samedi 28 février 2026

Défi #913

   

Ne confondez pas avec la graffeuse,
quoiqu'après tout,
pourquoi pas... 

 

Mystique

 


 

  

Ont retrouvé la sortie

  

  


  

Walrus ; maryline 18 ; Marie Sylvie ; Lecrilibriste ;

 Nana Fafo ; Vegas sur sarthe ; Kate ; Clio 101 ;

Joe Krapov ; Monsieur X ; François ;

 

 

 

LE LABYRINTHE (François)

 

 

Minos voyait grand, il voulut un palais,

Immense, à Knossos, à la hauteur de son pouvoir.

Il convia deux architectes auréolés,

Maîtres d’ouvrage, réputés pour leur savoir.

 

Icare et Dédale arrivèrent d’Athènes,

Pour lui construire un palais de mille pièces,

Un vrai labyrinthe, qui ravit le mécène,

Dont le plan secret ne devait souffrir d’aucune brèche.

En ce lieu, vivait l’enfant de Persiflée,

Le monstre, le Minotaure, la cruelle bête,

Qui en battant Athènes a vu son pouvoir enfler.

 

Il imposa aux familles une terrible requête,

En leur demandant que lui soit livré leur enfant,

Quatorze par an, des familles des plus riches.

Le monstre les mangeait en s’en accommodant,

Tout comme l’on peut manger de jeunes pouliches.

 

A l’exception d’Icare et Dédale,

Qui ont pu organiser leur cabale,

Ce fut un labyrinthe dont nul ne sort.

Des prisonniers imaginez le sort !

 

Si la porte s'ouvre (Monsieur X)

 



Si la porte s'ouvre, j'entre, 
Je m'enfonce, m'installe et
M'aménage un nouvel antre
À l'abri de l'orage et
Des nuages qu'il éventre ;
Ces nuages couleur plomb
Qui rendent juillet moins blond. 

Si la porte s'ouvre... 
Mais... avec des si, 
J'entrerais au Louvre
Comme de Vinci. 

J'ai bien de la dynamite, 
Et même un pied-de-biche et 
Tout mon charme (à la limite !) 
Pour quitter mon errance et 
M'incruster telle une mite, 
Et pourtant, voici longtemps 
Que j'attends mon tour. J'attends. 

Si la porte s'ouvre... 
Mais... avec des si, 
J'entrerais au Louvre
Comme de Vinci. 

Je ne veux pas d'une étreinte
Qui ne dure qu'un couplet. 
Ni laisser juste une empreinte
Sur ton joli pistolet. 
Perds-moi dans le labyrinthe
Qu'est ton petit cœur fêlé, 
Puis, surtout, jette la clé ! 

Si la porte s'ouvre... 
Mais... avec des si, 
Tu serais le Louvre, 
Et moi de Vinci. 



Est-ce ma faute si je suis perdu ? (Joe Krapov)

 


Toutes les voies du labyrinthe
Ne sont sans doute
Que des routes 
Vers la déroute,
Vers une fin plus ou moins feinte
Où notre âme sera défunte.

Eh quoi ? C’est donc là notre sort
De servir de tortore
A ce vieux Minotaure ?



A force de tours et détours
Dans cet endroit où l’on se perd
Et s’exaspère 
Et désespère
Aucune magie n’opère,
Pas même par le père
Qui est aux cieux
Et chutera
Avec son fils 
– Dédale, Icare, de mémoire - :
L’un crève la dalle,
L’autre décarre.



A force de tours et détours
Ne se tresse que la détresse :
Il faut, désemparé,
Marquer l’arrêt
Pour finalement se retrouver
Au bout de ces errances 
En pleine déshérence.
Après toute quête de sens
Vient la déliquescence,
Après toute question 
Vient la déréliction
Et la dernière aubade 
Est une dérobade.

Entre les murs
Aucun indice ;
Pas de sirène comme pour Ulysse
Qui chante l’heure de la sortie,
Pas un murmure
Et l’on déchante.



D’autres l’ont dit bien mieux que nous :

« En ce lieu régnait le silence.
Bientôt nous gagnait le délire :
On entendait des airs de lyre
Dans ce désert
Alors qu’en fait
Tout se Thésée ».

Parmi ce défilé 
De parois monotones
Le héros désolé
Mesure son dénuement 
Avant le dénouement :
Sa vie ne tient qu’à ce fil rouge
Qu’Ariane l’autochtone
Lui a filé ou refilé.

Et même quand tout finit bien -
Monstre combattu puis battu
Et amoncelé en détritus -,
Il n’y a pas de fin heureuse 
Comme souvent dans « Boule et Bill » :

L’équipage débile
Oublie la malheureuse
Sauveteuse
Sur le rivage !
Quel piteux sauvetage !



- #Balance ton port !
Déporte-toi, retourne-z-y !
Hurle Circé
En fond sonore.

On a tant de mythes au logis
Que cette histoire me troue
Ou qu’elle me détruit.

Débarrasser le monde, 
Venir à bout du monstre
Et partir solitaire !
Y a-t-il plus désolant ?

Chanter les Filles des Forges ?
Offrir du sucre d’orge 
Aux amis diabétiques ?
Ou raconter Saint-Georges
En cent variations stylistiques ?

Belles statues d’albâtre
Je vous laisse débattre
De cela...
Ou vous en battre
Les coulpes !



Qu'y a-t-il au bout du labyrinthe ? (Clio 101)

 


Quand Merlin arriva à la capitale, l’agression assaillit ses sens. Les vociférations des marchands qui s’interpellaient. Les hurlements des travailleurs, bloqués à l’entrée de la ville. L’air nauséabond des déjections animales, des déchets et du fumet des forges. Ses pieds dans la boue et la bouse.

Et, la foule.

Des gens pressés, stressés. Le regard, les pensées, rivées à leur rendez-vous, leur destination, leur journée. Leurs pas, cadencés, mécaniques, qui le bousculaient, le frôlaient, l’insultaient même, sans le voir.

Malgré lui, ses pas épousèrent les leurs, il s’engouffra dans le labyrinthe des rues. Les voies, les façades, les immeubles, uniformes, grisâtres. Rien pour les distinguer, rien pour se repérer. Sa tête bourdonnait, ses mains tremblaient, ses yeux ne percevaient plus qu’un enchevêtrement sans fin de lacets, de ruelles, de venelles.

A bout de souffle, il s’arrêta, chercha une sortie, n’identifia que du vide.

Le grondement sourd d’une cloche continua de l’affoler. S’il ne trouvait pas une solution très vite, il manquerait son rendez-vous et ce serait retour à la case départ.

Sa main effleura son foulard, il se força à respirer, tourna la tête légèrement vers la gauche.

Au fond d’une rue grise, un petit point vert.

Il s’y précipita, s’engouffra dans un petit square, s’écroula sur un banc. La rangée d’arbres en face de lui diminua un peu sa crise. Fébrilement, il dénoua le foulard d’autour de son cou, le huma. Les fragrances de l’humus humide et du chèvrefeuille en fleurs le ramenèrent chez lui.

Il ne vit plus la ville, populeuse et grouillante. En pensée il revit son cher orme, le crépitement de son feu et son pas dans la neige,  sa mère aux mains si douces et son père au cœur tendre, le murmure des oiseaux et le chant de la rivière.

Au rythme de ses respirations, il reprit peu à peu conscience de son environnement. Quatre marronniers aux coins du square, environnés d’une myriade de fleurs colorées. Il retrouvait ses racines, au milieu de la nature.

-         Est-ce que ça va ?

Au son de cette voix, délicate et fluette, Merlin se retourna. Assise à ses côtés, une jeune femme. Avec un sourire, elle lui tendit un mouchoir pour essuyer son visage. Encore troublé, il le prit et le lui rendit.

-           Merci, souffla-t-il au bout d’un moment.

-           Vous êtes perdu ? C’est la première fois que vous venez ici ?

Habituellement il ne parlait pas aux inconnus.

Aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, une inconnue le regardait, se souciait de lui.

Sans qu’il n’y prenne garde, les mots se présentèrent sur ses lèvres.

-           Oui, je…dois me rendre à l’Académie royale. Pour les entretiens d’admission.

-           C’est sur ma route. Venez, je vous montre.

Elle se leva, il la suivit, émerveillé.

Il n’était plus un anonyme, noyé dans la foule. Il s’était accroché à une amarre et elle avait les yeux les plus doux du monde. Sous sa direction, il parcourut des rues ; elles commencèrent à lui devenir familières. Il avisa un café, décoré d’ancres et de cordages, une librairie consacrée aux arts de la table et un rémouleur, idéal pour affûter  ses armes.

Bientôt, trop vite, elle s’arrêta.

-           C’est ici, lui indiqua-t-elle en lui désignant une façade. Je vous laisse, bonne chance.

Il la regarda s’asseoir sur un banc, ouvrir un livre et lui faire un clin d’œil.

Un étau se desserra de sa gorge. Il huma  son foulard et se présenta à la guérite.

-           Bonjour, j’ai rendez-vous pour l’entretien d’admission. Je suis Merlin Nami.

Le soldat en faction lui sourit amicalement.

-           Bienvenue. Le bâtiment au fond de la cour, premier étage, la porte à droite. Bon courage.

Merlin remercia le garde d’une franche poignée de main et s’engagea vers le portail. Sur le fronton d’entrée, la devise de l’Académie royale : « Force et honneur. Camaraderie et Respect. »

Alors qu’il avançait vers son destin, il songea à un héros de roman, comme lui monté à une autre capitale. Comme lui, en son temps, il proclama « A nous deux, maintenant. »



La chambre des fils d'Ariane (Kate)

  

Plus tout jeune, enfin si, quand même, farci des lectures liées à mes études, la Carte du Tendre en tête, je chantonnais, heureux, insouciant, en cette fin novembre : "billets doux, petits soins, billets galants et jolis vers..." (Molière, IV, 1, "Les Précieuses ridicules")...

Toute la littérature courtoise m'accompagnait, je n'aurais qu'à trouver la tendre amie dont mon coeur rêvait depuis longtemps : jeune, belle, etc. Mes études de lettres m'avaient passionné mais, les années passant, il avait bien fallu se mettre en quête d'un emploi, à défaut d'une fiancée...

Aucune perspective pour moi, hormis le professorat pour lequel je n'avais aucune inclination.

Et donc, je vivais chez mes parents et mon loisir était les jeux de société que je pratiquais avec mes frères et soeurs, mes cousins, mes amis, mes voisins. Le fait est que je cherchais un boulot... La librairie m'aurait tenté mais tous les magasins contactés m'avaient refusé faute d'expérience, faute du diplôme "Métiers du livre", faute des deux... ou parce qu'ils ne recrutaient personne n'ayant aucun besoin de personnel, et en tout cas pas de moi...

Venant encore d'essuyer un énième refus, j'en touchais deux mots à la propriétaire du magasin chez qui j'avais mes habitudes pour découvrir un nouveau jeu ou pour en tester un quand elle organisait des séances de découverte. De façon tout à fait inattendue, elle m'avait proposé de l'aider à la période de Noël, se retrouvant seule en cette période de forte affluence, son mari étant parti l'été dernier avec l'apprentie coiffeuse du magasin d'en face...

Contactés par téléphone, mes parents, las de m'entretenir (et de m'appeler Tanguy), m'avaient supplié d'accepter illico presto ! Soit, un mois, un job provisoire, d'accord.

- Madame...

- Appelle-moi Ariane !

- Madame Ariane, à quelle heure je dois venir ?

- Thibault, à huit heures demain matin.

- Mais Ariane, vous...

- Tu me dis tu, Thibault, on va bosser ensemble.

- Ariane, tu...

- Oui, la boutique ouvre à dix heures mais il faut que je t'explique comment ça fonctionne.

- Bien sûr... j'espère que j'y arriverai.

- Déjà, Titi, tu connais tous les jeux, notamment notre jeu emblématique, le fameux "Labyrinthe" !

- Oui...

- Mais tu ne connais pas l'arrière-boutique, la réserve, les commandes, les livraisons, la caisse...

- Euh... non !

- Ne t'inquiète pas, on dirait un labyrinthe -je blague !- mais tout est rangé, je t'expliquerai comment t'y retrouver.

- Le soir, je finirai à quelle heure ?

- Dix-neuf heures, dix-neuf heures trente, ça dépend..

- Mais le dernier train, je vais le rater...

- Tu habites toujours chez tes parents à la campagne ?

- Ben oui...

- Pas de problème. J'ai le studio de mes fils au dernier étage. Ils sont partis en stage pour plusieurs mois.

- Mais c'est là où vous, enfin tu... habites ?

- Non, je loge juste au-dessus du magasin. Pour un mois, ça va te dépanner, ça sera gratuit bien sûr.

Et voilà comment, en entrant à Labyrinthe, j'ai baigné avec délices dans les jeux, trouvé un boulot, un logement au centre ville, une femme... Le bonheur, quoi !

 

Les beaux dégâts (Vegas sur sarthe)

 

 


Domaine de Versailles – (Samedi)14ème jour de janvier de l'an de grâce 1685

Alors Mazarin, combien de nouveaux dégâts ce matin ?”

Oh rien de bien méchant Sire, des beaux dégâts comme on dit en Espagne... un bronze fut décapité au parterre d'eau”

« Ces manants finiront par tout Me bousiller !”

Il est vrai Sire que depuis que le petit bosquet de la Reine a été ravagé, Versailles a perdu de sa superbe”

Laisse-moi m'occuper personnellement du petit bosquet de la Reine, veux-tu ?”

Euh... pardon. On aura leurs têtes à ces casseurs, Sire, on aura leurs têtes”

Je te paie une fortune pour quoi faire, Mazarin ? Il y a des jours où tu mériterais une calotte !”

Vous m'en offrîtes déjà une, Sire”


Très drôle ! Je t'en ficherai des offrîtes, moi. Chaque jour que Dieu fait, il me tombe une tuile, dans cette résidence bâtie par des propre-à-rien ! Je hais Versailles et ceux qui l'ont érigé”

Sire, hier j'ai justement fait mander Le Vau et Mansart et ils devront répondre de ces malfaçons”

Des malfaçons ? Tu appelles ça des malfaçons ? Des bassins qui fuient, des Grandes Eaux qu'on dirait le bidet de Marie-Antoinette, des bosquets ravagés, des étages en pente ?”

Tenez Sire, voici justement Le Vau et voilà Mansart ou lycée de Versailles”

Plait-il?”

Pardon Sire... ou vice et versa”

Ah vous voilà enfin !”


Euh... vieux carrosse que jamais, Sire”(Version 1650 de vieux motard que jamais)

Dites-moi Mansart, vous m'avez collé de l'occasion, de la récup, ça ne peut pas être du neuf ça ?”

Sur ma tête Sire, c'est tout en Leroi Merlin, garanti trois cent cinquante ans”

Quel roi Merlin ? Il n'y a qu'un seul Roi ici, c'est Ma Majesté !”

Euh... Leroi Merlin l'Enchanteur, Sire, c'est là où vos envies prennent vie, dit-on”

Ah oui ? Regardez dans quel état sont mes envies ! Ca s'écroule chaque jour un peu plus, et je parle même pas de Ma Galerie des Glaces. Même la Pompadour n'y veut plus mettre ses fesses.Ou bien c'est de la camelote ou bien vous avez fait monter ça par des maçons ibériques”

Euh... Sire, il est vrai qu'on a un peu privilégié les soldes mais au vu du budget dont nous disposions... c'était ça ou aller chez Casteau”

Epargnez moi ces détails sordides, Mansart.Budget ou pas, comment voulez-vous que je fasse visiter ça plus tard ? Vous connaissez des curieux qui visiteront des ruines ?”

Euh... en Grèce ils font ça très bien, Sire”

Et bien allez vous y faire voir, Mansart et Le Vau avec ... ou lycée de Versailles comme dit Mazarin”


C'est bien envoyé, Sire. Euh... pour les matériaux de réparation, j'ai ouï dire qu'il existe un moyen de commander en ligne”

Mazarin ! Dois-je vous rappeler qu'il n'y en a qu'un qui commande ici, c'est Ma Majesté !”

For sure, Sire. Votre Majesté peut désormais soi-même commander en ligne”

Et comment ça fonctionne, cette affaire ?”

C'est à la portée du premier quidam venu si je peux me permettre, Sire... on fait ranger les fournisseurs sur une seule et même ligne et on choisit celui qui fait la plus belle révérence ou celui qui crache le plus loin... c'est au choix”

Belle idée Mazarin ! Et bien qu'attends-tu ? Fais moi venir tous ces arnaqueurs... enfin, sauf ce Roi Merlin bien sûr”

Que votre Sire est bonne ”

Tu parles ! Dans cette turne il n'y a plus un parquet qui mérite d'être encaustiqué”

Justement Sire, voilà Le Nôtre”

Notre parquet ?”

'Non Sire... Le Nôtre, enfin le Vôtre... votre jardinier à la française”

Ah Le Nôtre, celui qui m'a fait un labyrinthe dont on ne sort jamais”

« Sire, nous sommes confrontés à des revendications salariales; de ce fait nous n'en voyons pas le bout »
« C'est bien ce que je vous reproche Le Nôtre ! Comment comptez-vous sortir de cette impasse ? »

« Sire, nous avons un plan B, une issue de secours en quelque sorte mais … hum ... il faudrait raser le petit bosquet de la Reine »

« Vous commencez à me chauffer avec ça ! Contez-moi autre chose »

Euh... Sire, il se dit hors de nos frontières que l'étiquette c'est devenu ringard et qu'il existe depuis peu des codes à bâtons *”

Des codes à bâtons *? Hum, et bien chaque chose en son temps, Mazarin. Pour l'étiquette on verra plus tard. Mais quel est ce grand fracas ??”

Euh... ça semble venir de votre Galerie des Glaces, Sire”


* code à bâtons : ancêtre du code barres

I'm having a dream (Nana Fafo)

 

912 - une histoire à dormir debout 


ronchonchon cochon au crochet court près de la mare au canard car il est poursuivi par un danger et tente de ce sortir de ce labyrinthe pour le défi du samedi 912

Ronchonchon raconte qu'il court près de la mare aux canards

Quelqu'un le poursuit...

Il se dirige vers la bibliothèque en nage.

Mais Kate a laissé son cerbère à crête rouge

en chien de garde devant la porte.

Le bougre, il est bien déterminé à ne laisser entrer personne !

Il menace de son journal roulé tous les passants.

Ronchonchon est toujours poursuivi.

Il décide de passer par une fenêtre ouverte pour se cacher dans la bibliothèque

entre 2 ouvrages à l'eau-de-rose, il devrait passer inaperçu.

Il y a des allées partout qui se croisent avec des détours et des culs-de-sac.

Comment va-t-il trouver le rayon à l'eau-de-rose ?

Ce serait plus simple de trouver celui à l'eau-de-vie !

Cherchant une cachette, il tombe nez à nez avec Boss le Yak !

Qu'est-ce qu'il fait là ?

Il semble délirant... il n'arrête pas de dire "mo mo mo mo mo"

Dans l'urgence, Ronchonchon l'amène avec lui pour sortir par la porte de derrière.

Depuis le COVID des portes par derrière sont apparues dans de nombreux bâtiments et la ferme de nana ne fait pas exception.

Au moment d'ouvrir la petite porte de derrière, Walrus apparaît, il rigole à gorge déployée...


Ronchonchon déclare :

« Encore un vrai sac de nœuds ce rêve, Doc, vous trouvez pas ? »


Le psy :

« Vous cherchez toujours la sortie ? »


Ronchonchon :

« Évidemment ! »


Le psy, montrant un sac rempli de Samatin :

« C’est pour ça que vous avez pris ce sac avec vous ? »


Ronchonchon :

« Quel sac ? Il n’est pas à moi, ce sac ! »


Le psy :

« Quelqu’un l’aurait oublié ou… ? »


Ronchonchon :

« Ça m’atteint pas ce que vous dites ! »


Le psy :

« Serait-ce votre sortie ? »


Ronchonchon se lève, prend le sac et s’en va.


Le psy regarde le divan en pensant :

« Intéressant. »

Il note quelques gribouillis sur son carnet.


Ronchonchon est chez son psy pour trouver une issue à son rêve de labyrinthe et de poursuite pour le défi du samedi 912



Mon labyrinthe (Lecrilibriste)

  

 

J’habite un labyrinthe
Planté de hêtres et de riens
Des hêtres qui poussent drus
Des riens que je ne connais pas
Mais que j’aimerais bien débusquer
Car ils me hantent
Et j’erre dans ses allées sans fin
Toutes les nuits
Pour trouver la sortie
Et je la trouve quelquefois
Quand je tire le fil d’Ariane
Que j’ai pensé à accrocher
A la clé de la porte fermée
Alors, c’est un éblouissement
Car je vois le soleil, la lune et les étoiles
Briller tous en même temps
Et s’embraser pour me saluer
Alors la vie lumineusement
Reprend ses droits

 

 

Défi #913

    Ne confondez pas avec la graffeuse, quoiqu'après tout, pourquoi pas...    Mystique