Quoi ?
Vous auriez préféré "Cacochyme" comme moi ?
Valétudinaire
Ils ne veulent pas de cette culture
De masse, préférant un autre mode de diffusion,
La ligne officielle ils la caricaturent,
Parfois jusqu’à la marginalisation.
L'artiste s'exprime en toute liberté,
Cassant les codes à la mode,
À sa manière il cherche à interpréter.
Aux normes, il s'inféode.
Il s'exprime dans des lieux alternatifs,
Désaffectés, caves ou autre endroit secret,
Ils ne sont pas faits pour les cabarets.
Agissant avec des communicants très actifs.
Du jazz naitra le mouvements Punk et Techno
L’underground music a su évoluer,
C’est une culture alternative
Parfois agressive et subversive.
De multiformes groupes ont pu s’exprimer,
Avec leur propre tempo.
Loin du tumulte, narguant les des bruits de bottes
Bat le cœur sourd de l’Underground qui parle l’authentique
Petits refrains malicieux que radio-Londres émet
L’onde rebelle diffuse aux quatre coins de la France
Dans l’obscurité fertile des caves à charbon
Les mots bouillonnent dans l’ombre
Et la France prend le relais
L’oreille collée la radio le Grand-Père écoute
Il fait taire les enfants, l’instant est trop précieux
Pour que leurs facéties altèrent les paroles
Et les petits refrains s’allument comme braises
Crépitent en mille étincelles d’attente
Où chacun attend la phrase qui fera « tilt »
Qui relancera le désir de combattre
« le cerisier sera en fleur au muguet »
« le sapin reste toujours vert »
« la cigale chantera au matin »
Petites phrases naïvement codées
Qui font sourire par leur ingéniosité
Qui réveillent les âmes, les extraient du chaos
Leur insufflent l’envie de résister
De ne pas baisser les bras, jamais !
Jusqu’à la diffusion ultime
« les carottes sont cuites »
Qui Enfin, annoncera la VICTOIRE
- Mon chou, tout me ramène à Bruxelles...
- Surtout moi ?
- Oui et la soirée "Underground" !
Mais après avoir vu le programme
et pas trop emballés par celui-ci, on a préféré aller boire un verre
dans un endroit aux lumières tamisées, enfoncés dans des fauteuils en
velours, Lou Reed en fond sonore, on a parlé art moderne, "underground" et puis cuisine en rentrant.
- Owi Owi, tu la connais ?
- Ah oui ! Fouette-moi !
- Elle habite à Bruxelles, je crois.
- Oui. J'ai son livre.
- "Chaud froid" ?
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- Non, "À foutre au four"...
- Ah ! Ah !
- Tiens, regarde. Quelle recette tu veux ?
- Ben, j'hésite... Rien à la banane ?
- Non...
- Ah ! Mais il y a une playlist !
- Oui, pour chaque recette.
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- J'hésite entre "Poulet Balzaza" et "Poulet Sirocco"...
- Alors, je note pour demain, j'achèterai du poulet, du miel d'acacia, etc. Il est tard, mon frigo est vide, je suis crevée...
- Et dans ton placard ?
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- Rien ! Même pas une boîte de soupe ! J'ai quelques bananes que je peux faire flamber au rhum.
- Magnifique !
Ça me rappelle mes premières leçons d'anglais deuxième langue où (il n'y avait pas de labos de langues, le matériel d'enregistrement étant très rare et coûteux à l'époque) j'ai passé mon premier trimestre sans écrire un mot d'anglais : il fallait transcrire le discours du prof en langage phonétique, ça c'est de la méthode !
J'y ai appris (entre autres) qu'underground signifiait sous-sol mais aussi que c'était le nom du métro londonien.
Bien des années plus tard, à l'époque où j'ai pu admirer les crêtes iroquoises multicolores autant que fluo des punks de Great Yarmouth (j'y suis passé en me rendant de mon camp de base d'Aldeburgh chez des amis écossais dans leur caravane de Sea Palling), j'ai assisté consterné à la naissance puis l'extension de la musique et même la culture Underground.
Elle a fait un tabac à l'époque cette musique et plein de tubes !
Logique finalement quand on sait que les Londoniens appellent familièrement leur Undergound de métro "The tube"...