Dionysos est pétrifié
Il regarde, atterré
Dans une trouée de lumière
Sa treille muscate qui portait ses espoirs
La treille qu’il taillait
La treille qu’il soignait
La treille qu’il cajolait
En vue de vendanges
En corne d’abondance
Et de réjouissance
Porteuse d’ultime transe
Sa belle treille est tavelée
Les grappes toutes piquetées
Par des oiseaux effrontés
Qui ont tout dévoré
Ne laissant tristement
Que feuilles et sarments
Et des capsules d’amertume
Eclatent dans sa bouche
En fades relents de mort
Quand c'est une année blanche, ça laisse un goût amer !
RépondreSupprimerRestent les raisins en plastique... Bon, plus sérieusement, quel amer constat !
RépondreSupprimerEt après ça, on s'étonnera que le Brunello di Montalcino soit hors de prix !
RépondreSupprimerDionysos même n'y peut plus rien, le vin est mort. Parfois les efforts ne paient pas comme on le voudrait ou comme ils devraient...
RépondreSupprimerJe venais de voir un reportage sur la grêle qui avait anéanti tout un vignoble , pourtant avec le soleil, il devrait avoir pas mal de degrés en trop et être un bon cru !
RépondreSupprimerEn Champagne, ma région d'origine, la vendange est bonne, semblet T-il...
RépondreSupprimerEt les oiseaux de mauvais augure de plaisanter : "Quand le vin est tiré, il faut le déboire ! ;-)
RépondreSupprimerOK, je sors... m'en verser un petit coup !