samedi 8 août 2026

Carte postale (Monsieur X)

  



D'où je t'écris, je t'envoie
Des cerfs-volants si bluffants
Qu'on dirait des feux de joie
Sur les toboggans du vent ;

Des façades colorées, 
Face aux embruns triomphants
Qu'on voit, aux heures dorées, 
Prendre les formes du vent ;

Des amourettes de plage 
Parmi des rires d'enfants, 
Tout un monde où l'on a l'âge 
D'avoir les cheveux au vent ;

Des pas de danses faciles
Qui font sautiller des faons
Déguisés en vieux fossiles
Ébouriffés par le vent ;

Des rosés pleins de poèmes, 
Vêtus de rêves bouffants, 
Qui remettent les problèmes 
À plus tard... Sens-tu le vent ? 

Sens-tu le vent qui s'étale
Sur tes grands murs étouffants, 
Depuis ma carte postale ? 

Pardon...

Ce
   n'est
      que
         le
            vent... 

(Et même pas le vrai vent...)


 

6 commentaires:

  1. Après de tels embruns triomphants, tant de fraîcheur poétique envoyée contre la canicule, ne recevoir qu'un vent en guise de réponse, cela jetterait un froid ! ;-)

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  2. Tu nous mets un sacré vent avec ce poème !

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  3. Eh oui, c'est ça la mer du Nord : autant en emporte le vent ! ;-)

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  4. Un vent rafraîchissant dont on a tant besoin ! On s'envole !

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  5. Bien reçu ta carte postale légère comme un doux vent marin. Merci !

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  6. ça me fait penser aux cartes postales que j'envoie et que personne ne lit
    toi, je te lis et tu me lis, merci

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Ont produit des grommellements

          Laura ; Walrus ; François ; Kate ; Nana Fafo ; Monsieur X ;