samedi 29 mars 2025

Du nadir au zénith, un horizon tout chamboulé (Cavalier)

 



Fautes de goût ...

... et de couleur. Que nenni des conseilleurs !  

   Quand, à la fin de sa vie, il peindra ses plus beaux tableaux à la cour de la Marchesa, il se souviendrait de ce jour si pluvieux où le destin frappa soudain à sa porte.

   Il était une fois au beau Royaume de France, un pauvre vagabond qui errait parfois, lamentable, du côté de Notre Dame. Là, se trouvait l’atelier d’un peintre talentueux peu connu. Le grand hall servait d’abri en cas de froidure ou d’ondée soudaine à tous les passants du voisinage. Par la grande baie vitrée, on pouvait admirer les chefs-d’œuvre des artistes et des jeunes apprentis. 

   Notre pauvre hère souffreteux et diabétique poussa un jour la porte de l’atelier. Sous la houlette du maître il entreprit ainsi de peindre quelques tableaux. Des effluves il se régalait, et d’oxyde de chrome aussi. Sans modération dans sa bibine de dix heures. Il n’eut bientôt plus ni urée ni sucre. Sa santé se réchauffait. 

   Un peu bardot, un peu cabot aussi, il n’apprit ni les lignes de fuite ni les lignes d’horizon, ni les mélanges de pigments, de terres et de couleurs. Aucune base. Qu’à sa tête il n’en faisait. Le maître se décourageait. Mulet il était. Mulet il resterait.

   Un jour, une Marquise et sa cour s’engouffrèrent, sous la fureur noire d’un orage violent. Un beau mignon, intrigué, s’approcha de la paroi de verre. Oh c’est étrange, bizarre, cette trogne ne m’est pas inconnue. Ce doit être un extra de nos orgies. Ou plus si affinités. 

   Ils se bousculèrent en pouffant, dans l’atelier. Époustouflée, la Marquise s’extasia devant la splendeur du tableau du manant. Elle demanda quel était son nom.

   - Si Principessa, moi c'é Nanard … Ah, questa ? … bé c’é Mona … Mona Lisa !

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Voyez ici, comme quand à la fin de sa vie, à son zénith, il peindra ses plus beaux tableaux ... "sì, certo, Leo Nanard è sorprendente, in sé, allo zenit del suo splendore, nella dimora della Marchesa sarà assai spesso incompreso. Come uno scarabocchiante un po' pasticcione, è assai vero..."

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6 commentaires:

  1. De Mona Lisa aux Demoiselles d'Avignon, il n'y a qu'un pas, de géant, peut-être, mais sans Mona Lisa pas de Demoiselles d'Avignon, sans doute ?...,) Belle participation de l'univers de la peinture et bel hommage au talent des peintres !

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  2. Je sais qu'au Sud de la Loire les gens ont l'imagination fertile mais Madame Lia, jadis demoiselle d'Avignon, décroche le pompon ! ;-)

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  3. C'est dur d'être un novateur !

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  4. diabétique :-) c'est le détail qui tue :-)

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  5. da vinci , toujours un temps d'avance si talentueux dans un domaine qui n'existait pas encore

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  6. Au départ je pensais que tu parlais de Quasimodo ! Que nenni. Pas le même destin.

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Ont créé un truc explosif... ou pas

      Walrus ; TOKYO ; Marie Sylvie ; Yvanne ; Adrienne ; Kate ; Cavalier ;