Il entaille, il creuse, il
fignole
Avec une patience infinie
sa planche de cerisier polie
Petit à petit, il creuse le
chemin
Avec autant de force que de
retenue
Et d’un geste précis
Il forme les creux et les
reliefs
Il creuse la lumière et les
ombres
Il caresse les pleins
Affine les déliés
Il lui faut se concentrer
Pour inverser le sujet
Car aucun faux pas n’est
permis
Ici, l’erreur est fatale
Il voudrait arriver à la
perfection
De ce rouleau bouddhiste
Le Dharani-sutra de la lumière
pure
La première xylographie
Découverte au temple
Pulguk-Sa de Kyongju
Ce mot lui plait, il se le
répète
Il guide son geste à chaque
instant
Obtenir la lumière pure…
C’est son mantra
Il sait qu’il lui faudra une
vie
Mais chaque jour il
s’applique un peu plus
Chaque jour il comprend
quelque chose
C’est comme une méditation
Et comme une bénédiction
Quand son travail le ravit
Il a la fibre des constructeurs de cathédrales
Génial ! Tu as bien fait de revenir !
RépondreSupprimerMerci !
RépondreSupprimerC'est magnifique ! Un bel éloge !
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RépondreSupprimerun texte très agréable à lire
Bravo
François
Quand le monde devient fou, le repli sur l'art et l'artisanat équivaut effectivement à la fabrication d'une cathédrale... et tant pis si elle est en allumettes ! On aura eu, le temps de brûler sa vie, la foi ! ;-)
RépondreSupprimerBien vu, j'aime vraiment beaucoup.
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