Nana Fafo ;

Marie Sylvie ; Kate ; Yvanne ; François ;

Joe Krapov ;

 

Carte postale (Monsieur X)

  



D'où je t'écris, je t'envoie
Des cerfs-volants si bluffants
Qu'on dirait des feux de joie
Sur les toboggans du vent ;

Des façades colorées, 
Face aux embruns triomphants
Qu'on voit, aux heures dorées, 
Prendre les formes du vent ;

Des amourettes de plage 
Parmi des rires d'enfants, 
Tout un monde où l'on a l'âge 
D'avoir les cheveux au vent ;

Des pas de danses faciles
Qui font sautiller des faons
Déguisés en vieux fossiles
Ébouriffés par le vent ;

Des rosés pleins de poèmes, 
Vêtus de rêves bouffants, 
Qui remettent les problèmes 
À plus tard... Sens-tu le vent ? 

Sens-tu le vent qui s'étale
Sur tes grands murs étouffants, 
Depuis ma carte postale ? 

Pardon...

Ce
   n'est
      que
         le
            vent... 

(Et même pas le vrai vent...)


 

AU FESTIVAL DES CERFS-VOLANTS (François)

 

 

Il y a des copies dans le ciel bleu,

D’êtres vivants qui vivent dans la grande bleue,

Elles sont dans des tissus bariolés,

Et elles voguent avec le vent.

 

Agrandies elles imitent le vivant,

Ici le calamar qui peuple les océans.

 

C’est un Line Laudry ce type de cerf-volant,

Il sert à la décoration d’une lignée,

D’un cerf-volant principal.

Sa structure est gonflable et ses motifs sont rayés.

 

Dans le ciel à Berck il a sillonné

En deux mille  vingt-deux au festival,

Des rencontres internationales des cerfs-volants

 

  

 

Monsieur et Madame Curieux (Laura)

 

 

 

Qu'est-ce que c'est? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi?
Qui me dira quoi?
Questionnement Quintilien[1].
Dans combien de temps le saurais-je?
Complètement toqué, cette nana, complètement gaga[2]...
Stéphanois; elle veut tout savoir. Qu'est-ce que c'est? 

C’est  pas la faute à Voltaire
C’est pas la faute à Rousseau[3]
C'est la faute à Papa, Monsieur curieux[4]
Qui nous emmenait voir des musées d'histoire
Comme celui de Vix[5] qui est dans l'actualité.
Monsieur Curieux nous offrait aussi des documentaires
Dont je parle à mes collégiens; il y avait le patrimoine,
Les curiosités comme la fosse Dionne[6]
Devant laquelle, j'ai été prise en photo. 

Monsieur curieux en objet que Papa m'offrit
Qui me suivit dans mes dix déménagements
Il est un peu cassé, Monsieur Curieux
Et mon papa[7]. Il est dans ma bibliothèque
Qui déborde hors de son meuble dédié.
Pourquoi Papa me le reprocha t-il?
Lui dont l'intérieur ressemble au mien.
Lui qui me fit aussi aimer la presse. 

Monsieur Curieux m'ouvrit au monde
Et me reproche aujourd'hui, avec sa femme
De ne vivre que pour moi; est-ce ma faute
Si mon mari est mort, si je ne partage plus
Avec lui et eux, mes parents, cette curiosité
Du monde; et c'est ça qui me sort du lit. 

Alors, moi, Madame Curieuse
Je vous demande  à vous
Les défieurs du samedi :

Qu'est-ce que c'est ce truc-là?
Où a été prise cette photo?
Qui, comment, pourquoi?
Il a une drôle de tête ce truc-là
"Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?"
Il" est drôlement bizarre les gars
Ca s'passera pas comme ça."

Défi #937