Le septième jour du septième mois
À sept heures du matin
Je cueillais les épis.
Sept brins
Ni plus ni moins
Glanés dans le silence doré des champs encore endormis.
Leur tige était fine
Leur tête penchée telle une prière
Et leur froissement discret semblait murmurer :
《 Crois en moi.》
Je les nouais en bouquet
Sans ruban ni artifice
Et les offrais à ceux qui doutaient.
Sept enfants
Sept regards en quête d'un signe
D'un souffle
D'un appui.
Je ne promettais rien
Ni miracle ni réussite
Seulement un talisman de blé
Un peu de moi
Un peu de foi.
Certains revenaient changés.
Ils disaient que l'épi avait parlé
Qu'il avait ouvert une porte
Qu'il avait semé la chance.
Moi Je les regardais
Et je savais :
Ce n'était pas l'épi
Ni le chiffre
Ni l'heure.
C'était leur propre cœur qui avait cru
Qui s'était accroché à quelque chose de fort
Et dès lors tout pouvait arriver.
Il suffit parfois d'un épi
Pour réveiller la force
Que l'on portait déjà en soi
7h07 ce commentaire tombe à pic de synchronicite pour te féliciter de ce message de foi
RépondreSupprimerJoliment dit ! C'est vrai que parfois il en faut peu pour réveiller la force en soi
RépondreSupprimerEncore un beau texte rempli de symboles et d'espoir
RépondreSupprimerJoliment dit ! Ils sont nombreux ceux qui n'attendent qu'un simple signe pour se révéler, mais viendra-t-il ?
RépondreSupprimerOh My God ! Faites qu'on s'aime à tous vents ! Nous en avons bien besoin en ces temps d'épirempire !
RépondreSupprimerBien sûr, les graines portent la vie et l'espoir. Elles sont la source. Les laisser germer en soi pour découvrir leur force et s'en gorger. C'est très beau comme de coutume Marie-Sylvie !
RépondreSupprimerParfois il suffit d'un mot, d'un geste, d'un regard pour redonner espoir et foi.
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