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samedi 3 mai 2025

Ont posté leur Missive

 

 



 


TOKYO ; Marie Sylvie ; François ; Lecrilibriste ; Kate ; 

Yvanne ; Cavalier ; Walrus ; Joe Krapov ;

Pas encore tout à fait amnésique. 16, Épistolier, épistolière (Joe Krapov)

 

Je me souviens de Théophraste Epistolier. C’était un des pseudonymes d’Yves Frémion. Il l’utilisait dans les colonnes du magazine "Fluide glacial". Il signait aussi Les Frères L. et D. Corson de Rojayheart et Yves Frémion de la Fermez !

Je me souviens de la marquise de Sévigné qui a écrit des tonnes de lettres à sa fille qui était partie habiter dans le Sud, à Grignan, sans doute pour échapper aux incessants bavardages de sa mère. Manque de bol il y avait déjà à l’époque un embryon de poste. Pas moyen de savourer en paix le petit travail tranquille qu’elle s’était trouvé dans un cadre plus ensoleillé et plus luxueux.



Je me souviens d’avoir visité et ce château de Grignan et ce château des Rochers près de Vitré d’où la marquise « Tout va très bien sauf que ...» écrivait chaque jour, juste avant de sortir à cinq heures pour promener son chien qui était une chienne.

Ah la la ! Pauvre Marie (de Rabutin)-Chantal ! Comme tu aurais été heureuse aujourd’hui à l’heure du forfait illimité et des groupes WhatsApp ! Et comme eût été malheureuse sa fille Françoise, croulant sous les notifications !

Je me souviens que « Les Liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos sont un roman par lettres. Je ne l’ai jamais lu ni n’ai vu les adaptations cinématographiques tirées de cette intrigue au « pitch » bizarroïde. C’est un peu comme « Mademoiselle de Joncquières » en plus puissant ?

Je me souviens des « Lettres persanes » de Montesquieu avec Rica et Tartempion mais j’ai eu besoin d’aller demander à Madame Wikipe comment s’appelait Tartempion parce que j’avais oublié qu’il était Usbek. « Il est où l’Usbekistan ? demande le canard Donald. Si ce n’est pas trop loin, je l’envahis pour piquer ses métaux précieux et installer une Riviera à la place !». Cette oeuvre pose la question fondamentale : comment peut on être Persan, hypermnésique et ne pas bombarder un jour ou l’autre son voisin de palier ?

Je me souviens de « Monsieur le Président, je vous fais une lettre » de Boris Vian. La chanson s’appelait « Le Déserteur » et il y a sans doute débat pour savoir s’il – le déserteur - n’aura pas d’arme et qu’ils – les gendarmes- pourront tirer ou s’il en a une et qu’il sait s’en servir.

Je me souviens que Renaud Séchan a repris la formule dans une de ses chansons mais je préfère oublier ce qu’il en a fait. Du reste j’ai oublié ce qu’elle raconte. Les délires autour de « Tonton » Mitterrand sont déjà hors d’âge et hors de propos. J’ai lu pas plus tard qu’hier qu’il avait déclaré à propos de Serge Gainsbourg : « Par son amour de la langue et son génie musical, il a élevé la chanson au rang d'un art qui témoignera de la sensibilité d'une génération ».

"Je t’aime moi non plus", "Guerre et pets", "nazi rock", "Sea, sex and sun", "Les Petits boudins", "Lemon incest" ? Ne généra-tionna-lisons pas quand même !

Par contre je me souviens qu’« En relisant ta lettre » est un chef d’oeuvre d’écriture et d’humour et que le poinçonneur des Lilas ne voit briller, dans son ciel de faïence… que des correspondances !



Je n’ai évidemment lu que des extraits de l’Épître aux Corinthiens de Saint-Paul, ceux qui sortent de la bouche de mon théologien modèle réduit préféré, Linus Van Pelt dans les « Peanuts » de Charles M. Schulz. Je me suis aussi beaucoup régalé des lettres de refus d’éditeurs reçues par Snoopy et des nombreuses cartes de Saint-Valentin qu’on lui adresse alors que Charlie Brown peut se brosser ce jour-là. Messieurs, n’attendez jamais rien des petites filles rousses ! Elles veulent toutes devenir femmes de lettres ou critiques à Télérama pour mieux dénoncer ce pas rigolo de Pierre Perret qui n’a rien fait qu’à se moquer des postières.

J’ai bien ri aussi avec les jeux de lettres de George Sand et Alfred de Musset, sans être certain qu’elles ne soient pas des canulars commis par d’autres : 

Évidemment, qui dit lettre dit lettre anonyme et du coup ça renarde très vite le corbeau du côté de chez Clouzot (Henri-Georges, pas l’inspecteur !)

Je me souviens encore un peu d’une « Lettre à la petite amie de l’ennemi public n° 1 » de Jacques Higelin et de Dame Poupoune, la reine du polar, qui aurait pu nous la chanter parce qu’elle la connaissait par coeur comme toutes les chansons de son Jacquot adoré.

Je me rappelle bien « Écrire à Rimbaud ?» une série de lettres que j’ai pondues en 2017 et publiées sur le Défi du samedi et à laquelle le poète carolomacérien n’a jamais répondu. Quel malotru, celui-là, alors !

Je pourrais terminer en chantant « Ma chère maman je vous écris que nous sommes entrés dans Paris », la lettre du Pelot d’Hennebont, un genre de comique troupier précurseur très prisé en Bretagne où l’on adore aussi « La Blanche hermine » mais j’ai assez écrit de mal comme ça déjà des Tri Yann cette semaine.

Pour les ceusses et celles qui aimeraient les chants militaires du genre « Aux armes, etc. » la voici :



Épître de Walrus aux Samedien·ne·s

   

Bien-aimé·e·s sœurs et frères en écriture,

  

Ne vous laissez pas abuser par le titre, le CNRTL est formel (remarquez la rime interne) : ceci ne saurait en aucun cas être considéré comme une épître.

En effet, lettre est le terme général ; épître au contraire est plus particulièrement réservé aux lettres des auteurs anciens (les épîtres de Cicéron par exemple) ou aux lettres en vers qu'on adresse à quelqu'un.

Alors, dites moi franchement : j'ai une tête à écrire des vers ?  

Bien sûr que non !
 

Et tout aussi franchement : j'ai une tête d'auteur ancien ?

   (Qui qu'a toussoté ?)

Donc, c'est définitivement plié : je ne serai jamais un auteur d'épître, un épistolier donc.

 

Ah ! ...

Y aurait peut-être un espoir...

J'ai découvert un petit alinéa en bas de page : épître ne peut être employé au sens d'une lettre banale que par dérision.


Et  la dérision, ça c'est dans mes cordes ?

Non ?


Épistol’hier de demain (Cavalier)

   

 

Le mot Épistolier ! Mince, une fois dites les mille banalités sur la différence entre une épître et une lettre, une fois vous avoir fait voyager loin au profond du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, oui, bon ... alors, mais quoi dire de plus encore ? 

Aïe ! Encore une fois de plus, un trou noir sur page blanche ! Je ne vais pas vous le refaire : ce film des proverbes et dictons disparus. Ce feuilleton de mes dictionnaires. Et celui des synonymes, aussi. Des recueils de nouvelles et de légendes ibéro-bretonnes ... Et puis tout un récit tarabiscoté grave en boucle ? Infinie ? Encore ? Non. Car cette fois, j’ai vraiment eu de la chance. Oui.

Étais-ce une question de protocole ad-hoc pour une fois, toujours est-il que mon Smartphone temporel fonctionna pendant dix longues minutes.

J’en profitais pour surfer dans le futur d’une semaine sur le défi du samedi prochain pour voir ma participation sur Épistolier. Curieusement il y en avait une. Je fis un copié-collé rapide just’avant la fin du bon fonctionnement. Houf ...

Donc je vous poste la participation :

"

J’ai écrit ce poème en imaginant la réponse à une lettre d’un commandant de vaisseau de guerre à sa femme.

 

Mon marin

 

« L’amer dit la guerre,
Fantôme, et fige tes mots
Au bonhomme hiver. »

Mais, rien qu’une lettre de septembre :

Mon pacha, en ton vaisseau
Sur la nuit noire,
Écoute mon histoire.

Sans toi,

Je suis transie.
Sous le soleil, le milieu du jour
N’éclaire plus la garrigue,
Il fond sur les tombeaux,
Les couvrant de roses.

Sans toi,

Plus de parfums,
Plus de couleurs,
Les bruyères fanées éloignent les carabes,
Plus un son, plus un chant.

Le fils d’Henri taille des sifflets,
En silence.
Juste l’église, au lointain,
Qui résonne.
Louise se tait, écoute.

Sans toi,

Juste mes larmes,
Juste les flots,
Loin des marées guerrières,
Ici à l’arrière.
Calme écume de l’agitation si lointaine.

Mes yeux se ferment.
Juste un éclair,
Par toi dévêtue,
Sans toile, sans toi, sans voile,
Délaçage si doux du gréement, pays sage,
Défaite.

Mon cœur s’entrouvre,
Enfin.

Commandant impassible, sans fin,
Paisible autant qu’à son bord,
L’été revient,
Abreuvé de l’amer,
D’eau salée, de sang et de larmes,
D’odeur, de saveurs, à l’envie,
Loin des naufrages,

Je suis la mer …

"

_________________

En même temps, que je dors mal, depuis ! J’ai trouvé ce texte, je l’ai copié, recopié et posté, ici. Vous le lisez. Certes. Mais qui l’a pondu ? Et le poème ? Je n’en sais rien !

Je regrette aussi, les numéros du lot(t)o, que j’ai omis de regarder tant que j’y étais ! Pfff ...

....

..

_______________________________________

En ton vaisseau sur la nuit noire, écoute mon histoire ... Je suis la mer.

 


À Madame la Marquise de Sévigné, à la grâce de Dieu. (Yvanne)

   

Ma chère Marquise,


Oserai-je m'entretenir avec vous comme avec une amie ? J'ai trop de respect pour votre personne pour avoir cette audace. J'aimerais simplement que ma lettre vous soit une distraction dans l'ailleurs où , je présume, vous étourdissez les anges par votre talent.

Je n'affûterai pas ma plus belle plume d'oie pour vous écrire. Me croirez vous ? Ces volatiles ne sont plus plumés par de diligentes mains mais par des machines barbares qui les dépouillent en un rien de temps. Ah ! Je vous devine : vous étouffez un petit rire discret derrière votre main joliment gantée de blanc. Je ne vous ferai cependant pas l’offense d’utiliser ce moyen moderne que l’on nomme informatique pour m’adresser à vous. Il reste encore, fort heureusement, un peu d’encre au fond de mon encrier.

Je suis allée à votre rencontre à Grignan où tout parle encore de vous. Je pensais si fort à vous qu’en levant le front, je crus vous apercevoir derrière le carreau de votre chambre. Vous étiez penchée sur votre écritoire et entreteniez une conversation écrite avec l’un de vos nombreux amis, épistoliers fervents tout comme vous. Tantôt sereine, tantôt triste ou amusée, vous laissiez “trotter votre plume la bride sur le cou” pour narrer avec esprit et impertinence les potins du jour.

Il faut que je vous parle du grand malheur qui s’abat sur notre Terre. Il parait que notre planète va à vau-l’eau. Enfin, c’est ce que l’on dit. Je crains en effet que le mal soit profond mais je pense, quant à moi, qu’il faut savoir en toute chose raison garder. Aperçoit-on le ventre blanc d’un poisson qui dérive au milieu de la rivière, ce sont les phosphates des lessives qui l’ont tué; un oiseau gît, raide et ébouriffé au bord du chemin, il s’est nourri de graines empoisonnées par les pesticides des agriculteurs. Les abeilles meurent et nous aussi. Quoi de plus naturel au fond ? Toute mort nous semble suspecte et nous voudrions être éternels. La cryogénisation n’étant pas encore tout à fait universelle, nous devons nous contenter de notre sort de mortels et je dirais : tant mieux ! Je ne suis pas certaine que des resserres à congélateurs agrémentent mieux le décor que nos cimetières où au moins il y a quelques fleurs.

Bien sûr, nous commettons de graves erreurs dans nos façons modernes de vivre et la Nature se venge sans doute. Au lieu d’agir sagement comme nos pères, nous sommes invariablement entraînés dans un tourbillon qui nous fait consommer à outrance et pour essayer de remédier à cela, nous tentons quelques gestes dits “bons pour la planète “. Bein entendu, cela ne suffit pas. Alors, on nous culpabilise, on nous tyrannise, on nous accable, on nous vilipende tant et si bien que nous marchons sur la tête. Le progrès dans tous les domaines nous libère et nous assujettit tout à la fois. Savez vous que nous avons mieux que l’hippogriffe dont vous parliez avec humour à votre fille pour voyager ? Les carrosses de vos périples se sont transformés en voitures automobiles dont les chevaux pétaradent au lieu de hennir.

Je vais aussi vous rapporter la chose la plus surprenante, la plus extraordinaire, la plus époustouflante, enfin la plus abracadabrantesque - non, ma bonne, vous ne connaissez pas ce vocable : il fut inventé par un ancien Président de la République mais je gage que vous l’auriez adopté - donc, la nouvelle la plus curieuse qui soit. Nous avons inventé, figurez-vous des oiseaux qui vrombissent dans le ciel et nous transportent à travers le monde en un rien de temps. Pour nous déplacer nous disposons également de longs serpents qui filent sur des rails à vitesse grand V. D'ailleurs on les nomme TGV. Je suis certaine que vous auriez apprécié ces moyens de locomotion : vous qui vous languissiez de votre fille et deviez endurer des jours et des jours de voyage éreintant pour la rejoindre.

Un inconvénient cependant : nous n’avons plus le temps d’admirer le paysage. Ce dernier, d’ailleurs aurait de quoi vous surprendre. Les éoliennes se sont substituées aux moulins à vent et nos paysans ont déserté les champs, remplacés par de gigantesques monstres rouges ou verts qui semblent aller seuls à travers des étendues dépourvues de haies. Me croirez vous ? Le blé ou autre céréale ou bien encore les légumes ne poussent plus dans certaines terres. A leur place, ma chère, d'immenses étendues de panneaux bleuâtres. On appelle ceci l'électricité photovoltaïque, produite à partir du soleil. C'est ingénieux n'est ce pas ?

Mais voilà ! Il faut compter avec la pollution occasionnée - entre autre - par toutes ces choses nouvelles. Et le climat ? Nous voici en pleine querelle d’experts pour savoir s’il faut vraiment parler de réchauffement climatique. Enfin, ma chère, nous voici cul par dessus tête et l’avenir semble bien morose, tant nous semblons aller de Charybde en Scylla.

Ah il est une chose dont je ne vous parlerai pas tant elle me dépasse. Il s'agit de l'intelligence artificielle. Comment la matière grise – innée - peut elle être fabriquée me demanderiez vous ? Marquise : je ne sais pas mais je dois bien en convenir : cela existe !
Et les voyous des grands chemins ? Les coupe jarret ? Avec la fameuse informatique dont je vous entretenais plus haut, ils sont dépassés. Nous devons lutter maintenant contre les cyber attaques. L'ennemi est ici invisible et néanmoins tellement nuisible !

Mais brisons là, Madame. D’aucuns, comme Monsieur Proust, diraient que j’ai assez “fait ma Sévigné”. Ah ! une dernière chose cependant. Voyez vous, malgré nos technologies modernes et sophistiquées, nous n’avons pas encore réussi à communiquer avec l’au-delà. Et cela me chagrine quelque peu. Je n’ai pas peur de mourir, non, mais j’aimerais savoir ce qui se passe là haut et surtout si l’on s’y divertit. Un petit billet de votre plume serait le bienvenu. Je vous laisse le soin de choisir votre messager. Adieu donc, Marquise . Votre éternelle admiratrice.


Invitations aux voyages (Kate)

   

 

Cher Louis,
(non, pas Guy)
Tant de lettres envoyées
tant de réponses attendues
tant d'espoirs déçus
tant de rêves éclatés
Tant de messages reçus
tant de missives adorées
tant de ruptures imprévues
tant de retours à la réalité
Tant de temps a passé
Tes précieux mots toujours gardés
Tes photos souvenirs de notre vécu
Trésor infini à jamais tu
Tu m'écrivais poste restante
(comme Raphaël)
Puisqu'une camarade me volait tes lettres
(oui, elle, appelons-la "elle" !)
Mais nous avons continué à être
Des amoureux en salle d'attente
Séparés un certain temps
Il y a si longtemps

(Tu aimais les Doors, Patti Smith, Môrice Bénin,
Bernard Lavilliers, Jacques Higelin...
Bruce Chatwin,
Jerome Charyn...)

 


Talent épistolaire (Lecrilibriste)

   

La plume surfe sur la page
Trace un sillon sur le papier
Griffonne alerte et vive,
Des traits, des signes qui font des mots
Fil d’Ariane entre toi et l’autre
A qui tu racontes une histoire
A qui tu livres un secret
A qui tu demandes un avis
A qui tu racontes la vie
A qui tu délivres un message
Tu donnes une information
Tu offres une proposition
Tu énonces une protestation
Tu les lances spontanément ces mots
Ils vagabondent libres, indépendants
Remplissent la page blanche
Issus du cœur en un rien de temps
Comme l’herbe pousse au printemps
Ou tu les choisis précisément, minutieusement
Car les mots pèsent de toute la force
Dont ta pensée les charge
Ils prennent du relief, de la puissance
Ils ont des muscles d’acier
Les mots qui claquent et qui font mal
Et tuent plus surs qu’un coup d’épée.
Et puis il y a les mots d’amour
Que tu écris dans un élan de vérité
Et que tu jettes dans ta corbeille à papier
Car nul mot ne peut livrer, ni crier
Ce qui se passe dans les profondeurs de ton âme
Quand tu es touché et … pire … Épistolier !

 

CORRESPONDANCE ÉPISTOLAIRE (François)

 

 

Parmi tous les mots, je cherche,

Ceux qui te feront le plus plaisir,

Ceux qui s’inscrivent dans tes désirs,

Pour t’écrire dans ma dépêche,

Toutes les nouvelles fraîches,

Pour ne pas te faire languir,

Pour simplement te les offrir

Parce que ton cœur les recherche.

 

Refrain

Quand tu n’es pas là,

Je veux t’écrire,

Quand tu n’es pas là,

Je veux te dire,

Ces mots, cela

Que tu aimes lire.

 

Je vais te les envoyer,

Dans une enveloppe cachetée,

Avec toute la densité,

De mes sentiments effeuillés,

Pour que ton cœur ensoleillé,

Puisse se laisser répéter,

Tous ces sentiments tant souhaités,

De notre amour épistolier

 

Au refrain

 

PONT

Et déjà, commence à venir,

Tous ces mots qui vont fleurir,

En faisant ma plume courir,

Agitée, sans la contenir.

 

Au refrain

Je t’écris et t’imagine,

Émue, en ouvrant cette lettre,

Faite de mes belles lettres,

Avec mes senteurs câlines,

Qu’à toi seule je destine,

Faisant dans ton cœur renaître,

Un bouquet de joie, peut-être,

Fait d’émotions les plus fines.

 

Coda

Je veux t’écrire,

Pour que tu puisses me lire (bis)

 


La correspondance (TOKYO)

 

A QUOI BON  Freud !

 Cher Vladimir , cher Donald .

 

 Des années de thérapie analytique pour lutter contre vos psychopathies et au final  A quoi bon Freud ?

 

par ce temps où la pièce de cent sous est tapie dans toutes les consciences, où elle roule dans toutes les phrases » (Le Cousin Pons).

tout se tient, de la promenade au Jardin des Plantes de Monsieur Poiret au destin d’un Vautrin, qui illustre la réduction de toute morale au profit.

 

c’est-à-dire que votre psychopathie fait de vous deux des êtres indéterminés, qui peuvent conquérir toutes les positions sociales ou s’y vautrer.: l’oie grasse rôtie du mariage de Gervaise dans L’Assommoir ou l’écrin d’un bijou dans « La Parure

 

vous possédez les mêmes troubles que la majeure partie des tueurs en série.

– Il parait que ce genre de psychopathe a souvent du mal

à scinder la réalité et le fantasme, Vos rêves se mêlant

Au quotidien d'une manière inextricable. Or plusieurs

Témoignages racontent que pour votre cas Donald il s’agirait

 

D’un remake du comte de monte Christo, doublé

D’une brochette de vieux mâles blancs dominants

J’observe Vladimir et Donald que vous continuez à refuser et nier le réel comme dans le roman de Madame Bovary : ‘il faut soigner à tout prix soigner le pied-bot qui n’a rien demandé, médiatiser la chose, nier absolument l’échec (l’amputation) lorsqu’il survient, et persévérer dans le déni du réel.

 Je crois à force de refuser la tumeur on va devoir aller vers la biopsie.

 J’achève ma correspondance et ne vous salue point.

vendredi 2 mai 2025

ÉPISTOLIÈRE DES FLOTS (Marie Sylvie)

   


Seule sur cette rive où le ciel se déploie, 
Les vagues murmurent une étrange joie.
Mon île, mon refuge, mon unique horizon, 
Où le temps s'allonge sans aucune raison. 

Mais dans mon coffre sombre, trésor oublié, 
Repose l'encre noire et le papier mouillé. 
Ma plume, ma compagne, fidèle entre les doigts, 
Pour tracer des messages que le vent portera. 

Épistolière des flots, mes mots s'en vont dans l'onde,
Bouteilles de verre fragiles traversant le monde. 
Peut-être qu'un regard au loin sur d'autres terres
Les lira comme un écho, effaçant ma misère. 


J'écris mes souvenirs, mes rêves envolés, 
Les jours passés, les amours oubliés. 
Chaque lettre est une ancre jetée vers demain, 
Une flamme qui brûle au creux de ma main. 

Épistolière des flots, mes mots s'en vont dans l'onde, 
Bouteilles de verre fragiles traversant le monde. 
Peut-être qu'un regard au loin sur d'autres terres 
Les lira comme un écho, effaçant ma misère. 

Alors, j'écris encore, au bord de l'océan,
Pour ne pas que mon nom s'efface avec le temps,
Pour qu'une âme lointaine, un jour peut-être, saura
Qu'ici sur cette île, un cœur encore battra.


Épistolière des flots, mes mots s'en vont dans l'onde, 
Bouteilles de verre fragiles traversant le monde. 
Peut-être qu'un regard au loin sur d'autres terres 
Les lira comme un écho, effaçant ma misère.


samedi 26 avril 2025

Défi #870

   

Vous pouvez la faire au féminin.
Moi, je n'y suis pas assez versé
que pour vous l'écrire en inclusive :

 

Épistolier

 


 

Se sont recueillis au cimetière

  Attention !     Malgré le fait que le nombre d'articles à afficher ait été porté à 30, Blogger limite d'office la quantité d...