Je suis là.
J'étais là.
Je ne suis plus vraiment là.
Moi qui aimais tant que l'herbe
Mette le printemps en gerbe,
Je suis là.
J'étais là.
Je ne suis plus vraiment là.
Quelque part sous ce couvercle
Tout vert, en forme de cercle,
Bordé d'un cordon de fleurs
Que désaltèrent vos pleurs,
Ou plus haut dans les nuages,
Ou plus loin dans vos voyages,
Je suis là.
J'étais là.
Je ne suis plus vraiment là.
Mon printemps numéro onze
Reste figé dans le bronze ;
Un souvenir vous sourit.
Un autre vous attendrit.
Moi qui aimais tant que l'herbe
Mette le printemps en gerbe,
Je suis là.
Toujours là.
Je ne suis plus jamais là.
Que c'est beau ! C'est bien triste de n'avoir eu que 11 printemps
RépondreSupprimerMerci Nana. Oui, c'est triste.
SupprimerMais pourquoi êtes-vous tant à y voir un monument funéraire ?
RépondreSupprimerCe qui n'empêche pas le texte d'être émouvant...
À la seconde où j'ai vu cette photo, j'ai vu une sorte de lieu de recueillement, un mémorial... Et il me fut dès lors impossible de penser à autre chose.
Supprimersans commentaire, trop fort
RépondreSupprimerQuand son âme s'est envolée, la semaine dernière, elle a pris la forme d'un beau cerf-volant.
RépondreSupprimerC'est le thème de cet été : la tombe de ET, l'église portugaise pour le requiem, la main de Dieu... ;-)
La fin est partout... Et la nouvelle photo de cette semaine m'a inspiré une autre forme de fin... Décidément, on est bien peu de chose et mon amie la rose est toute sèche, toute cramée 😵
Supprimer