Fraîcheur et discrétion...
Moucharabieh
Laura ; Nana Fafo ; Monsieur X ; Marie Sylvie ;
Kate ; Yvanne ; Walrus ; Lothar ;
Lecrilibriste ; Joe Krapov ; Lilousoleil ; François ;
Ce n'est pas toujours la faute de Ronchonchon
Après Castor et Pollux...
Voici Walrus et Poilux et leurs histoires pour se poiler.
Vous connaissez la tendance de Walrus à faire des blagues à toute la ménagerie ?
Non ?
Et bien, voici ce qu'il se passe
lorsqu'on laisse un morse décoder les codes du rire sur les réseaux :
Pour allumer le feu chez Joé du Bureau des Affaires Animalières ...
Pour faire gueuler Bruno...
Pour effrayer les poulettes...
Pour rouler Ronchonchon dans la farine...
Voilà Walrus s'est entiché de Poilux,
le lutin farceur que Nana a fabriqué pour amuser la galerie...
enfin le seul qui s'amuse c'est lui !
J'en ai déjà parlé ici , nous avions des chats à la ferme. Beaucoup de chats. Mais ils étaient à moitié sauvages et se terraient dans les granges et les étables. On ne les voyait jamais. Ils n'avaient pas de nom, ce n'était pas des chats de salon. Ils étaient là parce qu'ils étaient utiles, c'est tout. L'un d'eux, cependant fit exception à la règle : Négus. Et il avait un maître, mon oncle le plus jeune, vivant encore dans la maison familiale au retour de son service militaire en Algérie.
Négus, drôle de nom pour un chat, surtout quand il était complètement superflu de leur en donner un. Il le tenait, bien sûr du périple de mon oncle en Afrique. Négus donc, disposait de privilèges. Il pouvait, à sa guise entrer ou sortir de la cuisine et même y faire la sieste quand tonton était dans les parages. Ce qui déplaisait fortement aux autres adultes, se dépêchant de le chasser dès que l'oncle avait tourné le dos. L'animal feulait et montrait les dents avant de déguerpir. J'avais 5 ou 6 ans et j'aurais bien voulu le caresser mais il s'éclipsait à mon approche et surtout ma mère m'interdisait de le toucher en disant : « que je ne te vois pas avec cette sale bête dans les bras ! »
Négus était haut sur pattes avec un corps long et une queue fine sans cesse en mouvement. Il était noir comme la nuit avec des yeux obliques d'un vert intense. Il était indésirable à la maison parce que habituellement les chats n'y avaient pas leur place mais aussi parce qu'il ne manquait pas de commettre quelque larcin quand il en avait la possibilité. Mais le désamour pour lui s'arrêtait là chez nous.
Il n'en allait pas de même avec notre plus proche voisine Madeleine, la Nadou. Elle avait littéralement peur de Négus et l'appelait « la malabestia » On évoquait beaucoup la mal bête dans les veillées. On ne parlait pas de lutins doux, gentils, un peu facétieux au coin du feu. Non, il était plutôt question de l'esprit du mal et il avait un nom : le drac. Le drac ou le diable, c'était du pareil au même. La religion et les croyances n'étaient jamais bien loin. Chacun avait toujours une histoire terrifiante à raconter et les chats y avaient une place prépondérante tant ils étaient liés aux sorciers par leur côté mystérieux et leur vie nocturne. Le fait que les légendes et superstitions leur prêtent neuf vies n'y était pas non plus étranger.
La Nadou ne venait plus à la maison depuis que Négus y vivait. Elle avait décrété une fois pour toutes que la « malabestia », donc le chat, lui jetait des sorts. Je la revois, silhouette frêle, aux cheveux d'un roux bizarre, teints à l'eau oxygénée, coiffés en coques qu'elle s'appliquait à faire sur sa tête avec de gros bigoudis. Elle portait en permanence un collier de perles de jais autour du cou pour éloigner les maléfices disait-elle. Elle y croyait mais apparemment les pierres ne faisaient guère effet si toutefois elles l'auraient dû ou pu.
Chaque fois qu'il y
avait un problème domestique chez elle, on voyait débarquer la
Nadou. Elle hélait ma mère depuis le chemin. Un jour c'était :
- Clémence, mes poules ne pondent plus depuis une semaine. C'est le
chat. Je l'ai vu rôder autour du poulailler.
On aurait pu croire que
c'était un subterfuge pour obtenir des œufs mais pas du tout. Nadou
était trop simplette pour avoir des idées tordues derrière la
tête. Maman lui donnait quelques œufs quand nous en avions tout en
maudissant son frère et son satané chat.
D'autres fois, Nadou se
plaignait que sa portée de lapins était morte, comme ça,
subitement. Évidemment elle avait trouvé Négus couché sur son
clapier...
J'avais constaté que Négus, quand il ne trônait pas à la maison passait le plus clair de son temps chez Nadou. Ce chat jouait et je crois moi aussi qu'il avait le diable au corps pour ne pas dire qu'il était habité par le diable !
Mon oncle quitta peu après la maison familiale pour le travail et nous laissa le chat. Je ne sais pas se qu'il se passa mais Négus ne fit pas de vieux os. Une vengeance du Malin sans doute lui trouvant trop de pouvoirs pernicieux et à qui il faisait de l'ombre !
Ce matin un lutin
a brisé mon cœur
n'a plus roulé patin
a fui mon bonheur
Pourtant
son sourire mutin
son petit accroche-cœur
son bel entrain
ses mots galants
promettaient des lendemains
de roi pas de mendiant
Mais son air moqueur
ses propos badins
son style dragueur
annonçaient la fin
d'une relation passagère
où le plaisir de plaire
annihilait toute raison
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Me reste la mémoire
enchantée d'avoir fait sa connaissance
charmée d'avoir succombé
dans son antre sombre d'un soir
Cette figurine aux oreilles pointues,
Est d'origine québécoise,
C'est un lutin farceur de Noël très connu,
Qui adore chercher des noises.
Selon la tradition, ce sont les parents,
Qui mettent la maison en désordre,
En faisant croire que ce garnement,
Est venu pour donner du fil à retordre.
Alors avant qu'il fasse des bêtises,
En dérangeant la maison,
Les enfants se galvanisent,
Pour construire des pièges avec raison.
Une boîte à chaussures,
Du papier de Noël pour la curiosité,
Une attente qui dure.
Maman la nuit glisse un lutin avec agilité.
La boîte sera refermée,
Le piège du trappeur aura fonctionné,
Et l'enfant quand il aura capturé,
Avec le sourire sera satisfait.
Est-ce que les lutins lutent
Des pâtés de bruyère de la lande
Avant de les passer au four
Est-ce que les lutins luttent
Pour leur statut de lutins de la lande
Est-ce que les lutins lutinent
Les lutines jugées top canon
Est-ce que les lutins jouent du luth
Les nuits de pleine lune
Derrière un champignon ???
Tant de questions se posent
Sur les lutins… Les malicieux lutins …
Et encore …
Ont-ils bonnet rouge et pointu
Bleus comme les schtroumpfs
Blanc comme la schtroumpfette
Ou bleu blanc rouge
Comme le drapeau de France
Est-ce qu’ils s’amusent avec les farfadets
Les korrigans et les sylvains
Des autres régions de France
A celui qui sera le plus coquin
Pour faire des farces à qui mieux mieux
Rire en se tapant sur le ventre
Ce qui est sûr
C’est que le lutin FRIPON
Qui dort en mon âme au tréfonds
Se pose encore ces questions
Et n’a jamais eu de réponse
Mon lutin
picard,
Petit mais
génie
Domestique;
Ingénieur
textile
Expert en
tissage
Teinture,
filature etc.
Touche-à-tout
Electricien, etc Il me lutinait
Mes aïeux korrigans
Le lutin Cannelle,
Lutin fripon
Qui lutinait
Les hommes
Elle papillonnait,
Butinait
Sans vouloir
être fécondée
Mon enfant
intérieur
Comme
écrivait Jung
Toujours
franc, brut
Trop pour le
monde adulte
Lutin
curieux et enthousiaste
Mon nuitum
champenois
Le netun de
Chrétien de Troyes
Ma nuit
agitée
Les gobelins
de la Manufacture
Visitée
Artisans et
artistes
Les elfes
germaniques
Qui ont
sûrement rencontré Nerval
Et ses
filles de feu
Aller voir
les leprechauns
Irlandais
En écoutant
les Pogues

Le soir,
sur le seuil :
une tasse fêlée,
un manche sans lame,
trois cuillerées de bouillie.
Je ne demande pas.
Je prends ce qui manque.
Sous la colline,
la pierre mouillée.
Ses outils dans la glaise.
Je travaille après les voix.
Au matin,
l’anse tient.
La porte ferme.
L’assiette est vide.
Sur le bois, deux traces de terre.
Et cette vis
que personne ne reconnaît.
À Celles, une pierre
porte encore mes consonnes.
Une seule, peut-être.
On compte les lettres.
On cherche un dieu.
Moi, je préfère
les objets réparés.
PL


Et pendant ce temps, ailleurs, chez les korrigans :
Hé ! Je dois appuyer un peu sur le champignon, si je ne veux pas être en retard au kiné. La rue du Lac est droite, il n’y a personne. Juste de petits clapotis frisent la lumière sur le Lac, c’est joli.
Tiens l’Orée du bois, encore un magasin de souvenirs. Mugs, magnets, tee-shirts, sacs et autres. Mais aussi des figurines dragons, fées, pixies, et autres produits régionaux. Bigre, tiens, et si j’achetais des crèpes. Ce ne sera pas long.
Un canson aquarelle s’affiche sur la porte vitrée : Séances de magie. Patachon jonglera demain et vendredi, lames sur lames avec ses couteaux sculptés dragons et loups. Oui. Diantre. Beh. Bon.

C’est un peu le bazar, ici. En même temps c’est l’endroit. Par contre personne ? Je reviendrai …

Coicoubeh, mais la porte est fermée ! Je ne vais quand même pas chanter l’opéra pour déclencher l’alarme ? Toutlopera me dit crécelle, point. Grave. C’est dit. Alors d’impatience je crécelle quelque peu, mais en vain. Décibels …

Un petit tour dans les lieux sous l’oeil curieux de la fée blondie s’impose. Curieux. Juste une grande valise au beau milieu du magasin.
Patachon, c’est un magicien – chapeau lapin perlimpinpin, qui a une grosse valise posée dans l’allée. Une grosse valise jolie qui se fait la malle à trente centimètres du sol quand je l’ouvre. Et même si on ne voit rien entre le fond de la valise et le sol, il y a une grande échelle qui descend loin à l’intérieur. Cette échelle, baignée d’une lumière toute étoilée, c’est l’accès à un monde secret.
Venez-y voir par vous-même …
À fond de malle, il y a du monde. On parle breton ici. Quelle douce odeur. Ça fleure bon les crèpes ici. Aussi. Ça travaille sec. C’est babillard même. Ça ressemble au siècle passé. De petites vieilles en coiffes antiques, uniques, coiffées de lutins pour chacune. À chacun sa tâche. Préparer la pâte. La faire lever. Juste un peu. S’occuper du bois, du feu. Faire les crèpes. Quel travail. De l’eau, du lait, du beurre salé, des oeufs, de la farine de blé noir, du sucre et du sel, un peu de levain. Et voilà.
Juste le levain d’amande que je ne connaissais pas. Juste bien sucer les dragées. En bossant. Et gare aux dents … qui restent. Mesdames. Piler les amandes. Puis les mâcher juste un peu. Chicha.
Je suis parti en courant d’air. Dame, point le temps de muguetter. Je goûterai plus tard, mon kiné m’attend … C’est dit.


À peine avais-je mis en ligne le défi de la semaine que j'ai eu... comme un doute !
Du fond de mon résidu de mémoire m'est remonté comme une impression : celle d'avoir déjà pondu quelque chose sur ce sujet !
Le mot de la semaine aurait-il déjà été utilisé antérieurement ?
Quand j'ai hérité du blog faute de combattants, j'ai constitué un fichier listant tous les sujets depuis le numéro 1 (et tant qu'à faire le nombre de participants pour chacun d'entre eux), il y a un lien dans la colonne droite du blog.
Je suis donc allé vérifier et ZUT : le mot n'a pas servi de sujet, mais MAP pour le défi 358 avait proposé une photo dont la plupart des participants avaient estimé qu'il s'agissait d'un lutin (bien qu'il fût ailé) !
Mais mon impression première ne venait pas de là : je n'avais écrit que deux lignes cette fois-là, c'était mon style de l'époque.
Alors, j'ai continué de creuser et finalement, j'avais raison : il s'agissait de ma participation au défi 82, lequel demandait de pondre un texte comportant au moins dix mots commençant par "lu".
Et voici ce que j'avais commis à cette occasion (personnes délicates s'abstenir) :
C'est bien connu chez les lutins du Luberon : la pleine lune les rend d'abord ludiques et finalement lubriques.
Un lundi de pleine lune donc, un lutin luberonnais lutinait sa lutine.
Serais-tu beurré comme un petit Lu pour m'entreprendre ainsi, lui demande-t-elle.
Non, Lulu, lumière de mes yeux,lui répond-t-il, c'est la lueur de la lune qui m'engage à la luxure, tu ne vas quand même pas m'expédier au lupanar ?.
Non, mon gentil luron, c'est bien trop agréable et une fois par mois, ce n'est pas un luxe finalement, murmure la lutine mutine.
D'ailleurs dit-elle, baissant encore la voix, la lubrification est suffisante, passons aux choses sérieuses, allongeons-nous sous les lupins...
Bon, ben la chose est entendue : je ne vais pas chanter deux fois la messe pour le même prix, n'est-ce pas..
Sous ses cheveux de neige et de feu,
Il cache un secret, peut-être deux.
Avec ses grandes oreilles en éventail,
Il écoute le vent, les fées, les oiseaux qui piaillent.
Son nez en bouton, ses yeux grands ouverts,
Semblent avoir fouillé tout l’univers.
Il sourit en coin, l’air innocent,
Mais je le soupçonne d’être un peu filou pourtant.
Quand vient la nuit, il quitte son fauteuil,
Et trotte sans bruit, léger comme une feuille.
Il va semer des rêves au fond des maisons,
Puis revient au matin, couvert de flocons.
Et si vous croisez ce drôle de lutin,
Ne lui demandez surtout pas son chemin !
Car derrière son sourire et son air réjoui,
Il prépare déjà quelque malice pour la nuit.