samedi 25 juillet 2026

Se sont recueillis au cimetière

 

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Walrus

Défi #934

  

 

  




  

  

 

Ont ouvert un trou dans le mur

 

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Tu voyages (Monsieur X)

  

 


À chacun son trou de serrure
Pour y tourner sa clé des champs,
Comme son revers de fourrure
Pour y protéger ses penchants.

Que caches-tu sous ta fourrure ?
À quoi ressemblent tes penchants ?
À travers ton trou de serrure,
Comment sont les soleils couchants ?

Tu ne dis vraiment pas grand-chose...
Mais tu voyages, ça se voit.

À chacun son trou de serrure
Pour s'évader dans ses hors-champs,
Comme son revers de fourrure
Pour s'y protéger des méchants.

Me caches-tu, sous ta fourrure,
Bien d'inavouables penchants ?
À travers ton trou de serrure,
Côtoies-tu des gens plus touchants ?

Tu ne racontes pas grand-chose...
Mais tu voyages, ça se voit.

Et moi, et moi, et... moi sans toi,
Je me fais des films, je suppose...

Tant pis pour moi.

 
 

 

Pas encore tout à fait amnésique. 23, Le Portugal (Joe Krapov)

 




Par les trous de sa mémoire
Il arrive qu’on aperçoive,
Au sommet d’une colline,
Des jardins labyrinthiques,
Une église aux murs tout blancs,
Un ciel immensément bleu
Et ce n’est même pas l’Italie ni la Grèce.

Par les trous de sa mémoire
On entre dans l’inconnu :
On est en Lusitanie, autant dire au Portugal !

En matière de vexillologie on se souvient que le drapeau est divisé en deux rectangles : une partie verte à gauche et une partie rouge à droite par-dessus lesquels un motif circulaire compliqué représente une couronne de galette des rois vue de dessus et dessinée par un type qui aurait abusé du Porto Cruz.

On sait peu du Portugal. On voit bien sa forme rectangulaire posée à l’Ouest de l’Espagne, sous la Galice. Les habitants sont lusophones, ils ont traversé l’océan pour « donner » leur langue aux habitants du Brésil et de la saudade aux habitantes du Cap-Vert, notamment à Cesaria Evora. Et pourtant Alphonse Allais a décrété « Ce n'est pas parce que les Malais sont laids, les Portugais gais, les Colombiens bien que les Espagnols sont gnols ».

Du Brésil et du Portugal on a retenu surtout les noms de deux footballeurs mythiques, Pelé et Eusebio, qui s’illustrèrent pendant la coupe du monde de 1966 mais les gens sont comme moi aujourd’hui, ils s’en footent ! D’ailleurs, si on a retenu ces deux noms-là, ce n’est pas pour s’en servir, c’est juste pour s’enconcombrer la mémoire !

La capitale du Portugal est Lisboa soit Lisbonne. Ses habitants sont appelés Lisboètes et voilà une rime qu’elle est riche quand ton alexandrin se termine par « poètes » ! Le fleuve qui coule dans cette ville s’appelle le Tage, le relief est accidenté et de beaux tramways colorés brinquebalent le long de ses petites rues montantes.

On se souvient qu’il y a une université à Coimbra, que le pays a été victime d’une dictature d’un nommé Salazar et que de ce fait il y eut un temps une vaste émigration des Portugais vers le Nord de l’Europe. On a donc connu des bonnes espagnoles, des maçons portugais et Linda De Souza qui a fait un carton avec sa valise. En matière de chansons, c’est très simple : au Portugal elles n’ont que deux accords, Fa et Do. On appelle cela le fado. Exemple avec Amalia Rodrigues et sa chanson la plus célèbre chantée, magnifiquement, en français, « La Maison sur le port ». Il existe aussi une reprise par Sanseverino.

« Avril au Portugal » est une chanson qui était en vogue dans les années 50, bien avant ce 25 avril 1974 et sa révolution des oeillets qui a rétabli la démocratie dans ce pays.

Un autre tube du siècle dernier s’intitule « Les Lavandières du Portugal » et j’aurais bien voulu vous l’interpréter pour tenter de masquer mon inculture à propos de ce pays européen mais quand je suis vacances, j’ai encore moins le temps que le reste de l’année. De fait, je me souviens juste du vinho verde que l’on servait dans un restaurant portugais que nous avons fréquenté un temps à Nantes !




P.S. Complément par Wikipédia :

- C’est au Portugal que réside le fameux anticyclone des Açores qu’on a vu représenté à l’arrêt par Plonk et Replonk

- Une autre danse célèbre dans ce pays est l’an dro de Madère

- Parmi les Portugais célèbres on compte Luis Rego, Vasco de Gama et Magellan qui semble être le plus large des trois.

- Parmi les Portugaises célèbres, il paraît qu’il faut compter aussi – et pas pour des prunes ! - la brune Lio.

Des p'tits trous, des p'tits trous... (Walrus)


Marvão, un trou dans un mur avec vue sur un jardin paysager,  à quoi ça peut bien servir ?

Vous voulez voir la vue inverse ? 

Yaka demander, voilà : à gauche de la poterne d'entrée du château-fort il est ce trou.



Au moins, à Edinburgh, il avait une autre utilité que le côté paysager :

 

C'est pas canon, ça ? Avouez que ça en jette !

 

Comment ça, je suis un boulet ? 
Vous êtes durs, les gars ! (non, je ne mets pas au féminin...)

 Bon, ben, ça va, je retourne dans mon trou...

  


 


LE CHATEAU DE MARVAO (François)

  

 

le chateau de Mavao

 

Près de la frontière espagnole sur un promontoire.

Est le château de Marvao,

Point stratégique, qui a laissé sa trace dans l'histoire.

Du Portugal, c'est le point le plus haut.

 

Le lieu était un plaisir à visiter,

J'avais marché le long des ruelles pavées,

De maisons blanches bordées,

Pour monter jusqu'à la citadelle.

 

Le spectacle était des plus beaux,

Le village était magnifique,

Les vestiges romains d’Alentejo,

Témoignaient d’un grand passé historique.

 

Après avoir fait le tour du village,

Attablé du côté des remparts.,

Devant un agneau rôti et du fromage.

 

Du jour, j'avais admiré son départ,

Le coucher de soleil dans la plaine,

Était d'une grande splendeur,

Il fait partie des souvenirs que j'aime,

Chaque fois j'y pense je suis épris de bonheur.



Ouverture sur un paysage (Laura)

  

 

Ouverture sur un paysage,
Variante de la fenêtre en art,
Comme ouverture sur le monde 

Alors qu'Alberti, en 1435
Assimilait le tableau
A une fenêtre sur le monde 

Je ne suis pas une théoricienne
Mais j'assimilerais la photo,
Cette photo comme ouverture sur le monde 

Le monde, paysage, genre longtemps nié;
Juste un fond de tableaux d'histoire
Ou de portraits 

Le paysage du défi du samedi
Comme ouverture des fenêtres
Sur un matin d'écriture

 

VOIR AUTREMENT MAIS VOIR ENCORE (Marie Sylvie)





Il y a des instants où ma vue se dérobe.  
Je ne sais jamais exactement quand cela va arriver :  
Parfois c’est un éternuement
Parfois une toux
Parfois un geste trop vif que mon corps n’a pas eu le temps d’anticiper.  
Alors tout se brouille
Tout se mélange
Comme si le monde glissait derrière un voile mouvant.

Je reste immobile.  
Je laisse les secousses passer.  
Je laisse mon rachis brisé décider du rythme.  
Je laisse mes yeux retrouver leur courage.

La nuit mon coussin orthopédique me tient la tête comme une main bienveillante.  
Le jour mes lunettes deviennent des passerelles entre moi et ce qui m’entoure.  
Je vis avec cette fragilité
Non comme une ennemie
Mais comme une compagne exigeante qui me rappelle chaque jour que rien n’est acquis 
Surtout pas la lumière.

Et puis il y a ces moments où une image me parvient intacte.  
Où la netteté revient comme une grâce.  
Où le monde soudain cesse de trembler.

Cette photographie de l’Église perchée m’a fait cet effet-là.  
Elle est apparue sur mon écran comme une respiration profonde.  
Une arche de pierre
Un jardin taillé
Un clocher blanc
Et derrière
Les montagnes bleutées qui semblaient veiller sur tout.

Je l’ai regardée longtemps.  
Pas seulement avec mes yeux 
Mais avec ce qu’il me reste de vision intérieure
Celle qui ne se brouille jamais.

Dans ce paysage j’ai senti quelque chose se stabiliser en moi.  
Comme si la pierre
Le ciel
Les lignes nettes du jardin venaient me dire :  
《  Tu peux encore voir.  
Tu peux encore recevoir.  
Tu peux encore être touchée. 》

Je me suis imaginée là-bas.  
Sous l’arche.  
Dans la lumière.  
Le vent sur ma peau.  
Les cloches qui résonnent doucement.  
Les silhouettes minuscules qui deviennent des présences discrètes.

Je marchais lentement
Comme on avance dans un rêve où rien ne fait mal.  
Je touchais les haies taillées
Je montais les marches
Je posais ma main sur la pierre chaude de l’Église.  
Et dans ce contact
Je sentais le monde se remettre en place.

Ma vue fragile ne m’empêchait pas de voir.  
Elle m’apprenait à regarder autrement.

Cette photographie
Entourée de noir
M’a rappelé que la vue n’est pas seulement une fonction du corps.  
C’est une manière d’être au monde.  
Une manière de recevoir ce qui se présente.  
Une manière de laisser la beauté entrer
Même lorsqu'elle doit passer par des chemins plus étroits.

Je vis avec une vision qui vacille
Mais je vis aussi avec une sensibilité qui ne faiblit pas.  
Et parfois une image comme celle-ci  
vient me rappeler que malgré les secousses
Malgré les flous
Malgré les nuits difficiles
Il existe encore des endroits où la lumière insiste.

Et ces endroits je peux les voir.  
Je peux les sentir.  
Je peux les aimer.

Même avec mes yeux fragiles.  
Même avec mon cou brisé.  
Même avec le monde qui tremble parfois.

La beauté trouve toujours un chemin jusqu’à moi.




Par le petit bout de ma lorgnette, j’ai vu … (Lecrilibriste)

  

 

Perchée sur un piton rocheux
Une abbaye blanche dans le ciel bleu
Et un jardin à la française
Frais come une aube d’été
Descendant en cascades
De buis bien taillés au carré 

Dans ce jardin édénique
S’élevait l’arbre centenaire
Abritant d’ombre bénéfique
Les plantations alchimiques
De quelques plantes aromatiques
Alignées dans des pots de terre 

Une odeur d’encens parfumait l’entrée
Se mêlant diffus aux fleurs distillées
De gentiane et de marjolaine
Sauge, lavande et centaurée
Et encore d’autres variétés
En grand secret recette gardée
Pour fabriquer l’élixir d’une reine

 

 

En mode procédé artistique (Kate)

  

Ah ! Le cadre naturel qui encadre le paysage ! Procédé artistique dont on a usé et abusé mais qui marche si bien et qui n'est pas sans me rappeler les cartes postales (oui, des trucs qu'on s'envoyait autrefois quand on partait en vacances)... Sans aller rechercher dans mon stock de cartes postales (en tous genres), je vois dans mon rayon "régional" un agenda 2015 (que j'avais reçu et jamais utilisé mais conservé car recelant pas mal d'informations locales).

On n'a pas hésité à utiliser ce procédé en version plutôt "feuille déchirée" qui dévoile des mystères ou des merveilles (mais que fait ce visage, hein ?).

Ce procédé focalise l'attention et il est tentant de l'utiliser en photographie et j'en ai quelques-unes tant en ville (depuis la salle d'attente du dentiste)

qu'en pleine nature (depuis la gare de site où l'on attend le Panoramique des Dômes)...

Enfin, je conclurai pas une photo prise au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne (la dernière fois où j'y suis allée en avril 2018).

Oeuvre de Daniel Dezeuze, membre fondateur du mouvement Supports/Surfaces (non, ce n'est pas un gag !).

Sur le plan formel, Claude Viallat, membre du même groupe, résume leurs travaux :

"Daniel peignait les châssis sans toile,

moi je peignais des toiles sans châssis

et Saytour l'image du châssis sur la toile".

Le cadrage, c'est essentiel, on est bien d'accord ! D'ailleurs, en ce mercredi 22 juillet, mon éphéméride vient comme en écho...  à ce propos "photo" !

Merci Walrus pour cette photo si inspirante ! Espagne ? Portugal ?

 

Embrasse ton destin (Nana Fafo)

 

Ce samedi c'est surveillance et message du destin.


Pattes de renard au crochet orange et noir posées sur un muret, avec vue sur un village perché, texte 'Planqué aux premières loges


C’est par le petit bout de la lorgnette qu’il observait ce qui se tramait, 

au loin, dans ce village perché de perchés.

Il avait toujours aimé observer pour préparer ses sales coups.

Patiemment.

La vengeance est un plat à tarte qui se mange aux températures froides.


C’est Ronchonchon qui l’avait engagé.

Il devait lui faire un rapport de situation chaque semaine.

Ça faisait des mois qu’il planquait.

Il en avait appris des choses sur ce village 

et surtout sur les fermes alentours, 

celles d’Yvanne et de Nana Fafo 

et c’est cela qui intéressait Ronchonchon. 

Il allait enfin avoir des détails croustillants sur toute la ménagerie… 


C’est pas très moral tout ça ! 

Il irait se confesser à l’église des pêcheurs perchés pour se faire tanner le cuir !

Tout en pensant tout bas : 

“J’en ai marre ! Va au diable avec tes bons yeux qui rient”


Pendant ce temps, Nana revenait de sa séance chez le Doc.

Le petit rituel de fin de séance lui avait apporté un message du destin en image : 

L’été, lorsque tu te reposes sous les lauriers, le danger guette… 

Ce n’était pas la première fois qu’elle piochait cette carte.


Jeune femme souriante assise sur un canapé en cuir, deux cartes sur la table dont une citation de Shakespeare, texte 'Le destin, carte sur table





samedi 18 juillet 2026

Défi #933

 

 


 

Se sont fait prendre en main

 

Attention !  

 

Nous avons constaté Kate et moi que malgré le fait que le nombre d'articles à afficher ait été porté à 30, Blogger limite d'office la quantité d'octets affichée. Donc, si certaines participations prennent une quantité plus importante de mémoire, la totalité des participations ne peut alors pas être affichée sur la page d'accueil et il est donc impossible d'y accéder en "scrollant".

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Laura ; Nana Fafo ; Walrus ; Joe Krapov ;

Marie Sylvie ; Kate ; Julien ; François ;

Monsieur X

 

 

En mode design (Kate)

  

Samedi matin, depuis quelques heures je réfléchis à la photo du défi... Une main, un siège, un siège en forme de main, une sculpture... Bizarre autant qu'étrange mais forcément prévu pour être inspirant.

Un oeuvre artistique de plein air qui ne manque pas d'interpeler l'anthropologue le primatologue qui sommeille en moi de passage puisque le pouce, hein quid du pouce ? Si on a bien les cinq doigts sagement alignés (et formant dossier), le génial "pouce préhensible" (parce qu'opposable) n'est pas représenté mais dénié (oui, l'art a tous les droits, d'accord !)...

En ce samedi matin, exceptionnellement (du fait d'un empêchement mercredi dernier), j'ai rendez-vous chez mon coiffeur.

Je monte à l'étage, à fond les ventilos, cool ! Je m'apprête déjà, par réflexe, à ouvrir le tiroir aux magazines quand ma voisine de droite repose celui qu'elle avait en mains. Formidable !

C'est celui que je lis (quand il n'est pas pris) tous les mois quand je viens ici : "Elle Décoration" : photos, rêve, déco, luxe, évasion, détente... J'arrête de me casser la tête avec le défi de ce matin, c'est décidé !

Mais dès les premières pages, un fauteuil, et pas n'importe lequel !

Je dégaine illico mon portable et hop ! Et puis, au fil des pages (qui parfois souvent, ne montrent rien d'intéressant), des hommes fauteuils comme s'il en pleuvait ! Et pas des moindres, quelques exemples :

Je vous partage ce moment et je laisse de côté une piste qui me tendait les bras faisait de l'oeil : le mot "armchair"... et toutes les figures géantes de statues magnifiques qu'on m'avait envoyées de Thaïlande.

Mais tiens, côté design, revoyons mon livre "Chairs",

et concluons avec "Joe" !

 

 

Jeux de mains, jeux de vilains ? (Joe Krapov)

  

 
Il nous faut dès demain
Ou dès aujourd'hui même
Faire l'éloge des deux mains
En un poème.
 
Sans elles, pas de salut romain,
Pas de "Ugh" pour le chef indien
 
¨Pas de cornes à l'unisson
pour les hardrockeux de Clisson
 
Pas de serrement de paluches
Entre Bardella et Méluche
(Y en eut-il seulement ?
Y en aura-t-il jamais ?)
 
Plus personne sur le chemin
Qui aille le cœur sur la main 
 
A trop déjeuner sur le pouce
Pierre qui roule n'amasse pas mousse
 
Plus moyen de tout réussir
Les doigts dans le nez
 
Exit l'infâme doigt d'honneur
Marquant mépris en do majeur
 
Plus de mano a la mano
Entre les dopés du vélo
 
Plus question, sur la mer calmée,
De roupiller à poings fermés
 
Mirabeau à voix de rogomme
Qu'aurait-il prononcé, cet homme,
Dans la salle du jeu de paume ?
 
Désemparé le pape Alex
N'eût mis aucun livre à l'index
 
Plus de vae victis au gladiateur vaincu,
Plus aucun like sur internet
La main de "Touche pas à mon pote"
archivée dans les oubliettes
(mais n'est-ce pas déjà le cas ?)
Plus personne pour obéir au doigt et à l'œil
 
Nul n'en viendra plus aux mains
Plus de menottes pour les menottes
Plus de bises sur les mimines,
Plus de claque dans les théâtre
Finis les applaudissements 
Et les colères poing levé
 
Plus question de main aux fesses ou pire encore
Pour Pas-Trique Bruel et consorts
Mais de bons coups de pied au cul :
Il y en eut tant et tant de perdus
Que pour compter tous leurs méfaits
Les doigts de vos deux mains ne suffiraient jamais.
 
***
 
Et pourtant…
N'est-ce pas sans les mains
que sur son vélo de minus
La Vénus de Milo réussit le prodige
De devenir célèbre
A la force du poignet ?
 
Sans la main plus de Fatima,
Plus de masseur, plus de culotte et plus de zouave au pont de l'Alma,
Plus de signe de croix, plus de Ponce Pilate,
D'allégeance à Hitler ou à Mussolini
- plus de verre de Martini ! -
 
Comment prendre un enfant ? se demande Yves Duteil
I wanna hold your… What ? questionnent les Beatles.
 
Que doit-on demander de la demoiselle aimée
A ceux dont on espère
Qu'ils deviendront nos beaux-parents ?
 
Imaginez-vous un monde peuplé de manchots empereurs ?
De gens qui n'ont pas quatre bras ?
 
Sauf à se mettre le doigt dans l'œil
Plus personne ne mettra la main à la pâte,
Ne donnera de coup de main en cuisine,
Plus aucune chanson sur les mains des femmes,
Quelles soient ou non dans la farine.
 
Plus de jeu de main chaude, 
Plus de bonne main aux cartes.
 
Et comment signifier : "Pouce !
Ce texte est vraiment trop long !"?
 
Seule peut-être la mort
Sait mettre un poing final à cette maladie ?

 


 

Se sont recueillis au cimetière

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