Il va falloir gratter,
mais pas trop fort,
on ne sait jamais
si le passé est chatouilleux.
Sous cette
vieille encre
qui fait semblant d’avoir tout dit,
il y a peut-être
une blague oubliée du Moyen Âge.
Un moine
distrait
a peut-être écrit :
« penser à nourrir le chat »
entre deux prières très sérieuses.
Le
palimpseste ricane,
il cache ses secrets
comme un vieux carnet
qui refuse d’avouer ses ratures.
Je gratte,
je gratte,
et voilà qu’apparaît
une liste de courses millénaire :
pain, vin… et mystère.
Chaque
couche effacée
est une couche de plus
dans le mille-feuille absurde
de nos grandes idées.
Finalement,
on n’efface jamais vraiment,
on empile,
comme des chaussettes orphelines.
Et si au
fond
le sens de tout cela
était simplement
un gigantesque brouillon ?
Alors je
gratte encore,
mais en riant doucement,
de peur de découvrir
que quelqu’un, avant moi, avait déjà abandonné.
J'ai adoré ta manière d'aborder ce thème en mille-feuille ! J'avais comme toi pensé à cette idée de liste de courses et autres messages incongrus.
RépondreSupprimerAvec le sourire
Grande amatrice de gâteaux multicouches, chère Lilou ? ;-)
RépondreSupprimerAh si tout était brouillon... je pourrais écrire comme un cochon 🤣 euh... sur un cochon
RépondreSupprimerC'est magnifiquement dit ... En résumé, la perfection n'est pas de ce monde !
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=VAbKGMgg3j8
;-)
J'adore l'idée de découvrir sur un palimpseste le mot du moine qui doit se souvenir de nourrir son chat ! :-) Je me demande ce que cachent des milliers de palimpsestes dans le monde. Mais rien qu'à l'idée d'avoir à gratter...
RépondreSupprimerje rejoins Yvanne ! Je trouve très drôle cette idée " penser à nourrir son chat" qui a échappé au gratteur, sur le palimpseste. Magnifique acte manqué !
RépondreSupprimer"on efface jamais vraiment, on empile..." c'est tout à fait ça. Un peu comme les années (on finit quand même par en sentir le poids haha)...
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