Tu éclos avec le printemps
Un jour de vif et grand soleil.
Les pétales érigés fièrement
Illuminent tes coloris sans pareil
Prodiguant au tableau soyeux
Élégance
et ravissement des yeux.
Mes champs
C'était mes champs
De fleurs
Toutes pareilles
Et pourtant différentes
Peintes avec coeur
Mains tremblantes
Célébrant ces merveilles...
- "Mes champs",
c'est le titre de ton tableau ?
Quel est le thème ?
- Oui, "Mes champs"
je le trouve beau
je l'aime.
Le thème c'est l'accumulation.
- Et "Tulipes à foison" ?
Non ?
- Pourquoi tant d'informations !
Tu me tournes en dérision
Jean-Claude ?
Le titre c'est : "Mes champs" !
- Mais Maud,
attends...
- Quoi ? Ton stock de photos ?
Ton accumulation de photos !
Des artistes locaux ?
- Plutôt internationaux...
Celui-ci :
/image%2F1070961%2F20250811%2Fob_bbb9a5_imgp2668-2.jpg)
- Amusant...
- Celui-là (*):
/image%2F1070961%2F20250811%2Fob_c244d4_img-2209-2.jpg)
- Flamboyant...
- Bon laissons ceci
cela
et redis-moi le titre de ton tableau.
- "Mes champs",
je tiens à ces deux mots.
- Chérie, je comprends...
Je ne voulais pas être méchant !
(*) Chapelle de Collonges-la-Rouge
MARLÈNE BEMHART a
peint ce tableau naturaliste,
Avec ses tulipes
rouges,
Ou oranges aux
coupelles conformistes.
On dirait même qu’au
vent elles bougent !
Peut-être
viennent-elles de Hollande,
Ou en mars avril,
elles poussent dans les champs,
Alignées toutes en
bandes,
En donnant un
spectacle touchant.
Ce qui est aussi
touchant,
C’est qu’elles
symbolisent l’amour loyal,
Celui qui est destiné
à vivre tout le temps,
Où la passion infinie
est un festival.
Particulièrement
élégante et sublime,
La tulipe est une
fleur ornementale intime.
... en accédant à la proposition d'Yvanne, dans son commentaire sur le vitrail aux dames callipyges, d'utiliser une des œuvres (enfin, l'image d'une) de mon épouse lors d'un prochain défi ?
Il y a quand même de la marge entre des tulipes peintes sur soie et les popotins mutins des petites dames vitraillées !
Mon épouse a toujours adoré les tulipes, ce qui la fascine chez celles-ci, c'est que bien que coupées et disposées dans un vase, elles continuent de grandir et de changer leur direction de croissance malgré tout, bref, elle les trouve "vivantes".
Et tout ça, bien avant d'aller visiter en mai(s) les jardins du château de Grand-Bigard.
Bon, j'ai peut-être mal choisi parmi la pléthore de réalisations de l'artiste, j'aurais peut-être eu plus de succès avec celle-ci :
Ou celle-ci :
Dites moi...
L'image proposée par Walrus cette semaine m'amène à vous parler
d'un village insolite de Corrèze, blotti dans un chaos rocheux où les croix surmontant les rochers, moins impressionnants que celui-ci certes mais tout aussi authentiques, ne manquent pas.
Clédat
J'ai découvert le village de Clédat tout à fait par hasard un dimanche d'octobre dans les années 80.
Nous étions partis pour une chasse aux cèpes dans les forêts du massif des Monédières en lisière du plateau de Millevaches. En longeant la bordure d'une piste forestière, soudain m'est révélée comme dans un songe une clairière parsemée de multiples roches et de murailles. Je me suis approchée. Pas un bruit. Seul le souffle léger du vent berçait doucement la masse des sapins qui entouraient les lieux. J'ai su alors que devant moi se dévoilait Clédat. Je n'ai été qu'à demi surprise ayant déjà entendu parler de son existence par des amateurs de vieilles pierres dont je suis.
J'ai pénétré dans le village en ruines. Il y régnait une atmosphère surprenante de solitude bienveillante. J'ai compris que Clédat m'accueillait favorablement et j'en ai ressenti une joie étrange. Pas d'envoûtement non mais une sensation de plénitude bienfaitrice.
Une petite chapelle romane se tenait à l'orée. Bien qu'à moitié démolie, sa cloche encore suspendue semblait veiller sur le site.
Sur un rocher devant la porte était plantée une croix aux jolies formes. Des chaumières et des granges éventrées, sans toit, émergeaient parmi des gros blocs de pierre arrondis par des milliers d'années d'érosion. La Nature avait envahi et recouvert de ronces et de mousse les bâtiments effondrés, les chariots en bois et les vieux outils abandonnés dans les charrières.
Je me suis promenée tranquillement dans le village plongé dans un silence invitant à la méditation. J'imaginais les vies minuscules de ses habitants contraints de l'abandonner leur étant impossible de se confronter à la modernité ambiante. Pas de routes. Pas de commodités. Seules des voies caillouteuses et étroites permettaient de rejoindre les hameaux voisins. Les gens vivaient dans une autarcie presque permanente.
Les prés et les champs, désormais inutiles, arrachés jadis laborieusement à la bruyère et à la lande par le travail acharné des hommes laissaient désormais la place à des forêts de conifères. Elles encerclaient l'endroit désert sans toutefois l'étouffer complètement. Clédat respirait encore, même tombé dans l'oubli. Quelques feuillus centenaires, plantés ça et là dans le village faisaient encore la nique aux résineux qui se voulaient envahissants.
Point trop de mystère ici pour moi, même si la Nature sauvage avait repris ses droits. Clédat m'était apparu comme un village assoupi, au repos et non complètement éteint. En me penchant sur sa fontaine, j'ai senti que son cœur était là, caché dans cette source qui avait alimenté de son eau vivifiante les villageois. Et j'en étais heureuse. Je savais que Clédat allait émerger un jour de son long sommeil. Je ne m'étais pas trompée. La suite de sa belle histoire datant du 12ème siècle m'a donné raison.
Il fut un temps où la mer et la terre ne faisaient qu’un.
Où les hommes vivaient au bord du souffle des géants.
Les cachalots, ces colosses suspendus entre deux mondes,
dormaient debout, dressés dans l’océan comme des cierges vivants,
la tête tournée vers les étoiles,
le dos vibrant d’échos anciens.
On ne pouvait les atteindre qu’à cet instant sacré —
lorsqu’ils devenaient silence.
Alors les chasseurs du néolithique plongeaient.
Mais ceux qui tuaient ne criaient pas victoire.
Ils dressaient une pierre.
Haute, verticale, immobile.
Comme pour réparer le geste.
Chaque menhir planté dans la terre serait, dit-on,
un cachalot tombé du ciel d’eau.
Un tombeau de géant.
Une stèle de mémoire pour ceux qui savaient encore écouter.
Aujourd’hui encore, certains enfants posent l’oreille contre les menhirs,
espérant entendre, dans le frémissement de la pierre,
le chant sourd des profondeurs.
Plein la vue !
On n'est pas déçu :
de préhistorique
à biblique !
Ce menhir
du fond des âges
a dû venir
s'inscrire dans le paysage
tel un immense roi
devenu affirmation de foi
catholique
car c'est la Bible hic
(= ici) affichée
un peu style BD
qui dit la passion
du Christ illustrée
par vingt-sept arma christi
(cf Wiki)
Les Bretons
ont christianisé
cette pierre
originaire
de l'île de Canton
/image%2F1070961%2F20250804%2Fob_dfca38_0-2.jpg)
Une simple photo
de la cathédrale du Puy
/image%2F1070961%2F20250804%2Fob_704c9d_0-2-2.jpg)
quelques mots
sur du papier vieilli
d'autres pistes
sur la passion du Christ
que le menhir
de Saint Uzec pour finir...