samedi 18 avril 2026

Une jolie fleur dans une peau de vache, Une jolie vache déguisée en fleur.. (JAK)

 



L’an dernier, sur le chemin qui fait le tour du zoo, j’ai croisé des fleurs magnifiques, majestueuses, du genre à vous faire oublier toute prudence.
Avec ma manie de ramener un bouquet pour fleurir ma maisonnée, j’en ai cueilli une belle brassée.
Grand mal m’en a pris.
J’ai failli ne plus jamais pouvoir venir icitte poser mes mots, tant de grands maux auraient pu s’ensuivre.

Je vous explique.

Être maniaque, parfois, ça sauve la vie. Et moi, je le suis grandement.
J’ai toujours dans mon sac à dos du papier kraft, au cas où une petite séance de grappillage improvisé se présenterait.
J’y ai donc emballé les tiges avec soin, façon fleuriste de randonnée.

J’aurais bien vérifié sur mon portable avec l’appli PLANET… mais dans ce coin-là, la G7 ne passe pas.
Pas une barre. Pas un soupir de réseau.
Juste moi, les fleurs, et le Mont Blanc qui me regardait de loin.

J’ai poursuivi ma promenade, admirant le panorama qui s’étale du Mont Blanc au Pilat, entre eux deux, une nature vallonnée, souriante.

Arrivée dans mon antre, j’ai posé les fleurs sur une table du jardin, prête à leur offrir un vase digne de leur beauté.
J’ai pris le temps de quitter mes godillots, de me laver les mains, comme à l’accoutumée, puis j’ai repris mon smartphone pour en savoir plus sur ma récolte.

Et là… horreur et désespoir.

J’ai découvert que la belle inconnue appartenait à la même famille que la pomme de terre et la tomate, légumes que j’apprécie, certes, mais on ne choisit pas toujours sa famille.



De plus, Wiki m’annonce, l’air de rien, que la plante est toxique.


L’herbe du diable.
La belle enjôleuse qui rend fou.

Coïncidence ou pas, mon cœur s’est mis à battre comme un tambour de carnaval, une tachycardie digne d’un marathon.
Des mouches noires ont voleté dans mes pupilles, j’étais confuse, incapable de prendre une décision.
Heureusement, tout cela n’a duré qu’un instant.
(Et entre nous… je me demande encore si je n’ai pas tout imaginé.)

Gantée jusqu’aux coudes, je n’ai même pas osé jeter ces fleurs dans le compost, on ne sait jamais, elles auraient pu contaminer mes épluchures.


Non, direct dans la poubelle, enfermées dans un sac plastique, par respect pour les éboueurs et pour la paix du monde.





Nota histoire véridique



5 commentaires:

  1. Ainsi, les éboueurs mangent les fleurs dans les poubelles ?
    Tu m'en apprends de belles !
    Je les ai toujours trouvés suspects, les éboueurs...

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  2. Tu aurais donc pu aussi écrire "Voici des fruits des fleurs des feuilles et des branches
    Et puis voici mon coeur qui ne bat plus que fou" ! ;-)

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  3. Comme toi je ramène souvent des bouquets de mes balades dans les bois et les prés mais je ne prends pas de précaution particulière. Tant que je n'en accommode pas mes plats... ;-)

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  4. Quelle histoire, JAK ! En bonne citadine, j'avoue que j'évite de ramasser quoi que ce soit à la campagne... Je fais plutôt provision de photos !,) Heureuse de te lire !

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  5. On n'est jamais mieux servi que par... sa maniaquerie 🤌

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Ont carillonné (ou pas)

       Laura ; Lilousoleil ; Monsieur X ; Nana Fafo ; Marie Sylvie ; Kate ; Lothar ;