Elle souhaitait qu’on se gondolât, ou quoi ?
Tout son organisme, étendu, était en forme de poisson et, certes, ses petites rues serpentaient comme des veinules autour du liquide amniotique, halieutique et iridescent de sa folie adolescente. Mais elle avait de jolies places, un arsenal de séduction qui se campe haut, un fondement fondamental de fondamenti au cordeau, des anches pleines pour les hautbois de Vivaldi et toute une vénération religieuse à venir qui reposait sur les plus affermis des pieux.
Si tu vas à Rio, comme chantait Dario, n’oublie pas de donner le nom de celui qui fait son renom, celui du Palazzo par où elle soupire quand nous soupons au Danieli de velouté au basilic et qu’elle reste fuyante comme toutes les femmes poisson natives du cinq mars qui refusent le marc parce que le pousse-café rime avec « pousse-au-crime ».
- J’en ai assez, déclarait-elle comme à la douane, sur la pointe des pieds dans ses petit souliers, que Tu m’offres des campaniles, que Tu me bâtisses des palais pas laids garnis de palines peu palotes. Ta plus belle avenue du monde, je ne m’y reconnais pas. Je suis une discrète, une humble dentellière. Je rêve d’être une ruelle dans une île de pêcheurs entre une maison rouge et une maison moutarde, que des enfants y jouent à cache-cache humain et non à labyrinthe mondain-mondialisé comme aux Champs-Élysées. S’il Te plaît, appelle-moi Venelle !
Je n’ai jamais eu le dernier mot avec les femmes. J’ai cédé à ses désirs. Elle vit à Burano, solitaire et tranquille, oubliée de tous sauf de Moi.
Quant à cet autre écrin que Je lui avais fait pour que nous puissions vivre d’amour sérénissime et de carnaval fou, Je l’ai appelé Venise et Je me mords les doigts de ce que c’est devenu !
Les jolies femmes ont toujours raison ! N’oubliez jamais cela si vous devez bâtir un monde !
N.B. Les deux photographies sont de Marina Bourgeoizovna.


Quel hommage à la belle Venise ! Très belle photo mais oû est la deuxième ?
RépondreSupprimerAvec ta description si poétique, c'est vrai qu'elle porte élégamment le prénom de Venelle ta dentellière !
RépondreSupprimerElle est là : https://joekrapov.blogspot.com/2025/11/un-souvenir-divin-defi-du-samedi-n-896.html
RépondreSupprimerElle disparaît dans le copier-coller du code html de mon cahier de brouillon vers le site du Défi ! Il faut bien que blogspot ait aussi ses particularités "quasi canalbloguiennes" ! ;-)
Non, elle a disparu lors de la copie à partir du blog. Je corrige !
SupprimerMerci Walrus pour cette belle photo d’une venelle de Venise qui n’a pas dû être si facile qur ça à réussir, bravo Marina !
SupprimerQuand les hommes font dans la dentelle comme toi, il est navrant que les femmes en profitent.
RépondreSupprimerTu fais toujours dans la dentelle Joe ! Moi qui cherchais justement une destination de voyage
RépondreSupprimerDécidément le tourisme n'a plus la cote !
RépondreSupprimer... mais pourquoi diable en faisons-nous alors ? ;-)
Cher Joe Krapov,
RépondreSupprimerQuel plaisir de vous lire !
Vous avez parfaitement saisi l'essence du défi en faisant de la Venelle l'enjeu même de la relation.
L'allusion au chant de Dario et l'intégration des thèmes vénitiens donnent une profondeur formidable à votre récit.
Une œuvre riche qui mêle habilement poésie, humour et une belle réflexion sur les désirs authentiques.
Merci pour ce " Souvenir divin" !
Bien amicalement, Marie Sylvie
ah ben mince et celles qui sont pas jolies alors, elles font comment 😂 ? Heureusement que la beauté est subjective 🤔
RépondreSupprimerAvec Venelle, même Venise passe pour simple venelle-à-pieds !
RépondreSupprimer:)
Engloutie, Venise si jolie, avec raison ou pas, ne pourra donner que ce qu’elle a.
SupprimerEt puis je vois que vous avez déjá des réflexions sur le post-tout.
https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/11/20251107_183556.jpg
:)
Mouarf ! Mon neveu Joe est très réussi et je n'ai rien à dire pour ma défense !!
SupprimerHi hi défense d’y voir... c’est vrai que ça fait un peu perdreau de l’année. Mais tension, tdnsion
RépondreSupprimerTension ... comme dirait Coluche, disais-je, je les vois toutes les réponses, partout, partout, et ce depuis lurette, tension, au bout d’un moment c’est celui qui dit qui ne sera. Plus non plus. Tout arrive. Perdreau ou pas. Sourire un peu cavalier.
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