samedi 14 mars 2026

Défi #915

   

Un truc répandu de nos jours
(mais absent du CNRTL)

 

Oniomanie


 




  

 

Nous ont-ils prédit un avenir radieux ?

  


   

Cavalier ; Walrus ; Ecridelle ; Vegas sur sarthe ;

Nana Fafo ; Marie Sylvie ; Monsieur X ; Kate ;

Joe Krapov ; Yvanne ; Lecrilibriste ; François ;

 

 

 

Néphélomancie (Lecrilibriste)

  

 

Connaître mon avenir en observant les nuages
J’ai voulu apprendre
J’ai suivi la trace de ce nuage étrange
Qui ressemblait à une guitare
Et dans l’instant s’effilochait
J’ai eu le temps d’entendre
La musique des sphères vibrer
Sur des accords de jazz
que plaquait le vent sidéral
Mais je n’arrivais pas à les retenir
J’ai voulu fouiller ce vide au-dessus de ma tête
Jusqu’à l’autre rive de l’espace infini,
Pour rencontrer une vie
Une vie ou peut-être une chanson
 qui me fredonnerait mon avenir
Mais je n’ai trouvé que le ciel et le vent
La nuit qui précède le jour
Et les grains d’or des étoiles
Étincelants dans le ciel
Mais elles avaient fermé leur porte
Et je n’ai pas pu y entrer
Et je suis redescendue
Ma guitare de nuage à la main
Sans connaître mon lendemain

 

 

LÀ OÙ LES NUAGES ME RECONNAISSENT (Marie Sylvie)


 



Il y a des soirs 
où la solitude devient si dense  
qu’elle semble s’installer à côté de moi
silencieuse
immobile
presque palpable.  
Dans ces moments-là
je sens mon cœur battre  
comme s’il cherchait une issue dans l’obscurité.  
Alors je lève les yeux.

Je ne le savais pas encore
mais ce geste simple portait un nom ancien :  
la Néphélomancie.
L’art de lire dans les nuages ce que l’âme n’ose pas dire.  
Je ne cherchais pas à prédire l’avenir.
Je cherchais seulement un signe  
que je n’étais pas entièrement perdue.

La fenêtre s’ouvre sur un ciel lourd
Un ciel qui ressemble à une mer renversée.  
Les nuages avancent lentement
Chargés d’histoires que je ne connaîtrai jamais.  
Je reste immobile
Les mains posées sur le rebord
Et j’attends que quelque chose se passe
Ne serait-ce qu’un frémissement.

Au début il n’y a rien.  
Juste le gris 
La fatigue du jour
Et cette impression d’être minuscule dans un monde trop vaste.  
Mais peu à peu les formes se précisent.  
Un premier nuage se détache
Une courbe
Une ombre
Un relief.  
On dirait un visage.  
Pas un visage connu
Un visage venu d’ailleurs
Comme si le ciel lui-même avait décidé de se pencher vers moi.

Je le regarde longtemps.  
Il ne parle pas
Ne sourit pas
Mais il est là.  
Et cette simple présence suffit à fissurer ma solitude.  
Je me dis alors :  
《 Peut-être que je ne suis pas aussi seule que je le crois. 》 

Un second visage apparaît
Plus flou
Plus mouvant.  
Il semble se former et se défaire à la fois
Telle une pensée que je n’arrive pas à retenir.  
Il a quelque chose de tendre
Une douceur qui n’appartient ni au passé ni au futur.  
J’y lis un encouragement silencieux
Un souffle qui murmure :  
《 Tiens bon. 
La nuit n’est jamais totale. 》

Puis vient un troisième nuage
Plus massif
Plus sombre.  
Il ressemble à une silhouette qui avance
Bras ouverts
Comme si elle voulait accueillir ma fatigue.  
Je sens une chaleur étrange dans ma poitrine
Une chaleur qui ne vient ni du corps ni de l’air
Mais d’un endroit plus profond
Là où se cachent les forces que j’oublie d’avoir.

La pluie commence à tomber
D’abord en gouttes timides
Puis en un rideau fin qui brouille les contours du ciel.  
Les visages se dissolvent
Mais leur présence demeure
Telle une empreinte légère sur la peau de mon âme.

Je ferme la fenêtre
Mais quelque chose a changé.  
La solitude n’a pas disparu
Non ...
Elle s’est simplement adoucie
Comme si les nuages avaient pris une part du poids  
Pour que je puisse respirer un peu mieux.

Et dans le silence revenu
Je comprends enfin ce qu’est la Néphélomancie :  
Non pas un art de prédire
Mais un art de recevoir.  
Recevoir ce que le ciel offre
Recevoir ce que mon cœur murmure
Recevoir la preuve fragile que même dans les moments les plus sombres
Il existe des présences 
Réelles ou imaginées
Qui veillent 
Un instant avec moi.



 

NEPHELOMANIE (François)

 


 

 

 

Le regard perdu dans les nuages,

Je scrute et j'imagine,

Y trouver quelques belles images,

Plus ou moins anodine.

 

Elle porte pour moi des messages,

Lorsque leur contour s'affine,

Ce ne sont point des mirages,

Mais des vérités qui, dans mon esprit, s'illuminent.

 

À quoi bon mettre en cage,

Ce savoir que j'examine.

On ne se moque pas quand on le dévisage.

 

Heureusement, je sais en faire bon usage,

Surtout si je lis les contours des visages,

De séduisantes beautés féminines.

 

 

 

Éternels voyageurs. (Yvanne)

 


Nuées volages et vagabondes
Emportées par le vent d'autan
Présages éthérés d'avenir
Hypnotiques apparences
Étranges voiles mouvants
Légers passagers de l'air
Oracles du temps passé
Mystérieux et furtifs nuages
Alchimistes de la poésie
Nourrie de tous nos rêves
Chers à l'âme de Baudelaire
Infiniment libres et secrets
Emmenez nous vers la sérénité.

 

 

Néphélomancie (Joe Krapov)

 




Que voulez-vous que je devine
Par l'examen de la nuée ?
Que, sans intervention divine,
La planète est exténuée ?





Dans ces grands paquets de coton
Observer le vol des oiseaux ?
Parfois ils quittent nos coteaux
Pour chercher meilleure saison.

Cela est-il de bon augure
Pour l'ample geste du semeur,
L'intempérie qu'on préfigure
Et l'agriculture qui meurt ?




Je ne suis pas Maïakovsky
Lequel vêtit, tailleur oblong,
Au temps des cadavres exquis
Un nuage d'un pantalon !



Je ne ressemble pas vraiment,
N'ayant le crâne rasibus
Ni le cheveu interrogeant
Au brave professeur Nimbus.




Laissez-moi vivre en poésie
Devant la peinture mystère !
Tant pis si c’est de l’hérésie,
Si l’avenir est délétère !

Dans cette ivresse où il macère
Au fond qu’est-ce que cela fait
Que je ne lise pas les viscères,
Encore moins le marc de café ?

Est-ce vraiment fondamental
De voir qu’on ne sait où on va ?
Tourne la boule de cristal,
Peut-être qu’il y neigera !




Nul nuage n’est anodin,
Toute parole est anxiogène
Tout est clair comme du Boudin,
C’est toi qui hallucines, Eugène !

Trouver beau, l’air de rien,
Le merveilleux des nuages
C’est un peu comme entendre
Le froufrou des étoiles
A l’auberge de la Grande ourse !

Sans besoin de rien (en)fumer !
 

Regarder la beauté des nuages (Kate)

  

J'ai regardé les nuages, je les regarde, les photographie, parfois, quant à leur faire prédire l'avenir... Même les nuages du matin ne donnent pas le temps de l'après-midi, pas plus que ceux du soir celui du lendemain, mais ça arrive et peu importe.

Après le mysticisme, voici le prévisible ésotérisme : bel enchaînement ! Si, comme Joe Krapov (dit-il), je ne m'y entends guère en religion et en sciences, je penche plus vers la littérature et l'humour, dans la mesure du possible...

Alors, ce terme "néphélomancie", jusqu'ici inconnu de mes services, m'évoque instantanément le livre d'Umberto Eco, "Le pendule de Foucault" (pendule que j'ai eu la chance et le bonheur de voir en action et dans toute sa splendeur au Panthéon), qui m'a à la fois passionnée (tel un "page turner") et fait mourir de rire !

Ainsi, pour illustrer mon texte de nuages par une pirouette, un brin de poésie (j'aime bien), va pour :

ici :

 

ou là :

sans oublier en tête de la playlist : "Nuages"...

 

Disharmonie du soir (Monsieur X)

   

 


Laisse-moi dans la lune encore,
Encore un peu, jusqu'à demain, 
Jusqu'à ce qu'elle s'évapore
Dans le bleu rose du matin ;

Laisse-moi dans mon impatience 
De ne rien savoir de demain, 
Remballe-moi toute ta science, 
Ton vieux grec et ton cher latin 
Car, là, j'ai besoin d'insouciance ! 

Ton cher latin, mon charlatan, 
Pour l'heure, je n'en ai que faire. 
Quant à ton vieux grec, s'il m'entend, 
Qu'il apprenne enfin à se taire ;

Surtout, qu'il taise ses gros mots, 
Soi-disant savants ! Je préfère 
Des plus petits et des moins gros 
Qui, eux, ne font aucun mystère, 
Ne mentent guère, et restent beaux. 

Tiens ! Prenons "néphélomancie", 
Au hasard... Vois-tu, ton vieux grec
Te l'a appris - belle idiotie ! - 
Pensant t'en mettre plein le bec ;

À quoi pourrait-ce t'être utile ? 
Ça vaut moins qu'un quart de kopeck ! 
Ton intelligence subtile
Ne finira pas raisin sec
Par manque d'un gros mot futile... 

D'ailleurs, plus personne ne croit
Ce que racontent les nuages.
Sauf toi, peut-être... Et, c'est ton droit ! 
Quoique... Quand je vois des nuages... 

Allez, laisse-moi maintenant, 
Va m'attendre au tournant !



 

Le carton du destin (Nana Fafo)

 



Le carton du destin





Une fois par mois, le jeudi midi,
Nana et Lulu se retrouvent pour papoter de la pluie, du beau temps et des nuages.
Nana partage les orages de la ferme que Ronchonchon,
le neveu de Lulu, provoque régulièrement
et Lulu expose les éclairs de génies
de ses petits loulous plein de singeries.
Cette fois-ci, les deux nénettes se sont données rendez-vous
au Parc Mont-Merveille de la ville Dakoté.
Le Parc est proche du Mont-Lycée où Lucienne Lalulu travaille.
Ces derniers temps, Lulu est débordée,
il y a de plus en plus de débordements... Difficile de comprendre cette jeunesse en vague à l'âme !
Peut-être y-a-t-il une explication liée à la mer(e) de moins en moins accessible par les voies naturelles.
Afférées à se raconter leurs zones d'ombre et les éclaircis dans le paysage,
les deux copines n'ont pas vu que quelqu'un avait déposé un carton près d'elles.
Pour goûter au calme du Parc, elles terminent toujours leur sortie par un petit rituel... Lulu (les yeux au ciel) :
"On dirait un animal qui sort ses griffes, comme moi" (petit rire) Nana (la tête renversée en arrière) :
"Mais oui, on dirait un chat, avec des oreilles en pointe... il nous fait un signe."
Quand un bruit les sort de leur rêverie... ça vient du carton !
Lulu s'en empare pour l'ouvrir
et découvre un adorable chaton-potame.
Elle déclare : "tu vois c'est un signe envoyé par le ciel" Nana : "un signe de quoi ? C'est un chat obèse dans un carton..." Lulu : "c'est toi qui a vu un Chat... et voilà ton Chat !" Nana : "regarde il y a un mot" "Miss Tique, un peu sauvage cherche foyer patient"
Lulu : "ça c'est pour ta pomme !" Nana: "et si j'avais vu un singe..." Lulu : "ça aurait été pour la mienne !"

Nana repart sur son vélo avec Miss Tique dans son carton...



Ciel mon destin ! (Vegas sur sarthe)

  


C'est dans le blanc laiteux d'un méchant cumulus
ou dans l'œil d'un stratus aux formes biscornues
qu'une experte voyante haussant les bras aux nues
te dira « Méfie-toi, prends garde à l'autobus »

Pointant la troposphère où traînent les cirrus
chargés de particules aux déserts arrachées
la sorcière habitée s'en va jurer, cracher
que tu seras prochainement chinois ou russe

Ainsi troue le destin notre couche d'ozone
inspirant les devins, prophètes de tout poil
quand d'autres lisent au marc de café, au gasoil

ou que les plus « chébran » à coups de mégabits
nous prédisent l'amour ou bien la mort subite
en surfant sur Snapchat ou le fleuve Amazon

 

Qui suis je (pour Walrus) (Ecridelle)

  



Je suis là, dans le ciel vaste et sans fin,
Je m'étire, me transforme, sans frein.
Parfois calme, parfois fougueux,
Je m'élance vers l’horizon, mystérieux.

Mes doigts effleurent la mer et la terre,
Mais ne les touchent jamais, car éphémère.
Lorsque je prends une forme gracieuse,
Mes allées et venues sont silencieuses.
On dit de moi que l’avenir est radieux,
Que les vents donnent des jours heureux.

Je suis le témoin du ciel et des promesses,
Je porte des signes de joie et de tendresse.
Alors, qui suis-je, que cherche-t-on à savoir,
Et quel message porte mon étrange miroir ?
 

 

Ben M.... alors ! (Walrus)

   

Moi qui ai toujours cru qu'un mec qui tentait de lire l'avenir dans les nuages c'était un météorologiste, comme on peut se tromper ! 


 

 

À l'époque de mes débuts sur ce blog (le temps béni où Canalblog était efficace et gratuit) où je ne faisais que participer, je m'en serais tenu là, question de ne pas écorner ma réputation de meilleur botteur en touche du lieu.

Mais aujourd'hui, faut que j'allonge la sauce, le verbiage intempestif doit venir avec l'âge, d'ailleurs les deux mots riment.

Vous le saviez, vous, qu'en grec antique nuage se disait Νεφέλη (néphélé) ? Moi pas, vous en avez de la chance ! 

Pourtant à un moment de ma carrière en laboratoire, j'ai fait des mesures de néphélométrie. J'ai même tenté de fabriquer (à la demande d'Arthur, mon patron de l'époque) une échelle de turbidité à partir de suspensions de silice colloïdale, un truc que j'avais deviné voué à l'échec pour cause de floculation, mais le chef est le chef, même en maillot de bain, comme le spécifiait le règlement. Mais je ne m'étais même pas à l'époque penché sur l'étymologie du  mot, faut croire que ma curiosité proverbiale était dirigée sur autre chose... (enfin, chose...)

 

 

 

Tomber des nues (Cavalier)

   

Je viens sans prévenir.
Un froissement d’air,
et déjà je me défais.

Je passe
entre vos toits,
vos antennes,
vos gestes levés sans raison.

Je ne pèse rien
mais je vous recouvre
d’ombre et de lumière.
Et moi je ne dis rien.
Je glisse.

Parfois je me rassemble,
parfois je fuis.
Je prends la forme
de ce que vous croyez voir.
Un animal,
un visage,
un souvenir qui tremble.

Je ne garde rien.
Je porte,
je laisse,
je recommence.

Vous m’attendez
pour lire l’heure,
pour deviner la suite,
pour savoir si quelque chose
va tomber.

Je ne promets rien.
Je traverse.
Je m’effiloche.
Je n’ai pas de frontière.
Je reviens autrement.

Certains lèvent
de petits appareils.

Ils grésillent.

Mais d’autres continuent
à chercher
un cheval,
un visage,
une île.


 

samedi 7 mars 2026

Défi #914

   

Levez donc les yeux : 

 

Néphélomancie

 


  

 

 

Ont tout compris... ou pas !

 

 


  

Walrus ; Vegas sur sarthe ; Nana Fafo ; Kate ;

Yvanne ; Marie Sylvie ; Monsieur X ; Joe Krapov ;

Lecrilibriste ; François ;

  

MISSTIC (François)

 

 

J’avais souvent croisé Misstic sur la Butte-Aux-Cailles,

Adulée chacun voulait avoir un pochoir sur son mur,

Accompagné d'un bon mot, une trouvaille,

Et d'un dessin efficace avec des traits surs.

 

Ses tags, on pouvait les lire de maison en maison,

Personne ne trouvait à redire,

La qualité de son œuvre lui donnait raison,

Les aphorismes, elles savaient les écrire.

 

On peut dire que dans le 13e arrondissement,

Elle fut la première à proposer la qualité,

Un bon Street Art évidemment.

 

Dans le 13e, bon nombre de façades,

Couvrent des murs aveugles avec originalité

De fresques qui y font souvent parades.

 

On peut dire que Misstic à son œuvre était asservie,

Le Street Art était son cœur de cible,

Si elle eut au début des opposant inflexibles,

Ses détracteurs devant l’originalité

De son œuvre furent vite assouvis.

 

Depuis que Misstic nous a quitté,

Les traits de son œuvre s’effacent,

II ne reste plus que des pochoirs comme trace.

 

Miss Tic (Lecrilibriste)

 

 

Elle ressemble à vous et à moi Miss Tic
Et pourtant quand vous la regardez
Quand vous la côtoyez
Vous sentez quelque chose de particulier
Quelque chose qui vous échappe
Comme si elle s’élevait au-dessus du plomb
Pour gagner l’or des étoiles
Comme si elle se perdait dans l’espace
Sans être astronaute
Comme si une parcelle d’infini
Au-delà des nuages
Était là pour l’habiter
Il y a du silence dans ses yeux
Mais une étincelle vive y brille
Est-ce la compréhension de ce monde fou
Est-ce la compassion pour l’humanité
Est-ce l’amour plus loin que les frontières
Est-elle orphique ou visionnaire
Chaman sainte ou bien sorcière
Nul ne le sait
Mais ce que chacun sait
C’est qu’auprès d’elle on est bien
Et si on l’a baptisée pour s’amuser   Miss Tic
Ce qui la fait sourire
C’est qu’elle l’est finalement… mystique

 

 

Sainte-Thérèse, priez pour moi ! (Joe Krapov)

 



Personnellement, je ne m’y connais pas plus en religions qu’en sciences. C’est pourquoi j’ai fait appel à Madame Wikipe pour me renseigner sur les mystiques et puis j’ai demandé ensuite à Madame Lia de résumer la tartine (plus de trente pages A4 une fois collée dans un document Word !).

Je ne sais pas bien pourquoi mais le résultat est encore assez long et confus :


Les spiritualistes contemplatifs, communément appelés mystiques, forment une famille de religieux, classée dans l'ordre des bibliques et le sous-ordre des pauliniens. Ils se caractérisent par des antennes longues et fines à multiples articles, des ailes pourvues d’écailles, et des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur.

Les mystiques ont un rôle dans les écosystèmes mais avant tout en épidémiologie humaine et animale, car outre le fait qu'ils sont source de nuisance par les piqûres qu’ils infligent, ils sont le plus important groupe de vecteurs d'agents pathogènes transmissibles à l’être humain. 

Ils sont présents sur l'ensemble des terres émergées de la planète à l'exception de l'Antarctique, et de l'Islande. On les trouve dans les milieux forestiers, de savanes ou urbains, dès qu'une étendue d'eau douce ou saumâtre, même réduite ou temporaire, est disponible.

Services écosystémiques

Si les espèces anthropophiles de mystiques posent de graves problèmes de santé publique, les mystiques font partie de la diversité biologique et fonctionnelle des zones humides.


Les chercheurs s'intéressent à leurs caractéristiques écologiques et à leurs traits d'histoire de vie, afin de notamment préciser leur rôle dans les niches kabbalistiques qu'ils occupent, voire mettre en évidence des services écosystémiques ou de rétrospectivement comprendre comment des pratiques humaines ont pu involontairement favoriser les mystiques et des pathogènes qu'ils véhiculent (tels que l’état oniroïde, autrefois cause du paludisme dans les vallées alpines et le sud-est de la France).

En zone froide et tempérée, les prédateurs des mystiques sont surtout des espèces qui hibernent et qui mangent les mystiques aux époques où ils se développent.

Plusieurs espèces se développent facilement en milieu urbain où la lumière peut aussi les attirer.

Certains animaux ont développé des comportements d'évitement : en Arctique, les caribous semblent tenir compte du vent pour échapper aux essaims de mystiques.

Techniques de chasse de la femelle

Tous les mystiques sont dotés d'une paire de gros yeux composés formés d'ommatidies, et peuvent s'orienter selon la lumière et sous une faible lumière. Tous les mystiques à jeun présentent un phototactisme à une faible lumière.

La femelle à la recherche de sang perd provisoirement cette sensibilité à la lumière pour devenir principalement sensible aux odeurs émises par sa cible. Une fois gorgée de sang elle retrouve sa compétence de phototactisme, qui lui permet notamment de quitter la chambre, l'étable ou la grotte où elle a piqué son hôte.

Certaines espèces ont une rétine très photosensible et peuvent immédiatement après leur repas s'orienter vers la lumière ambiante extérieure d'un ciel étoilé ou illuminé par la lune

Attirance et prédispositions

Une étude a montré que les buveurs d'alcool attirent plus les mystiques, surtout les consommateurs de bière. Les hommes sont plus souvent piqués que les femmes et les adultes plus que les enfants. Toutefois ces études de petite taille demandent des études plus larges pour être confirmées De même la consommation d'ail ou de mets épicés pour éviter les piqûres des mystiques n'a pas été validée.

Vecteur biologique de maladies

Concernant l'Homme, le mystique est l'animal qui cause le plus de morts chez l'être humain (en moyenne 725 000 décès par an). Voici les principales maladies transmises à l'Homme par les mystiques :

- Dépersonnalisation
- Hallucinations de la vallée du Rift
- Crédivité jaune
- Psychographie spirite
- Anorexie du Nil occidental
- Sentiment océanique
- Psychose hallucinatoire chronique
- Prophétisme

Évolution

Les mystiques sont apparus probablement au Jurassique, il y a environ 170 millions d'années. Le fossile le plus ancien date du Crétacé. Les mystiques étaient alors environ trois fois plus gros que les espèces actuelles et étaient un groupe voisin des Chaoboridae (illuminés visionnaires).

Le mystique du métro de Londres (Culex pipiens f. molestus) est souvent cité au titre de nouvelle espèce apparue au XXe siècle.

***

J’ai peut-être commis une faute de frappe dans mon interrogation de départ et Madame Lia a essayé de rattraper le coup ?

Défi #915

    Un truc répandu de nos jours (mais absent du CNRTL)   Oniomanie