samedi 18 juillet 2026

Ont ouvert un trou dans le mur

  

Attention !  

 

Nous avons constaté Kate et moi que malgré le fait que le nombre d'articles à afficher ait été porté à 30, Blogger limite d'office la quantité d'octets affichée. Donc, si certaines participations prennent une quantité plus importante de mémoire, la totalité des participations ne peut alors pas être affichée sur la page d'accueil et il est donc impossible d'y accéder en "scrollant".

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Désolé !

   


 

 Laura ; Nana Fafo ;

 

 

 

Défi #933

 

 


 

Se sont fait prendre en main

 

Attention !  

 

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Désolé !

  

 

 

Laura ; Nana Fafo ; Walrus ; Joe Krapov ;

Marie Sylvie ; Kate ; Julien ; François ;

Monsieur X

 

 

En mode design (Kate)

  

Samedi matin, depuis quelques heures je réfléchis à la photo du défi... Une main, un siège, un siège en forme de main, une sculpture... Bizarre autant qu'étrange mais forcément prévu pour être inspirant.

Un oeuvre artistique de plein air qui ne manque pas d'interpeler l'anthropologue le primatologue qui sommeille en moi de passage puisque le pouce, hein quid du pouce ? Si on a bien les cinq doigts sagement alignés (et formant dossier), le génial "pouce préhensible" (parce qu'opposable) n'est pas représenté mais dénié (oui, l'art a tous les droits, d'accord !)...

En ce samedi matin, exceptionnellement (du fait d'un empêchement mercredi dernier), j'ai rendez-vous chez mon coiffeur.

Je monte à l'étage, à fond les ventilos, cool ! Je m'apprête déjà, par réflexe, à ouvrir le tiroir aux magazines quand ma voisine de droite repose celui qu'elle avait en mains. Formidable !

C'est celui que je lis (quand il n'est pas pris) tous les mois quand je viens ici : "Elle Décoration" : photos, rêve, déco, luxe, évasion, détente... J'arrête de me casser la tête avec le défi de ce matin, c'est décidé !

Mais dès les premières pages, un fauteuil, et pas n'importe lequel !

Je dégaine illico mon portable et hop ! Et puis, au fil des pages (qui parfois souvent, ne montrent rien d'intéressant), des hommes fauteuils comme s'il en pleuvait ! Et pas des moindres, quelques exemples :

Je vous partage ce moment et je laisse de côté une piste qui me tendait les bras faisait de l'oeil : le mot "armchair"... et toutes les figures géantes de statues magnifiques qu'on m'avait envoyées de Thaïlande.

Mais tiens, côté design, revoyons mon livre "Chairs",

et concluons avec "Joe" !

 

 

Jeux de mains, jeux de vilains ? (Joe Krapov)

  

 
Il nous faut dès demain
Ou dès aujourd'hui même
Faire l'éloge des deux mains
En un poème.
 
Sans elles, pas de salut romain,
Pas de "Ugh" pour le chef indien
 
¨Pas de cornes à l'unisson
pour les hardrockeux de Clisson
 
Pas de serrement de paluches
Entre Bardella et Méluche
(Y en eut-il seulement ?
Y en aura-t-il jamais ?)
 
Plus personne sur le chemin
Qui aille le cœur sur la main 
 
A trop déjeuner sur le pouce
Pierre qui roule n'amasse pas mousse
 
Plus moyen de tout réussir
Les doigts dans le nez
 
Exit l'infâme doigt d'honneur
Marquant mépris en do majeur
 
Plus de mano a la mano
Entre les dopés du vélo
 
Plus question, sur la mer calmée,
De roupiller à poings fermés
 
Mirabeau à voix de rogomme
Qu'aurait-il prononcé, cet homme,
Dans la salle du jeu de paume ?
 
Désemparé le pape Alex
N'eût mis aucun livre à l'index
 
Plus de vae victis au gladiateur vaincu,
Plus aucun like sur internet
La main de "Touche pas à mon pote"
archivée dans les oubliettes
(mais n'est-ce pas déjà le cas ?)
Plus personne pour obéir au doigt et à l'œil
 
Nul n'en viendra plus aux mains
Plus de menottes pour les menottes
Plus de bises sur les mimines,
Plus de claque dans les théâtre
Finis les applaudissements 
Et les colères poing levé
 
Plus question de main aux fesses ou pire encore
Pour Pas-Trique Bruel et consorts
Mais de bons coups de pied au cul :
Il y en eut tant et tant de perdus
Que pour compter tous leurs méfaits
Les doigts de vos deux mains ne suffiraient jamais.
 
***
 
Et pourtant…
N'est-ce pas sans les mains
que sur son vélo de minus
La Vénus de Milo réussit le prodige
De devenir célèbre
A la force du poignet ?
 
Sans la main plus de Fatima,
Plus de masseur, plus de culotte et plus de zouave au pont de l'Alma,
Plus de signe de croix, plus de Ponce Pilate,
D'allégeance à Hitler ou à Mussolini
- plus de verre de Martini ! -
 
Comment prendre un enfant ? se demande Yves Duteil
I wanna hold your… What ? questionnent les Beatles.
 
Que doit-on demander de la demoiselle aimée
A ceux dont on espère
Qu'ils deviendront nos beaux-parents ?
 
Imaginez-vous un monde peuplé de manchots empereurs ?
De gens qui n'ont pas quatre bras ?
 
Sauf à se mettre le doigt dans l'œil
Plus personne ne mettra la main à la pâte,
Ne donnera de coup de main en cuisine,
Plus aucune chanson sur les mains des femmes,
Quelles soient ou non dans la farine.
 
Plus de jeu de main chaude, 
Plus de bonne main aux cartes.
 
Et comment signifier : "Pouce !
Ce texte est vraiment trop long !"?
 
Seule peut-être la mort
Sait mettre un poing final à cette maladie ?

 


 

ACCUEILLANT (Julien)

 


Ton jardin
Une jolie friche fleurant la broussaille et l'humus
Un trou sauvage
Anti-tondeuse
Un triangle à l'abri des regards qui en voit des vertes et des pas mûres
Où les papillons folâtrent
Où les abeilles butinent
Où coccinelles et gendarmes cohabitent sans lézards (quoique...)

Ça va
Ça vient
Ça passe

Ton jardin
Un secret de polichinelle
Ouvert
Accueillant
Où je viens aussi
J'y traîne de temps en temps
Je m'y pose au calme
A l'ombre
Je me laisse prendre en main
Sans doigt d'honneur
Je lui conte fleurette
En sirontant une citronnade

Je vais
Je viens
Je passe
Je repasse

Je repasserai

 

Le sens du partage (Monsieur X)

 



Un pas en arrière,
Trois pas en avant.
Dehors, la clairière,
L'appel du levant.

La peur des loups tombe.
La porte a cédé.
Effet d'une bombe.
Jack Frost ? Décédé.

Saison des possibles,
Saison des amours
Interaccessibles.
Oser. C'est velours.

Des corps bien en vue,
Décor bien planté,
La plaine touffue
En pleine santé.

Aube à l'eau de rose
Ou d'ortie - au choix !
Et la bonne dose
De fraises des bois.

Le sens du partage
Des sens libérés.
Personne en otage.
Accords avérés.

Debout, la fusée,  
Pallène t'attend !
Vénus ? Au musée ? 
Non, non... Chez Titan ! 

Oh... La Voie Lactée
Semble intimement
Plus proche, à portée
De bourgeonnement.

Quoi ! Mère Morale
Veillerait au grain ? 
Caricaturale ? 
Leste de la main ?

Elle n'est que chaise,
On s'assoit dessus, 
Fin de catéchèse ! 
Dors, petit Jésus... 


 

LA MAIN QUI ATTEND (Marie Sylvie)

  

La main surgissait du sol comme un vestige d’un temps oublié.  
On l’avait peut-être sculptée autrefois
Mais personne ne savait vraiment par qui
Ni pourquoi.  
Les habitants du coin l’appelaient simplement La Main
Comme si elle n’avait jamais eu besoin d’un autre nom.

Elle se dressait au milieu du fouillis végétal
Les doigts levés comme cinq sentinelles
La paume ouverte en un geste d’accueil.  

Le matin 
La lumière glissait sur elle comme une caresse
Révélant les aspérités de la pierre
Les veines imaginaires
Les rides sculptées qui lui donnaient presque un visage.  

Le soir 
Elle devenait plus sombre
Plus mystérieuse
Comme si elle se repliait dans son propre silence.

Un jour 
Un homme s’arrêta devant elle.
Il venait de loin 
Cela se voyait à la poussière sur ses chaussures
À la fatigue dans ses épaules.  
Il resta un moment immobile
Observant la main comme on observe un animal sauvage : 
Avec prudence
Avec respect.

Puis il s’assit.  
La pierre était froide
Mais la sensation fut étrange
Presque douce.  
Il eut l’impression que la main se refermait légèrement
Non pour le retenir
Mais pour le soutenir
Comme si elle avait attendu ce moment depuis longtemps.

Il ferma les yeux.  
Le vent jouait dans les feuilles autour de lui
Et la main semblait respirer avec le paysage.  
Il se demanda qui avait eu l’idée de créer un siège pareil : 
Une main géante
Offerte au monde.  
Était-ce un artiste ?  
Un rêveur ?  
Un fou ?  
Ou bien la nature elle-même
Lassée de voir les humains marcher sans jamais se poser
Avait-elle décidé de leur tendre la paume ?

Lorsqu'il se releva
Il sentit qu’il avait laissé quelque chose derrière lui.  
Un poids
Une inquiétude
Un fragment de fatigue.  
La main elle ne semblait pas avoir changé.  
Elle restait là
Immobile
Patiente
Prête à accueillir le prochain voyageur.

Certains disent qu’elle garde les secrets de ceux qui s’y sont assis.  
D’autres qu’elle porte les rêves que l’on y dépose.  
Mais tous s’accordent sur une chose :  
La Main n’est pas seulement une sculpture.  
C’est un refuge.  
Un témoin.  
Un geste figé qui continue
Malgré la pierre
À tenir le monde un peu plus doucement.

 

Un tour de cochon des dieux ! (Nana Fafo)

 

Un tour de cochon des dieux !




ça faisait des heures que toute la ménagerie marchait dans la forêt

à la recherche de cette peste de Miss Tique,

le chaton-potame que Nana avait ramené à la ferme.


Nana s'inquiétait, ce n'était qu'un bébé.

"Tu parles", pensait tout bas Ronchonchon,

"Comme si un chat pouvait se perdre !"


Arrivés à la clairière des Fatigués,

ils ont découvert une scène étrange.

On aurait dit que les dieux sortaient leurs mains de la terre mère

afin de recevoir des offrandes.

De bien étranges sièges pouvant laisser songeur...


Simone et Monette, très fatiguées,

se sont jetées dessus pour s'asseoir, enfin, a

près cette longue quête infructueuse.


Ronchonchon ne put s'empêcher de dire tout haut :

"Voilà comment Dieu a réussi à mettre la main aux fesses

à des jolies poulettes, sans s'en prendre une en retour sur la joue !"


Donne-moi ta main (Laura)

   

Donne-moi ta main
Et prends la mienne[1]

Je te le demandais
Mais ce n'était
Pas ta façon
De montrer ton affection 

Qu'as-tu pensé
De sa main
Dans la mienne
Serrée?

Il disait
Que je te menais
Par le bout du nez.
Sa façon de m'aimer.

Qu'en as-tu pensé?
Est-ce que j'ai profité?
Est-ce que je le méritais
Comme il le répétait? 

Je lui disais
Que je l'aimais
Plus que je t'ai aimé
Mais ce n'était pas assez

Qu'as-tu pensé de nos baisers?
Sa bouche
Ta bouche
À jamais fermée 

Donne-moi ta main
Serre-la un peu[2]

 

 

Coulées dans le béton (Walrus)

  

Si cette main-strapontin
Fut moulée sur un popotin
On craint hélas que ses fesses
N'attirent guère les caresses...

 

 

UN CURIEUX TRÔNE (François)

 

Il est des bancs traditionnels.

Constitués de deux pieds,

Avec une planche ou une pierre pour se poser.

Un point de repos providentiel !

 

Mais taillés dans le granit, l'artiste,

Peut faire un curieux trône,

Monté sur un unique pied

En lui donnant cette forme

Originale, c’est une main ou l'on s'assied.

 

Celui qui viendra s’y asseoir,

N’aura qu'un pouvoir délégué,

Face à  cette main, il devra surseoir,

Devant une force supérieure marquée,

Aux désirs grandement impérialistes.

 

 

Était-ce là la symbolique d’un pouvoir restreint

D'un vassal qui agit en lieu et place de son suzerain,

Ou d’une main divine qui tient le pouvoir dans sa main ?

 

  

samedi 11 juillet 2026

Défi #932

   

  


 

 

Se sont emberlificotés ... ou pas

  


  

Lecrilibriste ; Nana Fafo ; Monsieur X ; Kate ;

Marie Sylvie ; Lothar ; Laura ; Walrus ;

Julien ; Joe Krapov ; Lilousoleil ; François ;

 

 

 

Dimanche, c'est lessive ! (Nana Fafo)

 

Dimanche c'est lessive ! 




Lorsque le tissu craqua, le sang se répandit sur le sol,

il se confondait avec la couleur du lien

censé assurer Nana dans ces mouvements noués.


Son regard s'attarda sur sa copine Lulu toujours en l'air,

comme si elle n'avait pas remarqué l'accident,

comme si le spectacle devait continuer sans elle,

comme si Nana devenait transparente noyée dans cette mare de rouge.


C'est avec effroi que Nana sortit de sa rêverie sur cette idée :

et si Lulu l'avait exprès ?


Chaque dimanche, Nana est lessivée et
se réserve une petite sieste sur son canapé... rouge.


Elle se dit que ce bout de rêve étrange, sera un bon sujet à traiter

avec le Doc à leur prochain rendez-vous :

comment trouver l'équilibre dans tous les nœuds de son linge de vie ?



Les Tisseurs de Vide (Lilousoleil)

 

 

Sous le chapiteau, le monde semble s'effacer. Il ne reste qu'un souffle, une lumière, et deux rubans de soie rouge qui descendent du ciel comme un chemin vers l'inconnu.

Peu à peu, les corps s'abandonnent. Ils glissent, se renversent, se balancent. On ne sait plus très bien où commence la terre, où finit le ciel. Suspendues dans leur écrin de velours écarlate, les deux artistes dessinent un langage que les mots ne savent pas dire.

Elles ne se regardent pas, pourtant elles se répondent. Entre elles circule cette confiance invisible qui permet de défier le vide. Chaque mouvement est une respiration, chaque silence une promesse. La soie les porte autant qu'elles l'apprivoisent, et l'on oublie la prouesse pour ne voir que la grâce.

Le temps ralentit. Le public retient son souffle, comme si un geste trop brusque pouvait rompre le fragile équilibre de cet instant. Les rubans deviennent des ailes, des voiles, parfois même des cocons où l'on aimerait s'abriter quelques secondes encore.

Puis vient le retour. Lentement, les étoffes se replient, les corps redescendent vers la piste. Le rêve se dissipe sans bruit, mais il laisse au fond des regards une étrange légèreté, comme si, l'espace d'un instant, nous avions tous appris à flotter entre ciel et terre.

 

  

Ont ouvert un trou dans le mur

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