Basile
passe la nuit au fournil
Odile
la journée au magasin
depuis très tôt le matin
Leur fils Émile
assure l'après-midi
et parfois le samedi
C'est pas la fournée d'Antoine
près de la rue Saint-Austremoine
- évoquant le fournil de Jean
où se pressent les gens -
C'est juste leur boulangerie
leur gagne-pain, leur vie
le travail est éreintant
le rythme désociabilisant
pas beaucoup d'argent
(surtout des petites pièces)
l'électricité a augmenté
le beurre, le blé
mais pas le nombre de clients...
C'est plus comme avant
du temps de leurs grand-parents
qui avaient ouvert "Le Saint-Laurent"...
Maintenant "Le fournil de Jean"
est omniprésent
avec ses décors vibrants
/image%2F1070961%2F20260115%2Fob_1181b6_0-2.jpg)
/image%2F1070961%2F20260115%2Fob_8ac236_0-1-2.jpg)
leur coin café
où l'on peut s'arrêter
les multiples ventes à emporter
la fameuse carte de fidélité...
/image%2F1070961%2F20260115%2Fob_67b425_0-2-2.jpg)
Mais ni fournil, ni Jean
Presque tout est fabriqué
en atelier
c'est la marche du temps...
Pas facile !
Maintenant la boulangerie est un métier où l'on gagne largement sa vie, mais ce n'est vraiment plus pareil... comme tu dle dis, c'est la marche du temps ...Pas facile !
RépondreSupprimerTous les commerces évoluent... et nous aussi !
SupprimerEh oui, on se demande aujourd'hui où Nougaro a bien pu trouver des mains de femme dans la farine, les ménagères ont des machines à pain aujourd'hui !
RépondreSupprimerLes machines à pain, certes, mais les mains continuent à aller dans la farine ! Et j'adore Nougaro !
SupprimerMa préférée chez lui, c'est "Le jazz et la java"
SupprimerOui, elle est géniale ! Ma préférée c'est... "Toulouse", son hymne à cette ville magnifique !
SupprimerL'essentiel est bien dans le fait que les souvenirs remontent à la surface comme la pâte qui lève dans le vrai fournil. Dans mon enfance le boulanger se prénommait Émile mais tout le monde l'appelait Bob (sans qu'il fût snob pour autant !). ;-)
RépondreSupprimerC'est vrai que les souvenirs qui remontent à la surface sont des trésors ! D'ailleurs, chaque mot proposé n'est-il pas prétexte à cela ? Comme tu le dis si bien, on n'est pas là pour raconter notre vie (*)... mais c'est notre vie qui nous raconte !,)
Supprimer(*) Enfin si, un peu, beaucoup... Tant mieux !
Et oui même le pain s'est industrialisé... et les petits artisans ont du mal à s'en sortir. 😪
RépondreSupprimerC'est vrai et récemment les contrôleurs d'hygiène alimentaire ont fait fermer une boulangerie de quartier (photos dans le journal à l'appui...) et les habitants du quartier en question se sont rassemblés pour financer le nettoyage des locaux et faire rouvrir la boutique... Mais seront-ils là pour faire respecter les normes d'hygiène au quotidien ?...
SupprimerEt oui, triste marche du temps. Le progrès oui, mais à quel prix ?
RépondreSupprimerPeut-être plus de normes d'hygiène... qui font furieusement défaut dans certains commerces... au détriment de notre santé !
SupprimerChez moi ils sont tous là : Ange, la Panetière, Marie Blachère, la Mie Câline, Paul et j'en passe. On se demande comment les derniers vrais boulangers peuvent s'en sortir.
RépondreSupprimerJe remarque cependant dans un coin du "Fournil de Jean" une affiche représentant le petit garçon à la baguette de Doisneau. Tout n'est pas perdu ! ;-)