... moi pas ! Enfin, si vous prenez ça au sens "avoir fait ou, à tout le moins, entamé des études universitaires". Sinon, mettre les pieds dans une univ, ça m'est arrivé, et à de multiples reprises.
Vous n'allez pas m'en faire le reproche comme le colonel qui avait évalué mes performances lors d'un petit séjour de sélection de candidats officiers de réserve et en avait conclu deux choses :
- mon inaptitude totale au commandement
- ma stupidité de n'avoir pas "fait polytechnique"
Non mais, de quoi je me mêle...
Ça m'avait quand même permis de choisir mon arme, c'est comme ça que je suis devenu artilleur. Remarquez que je l'aurais sans doute été puisque les chimistes étaient légion (si j'ose dire) dans mon régiment.
Mais revenons à l'université.
La première chose que, bizarrement, ce nom m'évoque, c'est cette chanson de Philippe Clay :
Je ne me prononcerai pas sur sa conclusion sur l'état des universités françaises en 1971 : ça ne me regarde pas, je suis Belge. Quelques années plus tard, il a publié un bouquin portant le même titre (dont je n'ai lu que quelques pages) où il raconte sa vie, un peu comme moi ici (et ailleurs) 🤪.
Mon premier contact avec l'enseignement universitaire a eu lieu à l'occasion d'une leçon (de chimie) destinée à appâter les élèves de rhéto. Elle était donnée (dans les années 50) par Lucia de Brouckère (la première femme, féministe et libre-exaministe à la limite de l'extrémisme, à enseigner dans une faculté des sciences dans mon pays) avec une énergie effrayante, surtout pour son préparateur qui peinait à suivre avec ses manipulations le rythme de son discours. J'ai pu en conclure que le système de fixation des tableaux guillotines de l'ULB devait être de qualité antisismique.
C'est peut-être elle finalement (avec le concours d'entrée à polytechnique pour lequel j'avais pourtant suivi des cours supplémentaires de math, "math spéciale" ça s'appelait, on y rencontrait des trucs bizarres : arithmétique théorique, trigonométrie sphérique, dessin ombré) qui m'a fait peur et me contenter d'entrer dans un institut supérieur de chimie.
À quoi tient une existence, finalement !
Comment ?
Pourquoi la chimie ?
Mais votre question n'a rien à voir avec l'université !
Je vais être bon prince et y répondre malgré tout :
C'est la faute à cet apprenti sorcier qui a commencé mon premier cours de chimie de l'enseignement secondaire par une démo genre "Vous voyez cette solution rouge ? J'y ajoute quelques gouttes d'un liquide incolore et... abracadabra, la voici bleue !"
De la poudre aux yeux, je vous dis ! Il ne nous a même pas dit d'où ça venait, tu parles d'un pédagogue !
Du coup je me suis promis de découvrir le pourquoi du comment et j'ai entamé des études de chimie...
Quoi ? Encore une question ?
Ah, vous aussi voulez connaître le fin mot de l'histoire ?
Je l'ai eu, mais je crains de l'avoir perdu, ça vous fera les pieds, curieuse neus !
Peut-être que cet apprenti sorcier avait mis de la poudre de perlimpinpin ? Juste ce qu'il faut pour entamer la démarche d'apprentissage du comment du pourquoi...
RépondreSupprimerPour pouvoir analyser la poudre de perlimpinpin, faudrait déjà en avoir...
Supprimeraurait-elle pris la poudre d'escampette ?
SupprimerMais on ne doit pas expliquer les tours de magie, voyons !🪄
RépondreSupprimerEt comment font les nouveaux pour apprendre ? Ils vont à l'université ?
Supprimerhttps://youtu.be/pN7zwDKvNHE?si=DpLRhK1AdZMdBHvy
ah ! voilà des situations dans lesquelles je me retrouve, bien que je n'aie jamais fait de chimie ! Mais j'avais qudn même la même référence que toi avec Philippe Clay !
RépondreSupprimerC'est bien de se trouver des choses en commun ! ;-)
SupprimerT’façon le seul système, c’esr le système D. Walrus tu boucles ici la classe : humour belge et mémoire savante. Tu transformes l’absence d’université en diplôme d’esprit libre.
RépondreSupprimerEt puis, dommage que vous n’ayez pas fait polytechnique. Je l’ai entendu moi aussi. En grands chefs curieuses neus ou pas. ;)
Polytechnique, pour finir comme mes condisciples qui y sont allés : Philippe a dirigé Cockerill-Sambre, , Jacques l'Arbed et Daniel a planté le LEP dans le sous-sol du Jura. Moi, j'ai fait "amuseur" c'est beaucoup plus gai !
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SupprimerSuper !
Supprimerhttps://lotharquejamaisfr.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/11/20251101_142129.jpg
Sortie des étudiants encadrés par les Constable Porters dits Bowler Hatter Oxford Bulldogs
Chapeau pour ta réactivité !
SupprimerJe suis très content que tu n'ais pas de principe restrictif du style "moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie" : à chacun de tes récits, le résultat est du genre hilarant. Surtout quand ça gaze !
RépondreSupprimerVague effluve d'hydrogène sulfuré tu veux dire ? :-)
SupprimerMerci pour ton récit Walrus. Voilà comme quoi un bon enseignant, passionné et passionnant, est la clé de vocations.
RépondreSupprimerVocation est un bien grand mot pour un brin de curiosité ! ;-)
SupprimerCher Walrus,
RépondreSupprimerC'est absolument passionnant !
J'ai beaucoup aimé l'anecdote sur le " apprenti sorcier" et la démo de chimie qui t'a mis le pied à l'étrier.
C'est fou comme un évènement inattendu peut déterminer toute une trajectoire !
Et ton passage sur Lucia de Brouckère est fascinant .
Quelle personnalité !
Une des premières femmes professeures en sciences à l' ULB, féministe et chimiste.
Ça a dû être une rencontre mémorable , même indirecte .
Merci pour ce partage très personnel et instructif sur ton rapport à l'université et à la chimie, et pour cette belle parenthèse historique belge !
Bien amicalement, Marie Sylvie
Oui, c'était une terreur dans sa faculté, d'autant qu'à l'époque, il n'y avait pratiquement que des mecs parmi les étudiants... :-)
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