À chaque lever du jour, mon labeur commence,
La rue, souillée de maux, reflet de mon absence.
Balayer, laver, récurer sans relâche
Sous le poids des douleurs que mon cœur cache.
Les kilocalories brûlées sous l'effort,
Ne comptent plus dans cette tâche qui me mord.
Mon employeur, indifférent à mes besoins,
M'interdit même le temps d'une pause loin.
Les régimes pour les maux des autres
Ne sont rien face à ce que j'endure, Ô traîtres.
Mon corps se plie, se tord sous les contraintes,
Chaque journée, une épreuve, une plainte.
Les H.L.M squattés, leurs souillures infâmes,
Témoignent du mépris et des âmes en flammes.
Chaque coin, chaque recoin, une bataille
Que je livre seule, dans ce silence âpre.
Mais malgré tout, je persévère, je lutte,
Cherchant une étincelle dans cette nuit brute.
Le mot " Kilocalorie " pour moi reste une guerre,
Un combat quotidien, un cri dans l'univers.
Aujourd'hui encore, je porte ces souffrances,
Des stigmates invisibles, des douleurs en danse,
Mon corps en garde la marque, les cicatrices,
De cette rue sans fin, de ce labeur qui se glisse.
Mais dans ces vers, je trouve une catharsis,
Un écho de ma voix, une force qui s'élance.
Pour toi qui lis, sache que dans chaque kilocalorie,
Se cache une histoire, une vie, une survie.
* * * * *
K.ilos de peine et de sueur
I.ncessant labeur dans l'ombre
L.umière absente, les heures
O.ndes de douleur dans chaque membre.
C.ompter chaque calorie brûlée
A.pprivoiser le régime imposé
L.uttes invisibles, tensions accumulées
O.mbres de souffrance, corps épuisé
R.ésister aux besoins naturels
I mposer un rythme infernal
E.ndurer sans fin ce cruel combat.