Lucy, contemplative fleur
Éclose aux profondeurs célestes,
Parle aux oiseaux, que son dealer,
Toujours prêt à quelques bons gestes,
A lâchés pour elle, enjôleur.
Quand toi tu ne vois que fumée
Ou que du feu sur poudre aux yeux,
Depuis ta place bitumée
D'où tu perçois souvent les cieux
Comme une légende embrumée,
Lucy s'efface, et c'est ton hic,
Dans son holy mist - ô mystère ! -
Que son âme trouve so chic ;
Fuyant ton clair, ton terre-à-terre,
Elle décolle et plane à pic.
Les oiseaux lui chantent des fables
Bleu paradis, rose éléphant.
Même les corbeaux sont affables,
Pas comme toi qui fais l'enfant
Raillant ses bonheurs ineffables.
Lucy, contemplative fleur,
Ne redescend de son silence
Que pour boire un peu ton malheur,
Redevenir ton ambulance ;
Elle tient grâce à son dealer.
Sinon fanerait, pauvre fleur.
Elle s'envolera encore...
(Mostly because of your demons)
Elle s'envolera encore...
(Lucy in the sky with diamonds)
Mystique. Ou folle. Ou pire encore.
Belle odyssée !
RépondreSupprimerUn texte surréaliste, kaléidoscopique. On croit entendre chanter John Lennon; c'est du mystique ça , Môssieur
RépondreSupprimerOn ne voit pas encore poindre le very bad trip au creux de cette ambiance planante...
RépondreSupprimerCe poème fait planer. Sans fumée, sans éléphant rose mais avec brillance.
RépondreSupprimerLucy perdue dans de la poudre... aux yeux
RépondreSupprimerStupéfiant à souhait et quelle belle poésie pour enrober tout ça ! J'entends aussi Lennon et ça me console, un peu...
RépondreSupprimerUn éternel féminin qui ne plaira pas à Michel Houellebecq ! Mais on s'en fout quand on est fan de la fanfare du sergent Poivre ! ;-)
RépondreSupprimerJoli rappel du plus célèbre quatuor des sixties !
Une plume qui ne craint pas d'explorer les zones d'ombre.
RépondreSupprimerC'est une écriture très imagée et rythmée, avec une chute qui frappe juste.
Vous nous offrez là une vision du mystique qui bouscule, très habile.
Bien amicalement, Marie Sylvie