On parle d’oniomanie
Mais moi je suis l’exact contraire :
Un écureuil prudent
Qui compte ses noisettes
Avant même de les croquer.
Alitée je n’use ni chaussures
Ni vêtements de sortie ...
Mes pyjamas durent plus longtemps
que certaines modes.
Et puis pour dépenser
Il faudrait se lever
Sortir
Courir les boutiques…
Moi je fais des réserves immobiles :
Un peu de chaleur
Un peu de lumière
Et beaucoup de patience.
Ma petite pension file d’abord
Vers le loyer
L’eau
L’électricité
Comme des rivières qui savent exactement où aller.
Ce qu’il reste je le garde
Comme un trésor discret
Pour les jours où le cœur a besoin d’une douceur.
Finalement l’oniomanie
C’est pour ceux qui marchent.
Moi je pratique la frugalité poétique :
Je vis avec peu
Mais je le vis pleinement.
À chacun sa folie :
La mienne est de ne rien acheter ...
Et de très bien m’en porter.

Une belle résilience que tu nous partages là. Serait-ce au coeur de l'hiver que tu as découvert ton invincible été ? (comme l'évoquait Camus)
RépondreSupprimerOh ! Marie Sylvie, de loin, je te fais un calin !!!
RépondreSupprimerIls doivent pas t'aimer beaucoup dans les boutiques, surtout si tu commences à faire des adeptes ! ;-)
RépondreSupprimerTu es sage Marie-Sylvie parce que n'est ce pas tu pourrais maintenant utiliser internet.
RépondreSupprimerEconomiser et s'économiser ... tu nous donnes bien malgré toi une belle leçon d'anti-oniomanie.
RépondreSupprimerBien cordialement
Finalement, ça reste extrême aussi... Trouver un juste milieu n'est pas aisé quand les moyens n'aident pas
RépondreSupprimerJe serais bien un peu dans ce genre-là aussi. On est du signe de l'écureuil ? Mais alors où est le panache qu'adore Cyrano ? ;-)
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