Je viens sans prévenir.
Un froissement d’air,
et déjà je me défais.
Je passe
entre vos toits,
vos antennes,
vos gestes levés sans raison.
Je ne pèse rien
mais je vous recouvre
d’ombre et de lumière.
Et moi je ne dis rien.
Je glisse.
Parfois je me rassemble,
parfois je fuis.
Je prends la forme
de ce que vous croyez voir.
Un animal,
un visage,
un souvenir qui tremble.
Je ne garde rien.
Je porte,
je laisse,
je recommence.
Vous m’attendez
pour lire l’heure,
pour deviner la suite,
pour savoir si quelque chose
va tomber.
Je ne promets rien.
Je traverse.
Je m’effiloche.
Je n’ai pas de frontière.
Je reviens autrement.
Certains lèvent
de petits appareils.
Ils grésillent.
Mais d’autres continuent
à chercher
un cheval,
un visage,
une île.
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