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samedi 10 janvier 2026

L'ont fait...

 

... avec ou sans barbes ?

 


 
 

Ecridelle ; Walrus ; Vegas sur sarthe ; Marie Sylvie ;

Yvanne ; Nana Fafo ; Lecrilibriste ; Clio 101 ;

Kate ; Joe Krapov ; François ;

 

 

Le blé (François)

  

le blé


 

Le blé va jaunissant,

Les grains va falloir les prendre,

Avant qu'ils soient trop mûrs on doit les surprendre,

Pour qu'ils dégagent un goût puissant.

 

Bientôt l’épi sera blondissant,

Sa semence sera ferme et tendre,

Le fermier va comprendre,

Que son semi est devenu ravissant.

 

Puis les épis donnent leur récolte, ils se dorent

Il rassemblera ses commis à l'aurore,

Pour qu'ils puissent œuvrer dès le petit jour.

 

Quand il aura fauché, il vendra sans peine.

Ses graines au marché de la Fontaine.

Il sait qu'il n'y fera pas longtemps séjour.

 

 

Trois p'tits tours épi s'en vont ! (Joe Krapov)

 


Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais je l’ai réellement fait, mon service militaire. J’étais affecté au 4e champ de blé de la sixième division du père Mathurin, à Faux-la-Montagne, dans la Creuse.




Comme tous les autres épis, on se demandait ce qu’on fichait là, tous pareils, tous alignés, dehors par tous les temps.

J’y ai connu de drôles de cocos dans ce champ de manœuvres immobiles !

Le brigadier-chef Curien qui disait toujours : « Ne vous posez pas de questions, profitez de la vie ! ».

Le 2e classe Stolaire qui avait des lettres l’avait surnommé «Carpédiem». On n’a jamais su ce que ça voulait dire mais ça lui allait bien au teint, à l’épi Curien.

Je n’ai jamais su distinguer non plus mes voisins de chambrée, des triplés, Camille, Claude et Dominique Cène qui se ressemblaient comme ce n’est pas permis.

Il y avait de drôles de zozos dans cette caserne. L’adjudant Leptique était un grand excité complètement secoué, le lieutenant Doptère arborait un superbe nœud papillon, au grand dam du lieutenant Stémologue qui critiquait son non-alignement.

Nous autres, les sans-grade, on n’aimait pas trop l’épi Skopa sauf quand il marquait des buts pendant les matchs de foot.

Je me souviens également des intellos de la bande, Randello qui prétendait que nous étions des personnages en quête de hauteur, le première classe Pelette qui clamait sans cesse« Soldat Ramide , du haut de cet épi, quarante seigles nous contemplent ! ».

Un autre dur à cuire, qui s’appelait Derme, disait que tout cela n’était qu’épi-sodique et que bientôt ce serait la quille car tout à un épi-logue.

Il ne croyait pas si bien dire. Un jour, sans même que soit déclarée la guerre ni décrétée la mobilisation générale, nous fûmes fauchés par l’armée ennemie et réduits en poussière.

En guise d’épi-taphe, on pourrait dire de nous que « la graine germit, la plante poussut et à la fin l’épi fanit ».

Justement, comme nous avons tous fini dans « Tout ça c’est la même farine », moi, l’épi Thiviers, je vous souhaite une bonne dégustation de galette des rois, une bonne année, une bonne santé et d’amasser beaucoup de blé !



Dans la famille Épi il y a (Kate)

  

- A, le détective

- C, le cuisinier

- Eu, le chasseur

- G, l'inventeur

- K, le gendarme

- Cure, le philosophe

- R, le traqueur

- S, le mécano

et pis Fanny, la bouliste !

 

(photo 1 extraite de :

photo 2 extraite de :

photo 3 extraite de mon agenda)

 

L’épi d’Epicure (Lecrilibriste)

  

 

 

Epicure a un épi
Un épi qui épice sa vie
L’Épiphénomène le ravit
Pointant tout droit
Sur le coronal chakra
Qui le relie aux nues
Chaque matin Epicure l’épie
Se demandant du côté où il va boucler
Pour alimenter sa journée
Car c’est un épi rebelle
Qui chaque jour se fait la belle
C’est un épi conquérant
Qui tourne avec le vent
C’est un épi épicène
Liant Aphrodite et Hermès
Dans une indicible tendresse
Car ils s’aiment 

L’épidémie d’épi a conquis ses amis
Qui Carpe diem épient Epicure
Se souciant du côté où ira l’aventure
Mais l’épi d’Epicure n’en a cure
Car Il fait ce qu’il veut
Et quand il pleut c’est pire
Car il se divise en deux
Ou en bouclettes dépitées 

C’est une journée à fuir
Car tout peut arriver

 

T'es Fanny ! (Nana Fafo)

 


L'épi Fanny, serait-ce un zéro pointé pour Ronchonchon ?




En ce jour épique de janvier où la ferme de Nana fafo célèbre

la nouvelle mouture de l'épi nommé Fanny pour l'occasion,


Ronchonchon est de retour de son épineuse enquête.

Bref, il commande un Génépi à l'estaminet pour se remonter le moral.


Walrus le questionne sur son périple épicé à la ferme Dac-au-thé.

Bref, il épie la moindre de ses réactions.


Ronchonchon relate les indices épisodiques trouvés.

Bref, ce serait un emplumé déplumé épilé avec un épi au centre.


Bruno ne peut empêcher une réaction épidermique.

Bref, il n'aimerait pas qu'on épingle le poulailler pour une histoire de plume.


Kate sort de son épicerie livresque, l'abécédaire des portraits des volatiles connus.

Bref, une idée épigamique pour tenter de rassembler... des preuves, des individus...


Garée en épi, toute la ménagerie complote en conciliabule autour du comptoir.

Bref, ils tentent d'épinceter les épines de toute cette histoire de super héros de la ferme Dac-au-thé, comme un non-épiphénomène.


Epicurienne de l'épinochette à l'épinard, Nana leur propose de ne pas épiloguer sans faim.

Bref, et pi voilà !






Tenants et aboutissants de l'affaire chiroptère. (Yvanne)

  


Mais non Nana : la ferme Dac-au-thé ne m'appartient pas ! Mauricette, la 1ère adjointe de Jean-Paul en est la propriétaire. Je suis sa voisine et lui donne occasionnellement un coup de main quand elle a besoin de moi depuis que je suis en retraite. C'est le cas en période scolaire quand elle conduit le car pour le transport des enfants ou quand elle est occupée à la mairie. Elle me demande aussi le vendredi de l'aider à plumer sa volaille pour le marché du samedi. Mauricette adore faire le marché.


Hier donc, nous étions toutes les deux installées dans son laboratoire pour préparer quelques poulets, trois canards, ses paniers d'œufs et de légumes pour la vente sous la halle de Saint Sauveur. Nous parlions justement de la maladie qu'elle craint comme la peste : la grippe aviaire. Mauricette, à ce sujet m'a fait part d'une visite qu'elle a eue la veille. Elle n'aime pas trop, Mauricette que l'on pénètre dans sa ferme sans passer par le pédiluve obligatoire. C'est pourtant ce qui s'est passé. Alors qu'elle distribuait le grain au poulailler, un drôle de petit cochon a fait irruption dans la cour. Casquette vissée sur la tête, une grosse écharpe en tricot et un sac à dos, il avait tout d'un porcelet intrépide et curieux. La fermière a remarqué que Poulopo, Poulori et Poulmayo semblaient connaître l'animal tout rose. Bizarre. Bizarre.


L'individu énamouré faisait le beau auprès des trois cocottes qui ressemblaient à des sapins de Noël dans leurs tenues vertes. Ils avaient entrepris tous les quatre une discution animée. Intriguée, Mauricette a posé son seau plein de blé et d'épis de maïs et s'est approchée pour entendre leur conversation.


      • Mesdames,quel peps ! Vous êtes sémillantes et adorables ainsi vêtues pour les fêtes.

      • Ronchonchon ! Que fais tu ici mon brave ? l'apostrophe Poulmayo.

      • Je suis sûr que vous allez m'aider mes poulettes toutes belles.

- Ah bon ? Je ne vois pas trop en quoi renchérit Poulopo perplexe, en penchant la tête.

  • Si si. Vous connaissez un chauve ? Une chauve ? Une chauve souris ? Enfin je ne sais pas trop.

  • Alors là mon ami tu te trompes d'endroit affirme Poulori en pouffant. Il n'y a pas de chauve ici à part quelques chiroptères du gouffre de la Fage tout près qui nous effraient la nuit.

  • Va donc regarder dans la paille là, derrière, se moque une des poules en riant sous son aile. Tu vas peut être trouver ton bonheur. Doit bien y avoir quelque souris qui s'y cache. C'est pour ton repas de ce soir ?

  • Mais j'y pense s'exclame tout à coup Poulopo. Notre patron, le mari de Mauricette n'a plus un poil sur le caillou. C'est peut être lui que tu cherches ? Je te déconseille de t'approcher de la grange. Il a le coutelas facile, André ! Et il aime bien le boudin. Pas le blanc mais celui fait avec du bon sang de cochon...

  • Roooh ! Non. Ce n'est pas ça râle Ronchonchon. Vous êtes plus stupides les unes que les autres. Il paraît que cela a à voir avec la mairie. Quelqu'un veut fusionner la ferme de ma patronne avec celle ci et le crie haut et fort. Cela ferait l'affaire de Bruno sans doute puisqu'il n'y a plus de coq chez vous mais moi je ne suis pas d'accord. Chacun chez soi et les dindons seront bien gardés.

  • Dindon dindon...Ça y est ! J'y suis s'écrie Poulmayo tout excitée. Ronchonchon cherche Dindrotie. C'était la seule ici à être chauve. Mais il est trop tard mon pauvre ami. Dindrotie a vu sa vie raccourcie. Et ce n'est pas nous qui allons regretter cette prétentieuse qui mangeait comme quatre. Mauricette a invité le jour de Noël les deux maires, celui d'ici et celui de la commune de Nana. Tout en parlant de jumelage, ils se sont farcis Dindrotie, fourrée aux marrons et accompagnée de pommes duchesse. Un régal il paraît.

 

À L'HEURE DES ÉPIS (Marie Sylvie)

 


Le septième jour du septième mois
À sept heures du matin
Je cueillais les épis.

Sept brins 
Ni plus ni moins 
Glanés dans le silence doré des champs encore endormis.
Leur tige était fine
Leur tête penchée telle une prière
Et leur froissement discret semblait murmurer :
《 Crois en moi.》

Je les nouais en bouquet
Sans ruban ni artifice
Et les offrais à ceux qui doutaient.
Sept enfants
Sept regards en quête d'un signe
D'un souffle
D'un appui.
Je ne promettais rien
Ni miracle ni réussite 
Seulement un talisman de blé
Un peu de moi
Un peu de foi.

Certains revenaient changés.
Ils disaient que l'épi avait parlé
Qu'il avait ouvert une porte 
Qu'il avait semé la chance.

Moi Je les regardais 
Et je savais :
Ce n'était pas l'épi 
Ni le chiffre 
Ni l'heure.
C'était leur propre cœur qui avait cru
Qui s'était accroché à quelque chose de fort
Et dès lors tout pouvait arriver.


                Il suffit parfois d'un épi
                Pour réveiller la force 
                Que l'on portait déjà en soi



Mon épi d'or (Vegas sur sarthe)

 


Bien avant qu'elle vint je l'imaginais blonde
fragile, délicate, au gré du vent bercée
j'étais en désarroi, fraîchement divorcé
et las de moissonner les filles à la ronde

Et puis elle est passée, un joli brin de fille
à la main son bouquet de fête du battage
elle avait aussitôt pris mon cœur en otage
ce fut un feu de joie et de fil en aiguille ...

Homère a dit qu'Au chaume on reconnaît l'épi'
elle les toisait toutes et je ne voyais qu'elle
ses cheveux en brassées, ses lèvres au goût de miel

Aujourd'hui c'est la mode aux amours désinvoltes
je vois tant de goujats saccager la récolte
je me suis résolu à l'aimer sans répit



Coïncidence (Walrus)

 

J'ai entamé (comme on le fait pour un pain frais et encore chaud) l'écriture de ce billet le jour de l'Épi...phanie !


 

Enfin... le jour où l'on célèbre son souvenir, pour peu qu'elle ait jamais eu la moindre réalité historique.

 

On m'avait conseillé "Fais latin-math, le latin aide à la compréhension du français, le français dérive du latin !". 

Mal m'en a pris !  J'ai suivi le conseil et pour les maths je me suis paumé dans les méandres retors de l'analyse infinitésimale. Pour le latin ce fut bien pire : le latin, c'est un cas ! (enfin six...), mais puisqu'on m'avait promis de mieux comprendre ma propre langue.

Escrocs ! 

Prenons un mot au hasard, épi, par exemple.

Déjà, on voit mal où on a été chercher le lien  entre ce mot français et son prétendu ancêtre latin : spica (à moins qu'un truc ténu du côté de "qui s'y frotte s'y (s)pique", peut-être?). Mais admettons !

Que nous apprend alors spica sur les mots français débutant par épi? Et c'est pas ça qui manque : épiderme, épistémologie, épicentre, épididyme (celui-là, je le connais bien : on m'a enlevé un kyste sur le gauche), épidémie, etc, etc...

Ben, rien ! Tout comme pour l'épiphanie du début, le préfixe épi de ces mots vient du grec et signifie "sur" ou "dehors"...

Bref, j'aurais dû "faire" Latin-Grec !

Et n'essayez pas avec "épilation" (qui est un é privatif  de pilosité) ni "épier" qui vient du francique. 

Donc, prenez-en de la graine : les conseilleurs ne sont pas les payeurs !


 

 

Participation d'Ecridelle (ex-Ghislaine)

   

L’épi se balance doucement sous la caresse du vent,
doré par la lumière d’un soleil patient.
Il a grandi dans le silence de la terre,
nourri par la pluie, façonné par le temps.
Chaque grain est un secret, une promesse d’avenir,
un souffle d’amour entre la nature et l’homme,
où la vie recommence, éternelle et fragile.


 

Ont suivi une initiation (ou pas...)

     Laura ; Nana Fafo ; Walrus ; Marie Sylvie ; Monsieur X ;