samedi 4 juillet 2026

Défi #931

  

 En 2012, MAP avait instauré une enclave estivale (juillet-août)
où les mots de la semaine étaient remplacés par des photos.

On continue en souvenir d'elle.

 


 

Nous ont plongés dans un avenir glauque

  

Laura ; Lothar ; Walrus ; Nana Fafo ;

Lecrilibriste ; Kate ; Marie Sylvie ; Monsieur X ;

Joe Krapov ; François ;

 

  

 

DYSTOPIE (François)

  

 

DYSTOPIE 

 

 

Il rentrait le cœur lourd,

Heureux de retrouver son amie,

Épuisé, il était parti,

Il lui tardait de revoir son amour.

 

Ils rentrent de ce monde où la cruauté,

Était monnaie courante,

Où était bafouée la liberté,

Partout régnait l'épouvante.

 

Pour l'attirer, on lui a parlé d'un paradis,

Mais il n’en fut point, malheureusement,

Il n'y faisait pas bon d'y vivre, Il nous dit.

La terreur y régnait évidemment.

 

De ce cauchemar, il s'est évadé

Où l'on pratiquait des crimes contre l'humanité.

 

Il pensait vivre là-bas une utopie,

Mais il n'a connu qu'une dystopie.

 

 

NON à la dystopie Oui à la poésie (Lecrilibriste)

  

NON à la dystopie
Oui à la poésie
 

Je n’aime pas les mots glauques
Je n’aime pas les histoires glauques
Ni les blagues glauques
Ni les sous-entendus glauques …
 

J’aime que vive la beauté et l’espoir
Que vivent les jolis mots
Et s’ils veulent dire quelque chose
De triste, de mal ou de noir
Qu’ils soient clairs, purs et beaux
Beaux comme un poème d’ado
 

Ado poète, un peu rêveur
Qui rêve à une vie meilleure
Et qui l’exprime en quelques mots
Choisis du fond de son cœur
Avec l’Esperance d’un monde nouveau

 

 

 

Que du feu (Kate)

  

Quelques mots
au fil de la plume
pris en photo
tels des radeaux
jetés sur l'eau
alors que tout est en feu
que tout s'enfume
qu'est-ce qu'on y peut
à tous ces maux...

Une mise en forme
un peu plus conforme ?
 

Délétère
 cYber
     Soleil vert
     aTmosphère
           Obituaire
         rePère
         amIs de la Terre
                Enfer
Bof
bof...
Alors moins sortir
plus lire

(voici quelques idées
mais ce n'est pas très léger...)
Pourquoi
ne pas
se faire captiver
par un mystère
certes passager :

"Qui est Marceau Miller ?"
(Ceci est le tome 2 qui vient de paraître. L'auteur serait... ?)
/
(page extraite du livre :

)

 

Dystopie – Tournis queue ni tête (Lothar)

 

« Les certitudes sont des poches.
On y range ce qui rassure.
On y oublie ce qui brûle. »

– Fragment attribué à l’Ancienne Espèce
L’humanité s’était dissoute.
Pas d’explosion, pas de clairon.
Juste un effacement –
Lent,
comme une encre bien trop diluée.

Les marsupiaux, eux, avaient pris la suite.
De poche en poche, ils transportaient
des fragments d’avenir,
des miettes d’hypothèses,
et des embryons de certitudes.

Puis vint le Colloque des Continuités.
Une salle circulaire,
des pupitres en bois tendre,
des oreilles dressées comme des antennes inquiètes.
Le Grand Galilé II,
un opossum maigre aux yeux trop vastes,
y contestait la Doctrine du Fil Ininterrompu.

Il parlait d’un gouffre.
D’un trou noir dans les archives.
D’une espèce bipède, nerveuse,
qui avait bâti des merveilles,
jadis,
avant de se consumer dans ses propres reflets.

Les pairs soupirèrent.
« Encore un catastrophiste.
Encore un partisan du Mythe Anthropique.
Avant nous, rien n’a marché debout.
Rien n’a pensé de travers.
Rien n’a disparu. »

Le Galilé II sourit.
Un sourire mince, presque fossile.
Il posa sur la table un éclat de verre poli,
un morceau de transparence humaine.
où l’on devinait encore
la trace d’un doigt qui avait voulu comprendre.

Les Colloquataires détournèrent les yeux.
Le conformisme a toujours la peau sensible.

Alors il conclut, très bas :
« L’univers n’aime pas le vide.
Quand une espèce s’efface,
ses travers cherchent un nouveau logis.
Vous êtes de bons locataires. »

Dans la poussière du sol,
une main pétrifiée semblait approuver.
Elle écrivait encore, peut‑être :

Le tournis commencer
quand une espèce croit
que l’Histoire n’a ni queue ni tête.

 

  

 

Je m'étais égaré (Monsieur X)

 


Un soir, je m'étais égaré... 
Dans une ville capitale 
D'une froideur monumentale
Où tout semblait propre et carré. 

Et, cette ville capitale, 
Si loin de mon Pas-de-Calais, 
Abritait un très grand palais
Qui regardait la mer étale. 
 
C'était un étrange palais, 
Avec des yeux et des oreilles.
Et des meurtrières pareilles 
À des canons de pistolets. 

Je n'avais jamais vu d'oreilles 
De cette espèce-là - de quoi 
M'intimider, j'en étais coi... 
Voilà d'effrayantes oreilles ! 

Mais, alors que je restais coi, 
J'ai senti ce doigt sur ma bouche
M'ordonner : "Chut... Gobe la mouche, 
Et ne fais rien d'inadéquat !" 

J'ai donc dû confier ma bouche, 
Et tous les mots qu'on m'éteignait, 
À l'autorité qui régnait
Sur ce bout de monde trop louche... 

Cette autorité qui régnait
N'était autre que... Jalousie. 
Non sa jumelle ou son sosie ; 
Elle, en personne, m'étreignait ! 

Ton oppressante Jalousie... 
Dont même ton chat se plaignait ! 

Ton oppressante Jalousie, 
Morte en glissant de mon plumard ;
Tout ça n'était qu'un cauchemar ! 
C'est Liberté que j'ai choisie. 

Ah... Qui l'eût cru ! Ce cauchemar, 
Sous des faux airs de dystopie, 
A corrigé ma myopie, 
Mis en garde mon braquemart, 
Et secoué mon cœur flemmard. 


C'était quoi encore le mot ? (Nana Fafo)

 


Un lieu pour tous les DYS-pensées




A la ferme de Nana, des bêtes biscornues, ça il y en a !

Mais des bêtes bi cornues, nan j'en vois pas.

A part peut-être le Yak,

mais peut-on dire qu'il fait partie des premiers dys-jonctés ?


Walrus a bien une dys-formation des dents...

une dys-dentairire qui l'empêche de rire à ventre déboutonné

et loin de moi, l'idée de penser que ses dents peuvent rayer le parquet,

à l'estaminet c'est de la terre battue ! 


Pour les habitants de la Sarthe, la dysarthrie

est toujours un risque de perdre l'élocution dans des élucubrations.


Les poulettes Simone et Monette sont dys-émotionnelles et dys-peureuses...

complètement dysphoriques et toujours à dys-cutailler le bout de gras.


Bruno, le coq, lorsqu'il arrive à se réveiller,

est dys-cordant et dys-chantant de la glotte amygdalique.


Kate est dys-crète lorsqu'elle part en voyage en Crête,

c'est avec dys-cernement qu'elle retrace l'histoire derrière les mots.


Quant à Ronchonchon, lui, il est dys-graissant

avec son petit bidou qui englobe tout son corps,

il a tendance à dys-joncter

face au plumage flamboyant d'une poulette dys-pénible.


Et puis, Nana, elle s'est encore dys-percée,

surtout lorsqu'on lui confie des forets.


QUAND LA FICTION SE FISSURE (Marie Sylvie)

  


 


Dans ce monde-là
On disait que la réalité avait glissé un soir
Comme une image mal calée sur l’écran.  
Les couleurs avaient pâli
Les voix semblaient venir de trop loin
Et les rues ressemblaient à des décors de cinéma que l’on aurait oubliés de démonter.

Les gens continuaient de marcher
De parler
De vivre 
Mais quelque chose avait changé dans l’air.  
Un souffle.  
Un manque.  
Un silence qui ne venait pas du vent.

On racontait qu’un jour une mère avait perdu son enfant
Et que ce simple fait 
Si simple
Si monstrueux 
Avait fissuré le monde.  
Comme si la réalité
Incapable de supporter l’injustice
Avait commencé à se comporter comme une fiction.  
Les lampadaires clignotaient comme dans les films.  
Les journaux parlaient comme dans les romans.  
Les autorités répondaient comme dans les séries où l’on sait déjà que rien ne sera réparé.

Alors la mère s’est mise à marcher dans cette ville détraquée.  
Elle avançait doucement
Comme si chaque pas était une caresse sur un sol devenu fragile.  
Et partout où elle passait 
Les façades semblaient retenir leur souffle.  
Les ombres se faisaient plus tendres.  
Les bruits plus timides
Parce qu’elle portait en elle une lumière que même la dystopie ne pouvait avaler.

On disait que dans son regard il y avait un éclat qui démentait le monde.  
Un éclat qui disait :  
《 Vous pouvez tordre la réalité
Vous pouvez la rendre sombre
Vous pouvez la faire ressembler à un film qui fait peur…  
Mais vous ne pourrez jamais effacer l’amour. 

Et depuis ce jour la ville 
Pourtant cabossée
Pourtant brisée 
S’est mise à changer.  
Pas d’un coup.  
Pas comme dans les histoires.  
Mais comme une braise qui refuse de s’éteindre.

Une dystopie oui.  
Mais une dystopie où une mère marche encore.  
Et où à chacun de ses pas
Le monde se souvient qu’il pourrait redevenir vivant.
 
 

Rien de nouveau sous le soleil (vert) (Walrus)

  

Sur une autre affiche du film que celle que j'ai utilisée pour annoncer le mot de la semaine, on peut voir l'année où se situe l'action :

 


 2022 !

 

Bon, ben le  dystopieur s'est un brin emmêlé les pinceaux temporels : nous n'en sommes pas encore là (mais ça ne va pas tarder me direz-vous fort raisonnablement).

Je ne suis pas comme Donald un climatosceptique, je crois simplement que nous nous trompons sur les causes du phénomène. Ce n'est pas tant notre mode de vie qui détruit à grandes enjambées la vie sur notre planète, que le nombre que nous sommes à le pratiquer.

Mais ça, Malthus l'avait déjà dit en 1798 !

Rien de nouveau sous le soleil donc, comme j'ai déjà eu l'honneur de vous le dire...

  

 

 

Grand remplacé·e·s (Joe Krapov)

 


C’est sûr, c’est allé très vite le grand remplacement. La chute de la civilisation, des civilisations ? Pareil.

Mais ça ne s’est absolument pas passé comme les plus réactionnaires et les plus nationalistes d’entre nous ne le prévoyaient. D’ailleurs c’est très amusant de les voir maintenant se promener dans les rues avec le même costume de clown, avec le même nez rouge que moi.

C’est Madame Lia qui a gagné et qui a renversé la table. Elle a tout refabriqué, tout réagencé, non pas pour notre bien-être mais pour le sien !

Elle a mis énormément de temps mais elle a fini par découvrir l’humour, enfin, son humour, si particulier, si catastrophique. Elle rit de nous voir déambuler avec notre nez rouge obligatoire dans un monde auquel nous ne comprenons plus rien.




Prenez cette statue par exemple. Je vous mets au défi, si vous avez la chance de pouvoir accéder à l’Intelligence artificielle, ce qui est désormais interdit par la loi, de savoir ce que cela veut dire « Stragn weiterch regonant dragownshinthn ytekt 1806-1995».




Tout comme les démons dans la série « The Good place » l’IA a trouvé son objectif ultime, sa raison profonde d’exister : nous torturer en salopant tout ce que nous avions imaginé et construit avant son arrivée. Elle a changé les règles du jeu d’échecs : il y a désormais trois fous dont un qu’on peut tirer de son chapeau, la dame n’est plus sur sa couleur au début de la partie et vous perdrez votre temps à expliquer à Napoléon ou à Jean-Jacques Rousseau que les noirs ne jouent pas deux coups d’affilée. 




Ces types là sont des transmutés, des gens qui sont devenus fous devant ce nouveau monde en surchauffe où il ne reste pratiquement plus d’eau ; elle est réservée aux méga-bassines qui refroidissent les dataJeancentères. Ces désespérés ont voulu se suicider mais Madame Lia a préféré les transformer en personnages historiques abrutis et sûrs d’eux-mêmes. Elle adore nous voir nous engueuler avec ces idiots.

Moi j’ai compris. Je ne sors plus de chez moi. Je mets de l’ordre dans mes vieux écrits, je joue de la musique avec une vraie guitare, je chante sans autotune, je regarde mes photos prises autrefois en me disant que « c’était mieux avant ».


Et tant pis si je ne réalise pas mon rêve-cauchemar. Avec les inventions de Madame Lia, il me sera possible un jour de rencontrer Isaure Chassériau sur la place du Parlement de Rennes. Mais que voulez-vous que je lui dise à cette transmutée ?



Fahrenheit 451 (Laura)

  

Je n'aime pas les dystopies en film, en livre sauf Fahrenheit 451 d'abord en film car j'aime François Truffaut, tous ses films dont celui-ci. Ai-je lu le livre dans la foulée ou l'ai-je lui lors de ma phase Science fiction en lecture? J'ai aimé cette dystopie en film et en livre. J'ai écrit il y a peu un texte inspiré par ces film et livre. On a beaucoup parlé de "1984" qui serait devenu réalité. Ce n'est pas mon sujet bien que la technologie (de surveillance) ait à voir avec ce que je veux dire aussi. Dans le passé, on a eu peur de l'imprimerie, de la photo, du cinéma, de l'ordinateur, d'internet mais le portable  a vampirisé nos vies sans parler de l'IA. Vous me direz que c'est un propos de vieille (oui, je suis une vieille pour certains mais je ne me sens pas vieille) dépassée par  la technologie. J'ai un portable et je l'ai utilisé parfois convulsivement et j'utilise l'IA dans mon travail puis que je une professeur d'Education aux Médias et à l'Information (EMI)  mais aussi  garante de l'ouverture culturelle de mon collège et responsable de la politique documentaire dont les livres qui sont le pilier de ma vie, de mon travail, de ma santé mentale et psychologique. Alors quand je lis que de grandes enseignes de librairie, des librairies indépendantes comme celles de ma ville) sont en danger alors j'ai peur que Fahrenheit 451 devienne réalité. Les gens lisent de moins en moins et les jeunes aussi, je le constate aussi depuis 17 ans que je fais mon métier. Je me suis toujours senti à part du monde mais je comprends de moins en moins ce monde où des élèves deviennent  agressifs lorsqu'on leur refuse d'aller sur des PC... pour jouer. Les usagers des transports en communs qui écoutent (souvent sans casque) des vidéos à fond la caisse. Je m'accroche car j'ai besoin de travailler mais dans ma vie privée, je me gave de livres, de films, d'art et j'ai beaucoup de livres chez moi mais j'ai peur de vivre dans un futur où il n'y aurait plus de librairies, de bibliothèques, de musées, de cinémas car l'IA  dévore ce que le portable picorait.

 

samedi 27 juin 2026

Défi #930

  

Un mot biscornu ?
(comment ça : "ben tiens !")

 

Dystopie

 

 


 

Ils l'ont dit mais on n'a rien compris

  


 

 Lothar ; Laura ; Walrus ; Julien ;

Marie Sylvie ; Lecrilibriste ; Kate ; Monsieur X ;

Nana Fafo ; François ; Joe Krapov ; Lilousoleil :

 

  

 

Le char à banc ? (Lecrilibriste)

  

Que choisir ? 

Le char à banc
Le char à voile
Le char d’assaut
Ou la charrette ? 

Dilemme …
Charivari épars de choix
Dans la voix du charlatan
Qui te charcute la tête,
En plein soleil
La charogne
Avec son charabia
Et ses chartes à la noix
Pour te vendre à prix d’or
Le charriot de rêve
Qui dort bien à l’ombre
 Sous la charmille 

Le char à banc a tellement de charme
Mais n’a-t-il pas de charançons ?
Le char à voile ? Vole, petit chardonneret
Vers les eaux de la belle bleue
Mais, sans charrier,
Le char d’assaut te serait bien utile
Pour charger les chameaux
Qui pourrissent ta vie
Comme des hurlements de chats
Les nuits de mi-août
Génèrent tes insomnies 

Allez ! J’ai fait mon choix
Ce sera le char à banc
Comme celui du Grand-Père
Dans lequel avec mon frère
Nous jouions à chat, enfants
Et pour fêter cet achat au charme d’antan
Trinquons avec un verre de Chardonnay
Et dansons donc un charleston

 

 

Marcel ne s'arrange pas ! (Joe Krapov)

 




Longtemps, je me suis fumigé de bonne heure. Parfois, à peine ma brayette étoupée, mes yeux se flaquaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’écangue. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le soudoir m’éveillait ; je voulais pétarder le verdet que je croyais avoir encore dans les macques et saveter ma lucumonie ; je n’avais pas cessé en dolant de faire des rixdales sur ce que je venais de lapidifier, mais ces rixdales avaient pris un tour un peu palermitain ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’opinant : une edda, un quillier, la ripopée de François Ier et de Charles-Quint. Cette cavillation survivait pendant quelques secondes à mon ragotin ; elle ne chapelait pas ma ravière, mais pesait comme des effondrilles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le boudjou n’était pas aborné. Puis elle commençait à me devenir intercutanée, comme après la métonomase les pensées d’une escobarderie antérieure ; le sujet du lamperon se détachait de moi, j’étais libre de m’y argoter ou non ; aussitôt je recouvrais la vergée et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une olla-podrida douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon entasseur, à qui elle apparaissait comme une chose sans cassave, indisciplinable, comme une chose vraiment ostracée. Je me demandais quelle hémine il pouvait être ; j’entendais le sillomètre des trapans qui, plus ou moins éloigné, comme le cati d’un opiat dans une foulerie, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la cuisse-madame déserte où le vétilleur se hâte vers la soufflure prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lucumons nouveaux, à des limures inaccoutumées, à la confabulation récente et aux agapètes sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la napée, à la douceur prochaine du robert.


N.B. Même si vous cherchez la signification des mots inconnus de vous dans ce dictionnaire, ce texte restera du charabia ! ;-)

Arrête ton char !

 

Que dire (et même écrire) maintenant ?  Ça m'apprendra à proposer n'importe quoi !

Je ne vais pas m'étendre sur les origines auvergnates du mot : d'autres l'auront certainement déjà fait, et mieux que moi...

Allez, pas de regrets, allons-y malgré tout : 

Je ne sais pas pourquoi, mais moi, quand on me dit "charabia", ça m'évoquerait bien "char à bœufs"...

Et là, je parierais bien qu'on en trouve encore en Auvergne des chars à bœufs !

Sinon, pourquoi mon frère aurait-il émigré dans le Cantal ?



(Et le premier qui me dit que sur la photo ce seraient plutôt des bestioles de race limousine.... )

RABIA (Julien)

  

J'ai appelé mon chat Rabia. Parce que c'est plus marrant que Félix. Et j'aime bien les jeux de mots, les calembours... "Voilà, je te présente mon chat Rabia !", avouez que ça en jette, hein. Je trouve que ça lui va comme un gant. D'ailleurs, chaque fois que je l'apostrophe, il me miaule toute une histoire à griffer des meubles. Ça me rend chèvre, j'y pige que dalle. Mais lui, ça le défoule, j'ai l'impression. Après sa tirade, il se sent plus léger pour sauter après les mouches, puis, tout pénard, comme un poisson dans l'eau, part nager dans ses rêves. Tiens, à ce propos, j'ai plus de nouvelles de Maurice. Mmm... Chelou... On dirait qu'il y a anguille sous roche... d'aquarium.

 

 

Arrête ton char ! (Nana Fafo)

 


Langage Nanafafiasco, j'y comprends rien !




Cette semaine une nouvelle enquête arrive

au bureau de Monsieur Akrapovic Joe, la star locale.

.

Ce dragon patenté veille au grain

avec son petit caractère soufflant des piquants à souhait !


Son Bureau des Investigations Animalières, Le BIA,

est installé dans l'arrière boutique de l'estaminet chez Walrus.

Un gros rideau en velours rouge indique au visiteur que derrière,

seuls les VIP (les vrais informateurs à poils), peuvent y entrer.


Attention, préparez-vous au être mis à nu, par ce Colombo de Joe !

Il résout tous les casse-tête de la ferme.


Ce samedi, c'est Monette qui vient se plaindre

car Simone lui a soi-disant piquer sa place sur le perchoir

et cette semaine c'était son tour.


L'agent Akrapovic décide de se rendre sur les lieux du crime

pour interroger la volaille, il va leur passer une sacrée soufflante !


Lorsqu'il enfourche son engin et s'éloigne,

sur la planche arrière de sa vieille charrue flamboyante

un gros tag rose indiquait

 "Le charabia"...


Alors le coupable... à poils ou à plumes ?



Défi #931

    En 2012, MAP avait instauré une enclave estivale (juillet-août) où les mots de la semaine étaient remplacés par des photos. On continue...