samedi 28 février 2026

LE LABYRINTHE (François)

 

 

Minos voyait grand, il voulut un palais,

Immense, à Knossos, à la hauteur de son pouvoir.

Il convia deux architectes auréolés,

Maîtres d’ouvrage, réputés pour leur savoir.

 

Icare et Dédale arrivèrent d’Athènes,

Pour lui construire un palais de mille pièces,

Un vrai labyrinthe, qui ravit le mécène,

Dont le plan secret ne devait souffrir d’aucune brèche.

En ce lieu, vivait l’enfant de Persiflée,

Le monstre, le Minotaure, la cruelle bête,

Qui en battant Athènes a vu son pouvoir enfler.

 

Il imposa aux familles une terrible requête,

En leur demandant que lui soit livré leur enfant,

Quatorze par an, des familles des plus riches.

Le monstre les mangeait en s’en accommodant,

Tout comme l’on peut manger de jeunes pouliches.

 

A l’exception d’Icare et Dédale,

Qui ont pu organiser leur cabale,

Ce fut un labyrinthe dont nul ne sort.

Des prisonniers imaginez le sort !

 

7 commentaires:

  1. Un conte bien narré, un puzzle de mille pièce dont je cacherais bien, celle de la sortie, dans ma poche !

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  2. Ah, toi tu t'envoles sur les ailes de la poésie... fais gaffe au soleil !

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  3. C'est sûr, trouver la sortie avec les plans c'est plus facile !

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  4. Quelle époque ! On peut dire qu'on savait y construire des mythes solides ...

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  5. Entre poème et mythe : superbe !!!

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  6. Hélas, de toutes nos prisons modernes, nul ne peut s'évader en "s'élevant comme Icare au devant du soleil" ! ;-(

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  7. Merci pour ce petit rappel mythologique... je ne me souvenais plus qu'Icare était de la partie

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Ont peut-être échappé aux épines

          Walrus ; Lilousoleil ; JAK ; Monsieur X ;