Ils ont fichu le bazar avant que les Uhlans ne débarquent à Paris. Les zazous ! Ahuris !
Ils ont joué les affreux devant tous les oukases de la mode bourgeoise. Les zazous ! Pauvres nazes !
Ils n’avaient pas besoin de visa pour détester la zoubida ! Les zazous ! Quels fadas !
Aux ave, aux pater et aux bénédictions urbi et orbi de Pie XI et Pie XII ils ont répondu par les aventures-délires impies de Bibi Fricotin et Razibus Zouzou ! Les zazous ! Quels voyous !
Ils ont mieux aimé la folie des avanies du jazz, du swing que la danse des ours et surtout celle des jours qui se suivent et se ressemblent. Les zazous ! Devant eux l’ennui tremble.
Ils ont pris Saint-Lazare pour la gare d’où s’en vont tous les trains oulipiens vers une littérature qui raille et qui déraille. Les zazous ! Quelles canailles !
Ils ont mis les adjas devant les oustachis. Les zazous ! Et pourquoi pas « Vive l’anarchie ! » ?
Ils ont rêvé de Zsa Zsa Gabor et n’ont pas voulu voir les lendemains du masseur dans la culotte du zouave au pont de l’Alma mater quand la dolorosa et le Materazzi cherchent des noises à Zizou à propos de pilier et de Mercedes Benz compresseuse de princesse. Les zazous ! Quelle tristesse !
Ils ont, comme Zazie, pratiqué sans ticket des outrances dans le métro, exhibé sans chiqué leurs minables abdos et leurs outrecuidances. Lez zazous ! L’Anti-France !
Ils ont été désagréables - du style « Colza mon cul, veux-tu, Yvette, car ma tête est très oublieuse !» et ont commis bien des outrages envers les bonnes mœurs, la bonne mère et les bonnes mûres. Les zazous ! Que des enflures !
Ils ont porté des falzars tellement courts qu’on n’a pas eu besoin d’y coudre des ourlets. Les zazous ! Tous des cinglés !

Ils ont envoyé paître Isabeau de Bavière aux Houches, Mère Térésa aux Outremers et jeté Isabelle la catholique aux oubliettes de l’histoire. Les zazous ! Mais quels barbares !
Ils ont semé la zizanie chez les Zoulous, chez les Aztèques, à Knokke-le-Zoute, joué du jazz afghan au kazoo, enflammé le Zaïre, mis le feu chez les Ougandais, se sont drogués à Ibiza, à Katmandou ou je ne sais où. Les zazous ! Rien que des fous !
Ils ont fini dans la tisane de l’oubli, oubliés de tous les pedzouilles qui ne jurent plus que par Chat GPT, madame Lia, la terre plate et le vaccin nul.
Mais, surtout,
Vivent les zazous !
Ils ont semé la zizanie chez les Zoulous, chez les Aztèques, à Knokke-le-Zoute, joué du jazz afghan au kazoo, enflammé le Zaïre, mis le feu chez les Ougandais, se sont drogués à Ibiza, à Katmandou ou je ne sais où. Les zazous ! Rien que des fous !
Ils ont fini dans la tisane de l’oubli, oubliés de tous les pedzouilles qui ne jurent plus que par Chat GPT, madame Lia, la terre plate et le vaccin nul.
Ah que triste est le sort
De l’anticyclone des Açores
Lorsque l’histoire se résout
A une succession de fous
Qui mettent la pression
Puis tombent en dépression.
Pauvres zazous !
Mais, surtout,
Vivent les zazous !


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