samedi 27 juin 2026

Défi #930

  

Un mot biscornu ?
(comment ça : "ben tiens !")

 

Dystopie

 

 


 

Ils l'ont dit mais on n'a rien compris

  


 

 Lothar ; Laura ; Walrus ; Julien ;

Marie Sylvie ; Lecrilibriste ; Kate ; Monsieur X ;

Nana Fafo ; François ; Joe Krapov ; Lilousoleil :

 

  

 

Le char à banc ? (Lecrilibriste)

  

Que choisir ? 

Le char à banc
Le char à voile
Le char d’assaut
Ou la charrette ? 

Dilemme …
Charivari épars de choix
Dans la voix du charlatan
Qui te charcute la tête,
En plein soleil
La charogne
Avec son charabia
Et ses chartes à la noix
Pour te vendre à prix d’or
Le charriot de rêve
Qui dort bien à l’ombre
 Sous la charmille 

Le char à banc a tellement de charme
Mais n’a-t-il pas de charançons ?
Le char à voile ? Vole, petit chardonneret
Vers les eaux de la belle bleue
Mais, sans charrier,
Le char d’assaut te serait bien utile
Pour charger les chameaux
Qui pourrissent ta vie
Comme des hurlements de chats
Les nuits de mi-août
Génèrent tes insomnies 

Allez ! J’ai fait mon choix
Ce sera le char à banc
Comme celui du Grand-Père
Dans lequel avec mon frère
Nous jouions à chat, enfants
Et pour fêter cet achat au charme d’antan
Trinquons avec un verre de Chardonnay
Et dansons donc un charleston

 

 

Marcel ne s'arrange pas ! (Joe Krapov)

 




Longtemps, je me suis fumigé de bonne heure. Parfois, à peine ma brayette étoupée, mes yeux se flaquaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’écangue. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le soudoir m’éveillait ; je voulais pétarder le verdet que je croyais avoir encore dans les macques et saveter ma lucumonie ; je n’avais pas cessé en dolant de faire des rixdales sur ce que je venais de lapidifier, mais ces rixdales avaient pris un tour un peu palermitain ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’opinant : une edda, un quillier, la ripopée de François Ier et de Charles-Quint. Cette cavillation survivait pendant quelques secondes à mon ragotin ; elle ne chapelait pas ma ravière, mais pesait comme des effondrilles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le boudjou n’était pas aborné. Puis elle commençait à me devenir intercutanée, comme après la métonomase les pensées d’une escobarderie antérieure ; le sujet du lamperon se détachait de moi, j’étais libre de m’y argoter ou non ; aussitôt je recouvrais la vergée et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une olla-podrida douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon entasseur, à qui elle apparaissait comme une chose sans cassave, indisciplinable, comme une chose vraiment ostracée. Je me demandais quelle hémine il pouvait être ; j’entendais le sillomètre des trapans qui, plus ou moins éloigné, comme le cati d’un opiat dans une foulerie, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la cuisse-madame déserte où le vétilleur se hâte vers la soufflure prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lucumons nouveaux, à des limures inaccoutumées, à la confabulation récente et aux agapètes sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la napée, à la douceur prochaine du robert.


N.B. Même si vous cherchez la signification des mots inconnus de vous dans ce dictionnaire, ce texte restera du charabia ! ;-)

Arrête ton char !

 

Que dire (et même écrire) maintenant ?  Ça m'apprendra à proposer n'importe quoi !

Je ne vais pas m'étendre sur les origines auvergnates du mot : d'autres l'auront certainement déjà fait, et mieux que moi...

Allez, pas de regrets, allons-y malgré tout : 

Je ne sais pas pourquoi, mais moi, quand on me dit "charabia", ça m'évoquerait bien "char à bœufs"...

Et là, je parierais bien qu'on en trouve encore en Auvergne des chars à bœufs !

Sinon, pourquoi mon frère aurait-il émigré dans le Cantal ?



(Et le premier qui me dit que sur la photo ce seraient plutôt des bestioles de race limousine.... )

RABIA (Julien)

  

J'ai appelé mon chat Rabia. Parce que c'est plus marrant que Félix. Et j'aime bien les jeux de mots, les calembours... "Voilà, je te présente mon chat Rabia !", avouez que ça en jette, hein. Je trouve que ça lui va comme un gant. D'ailleurs, chaque fois que je l'apostrophe, il me miaule toute une histoire à griffer des meubles. Ça me rend chèvre, j'y pige que dalle. Mais lui, ça le défoule, j'ai l'impression. Après sa tirade, il se sent plus léger pour sauter après les mouches, puis, tout pénard, comme un poisson dans l'eau, part nager dans ses rêves. Tiens, à ce propos, j'ai plus de nouvelles de Maurice. Mmm... Chelou... On dirait qu'il y a anguille sous roche... d'aquarium.

 

 

Arrête ton char ! (Nana Fafo)

 


Langage Nanafafiasco, j'y comprends rien !




Cette semaine une nouvelle enquête arrive

au bureau de Monsieur Akrapovic Joe, la star locale.

.

Ce dragon patenté veille au grain

avec son petit caractère soufflant des piquants à souhait !


Son Bureau des Investigations Animalières, Le BIA,

est installé dans l'arrière boutique de l'estaminet chez Walrus.

Un gros rideau en velours rouge indique au visiteur que derrière,

seuls les VIP (les vrais informateurs à poils), peuvent y entrer.


Attention, préparez-vous au être mis à nu, par ce Colombo de Joe !

Il résout tous les casse-tête de la ferme.


Ce samedi, c'est Monette qui vient se plaindre

car Simone lui a soi-disant piquer sa place sur le perchoir

et cette semaine c'était son tour.


L'agent Akrapovic décide de se rendre sur les lieux du crime

pour interroger la volaille, il va leur passer une sacrée soufflante !


Lorsqu'il enfourche son engin et s'éloigne,

sur la planche arrière de sa vieille charrue flamboyante

un gros tag rose indiquait

 "Le charabia"...


Alors le coupable... à poils ou à plumes ?



Charabia (Monsieur X)

  



J'ai vu passer un char en tongs
À Charenton, non loin de Vannes... 
C'est tout un sketch, un char en tongs, 
Quand ça roule des mécaniques ! 

Il poursuivait un char en son
Qui, bruyamment, lançait des vannes, 
Sur l'air de "Bahia" de Sanson, 
À des charentais britanniques... 

C'était après un char à beuh
Planqué parmi des caravanes
Que tiraient des dames meuh meuh
Qu'ils couraient, gantés de maniques. 

Tant pis pour eux, le char blindé 
Les a semés dans des savanes
Où le moindre esprit s'est scindé
En plusieurs îlots volcaniques ! 

À Charonne, mon charcutier
M'assure qu'à Limeil-Brévannes
Jurerait comme un charretier
L'un de ces charlots sataniques ;

L'autre, sur son char de gauleur, 
En aurait gaulé, des havanes, 
Chez mon charognard de dealer, 
Pendant les fêtes johanniques...

Et dans tout ce charivari, 
Le char latent d'une romaine
A chargé sec ; Donald a ri. 
Vingt dieux ! La comédie humaine... 
De quoi jaunir un canari ! 



 

Je ne comprends rien à ton charabia (Laura)

  

J'ai vécu et me suis mariée en Auvergne[1] mais  je ne me souviens pas avoir entendu de patois auvergnat.

Par contre, ça m'arrive très souvent, trop souvent de ne pas comprendre ce qu'on me dit et en miroir, souvent, on ne me comprend pas, presque toujours.

Moi: J'aime cette chaleur

On: N'importe quoi!

 

On: tu ne t'occupes pas de tes cheveux, tu n'es pas féminine                                                                          On: les cheveux longs, ce n'est jamais net. Tu es tellement belle avec les cheveux courts

On: je te préfère avec les cheveux longs

On: tes cheveux sont tout brulés, il faut les couper

On: les mèches et permanente n'abiment pas à ce point les cheveux

 

Moi: j'ai les paupières qui tombent

On : n'importe quoi!

Moi: c'est à cause de mon traitement... (pas écouté)

 

Moi: mon cumulus est tombé, inondation, manque de sommeil, tout le reste de la semaine patraque y compris mon ventre, perte de ma carte bleue la veille de mon concours, la semaine d'après

On: tu as eu un choc mais c'est fini

Moi: je ne suis pas un robot, trop de galères, je ne vais pas tenir, y arriver

On: qu'est-ce que tu peux être négative!!!

 

On: tu t'occupes beaucoup de toi, tu es autocentrée, narcissique

Tu ne ressembles à rien

Moi: tu es tellement beau, attentionné, cultivé

 

On: ce n'est pas normal de ne pas vouloir avoir d'enfant

Ca t'aurait fait du bien pourtant

Moi: on ne fait pas d'enfant pour ça

On: ça dépend

 

Je ne comprends pas leur charabia, personne ne comprend ce que je dis

Je ne les comprends pas, ils ne me comprennent pas

Pourquoi encore parler?

Je fais mon job puis que je me relie sur ma vie de livres, d'art et de cinéma car ce monde, je ne le comprends plus.



[1] Dunières en Haute- Loire, bien que vivant déjà à St Etienne, Loire, Rhône-Alpes réunies en grande région

 

Charlie, l’âne irlandais (Lothar)

  


Charlie, l’âne irlandais

Je pensais que les humains n’avaient que deux passions :
crier… et surtout oublier de me nourrir correctement.

Là-bas, la pluie traversait le toit effondré,
et mes os grinçaient comme de vieilles portes en hiver.

Ils me traitaient de têtu, de cabot, de bâté.
Mots amusants.

Les humains tirent des charrettes
pleines de misère toute leur vie
et reprochent à l’âne de s’arrêter.

Certains jours, je travaillais le ventre vide.
Certaines nuits, j’étais attaché si court
que je ne pouvais même pas me coucher.

J’ai arrêté de braire au bout d’un moment.
Le silence, c’est ce qu’apprennent les vieux animaux
quand personne n’écoute plus.

Puis un jour… le camion est arrivé. Je croyais que c’était encore la fin. Mais c’était un commencement.

Ici, on parle doucement.
On me brosse lentement.
Personne ne frappe.
Personne ne rit quand je boite.

J’ai de la paille propre maintenant.
Des pommes parfois.
Une petite fille embrasse mon museau
chaque dimanche
et me dit que je suis beau.

Cette pauvre enfant aurait besoin de lunettes,
mais j’apprécie l’intention.

Je suis vieux.
Mes dents sont mauvaises.
L’hiver fait encore mal.

Mais pour la première fois depuis des années…
je me repose sans peur.

Charlie ferme les yeux un instant, puis laisse échapper un étrange chant grave, en irish donkey comme venu du fond des collines irlandaises, un chant, une vocalise, un charabia, quelque part entre une complainte celte et un meuble qu’on déplace sur un parquet humide.

« Hôô baa-rum…
Clasha moor, clasha mee…
Brééé na follum taa…
Hiii rumm tá, hiii rumm tá…
Eeeh-boroo… shaaan-donkey maa… »

Et cela signifie probablement :

« Merci pour le foin, les caresses, et le droit d’être enfin inutile en paix. »

Ce qui est, honnêtement, un rêve assez noble.

_____
Lisa Gerrard, dans ses vocalises inventées, n’aurait pas dit mieux


 

TU N'Y MONTERAS PAS (François)

   

TU N'Y MONTERAS PAS 

 

 

Dans ma cabane, tu ne monteras pas,

Parce qu'elle n'a pas d'escalier,

Autour d'un arbre, elle est attachée,

Sa corde pour monter, tu ne l'auras pas.

 

À mes pieds au ballon, tu peux jouer,

Avec plaisir, je te le renverrai.

Si dans mon arbre, il vient se percher,

Après l’avoir décroché.

 

Moi, j'adore rester perché,

De mon abri. En planche,

Surtout, ne viens pas me chercher,

Je veux être seul le dimanche.

 

Le dimanche, comme tu le sais,

Je le passe dans ma cabane,

Je ne cesse de te le ressasser,

Inutile que tu me chicanes.

 

Alors dès le samedi soir, j'y vais,

Pour passer la nuit, c'est là mon défi,

Et au matin bien réveillé

De ta présence, je fais fi.

 

 

NOVIGENTUM (Kate)

  

Carpaccio
Hotel
Aperitivo
Ristretto
Arrabiato
Burrata
Insalata
Affogato
CHARABIA ? Plutôt "cha", comme chaleur !
Canicule
Horreur
Arrivés à Saint-Cloud
Restauration rapide
(vite
frites
tomates
pâtes...
chez les Frères Dufour
on court !)
Aller à la Fédé
Boire de l'eau
Immersion dans la compétition
(où l'on côtoie des champions !)
Avec l'équipe vêtue de bleu
Samedi soir : NOVIGENTUM et histoire locale...

Dimanche matin, visite au Parc (ses colonnades) et ensuite on va marquer (dans notre colonne).- Quelqu'un a perdu son chien !
- Non on ne l'a pas vu. Comment s'appelle-t-il ? Et si on le voit, qu'est-ce qu'on fait ?...  (*) -
Et l'on refait des enchères
Dans des couleurs chères
En évitant le charabia
Et trop de complications
Pour éviter les confusions (**)
Et la cata !
 

- (*) On ne le verra pas mais à force de l'appeler on comprendra qu'elle l'a retrouvé ! Ouf !-
(**) couramment appelées "pataquès"

 

  

Charabia (Lilousoleil)

 

Nous sommes dans la salle Imopomée II du Conseil des Sages où se discute la définition d’un nouveau mot. Glissons-nous dans un petit coin, écoutons !

Edamamon secrétaire perpétuel prend la parole :

Et bien aujourd’hui c’est la dernière séance avant les vacances ! Le grand conseil des sages sont réunis dans la grande salle. Et l’heure est grave car un mot est tombé dans la grande conversation informative. Charabia. Donc nous devons définir ce nouveau mot afin que nos administrés comprennent les textes de lois.
Je donne la parole à notre doyen.

Amon-Moumoute (94 ans, doyen des scribes, tapant avec sa canne) :
« Messieurs les momies ! L’heure est grave. Le peuple n'écoute plus nos décrets. Pourquoi ? Parce qu’ils disent que notre écriture sacrée, c’est du charabia. Alors je vous le demande : qui peut m'expliquer scientifiquement, en charabia d'époque, ce qu'est le charabia ? »

Képhren-le-Sourd (91 ans, la main derrière l'oreille) :
« C’est très simple, ô grand doyen ! Le charabia, par définition, c’est : « Skriboli- blabla-hotep, amon ! » Tu prends un grigouillibis, tu le mélanges avec un pachamina, et tu obtiens un kroum la momie, charabia. C’est pourtant de la haute philologie ! »

Mais non s’écrie Patarakhotep (88 ans, édenté mais enthousiaste) :
«, tu confonds avec le dialecte de la Basse-Marmite ! Le vrai sens du charabia, c’est une affaire de grammaire mystique : « Plickankh, Ramesès, titi! Ougadapharaon, tchou-pyramide. »
En gros, ça veut dire que si tu mets le dessin d'un canard à l'envers à côté d'un oignon, le texte se met à parler tout seul dans ta tête mais personne ne comprend. C'est l'essence même du concept ! »

Le Prêtre de Râ (Arrivant en retard, comme d'habitude) :

« Tout à fait d’accord ! Babouchibis, toutenslip ! On vote le décret et on va manger des figues ? »

Voilà la séance est levée s’époumone Edamamon et retenez la définition  officielle du mot charabia

La Synthèse Officielle du Conseil qui sera gravée sur tablette d’argile pour que les peuples suivant mettent des siècles avant de comprendre :

« Ô peuplades futures ! Retenez bien ceci : Le charabia-hotep est un tchikibi-boulon de l'esprit. C’est quand le scribe écrit avec son coude pendant que le pharaon ronfle. Zip -papyrus, gaspacho ! »

 

 

IRE-AU-GRIFF ET LE RAT ARABIA (Marie Sylvie)

  


  




Lorsque le mot charabia résonna dans la pièce
Ire‑Au‑Griff dressa aussitôt les oreilles.  
Pour lui c’était limpide : 
Char et rat.  
Deux indices
Deux menaces
Deux raisons de sortir son plus beau regard de guerrier.

Il bondit dans son char de carton
Un engin redoutable aux roues dessinées au feutre
Et fit pivoter son canon en rouleau de papier toilette avec une gravité de général moustachu.  
Le monde pouvait trembler : 
Le chat partait en campagne.

Depuis des jours
Un nom circulait dans les ombres de la cuisine :  
Le terrible Rat Arabia
Voleur de croquettes de poulet
Un rongeur ambitieux qui rêvait de renverser l’ordre sacré du garde‑manger.  
Il avait déjà tenté plusieurs incursions nocturnes
Laissant derrière lui des miettes compromettantes et une odeur de complot.

Ire‑Au‑Griff lui n’allait pas laisser un rat s’emparer de ses trésors crousti‑fondants.  
Il roula
Racla
Dérapa
Son char grinçant comme un vieux cuirassé de fortune.  
Chaque miaulement sonnait comme un avertissement :  
《 Rendez‑vous ou affrontez ma griffe ! 》

Le Rat Arabia surgit enfin
Moustaches hérissées 
Brandissant un quignon de pain sec comme un sceptre de rébellion.  
Mais devant le char de carton  
Devant le regard incandescent du chat
Il comprit que la bataille était perdue d’avance.

Ire‑Au‑Griff récupéra son butin 
La queue haute
Le poil victorieux.  
Et depuis ce jour
Lorsqu'il entend charabia
Il sourit 
Car pour lui ce n’est pas un mot désordonné :  
C’est un signal de mission
Un appel à défendre le royaume des croquettes.


 

samedi 20 juin 2026

Défi #929

 

Y comprenez-vous quelque chose ?

 

Charabia 

 


  

 

Ont carillonné (ou pas)

 



 



 Laura ; Lilousoleil ; Monsieur X ; Nana Fafo ;

Marie Sylvie ; Kate ; Lothar ; Walrus ;

Joe Krapov ; François ;

 

  


Le beffroi ou vaincre ses peurs (Laura)

   

 

Je croyais avoir déjà raconté cette histoire... par écrit.

Mon mari avait un rendez-vous professionnel et il m'avait déposé dans une ville du Nord pour que je la découvre comme j'aime le faire. Il m'est venu l'envie de découvrir le beffroi de l'intérieur. Alors je m'engageais dans l'escalier, en colimaçon bien-sûr. Et tout à coup, la lumière s'éteint. Je ne sais plus si c'était en montant ou en descendant, ce qui est pire pour moi car j'ai peur du vide, surtout quand je descends des escaliers, surtout très pentus et/ou étroits ce qui était le cas dans ce beffroi.

Une autre fois en Ardèche (mon mari  y travaillait et nous vivions dans le Drôme, de l'autre côté du Rhône) avec mon mari, je voulais voir un château en ruines[1] de près et pour cela il fallait monter. Pour mon mari, cette grimpette était facile car il avait fait de l'escalade mais moi, ça été un peu plus compliqué surtout que j'étais en tong. En haut, j'étais heureuse de l'avoir fait car au-delà des ruines, la vue était magnifique. Un moment, il fallut redescendre et là, je dis à mon mari: je peux pas!!!Mais je l'ai fait, toujours en tong et avec l'aide de mon mari qui trouvait que la descente était plus difficile que la montée. Il me disait sur quel rocher poser mn pied.

Une autre fois, seule, je montais le château de Tarascon sur Rhône alors que je l'avais vu souvent.

Là, comme les deux autres fois, la curiosité (qui est mon moteur le matin quand ça ne va pas bien surtout), l'envie de voir le paysage (mon sujet de recherche) d'en haut m'a aidé çà vaincre ma peur du vide dans ces trois cas. J'ai parlé avec quelqu'un de ma famille du château et n'avait pas comme moi... à cause de la peur qu'il m'a inoculée et que je combats avec d'autant plus de force depuis que je suis veuve.

Défi #930

   Un mot biscornu ? (comment ça : "ben tiens !")   Dystopie