samedi 7 décembre 2024

Défi #850

 Un vieux truc m'est revenu
via le "ver" matinal :


 Alors, j'avais pensé vous proposer

Kilimandjaro

un truc sur lequel tout le monde semble
vouloir grimper aujourd'hui, ce qui fait
craindre pour la propreté de ses neiges.

 

Mais je vais me montrer "raisonnable"
(dans la mesure de mes moyens)
et choisir un truc lui aussi bien
dans l'air du temps :

Kilocalorie

 

 
 

Ont préféré la cuisse à l'aile

 

 


 

  

Marie Sylvie ; Vegas sur sarthe ; Walrus ; Yvanne ;

La jarretière (Lecrilibriste)

 

 

Oh ! la jarretière de la mariée
Qui c’est qui l’a attrapée ?
C’est Sylvère
Sylvère qui veut se marier
Qui veut se marier
Avec Bérengère
Mais Bérengère ne veut pas
C’est pas sa tasse de thé,
le Sylvère
C’est le fils du cantonnier
Adam qu’elle préfère
Mais Adam son bien-aimé
n’aime pas Bérengère
Lui, il aime la mariée
Il s’en fout de Bérengère
Y s’rait bien allé la chercher
La jarretière
Sous la robe de la mariée

La ronde des cœurs meurtris
Tourne, tourne avec la vie

Mais la vie est un dilemme
Faut trouver des stratagèmes
Pour résoudre les problèmes
Qui ne se résolvent pas
 

 

J'arrête ! (Joe Krapov)

 

Mais il veut rire, l’oncle Walrus ? Il ne manque pas d’air en espérant me voir jeter sur le papier un long texte bien étiré sur ce rite imbécile qui consiste, aux mariages, à retirer avec les dents la jarretière de la mariée !


Ce n’est pas que je redoute l’ire de nos amies écrivantes, que je craigne qu’on me jarte de ce bienheureux terrier du Défi où il fait bon être. Que je me tire à l’autre bout de la terre, sur les bords du lac Erié, ou que je veuille me mettre au vert en Eire ou à Jarrie en Isère n'est pas dans mes projets ; mais jouer le reître masculiniste à nouveau en évoquant avec plaisir et salacité ce qui se situe au-dessus du rohmérien genou de Claire ou sous les souchoniennes jupes des filles, cela fait de ma part l’objet d’un rejet certain.

 


Tant pis si l’on rit de moi mais désormais ma parole sera rare, je ferai le tri et je ne réerai pas, je ne bramerai plus, du moins en public, mon goût pour les fanfreluches, bagatelles, bigoudis, choses de l’amour et du sexe. Une autre ère s’est ouverte : il faut se tenir ferme sur son jarret partout où l’on va, assurer ses arrières : l’accusation de sexisme est là, terrée dans l’ombre, à un jet de pierre, prête à vous tomber dessus dès que vous écrivez le mot « soutien-gorge » ou « porte-jarretelles ». 


 J’ai donc procédé cette semaine à un tir en touche et je suis allé errer un moment dans la notice de l’ordre de la jarretière chez Madame Wikipe où j’ai retrouvé le bon chevalier Saint-Georges. J’ai aussi rejeté l’idée de réitérer une variation sur son dragon mais j’ai été séduit par l’histoire d’Edouard III :

 « Le 23 avril 1348, lors d'un bal à Calais, il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son propre genou et coupa court aux railleries par ces mots : « Messieurs, honi [sic] soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d'en porter une semblable car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement. ».


 Rira bien qui rira le dernier ! Et l’amour des hochets dans la perfide Albion qui n’a toujours pas connu de « Ah ! Ça ira ! » est tel que cet ordre chevaleresque perdure encore aujourd’hui !


Je vous gratifierais bien ici d’un « Ite missa est » mais avant que l’échelle soit tirée, je vous fais cadeau d’un rai de lumière sur la présence du morceau musical ci-dessous. Il est signé Ken Hensley, s’appelle « The Park » et est tiré du deuxième album du groupe de rock Uriah Heep intitulé « Salisbury », sorti en 1971 !


 Au jeu de marabout-bout de ficelle des mots du Défi, on retire toujours quelque chose, ne serait-ce que de la nostalgie !




Dessous et dessus (Adrienne)

   

A l'âge de cinq ans, mini-Adrienne est fascinée par les mystères du monde des adultes.

Des adultes en général et de sa grand-mère en particulier.

Prenez par exemple ce moment de l'effeuillage du soir.

Le soulagement bien visible de grand-mère quand elle décide qu'elle peut ôter son corset et "se mettre à l'aise".

Pourquoi s'impose-t-elle cet instrument de torture, se demande la petite.

Les dessous de grand-mère sont des mystères à eux seuls.

Comme ces bas qu'elle accroche à de petits boutons!

Aura-t-elle aussi tout ce travail pour s'habiller, quand elle sera grande?
Est-ce cela, être une femme?
Soutien-gorge, chemise, corset, jarretelles, bas de soie, tant de petits crochets à fermer sans se tromper, tant de soins et de délicatesse avec les bas, auxquels la petite n'a pas le droit de toucher.

Et quand grand-mère est enfin prête, avec la robe passée précautionneusement par-dessus tout le reste, et les chaussures à talons aux pieds, il faut encore se recoiffer, parce que toutes ces opérations ont un peu défait l'ordre impeccable de la chevelure.

Puis on se rapproche du petit miroir rond pour se mettre du rouge aux lèvres et on espère que grand-père ne s'est pas impatienté... et qu'il sera content du résultat ;-)

Bref, à cinq ans mini-Adrienne connaissait le mot jarretelles.

Mais pas le mot jarretière ;-)

 

De toutes les couleurs (Kate)

 

De toutes les couleurs
Les grand-mères des grand-mères

Laborieuses ouvrières
Bonnes à tout faire
Paysannes, fermières
D'autres couturières
Comme dans la chanson de Béranger
Oui, François

Tu vois ?
Ou d'autres la jambe légère
Comme dans le poème de Béranger


Oui, Pierre-Jean
Évoqué par Maupassant
Dans "La Maison Tellier"

Où les filles de joie
Pleurent
De bonheur
Non pas pour une jarretière orange
Couleur étrange
Mais pour, ma foi
La communion de Constance
Qui les ramènent à leur enfance...
Ma grand-mère
A moi
Mettait des bas
Avait trouvé mari
Pas des plus gentils
Une vie de souffrance
Comme sa mère
Qui l'avait mise à l'Assistance
J'ai aussi son prénom
Que porte une féministe de renom

Née à Paris
Elle aussi
Les jarretières
Des grand-mères
De toutes les couleurs
Comme leurs colères...
(photos extraites de :

et

)

Vive la mariée ! (Walrus)

   

Avez-vous vous aussi assisté à cette étrange (ou stupide, c'est au choix) coutume, lors d'une soirée de mariage : la vente aux enchères de la jarretière de la mariée ?

Il y a bien longtemps, j'ai assisté à ce genre de manifestation. C'était au mariage de la cheftaine de troupe des éclaireuses de mon unité (oui, chef d'unité, c'est pas un boulot de tout repos : vous êtes invité à tous les mariages célébrés lors de votre prestation et même aux baptêmes conséquents si vous restez assez longtemps en service).

Cette charmante demoiselle épousait donc un musicien bolivien trouvé dans la rue (les immigrés, c'est pas vraiment nouveau...). Musicien multi-instrumentiste à qui je dois reconnaître un talent certain. Ici, il chante mais je n'ai pas retrouvé (en fouillant mes neuf classeurs de 100) le CD de musique des Andes avec son groupe, il est peut-être chez mon fils. (Si en suivant le lien vous cliquez sur "plus" dans le commentaire sous-jacent, vous pourrez lire un résumé de la vie de ce musicien écrit par sa fille Anahi, une gamine que j'ai fait sauter sur mes genoux à la Chaskañawi quand elle était bébé, chose qui serait un exploit aujourd'hui vu la  stature pour le moins athlétique de la chère enfant)

Mais la question n'est pas là...

Ça me fait donc tout bizarre de voir la demoiselle dévoiler sa jambe en soulevant sa robe de mariée. Jambe que par ailleurs je voyais sans émotion dépasser de sa jupette d'uniforme presque chaque weekend  à la fin des réunions.

Je suis sans doute ainsi fait : un bout de coup de pied dépassant d'une robe longue me remue plus que sa propriétaire complètement dénudée (bon, je vous l'accorde : c'est rare que j'aie l'occasion de vérifier la chose et ce n'est donc pas, selon une expression fort répandue dans la pub aujourd'hui, "scientifiquement prouvé" (si vous voulez m'aider à tester, Madame, je suis prêt...).

Donc, les enchères commencent et s'enchaînent. Il m'a semblé que la chose pesait de plus en plus à l'exhibitionniste malgré elle, alors, j'ai balancé une enchère extravagante qui a clôturé la vente.

Non, je n'ai pas invoqué la tradition pour détacher la chose avec les dents, la mariée l'a enlevée elle-même et me l'a donnée. Comme je ne savais trop qu'en faire, je l'ai stockée dans mon cartable et elle m'a accompagné au boulot pendant des années, jusqu'à ce que je la restitue un jour à sa porte-jarretière d'origine, laquelle, une excellente choriste, a récemment émigré en Bretagne, j'ignore si elle a emporté sa déco de cuisse là-bas...

 

Jarretière, dentelles et falbalas (Yvanne)

   


Quand on parle de jarretière on pense évidemment à celle de la mariée lors de ses noces et au jeu qui s'y rapporte. On peut trouver ce jeu démodé, vulgaire et même sexiste. La tradition a bon dos parfois. De toute façon il n'y a plus beaucoup de cérémonies de mariages aujourd'hui et on procède différemment pour amuser la galerie afin de ne pas avoir l'air ringard. Mais il y a 3 ou 4 décennies, on convolait encore et on vendait la jarretière de la reine de la fête pour que le nouveau couple dispose d'un peu d'argent. Il n'y avait pas d'enveloppe avec un chèque la plupart du temps. On offrait des cadeaux choisis par les mariés s'ils avaient dressé une liste ou bien chacun faisait à sa convenance. Ce qui n'était pas une réussite très souvent. Et on n'osait pas se débarrasser du service de table de la tante Jeannette ou du miroir tarabiscoté du cousin Albert par la suite car il était de bon ton de pouvoir flatter les généreux donateurs quand ils vous rendaient visite, en exhibant leurs bienfaits. Bref.


J'ai assisté à quelques unes de ces célébrations et une en particulier m'a laissé un souvenir mitigé quant aux jeux qui ont suivi la pièce montée et les premières danses. Le garçon d'honneur du marié s'était improvisé animateur pour la soirée et les idées farfelues pour divertir les invités ne lui manquaient pas. L'une d'entre elles justement avait trait – il paraît - à la jarretière. Mais il ne s'agissait pas de celle de la mariée qui avait mis pudiquement son tour de cuisse en rubans et dentelles aux enchères sans rien montrer de ses gambettes potelées. Et ce qui suivit n'était plus du tout pudique.

Douze chaises furent disposées dans la salle, six face à face. Le boute en train choisit six couples au hasard – ou pas ! Les messieurs prirent place sur les chaises de gauche et les dames furent priées de s'asseoir sur celles de droite. On apporta des foulards et on banda les yeux des hommes. Il leur fut demandé de chercher, parmi la gent féminine celle qui partageait leur vie à partir d'un élément de leur anatomie  et pas n'importe lequel : le genou. A tour de rôle, ils s'agenouillèrent devant chaque femme et se mirent à tâter...à tâtons mais avec persévérance et insistance. Les mains se mirent tout à coup à dépasser les bornes chez certains qui n'attendaient que ça pour profiter de la liberté qui leur était largement offerte.


Des rires indélicats fusèrent. Des sourires gênés ou réprobateurs marquèrent plusieurs visages. Pas une seule des femmes concernées ne bougea cependant. On vit bien quelques gestes pour tenter d'arrêter ces actions que je trouvais, quant à moi déshonorantes. Mais le jeu alla quand même à son terme sans que personne n'intervienne vraiment, sans doute pour ne pas avoir l'air de vouloir gâcher la fête.


La question est de savoir si aujourd'hui, à l'heure de « me too » ce genre de situation pourrait se produire et quelles en seraient les conséquences. J'ose espérer que l'on stopperait vite fait la montée de testostérone chez ces mâles au comportement machiste avant qu'ils puissent sévir. Faire la fête lors d'un mariage - sans tomber bien sûr dans la pruderie - ne veut pas dire se conduire comme un goujat. « Honni soit qui mal y pense » ! 

  

Virage de bord (Vegas sur sarthe)

 


Il y a bien longtemps j'étais serial-loffeur
de ceux qui ont toujours une crampe à la barre;
je me sentais alors le plus beau des quillards,
sur la mer ou la fille, j'étais navigateur.

Sous le vent le grand voile, cherchant la jarretière
d'une belle Carène, Brigantine ou Génoise
j'en ai bordé des lits, détourné des rivières,
respiré des embruns, fait fumer des gauloises!

Mais Skipper le dauphin mûrit et prend de l'âge,
cramponné, ballotté, bouée de sauvetage,
le cœur à la dérive et déçu par l'Amure
il se sent un peu mou, comme un coup de bromure.

Sais-tu Navigateur, quand le cœur se gangrène
l'Ecoute se durcit, tu traînes ta Misaine
tu scrutes l'horizon, il n'y a plus que toi
et pour changer de Gîte il ne tient Cacatois.

Largueur ou bien largué, c'est vous qui (lou)voyez,
mais l'horizon est grand et, seul à la godille
se pose la question: des garçons ou des filles...
et vous voilà soudain troublé, embarrassé.

  Alors j'ai regardé ma cuti sans remords, 
  j'ai tiré le vieux phoque et j'ai viré de bord

   

LA JARRETIÈRE ENCHANTÉE (Marie Sylvie)

   

Dans un royaume lointain, d'une splendeur oubliée, 
Vivait une princesse à la beauté enchantée. 
Elle portait en secret une jarretière brodée, 
Symbole d'un amour éternel et fidèle. 


Cachés sous les plis d'une robe délicate, 
La jarretière racontait des souvenirs d'autrefois, 
Des promesses murmurées, des nuits étoilées,
Des cœurs liés par des fils d'or et de soie. 


Le prince, vaillant chevalier de renom, 
Revint des combats, son cœur plein de passion.
À genoux devant elle, il trouva la jarretière, 
Un gage d'amour,  de retour et de lumière. 

Dans la grande salle, sous les lustres éclatants, 
Il dévoila le trésor, devant tous les présents. 
La jarretière brillait tel un astre dans la nuit,
Révélant leur amour, leurs espoirs, leurs envies. 

Les courtisans émerveillés, applaudirent en chœur 
Ce moment de tendresse, de joie et de ferveur. 
La jarretière enchantée, par magie se lia, 
Unissant leurs cœurs, à jamais, ici-bas. 

Ainsi, dans ce royaume où l'amour était roi, 
La jarretière devint symbole de foi.
Un souvenir précieux, transmis de main en main, 
Portant l'écho d'un amour éternel, sans fin .
  

samedi 30 novembre 2024

Défi #849

  

Mais non, pas un Derringer !
Son holster :

 

Jarretière

  


 

Ont entassé de la neige à la pelle

 

 


 

 

Walrus ; Lecrilibriste ; Kate ; Yvanne ; Adrienne ; 

Oh ! La belle vie ! (Joe Krapov)

 


 

1

Oh ! La belle vie !
Faire un trou dans la glace
Vivre de pê-ê-che 

Oh ! La belle vie !
La banquise
Est sortie à cinq heures
A la fraî-aî-che




2

Oh ! La belle vie !
Faire du ski
Sans souci de la chu-u-te

Oh ! La belle vie !
Pas de sapin
Pas de rochers
Pas de culbu-u-te


 


3

Oh ! La belle vie !
Pas de nuit
D’insomnie
Au soleil de minuit

 

Oh ! La belle vie !
Nuit polaire
Nuit d’amour
Qui dure vingt-huit jours !


 

4

Oh ! La belle vie !
Dans l’igloo
Se chauffer contre l’au-au-tre

Oh ! La belle vie !
Sensations inouïes
Inui-i-tes


 

5

Oh ! La belle vie !
Pouvoir dire « Phoque ! » autant
Qu’on le souhai-hai-te

Oh ! La belle vie !
Autres temps, autres morses !
C’est la fê-te


 

6

Oh ! La belle vie !
Bonbon et chocolat
Caramel et mamelles

Oh ! La belle vie !
Et Lolobrigida
Dégustés à l’entra-ac-te

 

 

7

Oh ! La belle vie !
Se peut-il que la banquise
Fon-on-de

Oh ! La belle vie !
Mais c’est quoi tout ce charbon
Immon-on-de ?

 


 Si un jour on devient
Des migrants climarctiques

On viendra à Paris
Installer nos igloos !



Z comme zodiaque (Adrienne)

   

Gémeaux!

Jusqu'au 16 décembre, Mercure ouvre votre cœur!

Si vous êtes en solo, sortez de votre igloo: vous pourriez bien changer de perspectives.

Préparez-vous à réviser vos opinions :-) 



Mots d'enfant. (Yvanne)

   


  • Mamie, tu crois qu'il va neiger bientôt ?

  • Je ne sais pas Ernest.

  • Quand c'est Noël, il neige. C'est obligé.

  • C'est mieux, tu as raison. C'est plus joli Noël quand il neige. Mais on ne décide pas.

  • Mamie, c'est quoi un niglou ?

  • Un quoi Ernest ?

  • Un niglou.

  • D'abord crache la croquette du chat.

  • Mais Mamieee.. !

  • Ernest, crache.

  • Oh mais elles sont bonnes les croquettes de Daisy. On dirait des noisettes. Alors, c'est quoi un niglou ?

  • De quoi parles tu ?

  • Mon copain Aaron m'a dit que quand il y a de la neige, on peut faire une cabane avec et ça s'appelle un niglou.

  • Ah je vois. Un igloo.

  • Oui. C'est ça. C'est quoi alors ?

  • Je vais te montrer une photo et comment le mot s'écrit. Mais tu sais, la neige qui tombe chez nous ne permet pas vraiment de construire un igloo.

  • Dommage ! Pourquoi Mamie ?

  • Parce qu'elle n'est pas assez compacte, pas assez dure si tu veux. On peut essayer juste pour s'amuser. Il faut aller dans le Grand Nord, dans un pays qui s'appelle la Laponie pour voir des igloos.

  • Je sais, je sais Mamie. Le Grand Nord, c'est là où habite le Père Noël.

  • Bravo Ernest ! Tu as tout compris. Le Père Noël est un inuit. Les inuits sont les gens qui peuplent l’Artique. Ils se déplacent beaucoup et construisent des igloos pour y loger quelques jours. Ils sont habitués à vivre dans le froid.

  • Mamie, ils ont tous un manteau rouge et une grande barbe les...comment tu dis ? Les messieurs, là...

  • Les inuits ?

  • Oui. Ça n'a pas l'air très grand cette maison. Il doit lui en falloir beaucoup de maisons au Père Noël pour abriter tous les cadeaux pour les enfants du monde.

  • Je pense que chaque lutin possède sa maison de neige où il fabrique les jouets. Ensuite, le Père Noël vient les prendre avec son immense traîneau avant de commencer sa tournée.

  • Ce doit être un très grand village. Et les rennes ? Ils ont des étables en neige ?

  • Non. Ils vivent dehors. Ils n'aimeraient pas être enfermés.

  • Ils n'ont pas peur des loups ? J'en ai vu au zoo des loups qui habitent là où il fait très froid. Ils sont tout blancs. Comme la neige. Tu crois que c'est pour pas qu'on les voit ?

  • Oui, certainement. Pour répondre à ta première question : le Père Noël a beaucoup de gros chiens qui surveillent les troupeaux. Ils aboient très fort et font fuir les loups.

  • Tu sais Mamie, Noé se moque d'Aaron et moi. Il dit que le Père Noël n'existe pas. On est des bébés si on y croit. Il dit que c'est pas possible parce qu'on en voit un dans chaque magasin. Je lui ai répondu qu'il ne comprenait rien : le Père Noël va où il veut quand il veut et d'ailleurs il peut être partout à la fois. Pas vrai Mamie ?

  • C'est tout à fait ça ! Écoute : tu dis à Noé que le Père Noël est un magicien. Et la magie ça ne s'explique pas.

  • Super ! Il sera bien attrapé. Bien fait pour lui. Mamie, puisque tu sais tout, tu veux bien me donner l'adresse de l'igloo du Père Noël ? Je ne voudrais pas que le facteur se trompe et que ma lettre soit perdue. Je te donne l'enveloppe. Tu barres « Père Noël au ciel » et tu écris à la place « Père Noël Igloo numéro... » celui que tu sais. Merci Mamie. Tiens comme tu es très gentille on va rajouter un cadeau pour toi. Tu veux quoi ? Je pense que tu devrais prendre une bouillotte parce que tu as toujours froid aux pieds ! 

      

Ah, la famille ! (Walrus)

   

Quand je cherche un nouveau mot à vous proposer, s'il ne m'en vient pas immédiatement un à l'esprit (ou si celui qui me vient spontanément est un brin trop "inapproprié", vous me connaissez...), ou s'il m'en vient un que, comme par hasard, j'ai déjà livré à votre attention, je vais consulter la liste alphabétique des mots de la langue française reconnus par le CNRTL.

C'est là que je suis tombé sur "Igloo".

Puisque vous me connaissez, vous pensez bien que j'ai immédiatement imaginé le billet suivant :

 


 Attention!

Il ne faut pas confondre

Igloo igloo igloo

avec

Et glou et glou et glou !






Mais voilà-t-y pas qu'à peine le sujet annoncé, mon neveu Joe (je rappelle pour ceux qui n'auraient pas suivi que Joe Krapov s'est ainsi auto-proclamé depuis des années) se fend immédiatement sous la chose d'un commentaire me coupant l'herbe sous  le pied, prouvant par la même occasion que, de toute évidence, nous sommes bien de la même famille.

Comme je ne voudrais pas passer pour un plagiaire, il me faut trouver autre chose, c'est lui qui l'aura voulu !
 
 
 
Je pourrais vous dire par exemple qu'un jour, pris d'une faim irrépressible et, à défaut de mieux (personnellement, je préfère les babas au rhum, ça réchauffe mieux en hiver), j'ai mangé un morceau d'igloo .
 
Vous ne me croyez pas ?
Et ça alors, c'est quoi selon vous :
 


Tout est comestible, même les flammes en sucre filé du feu de camp. C'est Émilie, notre petite-fille (je n'emploie pas le pluriel majestatif, c'est simplement qu'elle est également la petite-fille de mon épouse), qui fabrique de somptueux et délicieux gâteaux .
 
Comment dites-vous ? "L'igloo n'est pas entamé"?
(C'est pas comme moi, alors...)

Bon, je recommence : 
 
Là, on l'entame, non ?
 

 Et ici, on s'en paie une tranche ou pas, hein ?
 
 
 
Non, il n'y a pas de photo où l'on me voit l'enfourner .


Tout cela relèvera bientôt d'un passé lointain !
Déjà qu'il n'y a plus d'Esquimaux (ben oui : interdit les Esquimaux, même problème que les dix petits nègres, inappropriés et donc exterminés... il faut dire Inuits maintenant !), bientôt, il n'y aura plus de neige en tout cas sur la banquise puisqu'elle aura fondu la banquise et avec elle les calottes glaciaires, ce qui transformera Anvers en station balnéaire, je prépare ma bouée !
Le premier qui porte un regard entendu vers mon bedon sera privé de dessert !





De Ig à Lou (Kate)

   

- Ig ! Igor !
- Enlève ta veste en Goretex...
- Pas de sexe !
On s'caille !
- Ça nous réchauffera...
- Je ne crois pas !
- On est dans un igloo
Faut t'y faire, Lou !
- Glagla !
Pour une nuit de noce,
c'est féroce !
- C'est pas Versailles !
On est mieux que dehors...
- On s'rait mieux à Copacabana...
- "Les esquimaux ne construisent pas d'igloo"
- Un livre, ah !
- Pas comme celui d'Olivier Douzou !

(extrait de :

)

Igloo (Lecrilibriste)

 

 

Un furieux vent du Nord
hurle comme un ténor
en bourrasques glacées …
De la neige en cristaux serrés
du verglas et de la froidure
Ont figé la nature
La glace a envahi la terre
Il a tout capturé, l’hiver
Sans se questionner
Les êtres sont désespérés
Ils repensent à l’été
Tout chaud, tout ensoleillé
Et aujourd’hui
Tout est blanc, tout est froid
La rigole est gelée
Les libellules de l’étang
Et les roses de mai
où sont-elles donc passées ?
Un rouge-gorge solitaire
cherche des miettes  à becqueter
Il s’en fout, lui, Il aime l’hiver
Et moi, dans mon igloo, pelotonnée
A l’abri des rafales
J’entends les pelles racler
Devant les entrées
La neige accumulée
Et je songe à ces pauvres hères
Aux gens qui n’ont nul igloo
Nul foyer pour se réfugier
Aux soldats qui malgré eux
Continuent à guerroyer
rêvant à la chaleur du soleil
à leur femme, leurs enfants, leur chaumière
ou même à un igloo qu’ils pourraient construire
80 blocs de neige à couper
A hisser, à monter, à adapter
Très vite, pour, du froid de la nuit se protéger

 

De quoi se sont-ils fait l'écho ?

            Walrus ; Laura ; Lecrilibriste ; François ;