samedi 11 avril 2026

Radotage trop sage et sans âge (Cavalier)

  

 

D’après Adriano Cecchi

 

Quand j’étais enfant
On disait
Que j’étais un vaurien

Et je fus juge
Et j’ai mis des drôles
Au fond des tours de geôles
À tour de rôle

Je vis de peu
J’ai une chandelle qui siffle entre mes yeux
Des grelots qui résonnent dans mes oreilles
Qui me sonnent, m’assomment

On vient me voir
Pour écouter ces sons
Et pour fabriquer de la farine

Je raconte mes voix, mes bruits
Tout me va
Je souris
J’écoute
Ces demoiselles qui m’appellent
Et un buste m’obstrue le palais

Elles sont fines, jolies, et veulent me libérer
Me délier des cordages
Des ancres
De la cheminée qui m’étreint
Mais je dirige mon navire
Dans la tempête

Oui, juste les clochettes, les assourdir
Avec elles
Un peu

De peu je vis
Là, je suis si bien …
Quand j’étais enfant
On disait
Que j’étais un vaurien

 

2 commentaires:

  1. Chouette déclinaison ! On peut reprocher tout ce qu'on veut à Rimbaud mais lui au moins, au terme de son âge, n'aura pas radoté (même si son bateau était, au bout du conte, réellement ivre !). ;-)

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  2. Oui, c'est très pénible les acouphènes ! :-)

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Ont carillonné (ou pas)

       Laura ; Lilousoleil ; Monsieur X ; Nana Fafo ; Marie Sylvie ; Kate ; Lothar ;