Walrus ;
Il existe, quelque part entre deux clics et trois soupirs, une créature étrange : le questionnaire. On ne le voit pas venir. Il attend. Tapi dans l’ombre d’un “Merci pour votre achat”, dissimulé derrière un innocent “Cela ne prendra que 2 minutes”. Mensonge délicieux. Promesse fragile. Car le questionnaire, lui, n’a pas de notion du temps — seulement celle de l’insistance.
On commence
confiant.
“Sur une échelle de 1 à 10, comment évalueriez-vous votre expérience ?”
On hésite. 7 ? 8 ? Et déjà, le piège se referme. Car à peine a-t-on répondu
qu’il enchaîne, insatiable :
“Pourquoi pas 9 ?”
Pire encore “Sur une échelle de 1 à 10, comment évalueriez-vous votre douleur, ” Comme si celle-ci était quantifiable ; sans compter que les médocs ne vous seront pas plus dosés. Vous comprenez Madame un doliprane c’est toutes les six heures !
Comme si le bonheur devait toujours se justifier de ne pas être parfait.
Alors il
creuse. Il dissèque. Il soupçonne.
“Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ?”
Peut-être.
“Qu’aurions-nous pu améliorer ?”
La météo, le sens de la vie, mon café de ce matin ?
Le
questionnaire devient poète malgré lui, inventeur d’absurde.
“Vous êtes-vous senti émotionnellement compris lors de votre interaction avec
notre service automatisé ?”
Oui, bien sûr. Nous avons pleuré ensemble. Lui en code binaire, moi en silence.
Et plus on avance, plus il s’allonge. Hydra numérique : une question coupée, trois repoussent. Il veut tout savoir, tout comprendre, tout réduire à des chiffres bien rangés, comme si l’âme humaine tenait dans une case “Autre (précisez)”.
Mais le plus fou, c’est peut-être notre docilité. Nous répondons. Nous cliquons. Nous notons notre propre existence par fragments : aujourd’hui, je me sens 6, peut-être 7 si le soleil revient.
Et puis, à
la fin, il nous remercie. Toujours.
“Votre avis est précieux.”
Précieux, vraiment ? Alors pourquoi ai-je l’impression d’avoir confié mes
pensées à un formulaire qui ne sait même pas rêver ?
Le
questionnaire disparaît, repu.
Et nous, un peu plus vides, un peu plus notés, nous reprenons notre route…
jusqu’au prochain “Cela ne prendra que 2 minutes”.
Pour le contrôle d’une unité de valeur.
On pouvait avoir droit à un QCM,
Comprenons questionnaires à choix multiples,
À chaque question, fallait ne pas faire d'erreur.
Les propositions de réponses étaient triples.
Faire attention aux tournures des phrases,
Une négation pouvait vous conduire dans l'erreur,
Vous aviez peu de temps de réfléchir faillait être en phase.
Le temps tournait vite pour votre malheur.
Parfois, deux réponses étaient bonnes,
Et vous deviez bien juger,
Sans hésiter, sous ces triples colonnes,
Le correcteur pouvait vous jauger.
Sa correction était des plus rapide,
Il posait une grille transparente.
Si vos marques et les siennes coïncidaient.
Vous connaissez cette joie qui vous enchante.
Si
l'on est persuadés qu'au Septième jour de la Genèse 1.0 le
Tout-Puissant se reposa, des scientifiques viennent d'avancer le
contraire en exhumant un questionnaire laborieusement gravé sur
tablette qu'IL aurait soumis à ses deux bipèdes fraîchement créés
afin de guider leurs premiers pas à l'Eden Park.
Au
chapitre vestimentaire Adam eut à choisir entre un slip en peau de
kangourou avec la poche, un slip Noé de chez Petit Bateau ou une
feuille de vigne des Vignes du Seigneur Premier Grand Cru Classé de
l'humanité.
Eve de son côté devait choisir entre la classique et minimaliste tenue d'Eve ou un soutif cœur croisé de latex et feuilles de cannabis assorti d'une paire d'escarpins loup-bouquetin mi-canidé mi-chèvre pointure 37.
Il n'est jamais facile de choisir quand c'est la toute première fois, toute toute première fois comme le chanterait plus tard Jeanne Mas.
Au chapitre communication – bien que les voix du Seigneur soient impénétrables – il fallait choisir soit les paraboles au risque de se faire brouiller l'écoute par les Fèques-Niouses de Satan soit rien d'autre.
Rien qu'à l'idée de se retrouver en silencieux tête-à-tête tous les jours que Dieu fait, Adam et Eve cochèrent la case parabole avec toutes les conséquences qui s'ensuivirent.
Au chapitre descendance puisqu'il en fallait une, le choix du prénom du premier mâle créa la polémique.
Adam opta pour Caïn quand Eve voulut Caha, le troisième choix étant Abel, un certain Abel de Cadix aux yeux de velours comme chanterait plus tard Luis Mariano et son Chi-ca Chi-ca Chic ay ay ay.
Au chapitre Péché original puisqu'il y en eut un, IL leur laissait le choix entre un pêcher de la variété Grosse Mignonne et un pommier Reine des Reinettes. On sait quel choix ils firent et ce fut donc un fruit à gros pépin.
Au chapitre alimentaire le choix du fromage fut cornélien entre Saint Nectaire, le Caprice des Dieux et une tour de Babybel.
Enfin pour les breuvages il restait à choisir entre AOC : Appellation d'Origine Chrétienne et IGP : Indication Géographique du Pater mais pas de choix pour l'apéro du samedi ; IL leur imposa les RTT – Rhum, Téquila, Tabasco – ainsi tombèrent-ils d'accord pour la première fois, toute toute première fois et peut-être la dernière.
"Questionnaire", prochain mot du défi
que je découvre tôt, très tôt, trop tôt, ce matin... Pas d'idée, normal à
cette heure, je vais me recoucher et y réfléchir (des fois, ça marche)
ou m'endormir et me lever d'ci un moment pour me préparer à partir à ma
compétition dans une ville voisine.
Je ne me suis pas rendormie, juste une
vague idée m'est venue : écrire un formulaire titré, tout simplement
"QUESTIONNAIRE" démarrant par les questions suivantes :
- Lisez-vous les questionnaires ? OUI / NON
- Acceptez-vous de répondre à quelques questions ? OUI / NON
et autres banalités tautologiques du même genre. Une idée, OUI, mais nulle OUI !
Je me lève (et je ne te bouscule pas),
un air (comme souvent) trottant dans la tête, me prépare et arrive au
lieu de rendez-vous. Voyage sans encombre en ce samedi matin encore bien
hivernal, jazz en fond sonore.
Au club, accueil sympathique avec café et petits gâteaux offerts. On
discute. Ne reste qu'une madeleine sur une assiette sur le bar.
David : Tu la veux ?
Judith : Non, prends-la.
D : Non merci. Cette madeleine me fait penser à Proust...
J : Ah oui ? Il paraît que c'était peut-être une biscotte...
D : Proust me fait penser à la musique. Il l'aimait beaucoup.
J : Et aussi la peinture...
(Mais où nous voilà partis ?... On
attaque la compèt' dans cinq minutes, la salle est juste à côté. Tiens,
il me donne une idée : le "questionnaire de Proust"...)
D : J'aime beaucoup la musique de Reynaldo Hahn, le compositeur évoqué par Proust...
J : Pas très connu...
D : Enfin, si, en son temps. Et c'était son amant.
(Mais où on va ?)
J : Ah ! Et ami... Tiens une affiche, une expo on dirait ?
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D : Oui, elle est terminée. Joli dessin.
Et cet air qui trotte dans ma tête : "Et si je te pose des questions ?..."
Et le questionnaire de Proust maintenant ! Son héroïne de fiction : Bérénice, passion versus devoir...
Et la musique...
Allez, on y va !
Fin d'après-midi, après deux tournois,
des hauts et des bas, des adversaires gentils ou pas, bons ou pas,
inspirés ou pas... Les résultats ? Bons ou pas ?
Bons, tant mieux. Mais on verra demain quand les autres sites de la région auront fait remonter leurs résultats à la Fédé.
Un pot, un buffet, des photos, ambiance. Retour sans musique. On discute, on débriefe.
Au retour, un peu d'infos à la télé et
hop ! Ça y est ! La musique qui me trottait dans la tête, la voilà, un
tube bien "vintage" que je chante : "Et si je te pose des questions, qu'est-ce que tu diras ?"
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Et des questions, on s'en est posés, et beaucoup : va-t-on jouer une partielle, une manche, un chelem, contrer les adversaires ?... Une belle journée bien remplie !
Mauricette Mathou à la gendarmerie.
- Bonjour Madame Mathou. Asseyez vous.
- Pourquoi je suis là ? Qu'est ce
qui se passe ?
- Je vais tout vous expliquer Madame
Mathou. Déclinez votre identité s'il vous plaît.
- Hein ? Quoi ? Vous le savez
comment je m'appelle puisque vous m'appelez par mon nom.
- C'est la procédure Madame Mathou.
Alors vos nom, prénom, date de naissance...
- Je veux savoir pourquoi vous m'avez
fait venir ici. D'abord ouvrez la fenêtre. Ça pue la sueur et le
tabac dans cette pièce.
- Soyez polie Madame Mathou. Faites ce
que je vous demande, on verra ensuite.
- Mauricette Mathou née le 15 août
1946 au château de Cazillac. Vous connaissez mon adresse puisque
vous m'avez envoyé une lettre.
Soupir du gendarme.
- Vos parents ?
- Ben ils sont morts vous vous en
doutez non, vu mon âge. D'ailleurs je n'ai pas eu de père. Ma mère
était bonne au château et on peut dire qu'elle servait, oui, à
tout et surtout au...
- Je ne vous demande pas ça Madame
Mathou.
- Ben alors vous voulez savoir quoi ?
- Ce que vous faisiez hier soir à la
tombée de la nuit dans la rue.
- Je sortais ma poubelle.
- Il y avait quoi dans votre poubelle ?
- ???
- Nous on le sait Madame Mathou ce
qu'il y avait dans votre poubelle.
- Hé Michou ! Michou ?
Le gendarme interpellé par la bonne
dame passe dans le couloir en baissant la tête.
- C'est Michou. Ah je lui en ai donné
des bonbons à ce gamin et même plus mais...Un ingrat. Il ne veut
pas me parler.
- Il est en service Madame Mathou.
- Ça change quoi. C'est un ingrat je
vous dis. Je lui ai tout appris si vous voyez ce que je veux dire...
- Hum hum. Alors Madame Mathou dites
nous un peu : il y avait quoi dans votre poubelle ?
- Rien. J'en ai marre de ce
questionnaire à la …
- Madame Mathou, ce n'est pas un
questionnaire. On est pas chez le médecin ici. C'est un
interrogatoire et vous devez répondre aux questions.
- Si je dois répondre aux questions
c'est bien un questionnaire. Qu'est ce que vous voulez que je vous
dise ? Je ne sais même pas pourquoi je suis là.
- Bon. Voilà. Votre voisine, Madame
Michel a perdu un chat et elle vous accuse de l'avoir tué et jeté
dans votre poubelle. Elle a porté plainte contre vous.
- C'est la meilleure ! La mère
Michel est folle et elle a tellement de chats qu'elle ne les nourrit
pas tous. Ils viennent miauler chez moi et je leur donne à manger,
pauvres bêtes. D'ailleurs, vous pouvez demander à Monsieur le curé.
Je suis allée me confesser ce matin pour faire mes Pâques dimanche
et si j'avais commis un crime je le lui aurais dit.
- Commis un crime ?
- Mais tuer un chat c'est un crime
non ?
- Euh oui. Certainement. Signez votre
déposition Madame Mathou. Vous pouvez y aller merci. On vous tiendra
au courant.
En sortant Mauricette tombe nez à nez
avec Michou dans le couloir.
- Ben alors mon petit Michou, on fait
pas la bise à Momo aujourd'hui ?
L'expression « faire ses Pâques » signifie se confesser et communier pendant le temps pascal dans la religion catholique.
« Je suis au carrefour du boulevard Arago et de l’avenue des Gobelins où depuis 4 heures du matin la bataille fait rage. Mais, euh, voici un jeune homme qui a un pavé à la main. J’enjambe la barricade et je m’approche de lui. Peut-être, lui, saura-t-il me fournir des éléments.»
– Ah , mais on gueule nous, on gueule ! Eh, euh, ben, oui, on est les jeunes directeurs de banque et on trouve pas de boulot… Et alors? Bien sûr qu’on a du pogon! Les gens y disent : « Ah bon, ils ont du pognon. » Eh alors? On a du pognon et alors? On va pas faire les barricades avec nos bagnoles, non? Elles sont toutes neuves, et alors? Pour quoi ils nous prennent les gens? Sans blague ! Et alors?
– Écoutez, je viens déjà d’interviewer votre collègue, là, celui tout enfariné au nez rouge. C’est un questionnaire, le questionnaire de Proust. Ça aidera à ouvrir des banques nouvelles ! «
Allons-y,
Bon, messieurs, on va faire ça proprement. C’est pour le dossier d’aide gouvernementale. Le fameux questionnaire proustien. Vous êtes prêts ?
Jeune banquier : Je suis né prêt. Enfin, prêt à 8h30, après le café et les marchés asiatiques.
Clown : Moi j’étais prêt hier, mais j’ai oublié pourquoi :
1. Ma vertu préférée – La rigueur. Sans elle, même les yachts chavirent.
– Et moi, c’est l’oubli des comptes !
2. Le principal trait de mon caractère – La précision. Il faut savoir aligner bien les olives sur la table basse.
– Tu veux dire : l’obsession du centime d’Euro?
3. La qualité que je préfère chez les autres – La fiabilité.
– J’aime mieux ceux qui arrivent en retard mais avec des fleurs.
4. Mon principal défaut – L’impatience. Tout futur a son heure.
– C’est pour ça que tu tapes du pied quand le monde ne tourne pas rond ?
5. Ma principale qualité – La capacité d’anticipation. Des vacances reglées au millimètre.
– Moi j’anticipe rien, je tombe exprès. Et je m’en relève mieux.
6. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis – Qu’ils ne parlent pas trop de politique. Ni trop de moi.
– Ha, ha ! Moi, j’aime ceux aux silences bruyants surtout quand ils ont du rouge au nez.
7. Mon occupation préférée – Analyser les marchés. En peignoir, avec vue sur le lac.
– Oui, et refaire semblant de me cogner dans un mur d’eau.
8. Mon rêve de bonheur – Un portefeuille équilibré et une vie sans volatilité à Mykonos.
– Hé bien ! Mais moi je rêve d’un trapèze sans filet et d’un public qui pleure de rire.
… Vingt-huit questions. Huit réponses ici. Les autres traînent encore sur la barricade…
___
Sur la barricade absurde — Dialogue libre après Proust
(Une barricade improbable. Des pavés, des banderoles, un banc bancal. Le clown blanc est assis sur une caisse de vin vide, le banquier suisse debout, tiré à quatre épingles. Un micro pend d’un fil électrique. Le reporter est parti depuis longtemps. Mais les deux protagonistes continuent.)
Banquier stagiaire : Bon. On a répondu au questionnaire. Vingt Huit questions. C’est fait. Rigueur, fiabilité, portefeuille équilibré. Je suis un homme structuré.
Clown : (tapote la caisse) Et moi, pantin, j’ai dit marguerite, saule pleureur, trapèze sans filet. Je suis un homme qui tombe. Il y a des cordes, Mais je tombe bien. Sans m’y faire prendre, sans m’y faire pendre.
Banquier stagiaire : Vous tombez dans l’émotion. Moi, je reste dans le rendement. C’est une question de posture.
Clown : (mime un banquier qui glisse sur une banane) Et si la posture glisse ? Si le rendement se prend les pieds dans le tapis rouge du chapiteau ? Vous avez prévu ça dans vos modèles ?
Banquier stagiaire : Je modélise les risques. Mais pas les clowns.
Clown : Erreur stratégique. Les clowns sont des variables cachées. Collés aux contrecoups du sort, on surgit dans les bilans, on fait rire les colonnes, on déséquilibre les ratios. Et parfois, on fait pleurer les actionnaires.
Banquier stagiaire : (soupire) Je ne comprends pas votre logique.
Clown : C’est normal. Elle est illogique. Mais elle tient debout. Comme moi, sur un monocycle.
(Un silence. Le vent soulève une banderole : “Ouvrez des banques !”)
Banquier stagiaire : Vous savez, j’ai dit que je voulais vivre en Suisse. Mais parfois, je rêve d’un pays où les nuages sont assez bas pour qu’on puisse les attraper.
Clown : (sourit) Ah. Vous voyez. Vous êtes contaminé. C’est le syndrome du poète latent. Il commence par rêver de nuages, et finit par écrire sur des confettis.
Banquier stagiaire : Et vous, vous avez dit que vous vouliez mourir en coulisses, maquillé, sous les applaudissements.
Clown : Oui. Et vous, vous avez dit : “Sans douleur, entouré de mes proches.” C’est presque pareil. Mais moi, je veux qu’on rie. Même un peu trop.
Banquier stagiaire : (regarde les pavés) Vous croyez qu’on peut faire une banque avec ça ? Une banque de souvenirs. De sourires. De sciure.
Clown : Oui. Mais il faudra un clown à la direction. Et un banquier au trapèze.
(Ils se regardent. Le vent fait tomber une feuille. Le clown la ramasse et la glisse dans l’attaché-case du banquier.)
Clown : C’est votre premier dividende poétique. Ne le perdez pas.
Mon épouse a une carte de fidélité dans un magasin de la grande distribution.
Évidemment, pour l'obtenir, il lui a fallu donner un tas de détails comme son identité, son adresse, son numéro de téléphone, son adresse mail.
Vous me direz très logiquement que si ça l'embêtait, elle avait qu'à pas prendre de carte. Mais évidemment la dite carte donne droit à des (petites) réductions et elle est nécessaire si vous souhaitez passer par les caisses "self scanning".
Son magasin a été victime d'un incendie et a rouvert après de multiples semaines de travaux.
Dès mon premier passage en caisse après cet événement (oui mon épouse a la carte, mais c'est moi qui erre dans le magasin (z'ont tout changé de place et ont même retiré le Noilly Prat dry de l'assortiment) pendant qu'elle se fait malaxer par son kinésithérapeute), elle a reçu un questionnaire de satisfaction sur la situation après réouverture.
Nous n'avons pas répondu : ce n'était pas un questionnaire d'insatisfaction !
Déjà que dans ce genre de document ils vous appellent par votre prénom et vous tutoient comme si vous aviez gardé les cochons ensemble, alors...
Questionnaire N°917 - Prière de répondre
Combien de fois as-tu joué au Défi du Samedi ?
(Si tu comptes sur tes doigts, c'est de la triche)
Quand écris-tu dans la semaine ?
(Tu as le droit de répondre la nuit)
Quoi motive toi à jouer ?
(Pour Ronchonchon c'est raconter des co"cho"nneries)
Comment trouves-tu l'inspiration ?
(Comme Ronchonchon est génial il ne se pose pas la question)
Où préfères-tu t'installer pour écrire ?
(Comme Ronchonchon est fainéant : Canapé, lit ou canapé-lit)
Qui attends-tu de lire avec impatience ?
(Interdiction de répondre autre chose que Ronchonchon)
Pourquoi aimes-tu ce Défi ?
(Obligation de répondre "parce que Walrus pond des mots à la noix")
Lorsque Walter est closed c'est parce...
CQQCOQP "c'est cucu c'est occupé"
Quel mémo technique !
Ronchonchon a chopé le syndrome de la page rose,
alors il fait une tite pause sur les histoires à la ferme.
Non, ce n'est pas un repenti,
Que le peintre a recouvert,
Mais si l’œuvre est réussie,
Magique peut être ce qui est recouvert.
On connaît la Palimpseste d’Archimède,
Antérieur à un texte liturgique,
Du 12e siècle, qui le dépossède,
De ses travaux mathématiques.
Sur un même support, le parchemin,
Le premier texte fut gratté, gommé.
Recouvert d'autres mots il connait le déclin,
Sur leur soutient les mots changent de destin.
Décrypté par les Paléographes,
De nombreux textes inconnus,
Sont à nouveau réapparus,
Ce que l'on pourrait concevoir comme des olographes.
Le palimpseste peut exprimer ses mystères,
Avec des révélations qui peuvent plaire.
Il a empâté avec le temps et l’abus de pâtes, l’estomac tapissé de pastis ou de Pepsi. Fan de Jean-Marie Pelt, tout occupé à ses semis, il est à la remorque pour ce qui est des applis, des mails, du slam ou des samples mais ça ne le gêne pas de perdre les pétales si sa mie l’aime à la folie sans que ça fasse un pli. La lampe tamisée, une fois alité·e·s, fi de la mise en plis, de la jupe plissée et des points de côté : leurs nuits sont tapissées d’étoiles amoureuses parce que le coeur palpite encore.