Il ne vient pas en premier le tonnerre.
C'est la lumière qui sème le cri
La foudre fend l'obscur
Et dans son sillage le ciel parle enfin.
Une voix rude sans caresse
Mais pleine d'attention.
Elle ne murmure pas
Elle gronde comme un géant maladroit qui veut dire :
《 Je suis là, tu n'es pas seule !》
Le tonnerre
C'est une musicalité céleste
Un tambour battant dans l'invisible
Annonçant que la nuit a ses guides autres que la pleine lune.
Il ne console pas avec douceur
Mais avec présence.
Il ne berce pas il secoue.
Et pourtant dans ce fracas
Il y a une tendresse cachée
Comme celle d'un vieil ami
Qui ne sait pas dire les choses
Mais qui reste
Toujours.
La lumière de la foudre éclaire l'instant
Et le tonnerre en écho
Rassure ceux qui tremblent.
Il est le chant du ciel
Lorsque le silence devient trop lourd.
Et lorsqu'il s'éloigne
Il laisse derrière lui
Un frisson sur la peau
Et dans l'âme
Le souvenir d'une voix
Qui malgré sa rudesse
Nous a parlé d'amour.
Le tonnerre
C'est l'ombre sonore de la lumière :
Il ne voit pas mais il sait

très beau poème, ma grand-mère disait que le tonnerre c'était nos ancêtres qui jouaient aux quilles et en fonction de la force du bruit, elle attribuait le nom d'une personne, une belle histoire rassurante pour un enfant :)
RépondreSupprimerLe fait est que si on entend le tonnerre, c'est qu'on n'a pas été frappé par la foudre, alleluia !
RépondreSupprimerDonc Marie-Sylvie pas besoin de Benjamin Franklin ! Laissons faire la Nature. Elle sait toujours comment procéder. Mais zut alors : j'ai un peu peur quand même quand ça carillonne trop fort là haut :-)
RépondreSupprimerMarie Sylvie, quel bel hommage au tonnerre, un bel ami à apprivoiser !
RépondreSupprimerMarie-Sylvie, je suis là, tu n’es pas la seule, et
RépondreSupprimerdu coup, je lis une symphonie céleste gracieuse, un peu râleuse, où le tonnerre mille tonnerres en "ombre sonore de la lumière" devient confident et son fracas, si tendresse. ;)
Ah la la ! Qu'est-ce que c'est beau encore !
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