"Mettez votre photo sur l'appli de recherche"
Je ne suis pas contre
mais je dois peser le pour et le contre
pour savoir comment je me montre :
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Petit
assis
homme
bonhomme
pas tout blanc
mais franc
vigneron
mon nom : Gaston
Réponse à toutes assurée
photo exigée
Allez, je fonce
j'attends les réponses !
En voici
trois jolies :
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Chère Élisabeth,
Votre beauté est parfaite
ne manque que votre tête
c'est un peu bête !
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Chère Dorothée,
Vous n'êtes que beauté
invitation à la volupté
mais vous avez l'air fatigué !
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Chère Marion,
Assurément canon
mais je dois vous dire non
car je reconnais votre maison
c'est celle de mon patron !
P.S. : ne faites pas l'ingénue,
vous m'aviez reconnu ?...
... et de haut en bas,
ça démarre bien, avec des contours assez nets pour la tête, mais, ça se détériore rapidement !
S'il n'y avait les cheveux, on pourrait croire que c'est mon portrait : tout dans la tête, rien dans les mains !
Ni dans le reste d'ailleurs...
Un ectoplasme, en quelque sorte.
Lever
les yeux
Vers
les détails
Des
façades:
Un
petit personnage,
Moderne,
énigmatique.
Un
dieu ou une vierge
Médiévale
ou Renaissance
Romane
ou gothique
Une
niche pour qui veut
Y
nicher son regard.
Prendre
une photo
Et
l'envoyer
Partager
avec celui
Ou
celle qui est cher
À votre cœur
Et
qui n'y répond
Que
par le silence
Alors
lever les yeux
Vers
le ciel
Lui
demander
La
force de continuer seul de
Lever
les yeux
Vers
les détails
Des
façades:
Un
petit personnage,
Moderne,
énigmatique.
Et
l'écrire
Le
cracher
Une
revanche
Une
revanche
Pour
ceux qui ne veulent pas
Aimer et voir
Si vous allez à Sienne en Italie,
En vous promenant dans le quartier historique,
Vous verrez des œuvres d’art réunies,
De petites figurines magnifiques.
Sur de vieux murs en briques,
Aux fenêtres aux grillages métalliques,
Sont déposées des figurines,
Toutes blanches à l’apparence câline.
Ici un artisan local,
A fabriqué une statuette
En argile, ce n’est pas banal,
Pour vous faire lever la tête.
Mais si vous regardez bien,
Vous verrez une grappe de raisin,
Montée sur un jeune
rameau,
Un pampre qui contraste et qui est beau.
Ces œuvres sont agréables,
Pour qui apprécie ce type de balade.
Dionysos est pétrifié
Il regarde, atterré
Dans une trouée de lumière
Sa treille muscate qui portait ses espoirs
La treille qu’il taillait
La treille qu’il soignait
La treille qu’il cajolait
En vue de vendanges
En corne d’abondance
Et de réjouissance
Porteuse d’ultime transe
Sa belle treille est tavelée
Les grappes toutes piquetées
Par des oiseaux effrontés
Qui ont tout dévoré
Ne laissant tristement
Que feuilles et sarments
Et des capsules d’amertume
Eclatent dans sa bouche
En fades relents de mort
— Bonjour !
— Ah ! Enfin
quelqu’un qui me parle !
— Vous vous
ennuyez ?
— À votre
avis ? Je suis assis sur un rebord de fenêtre depuis je ne sais combien de
temps. Je regarde les gens passer, les oiseaux voler et les araignées tisser
leur toile. Une vie passionnante !
— Vous
pourriez descendre.
— Descendre
? Vous avez vu la hauteur ? Et puis mes jambes sont bien trop courtes.
— Pourtant,
elles pendent dans le vide.
— C’est ma
façon de prendre l’air.
— Et cette
vigne derrière vous ?
— Ma
voisine. Très envahissante. Elle me raconte sans arrêt qu’elle a de belles
grappes.
— Vous
n’aimez pas le raisin ?
— Si. Mais
je préfère le vin.
— Vous êtes
donc là depuis longtemps ?
—
Suffisamment pour avoir vu passer plusieurs générations de chats.
— Et
qu’attendez-vous ?
— Quelqu’un.
— Qui donc ?
Le petit
bonhomme tourne lentement la tête vers moi.
— Je ne sais
pas. Mais je suis certain qu’il viendra.
— Et s’il ne
vient jamais ?
Il hausse
les épaules.
— Alors je
resterai là.
— Sans
bouger ?
— Sans
bouger. Mais en regardant.
Je m’apprête
à partir.
— Attendez !
— Quoi
encore ?
— Revenez
demain.
— Pourquoi ?
Le petit
bonhomme sourit.
— Parce
qu’on ne sait jamais. Peut-être que cette fois… ce sera moi qui vous poserai
une question.
Ce samedi matin, à l'estaminet, une nouvelle agite toute la ménagerie.
Rappelez-vous la grande chianlie de gastropodus d'anusus,
c'est la rentrée et elle est de retour.
Tous les cabinets ont été pris d'assaut,
il n'y a plus de place disponible pour évacuer
tous les agglutinats restés bloqués.
Une longue liste d'attente étend les files
qui débordent des cabinets jusque dans les rues.
Ça peut prendre des mois avant d'obtenir
le fameux sésame ordonné d'une dissolution.
Des fenêtres d'attente ont alors été créées
pour soutenir la population...
au lieu de voir des chaises les unes derrière les autres
on voit des gens assis côte à côte
sur le rebord des fenêtres
pour favoriser le soutien.
Et ça marche, même Ronchonchon a pris son ticket...
décrochera t'il un ticket avec le gars d'à côté ?
Non... le type est resté figé... décidément, Walrus,
notre maître du jeu s'est entiché de l'inerte.
Doit-on y voir un message ?