Dans le bleu de la nuit
Quand tout dort encore
Le boulanger s’active au cœur du fournil
Il a pris la mesure de sel et de levain
Et puisé dans son festival de farines
Celles de froment d’épeautre et de sarrasin
Elles volent des sacs en une blanche poussière
Qui s’accroche au mur comme le lierre
Sous ses mains vigoureuses sa pâte prend vie
Elle claque sur le marbre
Le pétrin bat le rythme, la chaleur est d’étuve.
Mais il ne se plaint pas car il a l’habitude
Les loquets du four claquent
Avec sa pelle il enfourne les baguettes et les flutes
Puis les pains aux raisins, les croissants du matin
Bien alignés par le mitron sur les plaques
Il s’applique le mitron car il aime ce métier,
qu’il a choisi comme ça, ne sachant où aller
IL sait qu’il a bien fait car ce métier lui plaît
Il fignole la brioche aux pralines
car il sait que la jeune Pauline
dont il est amoureux
fait tinter le carillon de la boulangerie
Pour avoir sa brioche aux pralines
avant sa longue journée à la passementerie
Et ça le rend heureux
Une bonne odeur de pain chaud
A envahi la rue et fait hâter les clients
Regardez-les en ressortant
Tous rompent et croquent le croûton craquant
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