Pour tout vous dire, je me demande bien où je suis allé la chercher celle-là !
Parce qu'ici, on dit plutôt "ruelle" :
Oui, c'est spécial et pas récent, c'est juste pour vous faire voir. C'est en "patwès d'tchalerwè", l'idiome local de ma région de naissance. Pas grave si vous n'avez pas compris, l'important c'est que vous ayez entendu "ruelles".
Dans certains ouvrages (je vous donne pas les références, ceci n'est pas une thèse de doctorat, d'ailleurs je ne suis pas allé à l'université comme j'ai déjà eu l'honneur de vous le dire) on fait une distinction entre les deux sur une différence de largeur.
Moi, je me contenterai de dire que venelle est un brin désuet comme terme, mais j'avais besoin d'un mot en V !
Pour le reste, l'important c'est qu'il y ait des coins d'ombre, n'est-ce pas ?
Moi, je trouve le mot « venelle » joli. Ici, nous avons une venelle qui commence en haut d'un tienne et qui aboutit au sommet d'une ruelle en escalier.
RépondreSupprimerJe n'ai pas dit qu'il n'était pas joli, seulement que je le trouvais désuet. Et je vois que nous avons dû être voisins : moi aussi je connais les "tiennes", un mot typiquement wallon.
SupprimerIci, nous avons même une rue Mautienne qui relie la rue des Grands Ha, à la hauteur de la ferme d’Alvaux, sur le versant droit de la vallée de l’Orneau, à la même rue des Grands Ha, de l’autre côté de la vallée, versant gauche.
SupprimerC’est vrai que ruelle est plus courant que venelle ! Et quel plaisir d’entendre une chanson dans un idiome.... qui s’appelle comment ?
RépondreSupprimerDans la partie francophone de mon pays, la Wallonie, on parle wallon. C'est trompeur parce qu'en fait, il y a presque autant de "wallons" que de patelins ! Le wallon n'est pas unifié, standardisé comme le français :-)
SupprimerCelui-ci (comme je l'ai écrit) est en patois de Charleroi.
Merci Walrus, ça ressemble au patois du Nord, on dirait, mais je ne m’y connais pas, à part quelques chansons...
SupprimerBien sûr, les frontières nationales ne tiennent guère compte des particularités locales. Toute la zone frontalière entre Mons et Tournai (une des premières capitales de la France, enfin, du royaume franc) parle un idiome picard.
SupprimerNous avons été français un certain temps (et avant autrichiens et espagnols), j'habite dans l'ancien département de la Dyle et je suis né dans celui de Jemmapes (un des rares départements à ne pas porter un nom de rivière ou de relief, sans doute pour rendre hommage à Dumouriez) :-).
Passionnant, là où bien sûr les langues sont intimement liées à l’histoire et à la géographie... à suivre samedi prochain !
SupprimerMoi, j'ai compris .. la ruelle ..., mais j'aime bien aussi la venelle ...
RépondreSupprimerTous les goûts sont dans la nature ! ;-)
SupprimerÀ priori ici, hors du gallo, c’est banell et estreved. Bon en même temps ici on parle plutôt franc. Et du collier. Vois avec ton gendre s’il y a plus de différents bretons que de différents wallons. C’est à voir ...
RépondreSupprimer;)
Bien que mon beau-fils soit né dan un port breton (son père était sous-marinier dans la "Royale"), il ne parle pas breton. Faut dire qu'en fait, il a passé son enfance dans le Cher ! ;-)
SupprimerEt tu as raison : venelle est bien plus poétique que ruelle. La venelle évoque plutôt un passage plus intime alors que la ruelle c'est juste la rue...
RépondreSupprimer... la rue un peu "juste", où on se frotte aux murs ! ;-)
SupprimerCes coins d'ombre me rappellent la ruelle de mon enfance - celle laissée entre le bord du lit et le mur - où je me réfugiais quand les histoires de grand-mère me flanquaient la frousse !
RépondreSupprimerDire que j'ai toujours eu mon lit au milieu d'une chambre ! Manque de bol... ;-)
SupprimerEt que penser de la voyette ? ici, celle où j'allais courir ou plutôt traîner lorsque j'étais enfant :
RépondreSupprimerhttps://www.google.com/maps/@50.4836908,3.0135096,3a,75y,145.33h,92.37t/data=!3m7!1e1!3m5!1sa0EWmGQ0y1tenN1_6BWdSg!2e0!6shttps:%2F%2Fstreetviewpixels-pa.googleapis.com%2Fv1%2Fthumbnail%3Fcb_client%3Dmaps_sv.tactile%26w%3D900%26h%3D600%26pitch%3D-2.373091713082246%26panoid%3Da0EWmGQ0y1tenN1_6BWdSg%26yaw%3D145.33239789141214!7i16384!8i8192?entry=ttu&g_ep=EgoyMDI1MTEwNC4xIKXMDSoASAFQAw%3D%3D
Après mes huit ans, je suis allé habiter dans l'enceinte d'une centrale thermique. Le reste du patelin était plutôt campagnard et pour me rendre à l'école, je suivais des sentiers qui traversaient des prairies entre lesquelles il fallait franchir des "tourniquets", encore autre chose que de la venelle, hein !
SupprimerCher Walrus,
RépondreSupprimerEncore une fois, une participation qui sort des sentiers battus !
C'est toujours un plaisir de te lire, entre l'érudition ( la distinction de largueur je l'ignorais !) et l'ancrage local avec le "patwès d'tchalerwè".
Et bravo pour avoir relevé le défi du mot en "V" , même avec un terme " un brin désuet".
Pour le reste, tu as tout à fait raison : Vive les coins d'ombre !
Un voyage linguistique ... et ombragé !
Bien amicalement, Marie Sylvie
Merci Marie Sylvie ! Excuse ma réaction tardive : je regardais les Français se faire laminer par les Sud-Africains à quinze contre quatorze au rugby...
SupprimerQuestion pour un champion : un passage étroit en V qui abrite l'ombre de la vie ?
RépondreSupprimerL'origine du monde; tu veux dire ?
SupprimerJe stocke le mot pour le prochain défi en V ! 😛
ah j'ai hâte de voir comment mon cochon va se sortir d'un tel mot !
SupprimerEmballé dans son placenta ?
SupprimerIl a lancé un simple mot en V, et voilà qu’on a repeuplé toutes les ruelles désuettes du monde avec des écrivains en goguette et des chats qui riment au soleil.
RépondreSupprimerOui, il voulait un mot en V, il a trouvé la Venelle, et tout un village y est entré, sans demander rien, pour discuter de la largeur de l’écrit et de la profondeur de la poésie. Mince ...
:)
Oui, c'est fou ce que vous pouvez faire d'un bête mot en V ! ;-)
SupprimerC’est Nana !😅
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