samedi 16 mai 2026

Wouah ! (Walrus)

  

Je prononce mon pseudo "oualrus" (normal c'est "morse" en anglais).
Je prononce la raclée napoléonienne "ouaterlo" (normal, c'est flamand, comme mon patronyme : Wullaert).
Et donc, je dis "oualkyrie" pour le mot-sujet de la semaine.

C'est là que vous me faites remarquer qu'il est d'origine allemande (en fait, du vieux norrois) et qu'il faut dire "valkyrie" comme on dit "FolksVagen" pour les célèbres bagnoles germaniques VW. 
À quoi je répondrai qu'alors il faudrait dire "valkurie" parce que dans la merveilleuse langue de Goethe, le y se prononce u !
(si, si, j'ai appris l'allemand...   Deux fois !). D'ailleurs, en allemand on écrit walküre.

Mais laissons là ces considérations oiseuses...

 

Un jour, ça fait une paie, pour participer à un blog d'écriture, j'ai fait appel aux walkyries. Enfin à une des (si pas la) plus célèbre·s d'entre elles : Brunhilde, fille d' Odin, comme toutes les autres.

(N'essayez pas de trouver un lien entre le début de son nom et la couleur de sa chevelure "Brun" fait référence à l'armure souple qui protégeait ces vindicatives demoiselles et Hilde serait bêtement son prénom.)

Je vous montre la consigne :

 

Consigne n° 23 du 1er Mai 2013

 

Gilbert Garcin - La veillée           60 ans de mariage !

Vous avez deux choix

 - vous imaginez leur dialogue,  ou

- vous écrivez le monologue intérieur d'un des deux personnages.

                         Bonne écriture à tous !

 

 

 

Bien entendu, je n'ai pas respecté la consigne à la lettre (que voulez-vous, contrairement à aujourd'hui, je n'avais pas encore à l'époque 60 ans de mariage et je manquais donc d'expérience) et je me suis accroché à l'image centrale de la photo et voici le résultat :

 

Brunhilde (Walrus)

Elle était revenue s'asseoir avec lui à cette table où tout avait commencé.

Il y a bien longtemps maintenant que les Ases lui avaient retiré son immortalité.
Pour l'amour de ce mortel, si merveilleusement beau.
Bien longtemps qu'Ils ne lui avaient laissé de son armure de Walkyrie qu'un fragment de plastron,
Cette coupe métallique qui couvrait la moitié gauche de son orgueilleuse poitrine.
Les Dieux l'avaient remplie d'un sable ténu, impalpable.
Ils l'avaient déposée sur cette cruche et le sable s'était mis à couler.
Grain à grain, avec une lenteur déconcertante.
Elle avait cru qu'elle n'en verrait jamais la fin.
Et pourtant, elle était là, toute proche, comme la sienne.
Alors, elle avança le bras et lui prit tendrement la main.
Les Dieux lui avaient dit que, jusqu'à la chute du dernier grain,
Ils vieilliraient ensemble.

 

 

Je n'en dirai pas plus sur ces étranges bestioles ailées et zélées : je voudrais pas qu'elles me trucident pour m'emporter au Walhalla, je me méfie fort des discours dithyrambiques des dépliants touristiques ! Et encore plus des opéras de Wagner...
 
  

 

 

8 commentaires:

  1. Magnifique poème répondant à une photo des plus déprimantes !... Pour l'étymologie, merci, tout ce que j'aime !,) Et pour le Walhalla, aucune urgence.

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    1. Ce sera une occasion de nous rencontrer, j'attendrai, je suis patient ! :-)

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  2. Goethe me ramène encore à Nerval

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    1. Vous ne seriez pas une groupie de Gérard de, par hasard ? ;-)

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  3. je cherchais : plaide ; oups; je plaide coupable

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  4. Ah ? Alors c'est ça la fameuse tétralogie ? Walkyrie, Walhalla, Wagner, Walrus ? ;-)

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