Un jeune homme pour son anniversaire,
Invite copines et copains,
Avec l'approbation de père et mère,
La fête va bon train.
Ses parents lui ont laissé la maison,
Le groupe se sent vite libre,
Il s'exalte avec raison,
On peut croire que certains sont ivres.
Elle est si grande l'exaltation
Que sont commises quelques bêtises.
Qui créent quelques jubilations.
Qui a cassé le vase de Venise ?
Il y eut des réponses humoristiques,
Des rires gras et hilares.
Ainsi va cette jouissive pratique.
La maison est mise à sac sans crier gare.
Et la fête devient jubilatoire,
Avec des conséquences qu’il faut croire,
Qui vont entrainer bien des déboires.
Joie de participer à
Un tournoi de bridge de
Bien s'entendre avec son partenaire
Imaginer les mains des adversaires
Lancer les enchères
Atterrir à un contrat valable
Tabler et faire un top
Inventer plusieurs plans de jeu
Opter pour l'un d'entre eux
Ne pas jubiler ouvertement
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Le mot m'est passé par la tête et je vous l'ai filé. Ben oui, je suis comme ça, je suis un peu comme un de nos anciens premiers ministres de l'immédiat après guerre dont la devise était "J'agis, puis je réfléchis !" (Achille se prénommait-il).
C'est au moment où j'ai cherché une illustration au mot que j'ai commencé à avoir des doutes. Je n'ai trouvé que des scènes de liesse exubérante, avec de petits bonshommes qui sautent et s'agitent dans tous les sens !
Pendant plus de quatre-vingts ans j'avais toujours pris le mot au sens d'un sentiment de joie certes intense, mais intérieure. Un de ces trucs qui vous met le cœur au chaud, une béatitude, une satisfaction qui s'auto alimente mais pas jusqu'à l'explosion.
Mais voilà : tous les dicos sont contre moi, alors...
Bah, c'est pas très grave, c'est pas tous les jours que j'éprouve ce sentiment non plus...
L'important, c'est qu'il soit là, au diable son nom !
C'était samedi déjà ! Il était presque dix neuf heures.
La semaine était passée très vite avec tous ces dossiers à traiter.
Un collègue n'aurait pas été de trop.
Il manquait un formulaire au dernier dossier à clore,
le plus important, l'accord du client et sa signature.
Il se dirigea vers le placard et ouvrit le classeur du client.
Quand
Il ouvrit le placard , il y eut comme une explosion de couleurs et de
cris de jubilation venant de je ne sais où, accompagnés de confettis et
de ballons.
Il ne se savait pas pourquoi ils étaient là, ni ce qu’ils
célébraient exactement. Ce n'était pas une fête, ni un succès
particulier.
Et dans cette parenthèse enchantée, la jubilation devenait un langage universel, parlé à coup de rires et de bras levés.
Il avaient l'impression de rêver , d'être dans une autre dimension, il était ahuri, presque figé sans savoir comment réagir !
Devenait il fou à travailler sur ces dossiers ?
Soudain, derrière lui, ses deux enfants, les bras tenant des ballons multicolores couraient vers lui heureux comme jamais !
Sa femme se tenait dans l'embrasure de la porte avec un regard malicieux…
-Tu n'as pas oublié n'est ce pas ?
- Mais oublié quoi ?
Les enfants riaient , sautaient de joie, sa femme venait l'embrasser.
La tête collée à son bureau, il se réveilla en sursaut…
Non
cette année non plus , il n' avait pas oublié mais le rêve le rappela à
sa triste réalité. Voilà déjà neuf ans que tous les ans, il se rend au
cimetière sur la tombe de sa femme et ses deux enfants, tous les trois
décédés lors de l'attentat de Nice un quatorze juillet...
Seul son travail l'aidait à survivre...
Seul son travail l'aidait à survivre...
Non il n'a pas oublié et n'oubliera jamais..
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