J'en ai superposé des couches
D'encres d'un soir ou de six mois,
J'en ai vu de toutes les touches
M'écrire de nouveaux émois.
J'en ai porté des tatouages
Enlevés pour que, par-dessus,
D'autres passions et leurs outrages
Finissent en matins déçus.
La place n'est pas extensible,
Chaque nom gomme un précédent
Pour que l'histoire soit possible.
Moi, j'ai toujours été perdant.
À ton tour, tu as pris le large ;
Ton empreinte a ses jours comptés
Et l'après-toi se télécharge
Déjà sur nos liens démontés.
Une promesse est à l'approche,
Ne demande qu'à s'installer ;
Elle peaufine son accroche...
Ferais-je mieux de détaler ?
Il faut à tout prix que je teste,
Sait-on jamais ! Si c'est du vent,
Tant pis, je m'achète une veste.
Sinon, je fonce droit devant.
Quoi qu'il arrive, ton nom reste
Lisible par moi seulement
Dans les dessous du palimpseste
Que je suis, indéniablement.
Peut-être qu'une intelligence,
Un jour, saura scanner les cœurs
Et dira, pleine d'indulgence,
En m'épluchant : "Mais tous les cœurs
Ne cherchent qu'à fuir l'indigence !"
Hmmmm je suis le décalcomanie ?
RépondreSupprimerLa mémoire dans la peau ! C'était pas un film ?
RépondreSupprimerEncore un collectionneur d'amours qui finissent mal en général !
RépondreSupprimerIl exprime très bien ses tourments, ma foi !
;-)
Si joliment écrit, si sensible... Je retiens surtout l'envie d'aimer, ce moteur fantastique !
RépondreSupprimerTrès bel écrit. Il y a tant de questionnements dans tes vers ...
RépondreSupprimerDésenchanté et malgré tout éternellement amoureux. Quel beau poème !
RépondreSupprimerAh ! l 'esprit d'aventure .... "Il faut à tout prix que je teste, Sait-on jamais ! "
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