Il y en a pour tous les goûts
Ambiance
Un
zazou
Sachant
jazzer
Zézayait
Avec
Zaz
Une
chanson de Zazie.
En
suite, il prit un kazoo
En
dansant avec Annie Cordy
Qui
zozotait
"Zaz Zuh Zaz[1]".
Au
cas où la fête
S'essouflerait
Ils
avaient prévu
De
zouker.
A
ce moment là
Arriva
Zouzou[2]
Avec
Pierre Benichou,
Un
drôle de zèbre.
Pour
ma part,
Je
me dis Zou!
Zoomons
sur Zorro
Qui
venait zoner
Du
côté du zoo.
Pendant
ce temps,
Le
zouave
Avait
les pieds dans l'eau
Et
lançait la "Zoubida"
Avec
un zoulou
Plein
de zèle.
Déjà vendredi
mais où
l'ai-je donc mis
le texte "zazou" ?
Je ne sais où
il est allé swinguer
c'est trop fou
je le retrouverai
sûrement samedi
trop tard
raté pardi
je piquerai un fard !
Je l'avais bien rangé
le vent l'aura emporté
mais où ?
Peut-être pas assez achevé
trop ébouriffé
je suis à bout
Qu'est-ce que j'avais écrit
lundi ou mardi ?
Un truc autour du jazz
La radio
TSF Jazz
Pas Jazz Radio
Dimanche 18 heures
retour de compétition
plein d'émotions...
Quelle est cette musique
plus folk que jazz
un pur bonheur
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Je regarde par la vitre
vitesse et campagne rase
"Quel est ce titre ?"
Quoi ? 2002 ?
Déjà vieux
Comment ai-je pu passer à côté ?
Je m'en veux
j'ai tout mis sens dessus dessous
mais où
est mon texte sur zazou
et le jazz, où ?
Elle s'appelait Suzanne,
On l'appelait Suzou,
Elle partageait sa vie avec un zazou
Aux cheveux collés à l’huile de palme.
Ses vêtements coûtaient des sous,
Alors il rançonnait Suzou.
Il était gonflé le zazou,
Qui n'arrivait pas à joindre les deux bouts.
Il arrivait de Vesoul.
Pour venir jouer les zazous.
Et elle de l'île du Frioul.
Là, où on l'avait nommé Suzou.
Elle lui parlait d'amour,
Mais plein d'égo était son zazou,
Seul pour l'argent, il avait de l'amour,
Alors elle payait toujours Susou.
Mais voilà qu'un jour, elle comprit.
Qu’imposteur était son zazou.
Et quand elle vit qu'il lui avait tout pris.
Le zazou fût congédié par Suzou.
(uchronie poétique)
Elle s’appelait Lucette.
Mais depuis deux ans, tout le monde l’appelait Zazou.
À cause de sa veste trop longue.
À cause de son éternel parapluie.
À cause du jazz.
À cause de cette manière de marcher comme si les pavés n’étaient qu’une suggestion.
Nous étions en 1943.
Le charbon manquait.
Le café était devenu un souvenir.
Les semelles s’usaient plus vite que les promesses.
Un soir, en sortant d’une cave où l’on jouait du swing à voix basse, elle tourna au coin d’une rue.
Et la rue disparut.
Les physiciens ont sûrement une théorie des cordes pour expliquer ça.
Les poètes savent qu’il suffit parfois de prendre le mauvais virage.
Quand elle rouvrit les yeux, elle se trouvait dans une ville étrange.
Les voitures semblaient dessinées par le vent.
Les gens parlaient seuls dans de petits rectangles lumineux.
Personne ne portait de chapeau.
Ce détail l’inquiéta davantage que le reste.
Après quelques heures d’errance, elle entra dans un café.
Une femme d’une cinquantaine d’années consultait un téléphone.
Lucette s’approcha :
– « Excusez‑moi… nous sommes en quelle année ? »
La femme leva les yeux :
– « Deux mille vingt‑six. »
Lucette s’assit sans demander la permission.
– « Je crois que j’ai raté quelque chose. »
– « Probablement plusieurs guerres, trois ou quatre révolutions technologiques et quelques milliers de chansons médiocres. »
Elle sourit.
– « Moi, c’est Isabelle de Truchis de Varennes. »
Lucette haussa les sourcils.
– « Nom de famille impressionnant. »
– « Je sais. Tout le monde m’appelle Zazie. »
Lucette éclata de rire.
– « Zazou. »
– « Zazie. »
Elles se serrèrent la main comme deux parentes éloignées séparées par quatre‑vingts ans d’erreur administrative.
Lucette demanda :
– « Alors ? Le jazz a gagné ? »
Zazie réfléchit.
– « C’est compliqué. »
– « Le swing ? »
– « Toujours là. »
– « Duke Ellington ? »
– « Immortel. »
– « Django ? »
– « Aussi. »
Lucette poussa un soupir de soulagement.
– « Bon. »
Zazie reprit :
– « Mais aujourd’hui les gens écoutent de tout. »
– « De tout ? »
– « Absolument tout.
Du rap, du métal, de la techno, de la pop
coréenne, des musiques composées par ordinateur, des chants mongols
remixés avec des percussions électroniques… »
Lucette cligna des yeux.
– « Vous avez gagné la guerre contre le silence, manifestement. »
– « Avec excès. »
Zazie lui montra son téléphone.
Des millions de morceaux.
Des millions.
Lucette souffla :
– « Tout ça tient là‑dedans ? »
– « Oui. »
– « Et les gens écoutent tout ? »
– « Non. »
– « Pourquoi ? »
– « Ils cherchent pendant une heure ce qu’ils vont écouter. »
Lucette resta silencieuse.
Puis déclara :
– « Votre époque est fascinante. »
– « Pourquoi ? »
– « Vous avez toute la musique du monde dans votre poche et vous passez votre temps à hésiter. »
Elles sortirent du café.
Quelqu’un passait avec des écouteurs.
Un autre filmait son chien.
Une adolescente dansait seule devant une caméra invisible.
Lucette observa tout cela avec curiosité.
– « Et les zazous ? Disparus ? »
– « Pas exactement. »
Zazie montra les passants.
– « Ils sont partout maintenant. »
– « Comment ça ? »
– « À votre époque, quelques jeunes résistaient à la morosité avec des vestes trop longues, du jazz et un peu d’insolence.
Aujourd’hui chacun fabrique sa propre tribu.
Ses vêtements.
Sa musique.
Son langage. »
Lucette regarda la foule :
cheveux bleus, baskets lumineuses, tatouages, costumes impeccables, excentricités minuscules ou gigantesques.
Elle sourit.
– « Finalement nous avons gagné. »
– « Qui ça ? »
– « Les farfelus. »
Le soir tombait.
Les vitrines s’allumaient.
Quelque part, un musicien jouait du saxophone dans une rue.
Le morceau était ancien.
Très ancien.
Lucette reconnut immédiatement la mélodie.
Elle ferma les yeux.
Le même cuivre.
La même pulsation.
Le même battement obstiné.
Le temps avait changé de vêtements.
La musique, elle, avait simplement continué sa promenade.
Alors Lucette ouvrit son parapluie.
Par temps sec.
Par principe.
Et les deux femmes s’éloignèrent dans la ville.
Une Zazou de 1943.
Une Zazie de 2026.
Et derrière elles, comme un vieux chat qui refuse de mourir,
le swing suivait encore.
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BD La sortie du Café
Je suis né en pleine ère (mais non, pas en plein air, soyez attentifs enfin !) Zazou. C'était aussi celle des semelles en bois apparues suite à une des nombreuses pénuries dues à la guerre : celle du cuir. Je me souviens d'avoir entendu leurs claquements dans l'entrée d'un cinéma du quartier de La Neuville au pied du terril de l'Epine à Charleroi.
Les Zazous eux-mêmes, je ne les ai pas connus : d'une part j'étais trop jeune et d'autre part je suis né à Charleroi au cœur du "Pays Noir", alors que les Zazous sévissaient surtout dans les endroits branchés de la région parisienne.
Je ne les ai pas connus, mais j'ai gardé quelque chose de cette époque : l'amour du Jazz.
Du Jazz, je suis passé au Baroque...
Étonnant ? Pas tant que ça : Bach, ça swingue, si si !
Et le swing, ça se danse, surtout chez les Zazous...
Une petite danse swing ?
Toujours élégant
Il n’avait pas le costume
Du bon vrai zazou
A la mode de chez nous
Mais une chemise impeccable
Un pantalon au pli parfait
Une veste de costume
Et des souliers qu’il faisait énergiquement briller
Assis sur une chaise
Près de la grande armoire
Au fond de la grande cuisine
En chantant à tue-tête
« Y’a des zazous dans mon quartier »
Ou encore « La valise en peau de toutou »
Deux airs que particulièrement il affectionnait
Dont on connaissait tous le refrain par cœur
Sans savoir qui était Andrex, le chanteur de sa jeunesse
Mais nous, les mômes, on se marrait
En buvant notre café au lait
Car on savait que ce jour-là
Dans son travail
Un vent de liberté l’attendait
Sa vie aurait un rythme de swing
Sur un air de contrebasse …
Qu’allait-il faire ce jour-là ?
Je ne sais plus, je ne sais pas
Mais il était heureux
C’était tout ce que l’on savait
Et, nous aussi, ça nous rendait heureux

(Couplet 1)
Dans les rues de Paris, sous l’occupation,
Y a une drôle de bande qui crée l’agitation !
Ils s'en foutent des décrets, des cheveux bien tondus,
Ils ont des vestes longues qui leur tombent aux pendus.
Avec leurs parapluies qu'ils n'ouvrent jamais,
Et leurs grands cols blancs qui montent jusqu'au nez,
Ils swinguent au Pam-Pam, se fichent des jaloux,
Quand la police arrive, ils s'envolent d'un coup !
(Refrain)
Laissez passer les zazous !
Ceux qui ont de la pagaille dans les genoux !
Laissez passer les zazous !
Avec leur look complètement fou !
Ils ont des semelles en liège de trois mètres de haut,
Et des vestes à carreaux qui font peur aux corbeaux !
Attention, voilà les zazous,
Faites de la place, ou ils vont danser sur vous !
(Couplet 2)
Pour être un vrai zazou, faut pas être discret,
Faut une touffe de cheveux façon nid de pivert.
Tu t'habilles en fripes, tu mets des grands carreaux,
Et tu traînes tes guêtres du côté du métro.
Tu parles un anglais que personne comprend,
En écoutant du jazz en criant : « C’est épatant ! »
Ils n'aiment pas le rationnement, encore moins les uniformes,
Dès qu'on leur dit « Carré », ils répondent « Hors-normes ! »
(Refrain)
Laissez passer les zazous !
Ceux qui ont de la pagaille dans les genoux !
Laissez passer les zazous !
Avec leur look complètement fou !
Ils ont des semelles en liège de trois mètres de haut,
Et des vestes à carreaux qui font peur aux corbeaux !
Attention, voilà les zazous,
Faites de la place, ou ils vont danser sur vous !
(Pont - sur le ton parlé de Sim)
(Parlé) : Non mais vous les avez vus avec leurs pantalons trop courts et leurs cravates en ficelle ? Et ils appellent ça de la musique ! Swing, swing, swing ! Ah, mon pauvre monsieur, tout fout le camp ! Heureusement qu'ils ont de belles chaussettes blanches, au moins on les repère dans le noir !
(Couplet 3)
Les grincheux les regardent avec des yeux ronds,
En disant : « Ces jeunes-là mériteraient la prison ! »
Mais les zazous s'en moquent, ils préfèrent swinguer,
Sur un vieux disque de jazz qu'ils ont déniché.
C'est leur façon à eux de faire de la résistance,
Avec de l'insolence et un pas de danse !
(Refrain final)
Laissez passer les zazous !
Ceux qui ont de la pagaille dans les genoux !
Laissez passer les zazous !
Avec leur look complètement fou !
Ils ont des semelles en liège de trois mètres de haut,
Et des vestes à carreaux qui font peur aux corbeaux !
Attention, c'étaient les zazous...