Je suis tombée sur l'Orient alors qu'enfant, je rêvais de me connecter à mes origines celtes(le projet n'est pas abandonné) par mon cher Gérard de Nerval et son voyage là-bas. J'ai lu cette œuvre en long, en large et en travers(dans les deux sens) par le biais(idem) des représentations que mon auteur préféré avait de cette contrée du monde. Il convient d'ailleurs de définir ce qu'est l'Orient . Littéralement, c'est le lever du soleil donc l'est donc chez moi(où je suis née). Eh oui, le voyage nervalien commence en Allemagne(il était fin connaisseur de cette culture ,traducteur émérite de la langue et sa mère y est morte) littérairement car en vrai, il est passé par Marseille. Les subdivisions de l'Orient sont :subdivisions sont : le Proche-Orient (Égypte, Turquie, Palestine, Syrie…) le Moyen-Orient (de la Méditerranée à l’Iran) et l'Extrême-Orient (Chine, Japon, Cochinchine, Tonkin…) »L’Orient désigne, du point de vue de l’Occident (qui est lui-même une construction historique, une « invention »), l’autre moitié du monde1. »
J'ai donc suivi Nerval dans son voyage littéraire à Vienne, en Égypte, en Syrie, au Liban et à Constantinople. Comme je travaillais sur les paysages dans cette œuvre, je m'intéressais aussi au réel derrière les représentations(littéraires et artistiques) de cet Orient mythique des origines que cherche Nerval et dont parlait aussi Baudelaire(que j'avais étudié avant-avec Nerval, juste avant).Je voyageais moi aussi au gré des usines de textile que dirigeait mon mari et qui fermaient malheureusement presque toutes :l'est donc où nous sommes connus, le Nord d'où il était originaire, le Sud-ouest, la Haute-Loire(où nous sommes mariés),Saint-Étienne. Ici, l'usine est une des plus belles, modernes, saines que nous avions connues et son équipe était formidable. Mais, l'issue fut une vente aux enchères qui me tira des larmes des machines dont certaines partirent au Maroc.Mon mari fit un essai en Tunisie, un autre Orient que je découvris par son récit et en partie par mon beau-frère né là-bas.Nous étions heureux à St Étienne mais il n'y avait pas de travail pour lui alors il accepta la proposition d'un des acheteurs du matériel de monter au Maroc une usine du sol à l'aménagement des machines, embauche du personnel etc. Je pleurais encore beaucoup et la voyageuse que j'étais n'était guère enthousiaste mais ma nature curieuse pris le dessus. Je tombais dans cet Orient, réel et différent de celui de Nerval. Moi, je n'avais jamais rêvé de cet Ailleurs mais j'y étais dans ce pays de Moucharabieh. J'avoue avoir découvert en grande partie cette semaine l'usage principal de cet élément de l'architecture orientale, en connaissance son usage de discrétion, voire de secret.Malgré mon peu de connaissances réelles du Moucharabieh, du Maroc et de l'Orient en général , j'avais comme mon mari et d'autres comme vous, peut-être des préjugés, malgré moi, des fantasmes, des biais par lesquels j'abordais cette nouvelle vie, Casablanca et ses habitants. Tout ne fut pas rose et il y eut des moments cauchemardesques mais ils ne furent pas le fait du pays et des Marocains qui ont été avec nous accueillants, patients devant notre ignorance de ce qui était leur vie... réelle.
Si je pleurais en quittant la France, je m'arrachais avec tristesse de Casablanca même si notre vie là-bas était devenu très compliqué. Quand nous fumes revenus(en mauvaise posture) de notre exil, que mon mari retrouva un travail et que je démarrais dans l’éducation Nationale, nous partîmes une semaine à Istanbul avec des connaissances littéraires et artistiques(en bonne professeure documentaliste, j'avais beaucoup lu) et malgré tout, encore des biais venant du Maroc, des voyages de travail et touristiques de mon mari là bas, d'un homme turc qui avait voulu m'épouser.
oups, compliquée
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