samedi 22 mars 2025

Ont peut-être préféré guincher...

 

 


 

TOKYO ; Walrus ; Marie Sylvie ; Kate ; Adrienne ;

Lecrilibriste ;

Défi #865

   

Un petit truc au top :

  

Zénith

  

 


 

 

Se sont frottés à la mafia japonaise

 

 


 

 

Walrus ; Marie Sylvie ; Kate ; Cavalier ; 

Joe Krapov ; Yvanne ;

Du sang et des fleurs (Yvanne)

   


Je ne connais pas le Japon à part peut être à travers quelques lectures. Bien sûr je citerai d'abord la dame au chapeau Amélie Nothomb avec son admirable (pour moi) « Stupeur et tremblements » et d'autres romans comme le non moins admirable : (Ni d'Eve ni d'Adam) où elle évoque avec humour ses années d'enfance puis ses amours dans son pays d'adoption. D'autres auteurs m'ont emmenée peu ou prou vers « l'Empire du soleil levant » comme Aki Shimazaki, Haruki Murakami (Kafka sur le rivage) Julie Otsuka avec ce livre que j'ai beaucoup aimé : « Certaines n'avaient jamais vu la mer » et ce tout petit livre que j'adore et que je garde de Hiraide Takashi « Le chat qui venait du ciel ». Puis il y a les haikus de Sôseki notamment. Voilà à quoi se résume ma culture japonaise !

Je ne manquerai pas d'évoquer les images d'Epinal  - justement – à travers les estampes japonaises, les cerisiers en fleurs, le mont Fuji, la cérémonie du thé avec les très belles geishas à la chevelure opulente noire-corbeau, les samouraïs etc...Je n'oublierai pas les sumos, personnages fascinants pour mon pays le grand Jacques. Il se rendait souvent au Japon à titre privé et rencontrait ces hommes qui le nommaient « Shiraku »

Les sumos m'amènent tout naturellement à évoquer les yakuzas puisque ces sportifs d'un genre spécial tremperaient plus ou moins dans le crime organisé des yakuzas, la pègre japonaise. Ces derniers se reconnaissent à la première phalange de leur petit doigt coupée, voire davantage selon des pratiques bien définies ainsi qu'à leurs multiples tatouages. Mais tout mafieux qu'ils sont leurs institutions relèvent pour eux du sacré. Ils obéissent à des rituels, à leur chef et font preuve de loyauté entre eux. C'est du moins ce que l'on en sait. Et surtout un code d'honneur les régit. Je tiens à préciser que de nos jours, l'honneur est le dernier souci des malfrats qui nous tuent à l'arme blanche sans vergogne. Mais nous voilà ici dans le domaine de l'éternelle polémique sur la moralité et la justice et la moralité DE la justice. Laissons cela.

Je vous parlerai plus volontiers de ce que je connais un peu mieux sur la culture japonaise et qui est autrement plus agréable : l'art du bouquet, l'ikebana ou « la voie des fleurs » Il se trouve que je fréquente depuis plusieurs années un atelier d'art floral et justement cette semaine c'est à cela que nous allons travailler. C'est merveilleux de créer avec presque rien de la beauté, de l'élégance. Même si nous ne respectons pas à la lettre la philosophie japonaise, mettre en valeur les branchages, les tiges autant que les fleurs nous anime. En disposant mon bouquet avec le plus d'harmonie possible sur mon kensan j'ai un peu l'impression de faire de la sculpture végétale et je trouve cela passionnant.

L'ikebana de ce jour à l'atelier floral :

 



Yakuza un vieux coup de fatigue ! (Joe Krapov)

 

 ​

1

Il y a plein de judokas

Qui s’affrontent sur le tatami.

 

Il y a plein de jolies geishas

Avec des kimonos de soie.

 

Elles pratiquent l’ikebana,

Taillent et retaillent le bonsaï.

 

Refrain 1

Et puis arrive le samouraï,

Serviteur du pire de l’Empire,

Briseur de révoltes,

Pilleur de récoltes,

Heikegani honni que l’on rejette à l’eau !

 

 


2

Il y a plein de lolitas

Qui s’trémoussent au karaoké.

 

Il y a une palanquée d’ados

Qui se retrouvent au dojo

Pour pratiquer l’aïkido,

Le judo, le jiu-jitsu

Et donnent du sashimi à leur tamagotchi.

 

Avoir des tas de yens rend zen,

On n’a plus à s’faire de sushis

Mais on voit très peu de Rennais

Suivre l’indice Nikkei sur leur laptop aux Lices.

 


 

Refrain 2

Et puis arrive le yakuza,

Criant « Banzaï ! »,

Qui défouraille,

Qui tire dans le tas

Comme s’il était un samouraï

Des temps modernes

Chargé d’occire les mangakas

Aux dessins de camions si ternes.



 

Moi aussi, Pépé le moka,

Je préfère Taka Takata

Mais je n’en fais pas tout un plat !

On ne discute pas goûts et couleurs,

On n’assassine pas les bobines !

Je ne transforme pas Mishima

En yokitori cuit vapeur

Ni Akira Kurosawa

En miso à l ‘hémoglobine !

 

3

Lorsque les sakura sont blancs

On joue au go ou au shogi,

On sudokute,

On Paramounte au mont Fuji

Les yeux tout scintillants d’étoiles

D’avoir aimé Miyazaki !



 

Il y a des sumos gavés de tofu,

Des tortues Ninja qui prennent le maki,

Des karatékas qui ne cassent pas des briques

De bons acteurs de kabuki

Et des actrices qui disent « No » ;

Le haïku, jugé trop long,

Est remplacé par l’émoji !

 

Refrain 3

Et puis arrive le tsunami !

Hokusai n’est plus notre ami !

Mac Mahon vous l’avait prédit :

« Kendo ! Kendo ! »

Et Marguerite l’avait écrit :

« Faites barrage au Pacifique ! 

Il fond comme un vautour,

Causant dégâts catastrophiques,

Pires qu’Hiroshima, mon amour ! ».


 

4

Il y a des vieux bonzes qui prient,

Les yeux sur la porte shinto

Où pendent les kakemonos

Sur lesquels des fans ont écrit

« Que soit honnie Yoko Ono ! »




 Il y a des tas de gamins qui plient

Des papiers de couleurs jolies

Pour fabriquer des animaux

Et faire un zoo d’origamis.

 

Refrain 4

Et puis voilà Fukushima qui se ramen

Et plonge le pays dans la peine,

Le nucléaire qui nous rend verts 

En rejetant l’eau chaude à la mer !

 

Mais pourquoi donc autant de haine

Au pays du soleil levant ?

Franchement !

Yamamoto Kakapoté ?

Yamonoto Kadératé ?

Hirohito Katrépassé ?

Fujimori Kékondamné ?

Le Pérou n’est plus c’qu’il était ?

 

Tout cela ne donne qu’une envie :

Si tu veux demeurer en vie,

Si tu ne peux plus saké les cons,

Redeviens Hikikomori 

Et fais comme le cousin Gaston !

 

Allonge-toi sur ton futon,

Relis tes vieux Hara-Kiri

Et souris si, à l’occasion,

Tu parviens à kamikazer

Dans ton Défi du samedi

Tous les mots du logorallye !

 

Yakusa yapluka yakafocon (Cavalier)

   


"Femme des années 80, mais femme jusqu'au bout des seins... (Histoire vraie)"

Haïku :
Geisha, petit chat
Deux papillons dans tes yeux
S’envolent vers moi ... 

Quand, dans quelques années, le premier de mes petits enfants rentrera à la fac, je me souviendrais - avec des regrets nostalgiques frissonants dans les yeux, dans les oreilles et même sous le palais - de cet ancien et si lointain voyage au Japon que je fis à l’occasion de l’écriture de mon mémoire de fin de licence.*

  Chercher la femme ...  À Kobe, au japon où je viens d’arriver, j’ai commencé à étudier les yakusas par l’intermédiaire d’une des grande famille de la pègre locale, l’une de celles qui contrôlent de nombreux restaurants. En général, ici, en 1981, les femmes ne sont pas intégrées à la mafia. Elles œuvrent complètement dans l’ombre. C’est donc par cette petite porte sombre que je compte entrer discrètement dans l’organisation Yamaguchi-gumi pour l’étudier. J’aurais pu essayer de l’infiltrer discrètement, mais je me suis vite rendu compte que ici au Japon j’étais blanc. De plus mon japonais s’est vite lui aussi avéré trop basique. Mon anglais trop shakespearien. J’ai donc décidé de mener mon enquète tout simplement déguisé en touriste.

Hier j’ai jeté mon dévolu sur la jolie Yuki, la fille de Fumiko Taoka, la femme d’un célèbre grand parain récemment décédé. Naturellement. Elle travaille comme geisha au grand restaurant Yakiniku Okatora Sannomiya.

  Hier là-bas, on a discuté longuement. Les yeux dans les yeux. Je crois qu’entre nous le courant est passé comme sous la caresse soyeuse d’une torpille électrique marine. Aujourd’hui je lui livre mon dernier haïku, écrit rien que pour elle. Elle lit. Je sirote mon saké ... Elle lit ... Elle sourit. Ce matin tôt, à l’hôtel luxueux Hokura, bien campé face au front de mer sur mon  minitel j’ai utilisé l’IA pour traduire mon haïku et mon poème en japonais. Traduire n’est pas le mot juste, non, c’est mieux que cela. L’IA est entrainée jusqu’à ses couches neuronales cachées les plus profondes, par mille rétropropagations magiques des poids jolis, entrainée des milliards et des milliards de fois, et encore, dans toutes les langues, elle les posséde en parallèle. Telle un apôtre envoyé, sur les lignes télephoniques, polyglote de la pencôtes, habité par les langues de feu apostoliques. Envoyées. Donc j’ai demandé en traduction un japonais, simple, bien envoyé direct et poétique. Mais ça ramait. Grave. Dru. Trop. J’ai cru que mon minitel-famicom chauffait un peu. Mais pourtant j’ai bien récupéré mon listing à la réception de l’hôtel. Parfois il y a un peu de fumée sans feu ! Ouf ...

  Je lui lis mon poème, amoureusement dans mon plus beau japonais. Lyrique. Je suis rapidement entouré par ses trois frères, patibulaires mais presque, armoires à glace yakusa, grand format, tatoués comme des consignes vivantes d’oncle walrus. Ha les beaufs ! Je me remémore rapidement mes vieilles prises de judo enfantines... Tatami, Tai Otoshi et Ippon Seio Nage ... Action !

  Je me réveille à l’hôpital Minatojima Minamimachi. Quand je serai rétabli, je prendrai le prochain avion. J’ai un plan B pour mon mémoire de licence : La modification de la flore et de la faune du Périgord, suite à l’immigration en 1925 de plusieurs familles bretonnes dans le pays. Ce sera moins poétique, mais bon ...

_____________________
* Licence poétique, il va s’en soi
......
....
..
.
______
芸者、
小猫 目の中の二つの蝶
私に向かい飛ぶ

Haiku romaji :
Geisha, koneko
Me no naka no futatsu no chou
Watashi ni mukai tobu

Geisha, thou kitten fair
Within thine eyes two butterflies dost dare
Flit toward me there ....

.
.

C'est un pseudo, ça ! (Kate)

   

- Sakura.
- Quoi ?
- Sa-kou-ra.
- Ah ? C'est quoi ?
- Un Japonais.
Je peux l'inviter ?
- Au chalet ?
Tiens les clés.
- Merci.
- Il est beau ?
- Oui.
Je ne l'ai vu qu'en photo.
- Ah ! Il a un beau sourire ?
- Je ne saurais dire...
- Et ses yeux ?
- Je ne l'ai vu que de dos.
- Et tu ne connais que son pseudo ?
Tu veux que je reste avec Roger ?
- Non, on va se rencontrer...
en secret.
- J'aurais dû m'en douter...
- Il me l'a fait jurer.
- N'hésite pas à nous appeler.
Montre-moi...
Ah ! Je vois !
Les fleurs de cerisiers...

Sakura !
Mais le serpent tout entier
et le masque noir...
Il est tatoueur ?
- Yakuza.
- Connais pas !
Mais, chère Élise,
ta passion pour Venise ?
- Terminé le Rialto,
maintenant c'est Tokyo !
- Adieu Giuseppe ?
- Maintenant c'est André !
- André Sakura ?
C'est un pseudo, ça !

 


DU TATOUAGE AMATEUR AU RÊVE VÉTÉRINAIRE : UNE HISTOIRE PLEINE D'AIGUILLE ET D'IRONIE (Marie Sylvie)

 

  




Un jour, dans une petite ville paisible, une adolescente pleine de talent artistique et dotée d'une grande imagination, décide de jouer les tatoueuses improvisées. Armée de son briquet, de son aiguille à coudre noircie, et de son courage, ou peut-être de son imprudence,  elle commence à tatouer de magnifiques initiales représentant les éléments sur son propre avant-bras. Elle se dit qu'avec son art, elle pourrait même se faire un peu d'argent de poche. 

Un soir, alors qu'elle s'entraîne sur un ami qui voulait un petit tatouage discret d'un poisson, une rumeur se répand :

                    ATTENTION ⚠️
UN NOUVEAU GANG A ÉMERGÉ EN VILLE !

On parle d'un  "clan redoutable"  tatouant ses membres avec des symboles mystérieux. Cette rumeur devient si folle que certains commencent à chuchoter que cette jeune tatoueuse est en réalité la cheffe d'un tout nouveau groupe Yakuza clandestin. 
La situation devient incontrôlable lorsqu'un vétérinaire en ville, surpris par le talent de la jeune fille, lui demande si elle peut l'aider à tatouer les animaux. 
Par peur, les habitants s'imaginent déjà des chiens et des chats recrutés dans ce soi-disant gang, portant des tatouages intimidants comme des griffes croisées ou des dragons miniatures. 

Pris de panique, un voisin décide d'alerter la mairie :
-" Ils tatouent même les poissons rouges ! Je les ai vu ! C'est un gang d'aquarium maintenant !"

Finalement, lorsque la jeune artiste explique aux autorités locales qu'elle fait tout cela simplement pour s'amuser, gagner un peu d'argent pour financer ses études vétérinaires, et surtout sans la moindre intention criminelle, un inspecteur la regarde, perplexe, et lui dit :
-" Vous savez, jeune fille,  vous avez tout pour être un chef de gang mais vous avez choisi  ... les stages en clinique vétérinaire  ? ... Ironique, non ?"

Et pour couronner le tout, lorsque le stage arrive, elle se retrouve à retirer ses propres tatouages :
-" Pour être vétérinaire, il faut bien savoir manier l'aiguille ... mais pas forcément sur son propre bras !"


MORALITÉ :
Parfois nos passions nous mènent dans des situations improbables mais c'est souvent là que réside le charme de la vie. 


 

En un passé lointain (Walrus)

   

Vous connaissez mon admiration pour le petit Marcel et son grand œuvre, n'est-ce pas ? (sinon, attention, je vous explique !)


Au temps béni où c'était cette chère MAP qui se chargeait de trouver le sujet de la semaine (#286), elle avait proposé l'image d'un livre où l'on voyait une demoiselle errant dans une forêt d'arbres en papier.


Image qui m'avait évoqué les aventures d'Albertine, la recluse.

Comment ? Vous ne voyez pas qui c'est ? Vous n'auriez pas lu plus loin que l'épisode de la madeleine vous non plus ?!

Pas grave, sachez simplement que cette demoiselle meurt d'un accident de cheval. 

J'avais inventé un épisode où son aventure ne finissait pas aussi tragiquement et où intervenait un yakuza !

Si si (non pas Sissi, ça c'est une autre histoire de fille à cheval), vous en aurez la preuve en suivant ce lien.

Désolé pour ceux qui l'ont déjà lu, mais j'ai comme une slaptitude aujourd'hui... 

Oui, je sais, j'aurais pu vous pondre ne serait-ce qu'un petit acrostiche sur  ce yakuza.
Mais c'est facile de dire "yaka", vous avez vu les lettres ?

 

samedi 15 mars 2025

Défi #864

   

Mais non, pas jacuzzi,

   

Yakuza

  


 

Se sont plongés dans le paranormal (ou pas)

 


 


 

X-files (Adrienne)

   

Les premières années de Madame dans l'enseignement, le dossier de l'élève se composait d'une simple fiche avec ses nom, prénom, date de naissance et les coordonnées de ses parents.

S'il venait au secrétariat se plaindre d'un mal de tête, il recevait une petite aspirine, il ne fallait pas l'accord écrit des parents pour la lui donner.

Dans les années 80, Madame n'avait aucun élève avec des allergies et elle ne savait pas encore que la dyslexie existait.

Puis les dossiers se sont étoffés: il fallait désormais pour chaque élève une "chemise" comportant des tas de papiers indispensables, des attestations, des autorisations... et on a commencé aussi à y ranger tout ce qui concernait la "discipline".

Quand on est passé au dossier digitalisé, c'est devenu tout à fait impressionnant: chaque fait quotidien y est conservé.
Chaque retard, chaque absence, les justifiées et les non justifiées, dans de merveilleux graphiques en couleurs.
Chaque résultat obtenu, de chaque année, chaque observation écrite par un prof à propos d'une interro, d'un devoir, d'un examen.
Ce qui a été dit aux conseils de classe ou lors d'entretiens avec les parents.
Des dossiers médicaux, parfois lourds.
Des dossiers de suivi psychologique ou autre.

Bref, Madame comme prof ne voulait même pas savoir où habitaient ses élèves ni quel métier faisaient les parents, de peur de leur coller une étiquette, et comme coordinatrice elle gérait les dossiers où il y avait tout, tout, tout, tout, tout...

Tout, c'est-à-dire trop.

Et trop, c'est trop.

 


Le Syndrome de la lettre x (Joe Krapov)

 


- Non mais allô, quoi ? Au secours, le FBI ! Il y a un phénomène étrange qui est arrivé sur le Défi du samedi. Il faudrait que les agents très spéciaux, Dana Scully et Fox Mulder, viennent enquêter ! Ça se passe sur la proposition de Défi n° 863.

- Un instant, Monsieur, je me connecte pour vérifier. Vous appelez bien à propos de X-files ?

- Oui, c’est ça, X-files.

- Je ne vois rien d’anormal ou de paranormal là-dedans.

- Comment ça, rien de paranormal, là-dedans ? Vous vous fichier de moi ou quoi ? J’ai vérifié : ça ne fait référence à rien d’autre qu’à la série télévisée américaine !

- Oui, bien sûr. X-files est bien une série télévisée américaine de science-fiction en 218 épisodes de 43 minutes, fondée par Chris Carter et diffusée entre le 10 septembre 1993 et le 21 mars 2018 sur le réseau Fox. Et alors ?

- Comment ça, « Et alors ? » ? Ça veut dire qu’il y a de la porosité entre les deux mondes séparés ! Ce thème n’a rien à faire là. On n’a pas le droit de nous demander d’écrire sur ce sujet-là !

- Et pourquoi donc ?

- Mais enfin si on commence par accepter ça, vous vous rendez compte de ce que ça implique ? Bientôt on va nous demander d’écrire sur « Bureau des légendes », « Doctor Who » « Thierry la Fronde » « Zorro » « Raspoutine ». Et pourquoi pas « Talleyrand » « Gérard Depardieu » ou « Pie VII » ?

- Je ne comprends pas, Monsieur. Vous désirez porter plainte ? Contre qui ? Contre quoi ? Voulez-vous bien décliner votre identité ? Je transmettrai vos griefs à notre service contentieux.

- Larousse Pierre, lexicographe. On n’a pas à mélanger les noms propres et les noms communs dans un dictionnaire ! Et puis tant qu’à faire, j’aimerais que vous enquêtiez sur la disparition des pages roses.

- C’est fait, ça, Monsieur. Le latin a été déclaré langue morte par décret de l’empereur Donald 1er le 12 août 2025. De plus l’augmentation des droits de douane de 200 % sur tous les objets de couleur rose en provenance de l’étranger et même du sol américain fait que nous manquons de papier de cette couleur. De là l’interdiction d’utilisation de ce coloris.

- Mais on est en France, ici ! Cela ne nous regarde pas, Thierry !

- Vous rigolez ou quoi ? La sécurité est mondiale, nous sommes vos protecteurs, nous décidons ce que bon nous semble pour l’ensemble de la planète. Votre demande d’intervention est rejetée.

L’Intelligence artificielle raccroche. Sa voisine du standard, madame Lia 238682 lui demande :

- C’était quoi, cette fois ?

- Encore ce foutu syndrome de la lettre X. Il y en a toujours qui pètent les plombs quand le vocable proposé n’appartient pas aux deux cents mots qu’ils ont dans leur vocabulaire courant !





Croissez et multipliez-vous, remplissez la terre et l'assujettissez (Cavalier)

 

Rencontre du troisième type

 

  Le liquide primitif commençait à refroidir. Des objets célestes tombaient du ciel et s’enfonçaient dans l’océan, apportant des sources de vie. Des êtres microscopiques nageaient dans tous les sens. Une croûte commença à se former. Des montagnes se dressèrent. Des bestioles étranges prirent possession du sol sec. Ils se multiplièrent et mutèrent sans façon. 

  Comme on dit habituellement, deux minutes avant le présent, l’intelligence apparut. De nombreuses guerres eurent lieu. Et régulièrement à la moindre secousse sismique toutes les constructions en briques s’écroulaient. Mais bientôt la dissuasion s’acheva de guerre lasse. Enfin les ingénieurs trouvèrent une solution élégante pour consolider les bâtiments.

  Tous les problèmes matériels et logistiques étaient résolus. Mais des pensées telles que - Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Pourquoi ? - étaient toujours présentes.

  Zut ! C’est l’heure. Mon café est encore froid. Même avec mon petit doigt levé, il a du mal à passer. Et cette peau étrange qui grouille sur le lait refroidi me laisse comme un arrière goût amer dans la bouche ...

 

 

X c'est l'inconnu (Walrus)

  
Oui, j'ai emprunté comme titre un de ceux que notre amie Adrienne utilise à intervalles réguliers sur ce blog qu'elle alimente d'un billet quotidien avec l'implacable régularité d'un métronome (même que si jamais il en manque un un matin, je la vois immédiatement emplafonnée sur un platane avec sa voiture ou agressée par une tribu d'australopithèques patibulaires sur une plage de  la Mer du Nord).

Donc, elle a parfaitement raison : X, c'est l'inconnu !
Et ça s'applique aux deux sexes, puisqu'en algèbre, X, c'est l'inconnue.
Et y a pas que ça : les rayons X par exemple, (un de mes ex-domaines de compétence) ils s'appellent comme ça parce que quand Röntgen les a découverts, il ignorait (presque) tout de leur nature.

On peut donc supposer, sans en avoir vu un épisode, que la série X-files tourne autour de phénomènes inconnus et, effectivement, elle parle de dossiers d'enquêtes non résolues où sont intervenus des phénomènes incompréhensibles, "paranormaux" prétend l'un des personnages.

Chance, tu vois qu'au lieu de fichiers X on aurait eu des films ! Je te dis pas l'embrouille pour une petite lettre de rien du tout! 

Pour moi, le X, plus qu'un inconnu, c'est surtout un problème : c'est déjà la quatorzième fois que je dois dégoter un truc débutant par X ! Vous en connaissez beaucoup vous de mots qui commencent par X ? Et je vous parle même pas des trois voisines de ce caractère, là tout au fond de l'alphabet : W (pour celui-là je vais devoir finir par donner de ma personne, m'demande bien ce que vous raconteriez !) Y, Z !

Tu t'étonnes qu'après ça, j'ai des airs d'Xtraterrestre ? 

 

Étrange...ou pas ! (Yvanne)

   


Je ne vous présente plus mes voisins Paulo et Jacky dont j'ai raconté ici même les aventures. Je ne sais pas comment s'y prennent ces deux là mais il leur arrive toujours des choses extraordinaires. Tenez, pas plus tard que samedi dernier...

P - Au fait Jacky puisque tu es là tu vas m'accompagner chez Louis.
J - Eh ho je suis venu pour l'apéro. Pas pour aller chez Louis. Qu'est ce que tu veux aller faire chez Louis ? Il est revenu de la maison de retraite ?
P - Non justement. Tu sais comment sont les gosses. Toujours à fouiner à droite et à gauche...
J - Et alors ?
P - Ben figure toi que ce matin ils vadrouillaient à Cantegril. Ils m'ont raconté qu'ils ont vu la porte ouverte chez Louis.
J - Qu'est ce qu'ils sont allés faire chez Louis ? Ils sont entrés ?
P -Je leur ai pas demandé mais quand même il faut aller voir. Louis est un con mais ça m'embêterait que sa baraque soit cambriolée. Si c'est le cas j’appellerai les flics.
J - Mais il fait nuit et il pleut. Ça peut pas attendre ? Et puis t'as pas besoin de moi.
P- Écoute. Tu es là. On y va.
J - Bon. T'as toujours le dernier mot. Partons tout de suite. On prend ma voiture. Au retour, je te dépose et je file. La Josette va encore se demander ce que je fabrique.
P -Tu me fais rigoler avec la Josette. Elle te sert souvent de prétexte. Moi je suis sûr que moins tu es à la maison mieux elle se ...
J - La ferme Paulo. Je me barre.
P - Non attends. Je plaisante. C'est parti.

Effectivement il fait un temps à ne pas mettre un chrétien dehors. Les phares du 4/4 de Jacky trouent la nuit. Ils se garent en bas du village de Cantegril et suivent à pied sur 100 mètres le chemin caillouteux qui mène à la masure de Louis.

P- J'ai jamais mis les pieds ici la nuit. Il faut être un sauvage comme Louis pour vivre dans ce coin. C'est mortel. Brrrr. Regarde un peu ces sapins noirs devant la maison. On croirait des fantômes. Et c'est quoi ces loupiotes en dessous ? Quelqu'un est là. Ça s'allume et ça s'éteint. Il faut partir. Vite.
J - Mais qui a voulu venir ici ? Ma parole Paulo ! Tu as la trouille. C'est pour ça que tu m'as demandé de te suivre hein ? Pétochard ! Tu as voulu venir on reste. Allez. Les loupiotes comme tu dis, c'est des feux follets sur la mare. Louis m'en avait souvent parlé.
P- Ouais mais je te jure que ça fout le frisson. Tu sais ce que disait ma grand-mère ? Ce sont les âmes d'enfants morts sans baptême qui réclament des prières. Et puis ce silence. Et par moment ces rafales de vent qui fouettent les arbres. Puis plus rien. Il me semble reconnaître les ricanements de Louis. Il nous surveille j'en suis sûr.Tu penses pas qu'il avait des pouvoirs ?
J - Des pouvoirs ? Quels pouvoirs ?
P- Ben on le disait un peu sorcier...Moi, je n'avais pas confiance. Je me suis toujours méfié de ce type.
J - Foutaises. Dépêchons. J'ai pas que ça à faire. Pousse la porte qu'on voit de quoi il retourne.

Paulo s'approche prudemment et appuie sur la porte en effet entrouverte. Elle grince et frotte le sol en émettant un bruit lugubre. Le bonhomme fait vivement un pas en arrière alors que Jacky pénètre résolument dans la cuisine en l'éclairant avec sa lampe torche. Un vrai taudis mais ils ne sont pas surpris. Subitement la porte claque violemment derrière eux. Paulo se fige.
P - Y a quelqu'un Jacky. Foutons le camp. On va prendre un mauvais coup.
J - C'est un courant d'air, idiot. Toi tu as trop regardé X-Files.
P - Tu n'entends pas ces bruits en haut ? Filons. Je te dis que quelqu'un se cache ici.
J - Eh bien on va voir. Suis moi.
P - Ah non ! Je suis pas fou moi. Je sors.
J - P'tain Paulo ! Tu m'embarques dans cette expédition et tu te défiles ? Bravo ! Ah t'es courageux !

Pendant que Paulo regagne l'extérieur la tête dans les épaules Jacky grimpe les quelques marches qui mènent à l'étage. Il n'est quand même pas très gaillard et s'est muni d'un manche à balai qui traînait par là. Avec sa torche il inspecte chaque recoin de la pièce qui servait de chambre à Louis. Et quelle chambre ! Ça empeste la bête sauvage. Il s'arrête. Des grattements, un objet qui roule soudain derrière le lit l'alertent. Il faut avouer qu'il n'est pas trop rassuré mais il veut en avoir le cœur net. Il déplace le grabat avec son bâton. Et là surprise ! Sur un morceau de couverture une famille de loirs a élu domicile. Ils le regardent de leurs petits yeux noirs, claquent des dents et poussent des cris stridents.

Jacky rejoint Paulo.
P- Alors ? J'ai entendu crier. Tu as vu quelque chose ?
J - Il y a du monde oui dans le gourbi de Louis. On reviendra demain matin pour régler ça.
P - Bon sang. Je le savais. Si c'est des revenants on demandera au curé de nous accompagner.
J - J'y crois pas. T'es vraiment relou mon pauvre Paulo. C'est juste une famille de loirs qui s'est installée sur la paillasse de Louis.
P - Bon. Moi j'y touche pas mais je connais le remède : pour les faire partir on n'a qu'à enterrer deux crapauds vivants devant la porte.
J - De mieux en mieux ! Allez allons nous coucher. J'en ai assez entendu pour aujourd'hui. Et sors toi toutes ces conneries de la tête que ça va te rendre fada.



Madame « X » (Lecrilibriste)

   

 

Madame « x » a stoppé devant la vitrine du bottier
Ou trône une paire de bottes d’une rare élégance
Des bottes pour parcourir au moins sept lieues et plus
Sans se fatiguer en marchant sur des nues
Voulait-elle voir le prix resté caché ?
Voulait-elle la hauteur de talon vérifier ?
S’assurer que d’autres couleurs existaient ?
Personne ne le sut
Mais brusquement elle s’est penchée
Vers la vitrine pour mieux regarder
Bing ! Bang ! sa tête a percuté
Sur la vitrine si propre, si claire, si bien nettoyée
Qu’on ne la distinguait plus !
Ouf ! ni la tête, ni la vitrine ne se sont cassées
Mais vexée, ulcérée, mortifiée
Et sans les bottes reluquées
Madame « X » a filé sans se retourner !

 


Avec la plume et le masque (Kate)

   

X-Files cet inconnu... Comment, je ne sais pas, mais oui je suis passée à côté de cette série. Peut-être plus intéressée par les rendez-vous avec Mr X sur France Inter, peut-être moins attentive aux séries à cette époque.

J'avais tant aimé les séries cultes telles les "so British" : "Chapeau melon et bottes de cuir" ("The Avengers"), "Amicalement vôtre" ("The Persuaders") et les si californiennes  : "Colombo" (génial le coup de voir le crime au début et de remonter le fil !) et "Pour l'amour du risque" ("Hart to hart") entre Bel Air et Beverly Hills...

Et puis j'étais passée (comment fut-ce possible ?) du si sérieux et si peu glamour Inspecteur Barnaby que je n'ai découvert qu'à l'occasion du confinement du printemps 2020 et qui m'a emportée en Angleterre dans ces jolis petits villages où tout va si bien... en apparence !

X-Files avec un duo de si beaux personnages et un sujet qui me passionne : comme ça m'aurait plu ! Fait étrange ou fait exprès, je viens tout juste de voir hier soir sur Arte "Rencontres du troisième type" de Steven Spielberg. Oui voir car je ne l'avais jamais vu... Voilà, il est quatre du matin ce samedi (un peu trop tôt pour un réveil) et je découvre ce sujet... troublant.

Steven Spielberg qui fait jouer François Truffaut ! Déjà une étrangeté mais quel plaisir de le voir jouer, d'entendre sa voix et puis **** sur le programme télé... Enfin, après la diffusion il y a quelques semaines du film qui raconte son enfance, "The Fabelmans", envie de le retrouver derrière la caméra dans un tout autre genre.

Voilà, bien loin de X-Files, enfin non, pas du tout !

Je signe, non pas de la pointe de l'épée mais avec la plume et le masque !


Ont peut-être préféré guincher...

      TOKYO ; Walrus ; Marie Sylvie ; Kate ; Adrienne ; Lecrilibriste ;