Je retiens.
Je tiens.
Deux lignes tombent du plafond du noir.
Je ne tombe pas.
Je n’ai jamais su tomber.
Je ne pèse rien
jusqu’à ce que des mains arrivent,
jusqu’à ce qu’un corps me confie
sa peur mal pliée.
Alors je chauffe,
je brûle,
je glisse,
je reprends.
Je serre juste assez.
Les mains viennent
avec leur craie,
leur tremblement discret,
leur confiance posée trop vite.
Le corps monte,
s’efface,
revient.
Je ne dis rien.
Je laisse passer.
Parfois un souffle se suspend.
Parfois un rire descend
plus vite qu’un poids.
Je cède,
je me courbe,
je fais place.
Je connais la fatigue des bras,
la morsure des cuisses,
la seconde avant la chute,
la seconde où tout se retient.
On dit que je suis partenaire.
C’est trop.
Je ne fais rien.
Je tiens.
Quand tout va bien,
on m’oublie.
Je préfère.
Je reste là.
Immobile.
Tendu.
Quand tout se passe bien, personne ne pense à moi.
______________
Aux filles aussi, c’est leur métier

Mais sachez que ce n’est pas cher payé. Un autre petit boulot est bien venu.

Elles invitent souvent des célébrités.

on vient de loin pour s’entrainer ici.

Je suis... je suis... le fil rouge de la vie
RépondreSupprimerBizarre : l'apprentissage génère des bleus !
RépondreSupprimerC'est toujours très drôle quand Tarzan rate la liane de 8 h 47 !
RépondreSupprimerj'admire chaque fois les montages de tes BD ou peut-être est-ce toi qui les dessines ??? Et dans ce cas, chapeau !
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