Aux
quatre vents d'Athènes on converse, on murmure
Laïs
de Corinthe, La belle Léontion
j'entends
riches, vénales, libres, prostitution.
L'indigent
a choisi : douches froides et bromure
J'ai
compté dans ma bourse deux drachmes et trois oboles
je
ne suis qu'athénien, artiste, feu-follet.
J'ai
choisi mon modèle, Aspasie de Milet
qu'elle
soit prostituée de luxe ou sex-symbol
Je
sculpte dans l'albâtre à grands coups de ciseau
tout
ce que ses mains cachent et tout ce qu'on devine
les
monts et les sillons et la source divine
Elle
vibre, accomplie, je la possède enfin
le
fleuve nous appelle et je sais qu'à la fin
elle
m'entraînera de son poids sous les eaux
Ton chemin introspectif t'a t'il emmené jusqu'à cette vie ancienne et déjà curieux des paysages à relief ?
RépondreSupprimerOui Nana j'aime le relief. Comme je l'écris dans mes souvenirs d'enfance "dans la nature comme dans les chiffres ou l'écriture, les pleins et les déliés, les vallons et les monts ne sauraient exister l'un sans l'autre"
RépondreSupprimerMerci pour ton commentaire. Bon we
... et ton trépas la laissera de marbre ! ;-)
RépondreSupprimerSi seulement j'avais choisi la sculpture sur liège...
SupprimerCe serait pas mieux de se noyer dans une vie de débauche ? Ce ne sont pas des fleuves grecs, le Stupre et la Fornication ? ;-)
RépondreSupprimerJ'ai un doute. Je vais consulter Argos 😜
SupprimerCher Vegas sur Sarthe,
RépondreSupprimerC'est passionnant !
Alors que j'ai imaginé un monde où le corps devient un paysage apaisé, tu nous montres ici la passion dévorante de l'artiste face à la beauté.
Deux regards très différents sur un même thème !
Un magnifique plongeon dans l'atmosphère d' Athènes !
Bien amicalement, Marie Sylvie