samedi 9 mars 2024

Défi #811


  

Oui... pas content, pas content...
mais... qui est encore content aujourd'hui ?

Greffier

Ont mélangé frimousse et minois... ou pas !

 



 Walrus ; Nana Fafo ; TOKYO ; Kate ; Lothar ;

ma gueule d'atmosphère (joye)

 


 

Dans la basse-cour de Nana (Yvanne)

 

C'est le désordre et l'affolement ce soir dans la basse-cour de Nana. Ronchonchon, saoul comme un cochon a entraîné Monette, la poulette, au fond de son antre où se sont réunis tous ses potes. Le croirez-vous ? Il a confondu la frimousse de Simone, sa copine en titre avec celle de Monette . Tout ça parce qu'il est beurré et n'a pas fait le distinguo entre les poils roses et soyeux de Simone et les plumes joliment rosées au bord des ailes de Monette. Il faut bien avouer que Nana a parfois de drôles d'idées : aller peindre le bout des ailes de sa poulette en rose ! Mais on ne lui en voudra pas. Les gens qui voient la vie en rose, on les aime. Bon. Simone ou Monette pour un Ronchonchon qui n'a pas les yeux en face des trous c'est du pareil au même. Et puis Monette c'est un diminutif de Simone non ?

 

Et voilà Ronchonchon qui braille à qui mieux mieux devant le poulailler :

Viens poupoule, viens 

Je t'emmène où ?

Dans ma caban'bambou.

Je crois bien que la blanche oiselle le suit de bon gré. Ah c'est flatteur d'être choisie par un cochon aussi célèbre ! Elle ne sait pas ce qui l'attend là-bas dans la porcherie.


La sœur jumelle de Monette, Mado n'a rien perdu de la scène. Elle est outrée d'avoir été délaissée par Ronchonchon. Il faut dire qu'elles sont en tout point identiques. Le plumage, lisse et brillant, blanc comme neige. Un coquet petit chapeau rouge en guise de crête, l'œil rond et vif . Si Monette a le bout des ailes ourlé de rose, c'est de bleu que se pare celui de Mado. Qu'est ce qu'elle a de plus que moi cette mijaurée  se dit la jalouse. Je vais lui voler dans les plumes – s'il lui en reste - quand elle va rentrer. Et toi mon cochon tu vas me le payer.


Mado se presse vers le tas de fumier où trône, fier comme un coq, l'orgueilleux Bruno, le mari de ces dames. Quelle allure ce Bruno ! Le plumage noir de jais. La tête ornée d’attributs énormes et rouge sang qui se gonflent d'arrogance. Il croit dur comme fer que pas une poule de son harem ne lui résiste. Il ignore qu'elles s'accordent à le trouver prétentieux et le regardent par en dessous quand il déambule devant elles en se pavanant .

  • Vite, vite, chéri. Il faut faire quelque chose. Monette est partie .

  • Comment çà ? s'étrangle Bruno. Elle est allée où ? Roussin l'a prise ?

  • Non. Ce n'est pas le renard. C'est Ronchonchon. Ce salaud de  Ronchonchon saoul comme un cochon.

  • Quoi quoi quoi ?

  • Et en plus, elle a abandonné les œufs qu'elle couve.

Bruno claironne. Bruno s'époumone.

  • Venez tous. Il faut ramener Monette. Ronchonchon l'a emportée. Toi, Folœil, fonce et va prévenir le malotru que j'arrive. Toi, Coupelette, va sur le nid et garde le au chaud. Les autres avec moi ! Il faut sauver Monette.

Ben voyons pense Folœil il vaut mieux que ce soit moi qui prenne. Quel froussard ce Bruno ! Le cochon ne m'aime guère. Il va m'arriver malheur. Mais je vais y aller. Je suis courageux moi. Je ne suis pas une poule mouillée. Je vais sortir Monette du groin de Ronchonchon.


Folœil est un maigre coquelet aux plumes mordorées, souffre douleur de Bruno. Le malheureux gringalet a eu un accident de poussette quand il était poussin et en a gardé une coquetterie dans l'œil. Il est tellement harcelé par Bruno qu'il reste tout chétif. Coupelette est une bonne petite poule au cou entièrement nu qui fait un travail remarquable. Un œuf frais tous les jours. En brave petit soldat elle court s'installer sur le couvoir.


Tout ce tintamare a alerté notre amie Nana. Elle a abandonné crochet et pelote de laine et s'est précipitée dans sa basse-cour. Connaissant son Ronchonchon comme si elle l'avait fait, elle fonce vers son étable. Quelle gabegie ! Le cochon et ses copains s'envoient en l'air avec Monette. Je veux dire : ils font des passes avec la poulette. Oh oh s'exclame Nana on n'est pas sur un terrain de foot ici ! Elle attrape le goret par sa queue en tire-bouchon et le suspend au plafond. Quant aux autres, ils déguerpissent fissa. Ah mais quoi gronde Nana c'est bien la peine que je me décarcasse à fabriquer ces animaux là. 

  

Les frimousses du futur (Lothar)

 

 

 

Au fruit mûr l’oiseau s’envole. Le peintre ne sait plus qui a prédit l’avenir sur la nappe de la table. Et voilà enfin que les prophètes se sont assis sur des chaises cadenassées. Et le peintre recharge son pinceau à la palette des diseurs de futurs. (Qu’on leur donne la pulpe du fruit !) L’image s’étale sur la toile, bardée de fragment de coquilles

                 et de plumes noires autours …

Allez ! Qu’il est donc imprévisible cet avenir en devenir, à venir de la graine, jolie marguerite ! Il nous a souvent induits en erreur dans de telles peintures : Dictateurs en puissance, aux sombres sommets !

Il nous a fait souvent s’ouvrir la graine du petit d’homme. Babillant, souriant. Tel la frimousse d’Hitler, qui était sur la route, comme la source en son lit, comme la première parole qui survient, comme la plume qui perce et qui gerce sous la peau ; et le futur sera toujours bien plus vaste

                qu’une toile peinte en blanc !

Et toujours bien plus beau, il ne sera pas …

 

Lothar

 

René Magritte painting "Clairvoyance" in 1936 : r/pics. Illustration et poème inspirés par cette photographie.

Je me demande (Kate)

 

Je me demande

Je me demande

comment je vais m'y prendre

pour trouver des frimousses

alors que j'ai mes courses

à faire

et ce n'est pas ce que je préfère...

Je me demande

devant la boucherie :

"Quoi ?

Frédéric François ! !"

J'en souris...

Je me demande

Face au bar restaurant

(Oui, celui de Vincent),

ce que je vois :

joli minois !

Je me demande

à l'arrêt de bus

qui sont ces jeunes filles

pleines de tonus

qui se maquillent

et derrière l'abribus

qui sont ce garçon, cette fille

dont les yeux brillent,

avec l'avenir pour focus

Je me demande

Au centre-ville historique

(cher à Sarah,

ah là là, c'est loin tout ça !),

la petite boutique

qui vend du vrac,

ouf, j'ai pris mes sacs,

qui a crocheté ces légumes

qui décorent la vitrine à merveille

puis disposés dans ces cagettes

Je me demande

S'ils ont des agrumes

Ou des brins d'oseille

Je regarde les petites affichettes :

miel de châtaignier,

des panais...

Ce n'est pas à dédaigner,

bonne idée d'en cuisiner

Jolies frimousses de mars

Végétales comparses

Je me demande

Si vous plairez

À Nana,

Etcetera...

Je me demande

 

 

Participation de TOKYO

 

Fiodor Dostoïevski traine dans les ruelles de st Pétersbourg.

Il vient de déposer le premier chapitre d’une grotesque enquête policière. L’hiver est aux portes de st Pétersbourg. C’est dans ses ruelles sombres que Fiodor cherche son inspiration. Le directeur du périodique le messager russe n’est à cet instant toujours pas convaincu de l’histoire. Seul le titre semble prometteur à -t-il dit à Fiodor Dostoïevski crime et châtiment vous allez vous faire des amis du cote de nihiliste Fiodor !!Il repasse devant la place du palais du tzar Nicolas II celui la même qui devait le fusiller en 1849 pour le punir d’une audacieuse lecture publique, il ne dit rien son visage s’assombrit. Dounia, Sonia, Pourfir, Razkolnikov il va bien les rencontrer ici au cœur du ventre de la ville !! . Les eaux de la Neva sont givrées comme les joues rougies de cette charmante frimousse qui passe et lui coupe la route en riant ..Malgré un froid polaire Fiodor reste debout dans la neige ses yeux sont plein de drapeaux blancs tachés de sang de ses amis fusillés , dans sa poche  le vieux testament sa lecture en Sibérie .Il sourit à la jolie frimousse. Comment tu t’appelles, elle hésite Catarina Ivanovna. il arrache ce personnage à sa rue et l’enracine dans ce roman . Il la regarde s’éloigner et lui crie je t’immortaliserai belle frimousse.
 

Une souris libre qui courait dans l'air (Nana Fafo)

 

 Une souris libre qui courait dans l'air...



 

Ce matin, en mode joli minois après avoir entraîné Simone,
Ronchonchon s'est retrouvé face à face
je dirais même plus, nez à nez
avec une frimousse des plus velues...
"Free Mouse" de son petit nom,
plutôt belle gueule,
"Mouse-tâche" surprenante pour une demoiselle,
elle semblait en avoir juste rien à foutre de la tronche à Ronchonchon.

 

Avec ses habitudes de pti frimeur ronchon
Ronchonchon aurait aimé lui refaire le portrait
et il lui a balancé :
" t'as loupé le défi de la semaine dernière ou quoi ?
t'aurais été pile-poil au bon endroit pour te faire raccourcir les frisettes !"


 

La trombine enfarinée et le museau renfrogné,
la souris, lui a souri pour éviter une prise de becs
pas commun entre mammifères !
Puis, elle est partie se trémousser en vidéo insta'.
Les traits farcis, Ronchonchon a pris sa leçon en pleine poire.

"Si tu veux voir danser une souris, appelle un chat !"

ou va sur Insta' collé-gram


 



Qu'en aurait pensé Marcel ?

  
S'il était tombé sur "smiley", l'émérite traducteur de John Ruskin aurait-il opté pour
  • "émoticône" que nous utilisons vous et moi lorsque nous nous efforçons d'échapper à l'influence néfaste de la perfide Albion
  • ou "frimousse" comme recommandé à la pointe de l'épée par les habits verts de l'Académie Françoise ?

 Je soumets ça à votre profonde réflexion.

Ainsi que, tant que vous y êtes : Qu'est-ce qui a pu pousser le bon Victor Hugo à appeler un de ses personnages "Monsieur Madeleine", une sombre prémonition?

Et pour le côté frimousse, le Marcel c'est pas tout-à-fait ça...

  



 

samedi 2 mars 2024

Défi #810

 Vous en connaissez bien une, non ?
 

Frimousse

  

  



Nous ont pondu un truc aux poils !

 

 


 

rien à cirer (joye)

 

Au lieu de couper les cheveux en quatre cette semaine, je préfère vous parler de mon triomphe le plus récent.

Il s'agit d'avoir appris à me servir du clavier international anglophone sur mon nouveau Chromebook afin de pouvoir utiliser des signes diacritiques exigés par la langue française. Au poil !

(mouais, je me fais mousser, mais bon...)

Eh oui, j'ai rompu avec Windouze, MicroMou et tout le tralala ! C'était la barbe ! Me voici libérée avec mon clavier anglophone international.

Encore mieux, je retrouve mon vieux blog rasoir chez Blogger. Alors, mes Défiants favoris, mes chères collègues charmeuses...chauve qui peut !


Barbichet et autres coiffes (Yvanne)

 


S'il est un poil pour lequel l'épilation n'a pas lieu d'être c'est bien le cheveu. Même traité selon les modes du moment : coupé, rasé, teint ... on ne l'arrache pas. A moins d'être dans la déconfiture ou le mal être comme les gens atteints de trichotillomanie.

Je vais m'attacher à parler du cheveu et du barbichet. Par ma barbe Walrus sera content puisque on retrouve du poil dans mon appellation. Cette célèbre parure - car vraiment c'en est une - et très belle - ne se porte aujourd'hui que pour les manifestations folkloriques limousines. Rendons à César... : son nom en langue d'oil nous vient il paraît de la Flandre. A preuve qu'en Limousin nous ne rechignons pas à adopter des mots venus d'ailleurs quand ils nous plaisent.


Dans les campagnes, les grands-mères ne seraient jamais sorties « en cheveux». Bonnets à brides nouées sous le menton, mouchoirs de tête à larges carreaux, pailholes faites de paille tressée et ornées d'un ruban de velours noir portées par les très pauvres et les veuves – sans ruban dans ce cas - foulards, couvraient leur tête les jours ordinaires. Plus tard, elle remplaceront ces couvre-chef par des chapeaux. Les dimanches et jours de fête elles arboraient, pour les plus aisées, la coiffe blanche reçue pour leurs noces, le barbichet. Il est formé de trois parties : le basin en mousseline pour le chignon, un nœud de satin à la base du basin terminé par deux longs rubans qui tombent dans le dos et enfin les barbes – d'où son nom – deux larges bandes bordées de dentelle sur tulle parant les côtés du visage. Bien sûr toutes ces pièces assemblées et amidonnées sont richement brodées.


Si j'évoque ici le barbichet c'est que les femmes, jusqu'aux années 1900 et même après, cachaient ce qui faisait parfois leur beauté : leurs cheveux. Il était inconvenant et même quasiment infamant de laisser dépasser le moindre poil. Impensable d'aller tête, bras et jambes nues lors de sorties. Et les sorties étaient souvent dominicales et commençaient par l'église et la messe du dimanche. Ce qui m'intriguait étant gamine était de voir les femmes entrer la tête couverte et les hommes ôter leurs chapeaux ou bérets dès le porche. Va comprendre Charles les doctrines religieuses ! Surtout quand elles qualifient d'érotique la chevelure féminine.


Les cheveux pour la femme étaient d'une grande importance. Leur seule richesse parfois. On imagine aisément la mortification de celle qui devait se découvrir dans une foire pour que le marchand soupèse et évalue sa chevelure qu'il coupait ensuite sans ménagement. Vendre ses cheveux : à la fois une nécessité et une honte. Aujourd'hui tout cela est possible sans poser de problèmes particuliers. Les professionnels en font des perruques ou des extensions capillaires profitant à certains malades dont les traitements condamnent la chevelure.


La chevelure, emblème de féminité. Combien de femmes ont été tondues en public et exhibées après la guerre au moment des règlements de compte ? Il fallait les atteindre dans ce qui était supposé leur pouvoir de séduction. Cette punition à connotation sexuelle dans une société misogyne, était infligée sous les quolibets, les injures et les crachats. Les justiciers – qui parfois n'étaient eux-mêmes pas sans tache, se faisaient un devoir sadique d'humilier ces femmes qui avaient collaboré avec l'ennemi, sans procès, juste après des dénonciations justifiées ou non.


Les coiffes figuraient l'identité sociale et régionale. Avec la disparition progressive de la ruralité et l'apparition, facilitée par plus d'échanges, des modes internationales, ces symboles d'appartenance à un terroir se meurent et relèvent de nos jours uniquement du folklore. 

 


Tentative de compréhension (Kate)

 

Tentative de compréhension

Quelques semaines après addiction

C'était le tour de dissection

et maintenant épilation

Voilà de quoi nourrir ma cogitation

Qui avait besoin de stimulation

Enfin, pour ces rimes en "tion"

Qui créent une certaine tension

J'ai cherché avec application

Dans la liste des sujets : attention !

Le défi n° 722 évoquait manifestation

Le défi n° 641 sophistication

Et le n° 596 l'illumination

(et s'il avait obtenu ma participation)

Plus lointainement

le défi n° 449 abordait la procrastination

( et le défi n° 327 également),

quant au défi n° 302, bizarrement,

il faisait allusion aux hallucinations

Enfin, le n° 104, où la disparition

avait accueilli ma rédaction,

Alors "épilation" après "dissection" :

un couple, une suite, un duo ?

Que dire de plus ?

Que le sieur Walrus

De son chapeau

Va tirer les prochains mots :

"flagellation" puis "glaciation" ?

Mais l'étymologie d'épilation ?

Un peu de concentration !

Donc : du latin pilare ("ôter le poil")

C'est au poil !

Pilare dérivé de pilus ("poil")

soit "ôter les poils, nettoyer la peau"

Sans doute pour s'en faire un manteau

Et passer l'hiver et la nuit au chaud

N'ayant pas encore inventé le fourneau

ni les mots...

Mais sauver sa peau

avec une sorte de couteau !

(

extrait du livre de Georges Duby, "Histoire de la France", tome 1)

Le maillot angora (Vegas sur sarthe)

 


Ce matin, chargé d'une mission comme qui dirait imprévue je débarque chez mon voisin Bernard .

« Dis donc Bernard, t'as toujours ton taille-haie ? »

« Ouais mais t'avais arraché ta haie l'an passé, alors t'en as pas besoin »

« Euh... moi non mais c'est Germaine qui m'a d'mandé de te d'mander »

« Germaine ? Quoi qu' cest donc qu'elle veut tailler ? »

Je passe une main dans ma barbe hirsute : »Elle a trop honte depuis quelques semaines »

« Elle a honte de quoi, si c'est pas indiscret ? »


Je repasse une main dans ma barbe hirsute : « C'est pas facile à expliquer. J'sais pas si c'est le changement de régime alimentaire ou la ménopause mais ça c'est mis à pousser dru qu'on dirait les ronciers du père Martenot »

« Quels ronciers du père Martenot ? »

« Tu t'rappelles pas qu'ils avaient tellement poussé au bord de son étang des Prunelles qu'il avait dû s'équiper d'un gros engin pour défoncer tout ça ! »

« Et alors, Germaine en est rendue là ? »

Je soupire : »Tu verrais l'tableau, mon pauv' Bernard »

« Quel tableau ? »

« Et ben, t'as déjà vu l'Origine du monde ... »

«Quelle origine du monde ? Tu dérailles ou t'as forcé sur la gnole ce matin ? »

Je n'ai pas le temps ni l'envie d'initier Bernard à la peinture réaliste : »Oublie Gustave Courbet, Bernard... alors tu m'le prêtes ton taille-haie ? »


« Okay mais fais gaffe, c'est du japonais ces engins-là et même si les nipons sont imberbes, c'est les champions du débroussaillage »

« On f'ra gaffe Bernard, on s'y mettra à quat' mains avec Germaine »

« C'est si touffu que ça ? »

« Si j'te dis que maintenant je distingue pas la tête de la queue »

Bernard s'étouffe (s'étouffe en un seul mot).

« La queue ? Dis-moi pas que Germaine est devenue Germain ? T'aurais pas fait ça, hein, mon salopard !»

Je m'étouffe à mon tour : »Tu n'y est pas Bernard. Je parle de Minette »

« C'est qui celle-là ? »

« C'est la chatte de Germaine, l'angora... celle qui chie dans tes plate-bandes et que tu vires à coups de rateau »

« Ah ! Tu m'as foutu les jetons, j'ai cru que t'avais viré ta cuti»

« Tu n'imagines pas Bernard comme l'angora c'est un drôle de turc »

« Tu veux dire un drôle de truc »

« Non, un drôle de turc. Même que ça remonterait aux Zottomans »

«J'me suis toujours méfié des turcs moi aussi, à commencer par leur café »


Bernard est un méfiant, ça fait même cinquante ans qu'il est méfiant, comme qui dirait un suspicieux, un ombrageux.

« Germaine dit que c'est l'seul chat qui utilise sa longue queue touffue pour exprimer sa joie, ses émotions, enfin tu vois... c'est du Germaine »

Bernard me lance un clin d'oeil : « Si ça c'est pas un appel du pied ...»

« Tu crois, Bernard ? On n'a pas l'esprit à la bagatelle, en attendant y va falloir tailler Minette»

Bernard cogite tout haut : «Et l'épilation ça s'rait pas moins dangereux que mon taille-haie ? »

« Figure toi qu'on s'était renseignés chez Yves Rocher »

« Rocher ? Le jeune carrier de l'entreprise de terrassement ? »

« T'es nul Bernard. J'parle de celui qui fait les maillots »

« C'est pas bête ça un maillot. Ça peut cacher le touffu, enfin tant qu'ça dépasse pas »

« Laisse tomber, Bernard. Ça coûtait un bras et en plus y font pas le maillot angora »

« Bon, alors prends mon Makita mais j'te le redis... fais gaffe aux oreilles ! »


« T'inquiète Bernard. Si c'est à cause du bruit j'mettrai un casque »

Bernard me regarde, incrédule.

J'ai l'impression par moment qu'on ne se comprend pas.



Femmes À Barbe Épilée – Archéologues Du Futur (Lothar)

 

Appels à Sion, appellation … épilations

 

« Femmes de Sion, femmes du futur, ne prenez plus votre bouillon de onze heures ! Une nouvelle boisson la OUISKY ante-Kata vient d’être redécouverte, resynthétisée et commercialisée. Elle vous débarrassera enfin de tous vos petits microbes … »

 

– Je vous rappelle, jeune fille, que la note de synthèse doit être remise dans les 48 heures ?

 

– Oui Madame, mais ça ne va pas être facile, il y a trop de choses que je ne comprends pas. Il faudrait qu’on relie un peu plus ensemble toutes les données.

 

– On a pourtant bien fouillé toute la zone ?

 

– Oui, les fouilles ont durée 15 journées entières et on a fini de gratter chaque pouce carré avec de toutes petites brosses.

 

– Bon, récapitulons ensemble. Les analyses effectuées sur les différentes reliques montrent à l’heure actuelle que ce morceau de trottoir était occupé par une femme, celle-ci tenant une machine à communiquer dans la main droite et une malette contenant une liste d’identités et d’adresses dans l’autre.

 

La datation et l’autopsie confirment qu’elle était bien ici au moment de la Grande Catastrophe et qu’elle est morte instantanément. Par contre la couleur de la peau est étrange, car, malgré la momification, les dernières expériences effectuées démontrent toutes qu’elle était blanche.

 

– Blanche !?

 

– Oui, blanche, comme sa tunique et ses bottes composées d’une matière très fine et indéfinissable. Vous savez, vue la faible quantité de personnes retrouvées intactes, cette découverte nous fera avancer sacrément. Il va y avoir des promotions je vous le promets.

 

– Oui, Madame … et avons-nous pu déchiffrer les adresses complètes de sa liste ?

 

– Oui et non, nous pensons plutôt maintenant qu’elle contient les identités, les adresses et surtout les époques durant lesquelles vivaient les personnes de sa correspondance.

 

– Les époques ? Mais, Madame, que dites-vous là ?

 

– J’ai fait intervenir la plus grande spécialiste de la Langue Ancienne et elle est formelle. Ces nouvelles inscriptions arrondies indiquent des dates. Toutes les annotations retrouvées enfouies sous les cendres le prouvent.

 

– Il y aurait donc des relations entre la liste et toutes ces feuilles ?

 

– C’est possible. D’après celle que vous avez retrouvée près d’elle. En effet les conversations passées d’ici, à Sion, avec une personne habitant la partie Nord d’une grande île triangulaire, actuellement en zone glaciaire, y sont soigneusement consignées.

 

– Une personne de l’Époque Effroyable ?

 

– Ho non, celle-ci vivait bien avant et même avant l’époque de la Grande Catastrophe. Cette personne possédait aussi une machine et … ce n’était pas une femme.

 

– Quoi !!

 

– Non, sûrement une personne d’une autre espèce, mais il fallait la rencontre de cette espèce et des femmes pour la reproduction.

 

– Comme nous alors, à deux.

 

– Non, la femme était munie seulement d’une partie placentaire, l’autre personne ne disposait que d’une zone pénienne. Les fonctions étaient séparées.

 

– Quelle abomination ! Et pourquoi correspondait-elle avec cette horreur ?

 

– Nous pensons qu’elle était sa descendance. Elle faisait des recherches sur sa généalogie, aussi loin que le permettaient les machines, c’est-à-dire jusqu’à l’époque de leur invention et de leur généralisation.

 

Au début de la fiche la personne de la région Nord lui décrivait sa vieillesse. Elle avait une chevelure pas du tout épilée – pas bien épilée comme de juste, comme de normal pour nous, sur la figure ; elle portait des jupes à carreau, pêchait des truites en rivière, fumait la pipe et buvait une boisson qui doit se prononcer quelque chose comme OUISKY. La femme l’appela ensuite plusieurs fois dans sa jeunesse.

 

C’est assez complexe et il faudra plusieurs années pour étudier ces interconnections futures/passées surtout lorsqu’on aura fouillé plus de zones préservées.

 

– Ce serait génial de posséder de telles machines.

 

– Je ne sais pas petite, c’est à étudier. Pour ma part … à la seconde où plus personne de la prochaine année ne m’appellerait, j’en mourrais de frayeur !

 

Lothar

 

Kata : la Grande Déflagration temporelle, la Grande Catastrophe !

Femmes ! Cette nouvelle boisson la OUISKY ante-Kata vous débarrassera enfin de tous vos petits microbes !

 

Aux women street groomer’s barbershops, y être bien épilée comme de juste, comme de normal pour nous, sur la figure.

Ronchonchon s'est fait plumer par Simone (Nana Fafo)

 

 Ronchonchon s'est fait plumer par Simone.



Enfin, pile l'action attendue pour introduire une Dame
comme suggéré par Yvanne.

Il aurait été pertinent que Simone fasse son apparition
la semaine de la Saint Valentin.
Mais, Cochonnerie de Canalblog,
le croque-en-bouche est tombé sur un os.
Et pour ne pas sombrer dans le vulgaire,
Ronchonchon s'est abstenu de croquer Simone.
C'est l'effet Valentin !
On ménage sa monture
le temps d'un romantisme aux chandelles surannées.
Puis, Ronchonchon aurait pu disséquer Simone... mais bon,
il s'est dit que les défiants allaient le prendre pour un gros taré.
Mais non il est pas gros !


Alors en voiture Simone....
Et pour Ronchonchon ce sera en voiture E,
rendez-vous avec Simone, pour une poule aux potes !
Ce voyage l'aura plumé,
alors il va profiter de la voiture E pour déplumer Simone.
Chez la petite poulette, l'épilation est de mise avant consommation.
Elle garde juste un ticket de métro pour le retour !
Histoire qu'il lui reste quand même 3 poils sur son précieux caillou.

Après que la température soit suffisamment chaude,
et l'ambiance frétillante,
Ronchonchon s'applique à sortir le train de son rouleau applicateur
et ses doigts de fée.
C'est par petites secousses qu'il en est arrivé à bout, en gare d'Epanal,
dernière étape, souvent censurée.
On est loin des images d’Épinal !


Et voilà, comment, avec un train de retard pour fourrer la dinde,
Ronchonchon à entériner sa vie de garçon,
avec de la cire d'abeille, Simone et ses potes.
Ils se sont bien poilés à déplumer Simone
809 fois jusqu'à Samedi.

En vidéo, Ronchonchon s'est laissé pousser des ailes...


 



Épilation maillot (Walrus)

S'il y a bien une chose dont je n'ai pas besoin, c'est bien l'épilation maillot !

Me fiant aux statistiques, j'ai compris depuis longtemps qu'il y a beaucoup plus de gens qui se noient parmi les nageurs que parmi ceux qui ne mettent jamais un orteil dans l'eau sauf par accident. Je me suis donc rangé intelligemment et définitivement dans la seconde catégorie. Du coup (voir remarque habituelle) j'ai pas vraiment besoin de maillot et, d'ailleurs, "J'en ai pas !" (comme le dit si bien Monsieur "Head & shoulders").

Et pourtant !...

...Je suis paisiblement allongé dans un lit de la salle des urgences, retour d'un périple (dans ce même lit) à travers divers services d'examen (gastroscopie, colonoscopie, suivi par radio de la progression de la suspension de baryte dans l'intestin grêle, examen des artères par cathéter) lorsqu'une infirmière débarque auprès de mon lit.

"Je vais vous enlever le petit accessoire d'entrée du cathéter dans votre artère fémorale " me dit-elle.

Et elle ajoute dans un grand sourire de ses lèvres pulpeuses, tout en déroulant une très large bande de tissu autocollant, "Je vais vous faire un pansement compressif pour éviter l'hémorragie pendant la cicatrisation. Je n'ai pas le temps de vous raser la cuisse, comme ça, quand on vous l'enlèvera, vous verrez ce que les femmes souffrent pour vous plaire à vous, le hommes !"

Ben merde, une chienne de garde de garde à l'hosto, c'est bien ma veine !

Je voudrais pas jouer mon petit Calimero, mais c'est trop injuste !

D'autant que, pardonne-moi joye, j'ai vraiment rien contre les dames à poil(s)...

samedi 24 février 2024

De quoi se sont-ils fait l'écho ?

            Walrus ; Laura ; Lecrilibriste ; François ;