Un mot biscornu ?
(comment ça : "ben tiens !")
Dystopie
Que choisir ?
Le char à banc
Le char à voile
Le char d’assaut
Ou la charrette ?
Dilemme …
Charivari épars de choix
Dans la voix du charlatan
Qui te charcute la tête,
En plein soleil
La charogne
Avec son charabia
Et ses chartes à la noix
Pour te vendre à prix d’or
Le charriot de rêve
Qui dort bien à l’ombre
Sous la charmille
Le char à banc a tellement de charme
Mais n’a-t-il pas de charançons ?
Le char à voile ? Vole, petit chardonneret
Vers les eaux de la belle bleue
Mais, sans charrier,
Le char d’assaut te serait bien utile
Pour charger les chameaux
Qui pourrissent ta vie
Comme des hurlements de chats
Les nuits de mi-août
Génèrent tes insomnies
Allez ! J’ai fait mon choix
Ce sera le char à banc
Comme celui du Grand-Père
Dans lequel avec mon frère
Nous jouions à chat, enfants
Et pour fêter cet achat au charme d’antan
Trinquons avec un verre de Chardonnay
Et dansons donc un charleston
Que dire (et même écrire) maintenant ? Ça m'apprendra à proposer n'importe quoi !
Je ne vais pas m'étendre sur les origines auvergnates du mot : d'autres l'auront certainement déjà fait, et mieux que moi...
Allez, pas de regrets, allons-y malgré tout :
Je ne sais pas pourquoi, mais moi, quand on me dit "charabia", ça m'évoquerait bien "char à bœufs"...
Et là, je parierais bien qu'on en trouve encore en Auvergne des chars à bœufs !
Sinon, pourquoi mon frère aurait-il émigré dans le Cantal ?
J'ai appelé mon chat Rabia. Parce que c'est plus marrant que Félix. Et j'aime bien les jeux de mots, les calembours... "Voilà, je te présente mon chat Rabia !", avouez que ça en jette, hein. Je trouve que ça lui va comme un gant. D'ailleurs, chaque fois que je l'apostrophe, il me miaule toute une histoire à griffer des meubles. Ça me rend chèvre, j'y pige que dalle. Mais lui, ça le défoule, j'ai l'impression. Après sa tirade, il se sent plus léger pour sauter après les mouches, puis, tout pénard, comme un poisson dans l'eau, part nager dans ses rêves. Tiens, à ce propos, j'ai plus de nouvelles de Maurice. Mmm... Chelou... On dirait qu'il y a anguille sous roche... d'aquarium.
Langage Nanafafiasco, j'y comprends rien !
Cette semaine une nouvelle enquête arrive
au bureau de Monsieur Akrapovic Joe, la star locale.
.
Ce dragon patenté veille au grain
avec son petit caractère soufflant des piquants à souhait !
Son Bureau des Investigations Animalières, Le BIA,
est installé dans l'arrière boutique de l'estaminet chez Walrus.
Un gros rideau en velours rouge indique au visiteur que derrière,
seuls les VIP (les vrais informateurs à poils), peuvent y entrer.
Attention, préparez-vous au être mis à nu, par ce Colombo de Joe !
Il résout tous les casse-tête de la ferme.
Ce samedi, c'est Monette qui vient se plaindre
car Simone lui a soi-disant piquer sa place sur le perchoir
et cette semaine c'était son tour.
L'agent Akrapovic décide de se rendre sur les lieux du crime
pour interroger la volaille, il va leur passer une sacrée soufflante !
Lorsqu'il enfourche son engin et s'éloigne,
sur la planche arrière de sa vieille charrue flamboyante
un gros tag rose indiquait
"Le charabia"...
Alors le coupable... à poils ou à plumes ?
J'ai vécu et me suis mariée en Auvergne[1] mais je ne me souviens pas avoir entendu de patois auvergnat.
Par contre, ça m'arrive très souvent, trop souvent de ne pas comprendre ce qu'on me dit et en miroir, souvent, on ne me comprend pas, presque toujours.
Moi: J'aime cette chaleur
On: N'importe quoi!
On: tu ne t'occupes pas de tes cheveux, tu n'es pas féminine On: les cheveux longs, ce n'est jamais net. Tu es tellement belle avec les cheveux courts
On: je te préfère avec les cheveux longs
On: tes cheveux sont tout brulés, il faut les couper
On: les mèches et permanente n'abiment pas à ce point les cheveux
Moi: j'ai les paupières qui tombent
On : n'importe quoi!
Moi: c'est à cause de mon traitement... (pas écouté)
Moi: mon cumulus est tombé, inondation, manque de sommeil, tout le reste de la semaine patraque y compris mon ventre, perte de ma carte bleue la veille de mon concours, la semaine d'après
On: tu as eu un choc mais c'est fini
Moi: je ne suis pas un robot, trop de galères, je ne vais pas tenir, y arriver
On: qu'est-ce que tu peux être négative!!!
On: tu t'occupes beaucoup de toi, tu es autocentrée, narcissique
Tu ne ressembles à rien
Moi: tu es tellement beau, attentionné, cultivé
On: ce n'est pas normal de ne pas vouloir avoir d'enfant
Ca t'aurait fait du bien pourtant
Moi: on ne fait pas d'enfant pour ça
On: ça dépend
Je ne comprends pas leur charabia, personne ne comprend ce que je dis
Je ne les comprends pas, ils ne me comprennent pas
Pourquoi encore parler?
Je fais mon job puis que je me relie sur ma vie de livres, d'art et de cinéma car ce monde, je ne le comprends plus.
[1] Dunières en Haute- Loire, bien que vivant déjà à St Etienne, Loire, Rhône-Alpes réunies en grande région

Charlie, l’âne irlandais
Je pensais que les humains n’avaient que deux passions :
crier… et surtout oublier de me nourrir correctement.
Là-bas, la pluie traversait le toit effondré,
et mes os grinçaient comme de vieilles portes en hiver.
Ils me traitaient de têtu, de cabot, de bâté.
Mots amusants.
Les humains tirent des charrettes
pleines de misère toute leur vie
et reprochent à l’âne de s’arrêter.
Certains jours, je travaillais le ventre vide.
Certaines nuits, j’étais attaché si court
que je ne pouvais même pas me coucher.
J’ai arrêté de braire au bout d’un moment.
Le silence, c’est ce qu’apprennent les vieux animaux
quand personne n’écoute plus.
Puis un jour… le camion est arrivé. Je croyais que c’était encore la fin. Mais c’était un commencement.
Ici, on parle doucement.
On me brosse lentement.
Personne ne frappe.
Personne ne rit quand je boite.
J’ai de la paille propre maintenant.
Des pommes parfois.
Une petite fille embrasse mon museau
chaque dimanche
et me dit que je suis beau.
Cette pauvre enfant aurait besoin de lunettes,
mais j’apprécie l’intention.
Je suis vieux.
Mes dents sont mauvaises.
L’hiver fait encore mal.
Mais pour la première fois depuis des années…
je me repose sans peur.
Charlie ferme les yeux un instant, puis laisse échapper un étrange chant grave, en irish donkey comme venu du fond des collines irlandaises, un chant, une vocalise, un charabia, quelque part entre une complainte celte et un meuble qu’on déplace sur un parquet humide.
« Hôô baa-rum…
Clasha moor, clasha mee…
Brééé na follum taa…
Hiii rumm tá, hiii rumm tá…
Eeeh-boroo… shaaan-donkey maa… »
Et cela signifie probablement :
« Merci pour le foin, les caresses, et le droit d’être enfin inutile en paix. »
Ce qui est, honnêtement, un rêve assez noble.
_____
Lisa Gerrard, dans ses vocalises inventées, n’aurait pas dit mieux
Dans ma cabane, tu ne monteras pas,
Parce qu'elle n'a pas d'escalier,
Autour d'un arbre, elle est attachée,
Sa corde pour monter, tu ne l'auras pas.
À mes pieds au ballon, tu peux jouer,
Avec plaisir, je te le renverrai.
Si dans mon arbre, il vient se percher,
Après l’avoir décroché.
Moi, j'adore rester perché,
De mon abri. En planche,
Surtout, ne viens pas me chercher,
Je veux être seul le dimanche.
Le dimanche, comme tu le sais,
Je le passe dans ma cabane,
Je ne cesse de te le ressasser,
Inutile que tu me chicanes.
Alors dès le samedi soir, j'y vais,
Pour passer la nuit, c'est là mon défi,
Et au matin bien réveillé
De ta présence, je fais fi.
Carpaccio
Hotel
Aperitivo
Ristretto
Arrabiato
Burrata
Insalata
Affogato
CHARABIA ? Plutôt "cha", comme chaleur !
Canicule
Horreur
Arrivés à Saint-Cloud
Restauration rapide
(vite
frites
tomates
pâtes...
chez les Frères Dufour
on court !)
Aller à la Fédé
Boire de l'eau
Immersion dans la compétition
(où l'on côtoie des champions !)
Avec l'équipe vêtue de bleu
Samedi soir : NOVIGENTUM et histoire locale...
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Dimanche matin, visite au Parc (ses colonnades) et ensuite on va marquer (dans notre colonne).- Quelqu'un a perdu son chien !
- Non on ne l'a pas vu. Comment s'appelle-t-il ? Et si on le voit, qu'est-ce qu'on fait ?... (*) -
Et l'on refait des enchères
Dans des couleurs chères
En évitant le charabia
Et trop de complications
Pour éviter les confusions (**)
Et la cata !
- (*) On ne le verra pas mais à force de l'appeler on comprendra qu'elle l'a retrouvé ! Ouf !-
(**) couramment appelées "pataquès"
Nous sommes dans la salle Imopomée II du Conseil des Sages où se discute la définition d’un nouveau mot. Glissons-nous dans un petit coin, écoutons !
Edamamon secrétaire perpétuel prend la parole :
Et bien aujourd’hui c’est la dernière séance avant les vacances ! Le
grand conseil des sages sont réunis dans la grande salle. Et l’heure est grave
car un mot est tombé dans la grande conversation informative. Charabia. Donc
nous devons définir ce nouveau mot afin que nos administrés comprennent les
textes de lois.
Je donne la parole à notre doyen.
Amon-Moumoute (94 ans,
doyen des scribes, tapant avec sa canne) :
« Messieurs les momies ! L’heure est grave. Le peuple n'écoute plus nos
décrets. Pourquoi ? Parce qu’ils disent que notre écriture sacrée, c’est du charabia.
Alors je vous le demande : qui peut m'expliquer scientifiquement, en charabia
d'époque, ce qu'est le charabia ? »
Képhren-le-Sourd
(91 ans, la main derrière l'oreille) :
« C’est très simple, ô grand doyen ! Le charabia, par définition, c’est : «
Skriboli- blabla-hotep, amon ! » Tu prends un grigouillibis, tu le
mélanges avec un pachamina, et tu obtiens un kroum la momie, charabia.
C’est pourtant de la haute philologie ! »
Mais non s’écrie Patarakhotep
(88 ans, édenté mais enthousiaste) :
«, tu confonds avec le dialecte de la Basse-Marmite ! Le vrai sens du charabia,
c’est une affaire de grammaire mystique : « Plickankh, Ramesès, titi!
Ougadapharaon, tchou-pyramide. »
En gros, ça veut dire que si tu mets le dessin d'un canard à l'envers à côté
d'un oignon, le texte se met à parler tout seul dans ta tête mais personne ne
comprend. C'est l'essence même du concept ! »
Le Prêtre de Râ (Arrivant en retard, comme d'habitude) :
« Tout à fait d’accord ! Babouchibis, toutenslip ! On vote le décret et on va manger des figues ? »
Voilà la séance est levée s’époumone Edamamon et retenez la définition officielle du mot charabia
La Synthèse Officielle du Conseil qui sera gravée sur tablette d’argile pour que les peuples suivant mettent des siècles avant de comprendre :
« Ô peuplades futures ! Retenez bien ceci : Le charabia-hotep est un tchikibi-boulon de l'esprit. C’est quand le scribe écrit avec son coude pendant que le pharaon ronfle. Zip -papyrus, gaspacho ! »
Laura ; Lilousoleil ; Monsieur X ; Nana Fafo ;
Marie Sylvie ; Kate ; Lothar ; Walrus ;
Joe Krapov ; François ;
Je croyais avoir déjà raconté cette histoire... par écrit.
Mon mari avait un rendez-vous professionnel et il m'avait déposé dans une ville du Nord pour que je la découvre comme j'aime le faire. Il m'est venu l'envie de découvrir le beffroi de l'intérieur. Alors je m'engageais dans l'escalier, en colimaçon bien-sûr. Et tout à coup, la lumière s'éteint. Je ne sais plus si c'était en montant ou en descendant, ce qui est pire pour moi car j'ai peur du vide, surtout quand je descends des escaliers, surtout très pentus et/ou étroits ce qui était le cas dans ce beffroi.
Une autre fois en Ardèche (mon mari y travaillait et nous vivions dans le Drôme, de l'autre côté du Rhône) avec mon mari, je voulais voir un château en ruines[1] de près et pour cela il fallait monter. Pour mon mari, cette grimpette était facile car il avait fait de l'escalade mais moi, ça été un peu plus compliqué surtout que j'étais en tong. En haut, j'étais heureuse de l'avoir fait car au-delà des ruines, la vue était magnifique. Un moment, il fallut redescendre et là, je dis à mon mari: je peux pas!!!Mais je l'ai fait, toujours en tong et avec l'aide de mon mari qui trouvait que la descente était plus difficile que la montée. Il me disait sur quel rocher poser mn pied.
Une autre fois, seule, je montais le château de Tarascon sur Rhône alors que je l'avais vu souvent.
Là, comme les deux autres fois, la curiosité (qui est mon moteur le matin quand ça ne va pas bien surtout), l'envie de voir le paysage (mon sujet de recherche) d'en haut m'a aidé çà vaincre ma peur du vide dans ces trois cas. J'ai parlé avec quelqu'un de ma famille du château et n'avait pas comme moi... à cause de la peur qu'il m'a inoculée et que je combats avec d'autant plus de force depuis que je suis veuve.