
Quand j’étais enfant
On disait
Que j’étais un vaurien
Et je fus juge
Et j’ai mis des drôles
Au fond des tours de geôles
À tour de rôle
Je vis de peu
J’ai une chandelle qui siffle entre mes yeux
Des grelots qui résonnent dans mes oreilles
Qui me sonnent, m’assomment
On vient me voir
Pour écouter ces sons
Et pour fabriquer de la farine
Je raconte mes voix, mes bruits
Tout me va
Je souris
J’écoute
Ces demoiselles qui m’appellent
Et un buste m’obstrue le palais
Elles sont fines, jolies, et veulent me libérer
Me délier des cordages
Des ancres
De la cheminée qui m’étreint
Mais je dirige mon navire
Dans la tempête
Oui, juste les clochettes, les assourdir
Avec elles
Un peu
De peu je vis
Là, je suis si bien …
Quand j’étais enfant
On disait
Que j’étais un vaurien
Chouette déclinaison ! On peut reprocher tout ce qu'on veut à Rimbaud mais lui au moins, au terme de son âge, n'aura pas radoté (même si son bateau était, au bout du conte, réellement ivre !). ;-)
RépondreSupprimerOui, c'est très pénible les acouphènes ! :-)
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