Le ciel est par-dessus le mur,
Presque invisible.
Un jour, j'ai su faire le mur ;
Et c'est risible,
Mais... je n'ai jamais retrouvé
Ce talent cent fois éprouvé.
Le clocher qui me fait de l'ombre
Est un crâneur ;
Chaque nuit vient boire son ombre,
Pour mon bonheur.
Mais c'est un bonheur de façade,
À peine un semblant de passade.
On me croit riche, or, je n'ai rien
Qu'un fond de rêve
À vendanger - C'est moins que rien ;
Le jour se lève,
Mais il a le goût des pavés,
Et des tunnels mal excavés.
Depuis ma fenêtre avec vue
Sur les tourments
Qu'invente sans fin la Grand-Rue,
Pour ses romans,
Enclavé dans le temps qui file,
Je ressemble à la vieille ville.
Le ciel est par-dessus le mur.
Et les touristes
Me flashent en rasant mon mur
Aux briques tristes.
Puis ils m'oublieront quelque part,
Sur un disque dur au placard.
Et quand c'est un Walrus qui flashe parfois ça ressort du placard...
RépondreSupprimerMais Walrus retrouvera-t-il l'endroit où il a pris cette photo ? That is the question !... En tout cas tu t'es bien mis dans la peau du personnage !
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