Vers les toits du
monde, j’allai avec mon yack,
Et quand fondu la
neige, j’installai mon bivouac.
Je brossai son poil,
la laine qu’il m’offrait,
Tant sautillaient
mes baguettes, chaussettes, devenaient.
De thé au beurre
salé, je me délectais,
Arrondissant les
pointes, des bas tricotées.
Sur les toits du
monde, je pouvais apprécier,
Les priorités, sur
lesquelles m’arrêter :
Réchauffer les
pieds des alpinistes en herbe,
Me parut urgent,
pour les prochaines années.
Sur les chemins
escarpés, toujours encombrés,
S’ajoutaient des
porteurs, meurtris, tous disloqués.
Vers les toits du
monde, j’allai bien décidée,
À
arrêter
l’hécatombe due aux orteils gelés.
Loin d’être un
casse-tête (chinois), changer de destin
S’apprend ;
des cours sur plateau, je donnai sans fin.
Si vous allez, comme
moi, lassé à Lassa
Visiter les temples
où le silence est roi
Ne soyez pas surpris
d’y voire chamarrées,
De drôles de
chaussettes en sandales, prosternées.
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