samedi 18 janvier 2025

Ont creusé la question

 

 

 


 


 

Marie Sylvie ; Walrus ; Kate ; Yvanne ; Joe Krapov ;

P comme pelleteuse (Adrienne)

   

Dans un de ses albums du début des années nonante (sic) l'Adrienne a une photo où on la voit assise sur le tapis du salon de ses parents, en train de jouer aux petites autos avec Monsieur Filleul, âgé de trois ans.

On les voit tous les deux absorbés dans le jeu, l'air sérieux comme il se doit, parce que ça suppose toute une stratégie de rangement.

Il est important aussi que lors de son déplacement, on appelle chaque véhicule par son nom exact et croyez-le, entre la femme de trente ans et le gamin de trois ans, c'est le gamin qui l'emporte ;-)

Alors quand en novembre dernier, l'Adrienne était assise sur un tapis et jouait à ce même jeu avec le fils de Monsieur Filleul, c'était comme un film qu'on repassait: les règles étaient identiques et le vocabulaire exact toujours aussi important :-)

Le gamin n'a que trois ans, lui non plus, mais ne vous risquez pas à dire pelleteuse: c'est un tractopelle :-)

Que voulez-vous, c'est un petit Français ;-) 

 

Les Pelleteuses (Joe Krapov)

 

 




On ne peut pas dire qu’elles ne travaillent pas, les pelleteuses, à Rennes ! Elles n’arrêtent pas ! Quand le bâtiment va, tout va ! Plus ça va, du reste, et moins on reconnaît sa ville à certains endroits ! Rue de Châtillon, par exemple.

Sauf à vouloir jouer les vieux nostalgiques, je ne vais pas m’en plaindre, de tous ces travaux. Depuis 27 ans que j’habite cet endroit j’ai vu sortir de terre :

- le théâtre de la Paillette où je ne vais jamais !

- le conservatoire de musique au Blosne ! Non plus, c’est trop loin et il faut arriver une demi-heure avant le début du concert.

- le café-théâtre le Bacchus : c’est pas mon truc le stand-up. Je préféres le one-man-show !

- les quartiers modernes, cubes de béton et tours, de Beauregard, la Courrouze et Baud-Chardonnet.

- le Fonds régional d’art contemporain ; tout le monde sait que mon idéal en peinture, c’est le portrait d’Isaure Chassériau par Eugène Amaury-Duval. Et après De Chirico et Magritte, je tire l’échelle !

- Eurarennes, plus moche encore qu’Euralille !

- la nouvelle gare avec son toit en bulles de savon et son cheval rachitique.

- la ligne A et la ligne B du métro. Si, si, elles sortent de terre, à Pontchaillou, La Poterie et Beaulieu !

- Plus appréciés encore : Les Champs libres, l’Antipode, Le Diapason, L’Arvor.

Je me demande quand même si les pelleteuses n’en font pas trop « espécialement pour moi ». Je sais depuis hier qu’elles vont implanter des lignes de tram-bus dont une juste en bas de chez moi qui me permettra d’aller directement à l’Université de Rennes 1 pour jouer aux échecs ou chanter des bêtises le mardi et le jeudi.



Est-ce que ce n’est pas me dérouler un peu trop le tapis rouge pour que je pense et clame partout que « j’ai trouvé mon paradis à Rennes » ? A quoi ça sert d’ailleurs de me faire autant plaisir puisque si j’ai dix lecteurs-lectrices ou dix personnes qui m’écoutent, c’est tout le bout de monde ? En plus, je ne suis pas un bon office de tourisme puisque je suis objectif !

Et que fait-on de mon droit de passer un grand coup de pelleteuse dans ma vie, de vider mon grenier et d’aller m’installer au fin fond de la Creuse avec juste une connexion internet à Faux-la-Montagne, hein ? On me le conteste ?

Mais enfin, qu’est-ce que c’est que ce monde où ce sont les pelleteuses qui commandent ?

Aux Fils d'Argent – 3ème épisode. (Yvanne)

  


    • Qu'est ce que vous dites Marguerite ?

    • C'est chez Madame Vieillefosse...

    • Quoi, chez Madame Vieillefosse ? Ne me dites pas qu'elle fait encore des siennes ?

    • Ben, ça sent la beuh chez Madame Vieillefosse.

    • Comment ? Ça sent quoi ?

    • La beuh. L'herbe si vous préférez. Chez Madame Vieillefosse mais aussi au 15, au 21, 22 et au 6 chez Monsieur Fortich.

    • Monsieur Vertich.

    • Oui Monsieur Vertich.

    • Habituez-vous à donner aux chambres des noms d'oiseaux...Enfin ce que les pensionnaires ont choisi, Marguerite. Une odeur d'herbe ? Pourquoi une odeur d'herbe ?

    • Mais Madame... Je veux dire de la drogue quoi !

    • De la DROGUE ? Ici ? Chez moi ? Vous vous moquez de moi Marguerite ?

    • Mais non pas du tout Madame Jolibois. D'ailleurs je ne suis pas seule à l'avoir remarqué...

    • Dieu du ciel ! Voilà que ce trublion recommence. Ah, c'était trop beau pour durer à vrai dire.

    • Mais ce n'est pas tout...

    • Quoi encore ?

    • Eh bien, ce matin, Monsieur Fortich dormait dans le lit de Madame Vieillefosse.

      Alors ça, je ne veux pas le savoir. Si les parties de jambes en l'air lui apportent du réconfort, peu m'importe du moment qu'ils restent discrets. Mais pour la fumette je ne peux pas laisser passer. Allez me chercher Madame Vieillefosse, Marguerite s'il vous plait.


Madame Vieillefosse fait face à Madame Jolibois dans le bureau de cette dernière. Comme de coutume, elle est tellement sûre d'elle qu'elle s'est installée sans même qu'on l'en prie ce qui agace la directrice. Cette dernière entre directement dans le vif du sujet :


    • Avez vous lu le règlement intérieur Madame Vieillefosse ?

    • Pourquoi me demandez vous cela ? Bien sûr que je l'ai parcouru.

    • Alors vous savez qu'il est interdit de fumer dans l'établissement ?

    • Mais je ne fume pas Madame !

    • Jouons carte sur table Madame. Vous fumez de l'herbe. Et vous en distribuez autour de vous il semblerait.

    • Vous m'injuriez Madame Jolibois. Ça ne va pas se passer comme ça. Mon beau-fils le sous-préfet...

    • Suffit ! Voulez-vous que je convoque vos enfants ?

    • Oh mais si voulez. Je suis clean Madame.

    • Comment expliquez vous l'odeur qui émane de votre chambre ? Une odeur de cannabis.

    • Ah ! J'y suis. C'est un traitement thérapeutique prescrit par mon médecin. Un anti-douleur pour calmer mon arthrose. Je peux vous montrer l'ordonnance...

    • Ce ne sera pas utile. Veuillez dans ce cas fumer sur votre balcon et surtout ne pas fournir ce produit aux autres pensionnaires. Soyez certaine que j'y veillerai Madame Vieillefosse. Bonne journée.


Madame Jolibois soupire. Encore une fois cette semeuse de désordre s'est justifiée sans qu'elle puisse y trouver à redire. Elle songe qu'elle a gagné le gros lot avec cette pensionnaire. Re voilà la secrétaire qui entre.



- Pardon Madame. Il y a là un ouvrier qui demande à parler à Madame Vieillefosse.

- Qu'est ce que vous dîtes Marguerite ? Un ouvrier ? Pour Madame Vieillefosse ?

- Oui. Même qu'il a sali tout le hall avec ses chaussures boueuses. Il affirme qu'on lui a demandé de creuser un trou dans le parc.

- Mais je rêve ! Un trou dans le parc ? Pour faire quoi ?

- Ah ça je ne sais pas Madame. Mais regardez à la fenêtre : il y a un camion avec sur sa remorque une grosse pelleteuse orange garé juste devant le grand portail.

 

 


Pelle ! (Kate)

   

Pelle !
C'est une nom qu'on dirait fabriqué pour elle
Quand elle bosse et qu'elle montre ses muscles, tel
Un robot qui déplie ses bras pour s'élever
Alors je sens la terre s'ouvrir sous mes souliers
J'ai posé mes yeux sur sa cabine orangée
À quoi me sert de résister à cette dame ?
Quel
Est celui qui lui lancera un regard sévère ?
Celui-là ne comprend pas à quoi elle s'affaire
Ô ma chère mère
Ô laisse-moi juste une fois
Poser ma main sur la rondeur de Kubota...

(En 1998, j'ai adoré "Belle" chantée par Garou, Daniel Lavoie et Patrick Fiori, sur une musique de Richard Cocciante, et cette référence au chapitre VI, livre 8 de "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo, 1831

 

, extrait de :

)

Des pelleteuses à la pelle (Walrus)

 

  

Ne vous méprenez pas : je ne parle pas d'évolution, je ne vais pas vous raconter comment on est passé de la machine au travail manuel, comme Guy Béart qui vous explique la transition entre la bombe atomique et la hache en pierre...


Non, je me demande simplement si chez vous aussi l'environnement est peuplé de pelleteuses, parce qu'ici... !

Il suffit de tourner le coin de la rue et paf...


 Deux pour le prix d'une !

Ici, c'est le modèle moyen. Et il y en a partout, quand ils ont fini avec la fibre optique, ils remettent ça avec le gaz, les égouts, l'électricité ou l'eau, souvent au même endroit mais sans coordination question d'être là à répétition.

Mes préférées, ce sont les miniatures avec monté sur le bras mobile au choix un marteau-piqueur ou un godet excavateur et greffée au cul une lame genre bulldozer.

Généralement elles sont si étriquées que le casque du pilote frotte sur le toit de la cabine et leur vitesse de progression est proportionnelle à leur taille : la dernière que j'ai suivie pendant une bonne centaine de mètres en mordant dans mon volant devait bien atteindre les deux kilomètres à l'heure en vitesse de pointe.

Tu t'étonneras après ça qu'au grand dam de mon épouse, je démarre largement avant l'heure quand je dois aller quelque part ! Un truc à vous filer un TOC...

 

LA PELLETEUSE ET MON PORTEFEUILLE (Marie Sylvie)

   














Oh, ma pelleteuse, amie fidèle des chantiers, 
Te voilà maintenant dans mes comptes,  affairée.
Tu creuses sans relâche dans mon budget mensuel,
Transformant mes économies en souvenirs solennels.


Chaque jour est un défi avec les prix qui grimpent. 
Les factures s'empilent et mon compte se déprime. 
La pelleteuse s'active dans mes finances trouées
Creusant plus profond, laissant des monticules bien alignés. 


Les courses au supermarché c'est une véritable quête 
Où chaque produit est un budget en miettes. 
La pelleteuse attend, prête à creuser encore 
Dans mon portefeuille épuisé jusqu'à ce qu'il soit décor. 


À chaque coup de pelle, une mare se forme, 
L'eau monte doucement, métaphore. 
Les larmes de découragement ainsi représentées 
Témoignent des défis que je dois affronter. 


Mon portefeuille soupire, - " Ôù est donc mon argent ?" 
Mais la pelleteuse rit -" Je l'ai déterré patiemment. "
Les augmentations m'assaillent comme des roches dures
Et la pelleteuse persiste dans ses fouilles assurées. 


Je rêve d'un jour sans pelleteuse, sans tranchée,
Où mes finances se reposent dans un calme retrouvé.
Mais en attendant, je plaisante, avec un sourire narquois, 
Ma pelleteuse et moi, en duo, on creuse tout cela. 


samedi 11 janvier 2025

Défi #855

   

Vous en avez dans votre coin ?

  

Pelleteuse

 


 

Répandent un parfum d'obsession

 

 


 


Walrus ; Marie Sylvie ; Kate ; Lecrilibriste ; 

C'est bien ce que je craignais (Walrus)

   

Il y a un mec (ou une mecque, je ne suis pas sexiste) à la rédaction de l'hebd(r)omadaire auquel je suis abonné qui a dégotté l'adresse où je stocke les sujets en attente de ce blog. Voilà à quoi ça mène d'enregistrer des données sur le cloud, ça fait le bonheur des pirates !

Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est la couverture de la dernière parution du bidule :


Et voilà ! 

Je ne peux pas vous dire de quoi il retourne exactement : dans cet hebdo, je ne fais que les mots fléchés.

Mais force m'est de constater que ce que je craignais est la triste réalité : dans l'esprit de beaucoup de nos contemporains, l'obsession est forcément sexuelle, y a qu'à lire Titeuf ou les rapports Kinsey (oui, ça date, mais je suis très très vieux).

  

Personnellement, je me contenterai de vous signaler un de mes Troubles Obsessionnels Compulsifs : j'ai horreur d'être en retard, si bien que je prends de la marge et que j'arrive toujours en avance, et souvent très en avance, trop en avance même (à un point tel que parfois j'en viens à explorer le voisinage pour ne pas débarquer trop tôt).

Manque de rigueur me direz-vous, mais s'il n'avait pas de conséquences gênantes, ce ne serait pas un TOC.

 

Du coup (j'adore placer ce jalon des temps modernes), ça vous met à vous aussi la puce à l'oreille et, bien sûr, vous n'en croyez pas un mot (d'autant que j'ai écrit "un de mes TOCs") et vous me suspectez de vous cacher un (ou plusieurs, soyons généreux) trucs inavouables...

Vous l'aurez voulu, j'avoue ! (et cette obsession  n'est donc plus inavouable) :

Les femmes m'obsèdent!

Rassurez-vous immédiatement : à quatre-vingt-trois ans, prostectomisé et bourré de bêta-bloquants, je suis absolument inoffensif sur l'ébauche de plan (Q) qui pourrait poindre dans votre esprit.

En fait, les femmes m'obsèdent parce que je les admire et par voie de conséquence les aime!

Je les admire parce que, pour en avoir fréquenté (en tout bien tout honneur, votre Honneur) d'assez nombreuses, je les trouve supérieures en tout aux mecs, ouais, sauf côté muscles... (bien que j'en connaisse qui vous décolleraient les poumons en vous filant une tape amicale dans le dos), raison pour laquelle, par  exemple, aux élections, je n'ai jamais voté que pour des femmes.

Dans mes labos je susurrais à l'oreille de celles qui militaient pour la fameuse "égalité des sexes" : Je ne comprends pas : vous nous êtes supérieures en tout, pourquoi donc vouloir moins que ce que vous avez ? 

C'est au point que j'aurais peut-être bien rêvé d'en être une... mais quand je vois comme on les traite, ça refroidit un brin mon ardeur transgenre.

Oui, les femmes m'obsèdent, et plus j'en rencontre et plus mon opinion se confirme, c'est un véritable bonheur ! D'ailleurs, depuis le décès de René, mes seuls amis sont... des amies !

En fait, je chanterais bien avec Julien Clerc (sauf que malgré mon âge, je n'ai pas la voix qui chevrote) :


J'emploie le conditionnel parce que le "ou même pire" de la fin me semble inapproprié, particulièrement en ces temps où tout doit rester bien dans les clous. Que peut-il bien entendre par là ? Les réduire en esclavage ménager ?

Bien sûr, vous me soupçonnez de vous raconter des sacs.

Je vais donc faire appel à un témoin impartial : un jour, mon épouse m'a offert un petit F en or suspendu à une chaînette en me disant : "Voilà, c'est l'initiale de mon prénom et du nom de ce que tu aimes le plus au monde : les Femmes !"

Convaincu(e)s ?

Bien sûr vous pouvez continuer à douter malgré tout : toute règle a ses exceptions, n'est-ce pas...


 

Cloaca (Adrienne)

  

Osbession? Obsession? 

Du samedi matin au vendredi soir l'Adrienne s'est demandé à quoi correspondait ce mot, exactement.
C'est tout à fait in extremis, en relisant la liste des mots de la dernière consigne de Joe Krapov, qu'elle en a trouvé une: l'obsession du KK!
Sa fréquence, sa consistance, sa couleur.
Oui, vous lisez bien: mini-Adrienne a connu une personne âgée, née au 19e siècle, pour qui la garantie d'une bonne santé se résumait à ça: faire quotidiennement un beau KK.
 
  

99 dragons : exercices de style. 84, Allographes (Joe Krapov)

 

 


Tout allait AC bien dans ce PI jusqu’à ce qu’un méchant dragon 120 y 1staller son gros Q 1D100 et son appétit pui100.

L’I2 bestiau s’en prit d’abord aux O20 du père Mathur1 qui PC tranquillement à proximIT. Il tomba sur l’R1 de deux brebis, les flamba et les boulotta.

L’éleveur de moutons RST d’abord ÉBT, doutant soudainement de son AQIT visuelle – de fait, il n’en croyait pas ses IE ! - puis il s’est un peu NRV et a l’HÉ au monstre :

 - Eh dis donc, s’AK20 ! Tu es encore QIT ou quoi ? J’ai idée que tu n’as r'I1 dans la TIR ! Te souviens-tu seulement que j’ai VQ plus de 80 fois déjà cette situation ? Je C désormais comment me débarrAC de toi et de ton manège 1C100 ! Il suffit que j’aille me plaindre à sa MajST le roi, que je lui dise que j’en ai gros et ensuite tu vas CC de vivre, DKΠT par une Sp’S d’AB sans ÉQIÉ monté sur un équiD blanc et arborant un ÉQ à croix rouge sur fond blanc. Si JV et que je réclame cela, je serai OBI et tu seras occis. S bien cela que tu veux ? Ne peux-tu pas plutôt fiche la P à mes bêtes, t’en retourner d’où tu viens et laisser tout comme CT avant ?

La bête ne répondit rien. Elle ne leva même pas le nez de son ÉQL, trop OQP à son repas, MHA un autre bout de sa côtelette d’agneau.

O100 les épaules devant ce silence Mathurin alla Dtacher son âne, l’enfourcha et, K1 KA, se mit à trotter en direction du palais, tranquille comme É1000.


 ***

Le roi était un homme AG, DKV, qui AV derrière lui DVQ difficiles : armée dissolue, assemblée dissoute, gouvernements FMR. 


Il posa sa QIR, trempa ses lèvres dans un verre d’O, s’essuya la bouche et dit :

- J’essaie de comprendre. Est-ce que je suis trop É3 d’esprit pour cela ? Je ne pense pas. Je ne suis pas le RO dans cette histoire, je ne suis qu’un personnage FAC, 1D6, DΠT dont on ne retiendra même pas le nom. A croire que ma personnalIT elle sent le p’AT dans les journaux du groupe R100 et dans les livres d’histoire sainte, si c’en est un !

Y aurait-il au-dessus de nous un obCD de la redite, un plaJR du « Jour sans fin », quelqu’un qui CC à m’ABC sans cesse, qui m’a LU comme souffre-douleur, qui voudrait que je crie « Ô râge ! Ô Dz’Spoir ! Ô vieillesse NMI ! » ?

Que dois-je prouver ? Qu’il n’y a pas de VQ possible sans DZ tombées du ciel ? Que C la religion et non le régalien qui fait survenir la justice ?

Que G1000 curseur trop bas ? S ma faute si les d’IE que nous avions ne VIR pas mieux que ça sur nous ? Se sont-ils jamais MU des invasions, DN, des horreurs subies par les populations que, par D100ce, je T ?

Et pourquoi n’ai-je pas ou plus le droit ici, comme on l’aura et en abusera plus tard, de parler de mes problèmes familiaux ?

- MajST ! l’interrompit le chambellan. Non ! Il faudrait penser à QV. Vous avez abusé du blanc-K6 à l’apéro. M’est avis que vous avez un coup dans l’L !

- C’est pourtant de notoriÉT publique que mon épouse…

- Oui, MajST. On C. LHOOQ !

- A croire que Joconde pour beurre !

***

 

La suite lui prouva que oui. Il ne put HV. On entendit un grand vacarme, des cliquetis DP et des bruits de ferraille dignes d’un roman 2KPDP puis on vit MRG dans la cour du palais tout ce qu’on pouvait compter de femmes OPI ayant troqué le N1 pour le casque et remplacé les rouets et quenouilles par DH et des lances.

 La bien-MRN LN, devenue l’HF de guerre de cette armée en jupons, MI alors ces propos renvR100 :

 - Le droit d’NS de nos pères et maris HU avec le plat de lentilles, les EKC d’Hamlet et la déconfiture d’RL de leur inconséquence. Depuis ces idiots sans IJN pataugent dans leur KK et le ménage intellectuel est le KD de leurs soucis. Tout est PT depuis que s’LH se sont ABC jusqu’à recourir aux Z de l’étranger pour éliminer une bête dont nous sommes sûres de venir à bout par nos efforts unis. Nous allons faire du HI de cette IN, nous allons mener au JB le patriarcat et ces religions AIsables du DO gratias, toutes pleines d’attendus plus ou moins NE envers les femmes ! Nous n’allons pas BC le pavillon devant l’FS-Matthieu, les FIJI de Léon 6 à Π7 ou la croix Vitafor ! Allons mettre fin au KO en I100 bien O le drapeau de la bravitude féminine cher à notre DS Cgol’N ! IS we can ! 


*** 

 

Il n’y eut pas de combat sanglant. Il n’y eut pas de chevalier Saint-Georges. JP des cerises à celui qui peut m’expliquer le phénomène LNistique : quand L20 se poser tranquillement face à la bête et mit la main sur son jabot, cela eut un effet apaisant. Le dragon reprit sa taille de BB, se mit a TT dans la main d’LN la poignée d’herbes d’IPK que lui tendait la reine pharmacienne.

 



Devenue végétarienne, la bête fut adoptée comme animal de compagnie et un R9 souffla sur les esprits. L’invasion du PI par un ou des étrangers cessa d’être une obsession pour les Libyens de 6l’N.


Les illustrations de ce billet ont été très aimablement prêtées par Dame Adrienne que l'on remercie ici.

 





Aux Fils d'Argent (suite) (Yvanne)

  


Madame Jolibois a déjà connu pareil contexte. Ce n'est pas simple mais elle sait comment procéder pour canaliser Madame Vieillefosse en douceur. Tout d'abord, faire preuve de tact pour arriver à ses fins.
Elle comprend qu'elle ne pourra pas grand chose sur son narcissisme – tout le monde a ses défauts – mais là n'est pas son but.
Il faut avant tout que cette personne « m'as-tu-vu » cesse de semer le trouble dans sa maison. Pour cela ne pas la braquer surtout. La directrice a un atout : en toute situation elle reste imperturbable, ce qui fait sa force. Ne pas en faire une obsession non plus. A voir au jour le jour.

Discrètement elle observe la nouvelle pensionnaire. Cette dernière a déjà réussi à exaspérer certains de ses condisciples. Au restaurant, elle s'installe et il ne fait pas bon lui faire remarquer que cette place est déjà occupée habituellement par quelqu'un d'autre plus ancien qu'elle. Elle ne bouge pas et fait mine de ne pas comprendre. Si le personnel a le malheur d'intervenir, elle pique une colère et rageusement va se barricader dans sa chambre en jurant ses grands dieux qu'on allait voir ce qu'on allait voir. « Mon beau-fils, le sous-préfet...etc...etc... »

Pour ce qui est de sa chambre, elle a demandé à changer toute la disposition des meubles, à remplacer le lit, celui en place étant défraîchi. Elle n'a pas voulu de la couette pourtant flambant neuve parce que «  vous n'y pensez pas ! Non mais. Celle ci a certainement couvert un mort...Je veux la déballer moi-même. Pour être sûre. » Elle a voulu que le ménage et la désinfection de la pièce soient refaits en sa présence avant son emménagement. Enfin, Madame Vieillefosse est une chieuse que le personnel maudit. Les réclamations pleuvent dans le bureau de la maîtresse de maison. Même l'homme à tout faire, pourtant placide s'y met. Elle a trouvé le moyen de l'enguirlander le jour où il a changé le néon de la salle de bain. Trop fort, trop faible le néon. Comme il n'a pas cédé à ses caprices n'ayant rien de mieux sous la main, elle l'a mis à la porte en le traitant d'incapable et en l'abreuvant de menaces comme à son habitude

Elle participe à toutes les manifestations depuis son arrivée. Ce serait formidable si elle ne trouvait pas le moyen de se mettre en avant systématiquement. Elle critique tout et veut tout changer. Pour ce qui est de son talent en matière de peinture – qu'elle ne manque jamais de souligner - il faut avouer qu'elle possède une sacrée patte. C'est par là que Madame Jolibois veut commencer. Aussi, elle fait débarrasser une petite pièce qui sert de remise pour que Madame Vieillefosse puisse s'y installer pour s'adonner à son art. Elle trouve aussi l'idée de remplacer les numéros de chambre par des plaquettes joliment décorées très judicieuse et fournit le matériel nécessaire. Elle laisse le soin à l'artiste de voir avec les autres pensionnaires ce qu'ils veulent sur leur porte de chambre : fleurs, oiseaux, paysages etc...

Comme par miracle Madame Vieillefosse s'est calmée. Elle est tout sourire et se montre tellement gentille qu'on pourrait presque avoir des doutes. Mais non. Madame Jolibois jubile et se rengorge. Elle savait bien voyons. Jusque là elle a jugulé tous les fauteurs de troubles. Elle respire.

- Madame, il y a une drôle d'odeur dans la chambre de Madame Vieillefosse. Et pas que. Aussi au 15, au 21, au 22 et même au 6 chez Monsieur Vertich. Une odeur acre, épicée, sucrée. Je ne sais pas moi. On dirait...On dirait...

  

Obsession (Lecrilibriste)

 

 

Obsession, obsession
Source de stress qui te terrasse
Stèle de marbre qui t’écrase
Appuie toujours plus fort
Sur l’angoisse diffuse de vivre

TOC , TOC, TOC,
TOC, TOC, TOC

Si tu ne marches pas
Bien au milieu de la bordure du trottoir
Ou aujourd’hui seulement sur la jointure
Tu n’y arriveras pas

Mais tu n’arriveras pas à quoi
Pour cette peccadille
Qui voudrait te dicter sa loi ?

Mais il arriverait …
Je ne sais pas moi
tout , rien, mais certes quelque chose
quelque chose d’inéluctable
qui t’épie au tournant
te guette au bon moment
pour te faire un croche-pied
Te faire dégringoler

ça commence presque au jardin d’enfants
cette angoisse de vivre
Est-ce que tes parents sont bien tes parents
Ou as-tu été adoptée ?
Mais non ! ta maman, c’est bien ta maman
Tu te jettes dans ses bras
Pour la guérison, c’est gagné !

Jusqu’à demain, ou après-demain…
Jusqu’à ce que tu pratiques
La pensée positive !
Et après …
La vie n’a qu’à bien se tenir …
 


Mauvais élève ce jeune homme (Kate)

 

Appelons-le P.
Disons qu'il l'a happée
De A. à P.
Puis qu'elle l'a jeté
Et qu'elle l'a épinglé

Ici ou

Appelons-la A.
Elle le jeta dans ses bras
L'enveloppa dans ses draps
Lui ce mauvais élève
Ce jeune homme dont aujourd'hui la voix s'élève
Pour dire son obsession
Sur fond d'autofiction
Si j'ai récemment lu
"Passion simple" de A.
Qui une période de sa vie ébranla
Oui ça m'a beaucoup plu
Mais cela me sembla
Plutôt "obsession"
Que "passion"
Et plus autobiographie
Qu'autofiction
Enfin la vie
Source d'inspiration...

 

LE CHANT DES TOURNESOLS (Marie Sylvie)



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                Champ de tournesols 

                - Vincent Van Gogh  -




   LE CHANT DES TOURNESOLS 

Dans le champ doré, Van Gogh se perd,
Ses yeux brillent d'une lumière sincère.
Les tournesols, sa muse, son obsession, 
Un éclat de soleil dans chaque création. 


Tournesols dans le vent, 
Des rêves enivrants, 
L'obsession d'un artiste, 
La beauté persistante dans sa liste. 


Après chaque coup de pinceau, une explosion 
De jaune éclatant, de vie en effusion. 
Les tournesols dansent sur la toile,
Symbole de sa quête, de ses voiles. 


Tournesols dans le vent, 
Des rêves enivrants,
L'obsession d'un artiste, 
La beauté persistante dans sa liste. 


Dans la balance de l'esprit, il trouve son apaisement, 
Ces fleurs dorées, son tourment et son enchantement, 
Entre la folie et le génie, un fil tenu, 
Van Gogh et ses tournesols, une histoire continue. 


Tournesols dans le vent, 
Des rêves enivrants,
L'obsession d'un artiste, 
La beauté persistante dans sa liste. 


Et même dans l'ombre de la nuit,
Ses tournesols brillent, éclat de vie,
L'obsession d'un artiste, un chant immortel,
Van Gogh et ses fleurs, un amour éternel.
 



samedi 4 janvier 2025

Défi #854

   

Vous aussi vous en avez ?

 

 Obsession

 


 

Ont-ils adoré leur reflet ?

 

 


 


 

Walrus ; Marie Sylvie ; Yvanne ; Kate ; Adrienne ;

Causes et conséquences (Adrienne)


  

Tout ça, c'est la faute à la Tantine, qui a offert en cadeau un livre sur la mythologie grecque!

Quels effets voulez-vous que cela ait sur une gamine de douze ans?

On ne voit plus jamais les choses de la même façon.

Tout d'abord, on est définitivement perdue pour les études scientifiques: les vents, c'est Éole, les saisons, c'est Perséphone, la course du soleil dans le ciel, c'est Hélios.

On est définitivement perdue pour la religion: les maux de la terre, c'est Pandore, jour après jour on roule son rocher comme Sisyphe et la dernière heure venue, Atropos coupe le fil de la vie.

Tout simplement.

Les dieux sont jaloux et vindicatifs, les entreprises humaines vouées à l'échec.
Voyez Icare.

L'amour le plus fort ne sauve pas.
Voyez Orphée et Eurydice.

Même celui qui croit faire le bien est atrocement puni.
Voyez Prométhée.

Oui, tout ça c'est la faute à la Tantine.
On ne la remerciera jamais assez.

Trois ans déjà qu'elle tient compagnie à Hadès.

Et qu'elle nous manque terriblement.

 

Qui ? Moi ??? (Walrus)

   

J'ai déjà expliqué ailleurs mon "attitude du mari soumis" : la tête inclinée vers l'avant en signe de... bon, vous voyez !

Cette attitude me permet, entre autres, de ne pas écraser les fourmis (d'accord, c'est pas la saison de sortie de ces bestioles, mais je parle en général). Elle a toutefois un inconvénient : je me retrouve souvent nez à nez avec des personnes que je n'avais pas vues venir et le phénomène est encore amplifié par le fait que j'ai toujours vissée sur la tête une casquette à visière assez longue (style base-ball, c'est d'ailleurs une Stetson en cuir offerte par ma fille à une époque lointaine et donc, depuis longtemps, en triste état).

C'est pour ça que l'autre jour, en pénétrant dans l'ascenseur et en levant la tête quittant du fait un instant des yeux le chien qui est une chienne lequel aurait tendance à fourrer son nez non pas dans mes affaires mais dans le rayon lumineux qui stoppe le déplacement de la cage en cas de problème, je suis tombé nez à nez (oui, je me répète mais j'aime bien l'expression, mais vous pouvez lire "face à face" si ça vous plaît mieux) avec un individu. C'est fou le monde qu'on trouve dans les ascenseurs !

Un individu, disais-je, à la mine aussi patibulaire (faudra que je songe à vous le coller celui-là) que fatiguée. Il avait l'air aussi surpris que moi de cette rencontre, mais il n'a pas pipé mot. Moi non plus...

Je me suis quand même exclamé "in petto" : "Quel vieux débris!" et j'ai cru lire au même instant sur son visage une appréciation similaire à mon égard (ce qui, entre nous, ne l'embellissait pas).

Comme vous l'avez compris immédiatement (vous êtes moins stupides que vous n'en avez l'air) j'avais bêtement découvert mon image dans le miroir obligatoire dans les ascenseurs non pas pour alléger le malaise des claustrophobes en diminuant l'impression d'espace confiné mais pour permettre à une personne en situation de handicap assise dans son siège à roulettes d'apercevoir la configuration de l'endroit où elle va débarquer volle speed en marche arrière !

Et si cette confrontation subite avec la triste réalité vous poussait à conclure que me contemplant dans un miroir je sois narcissique, je vous conseillerais de vous adresser au plus tôt à un technicien compétent en matière de réglage de votre système de détection... 

Gardez néanmoins à l'esprit ce faisant que les divers psychospécialistes peuvent être sujets à... l'effet miroir, c'est bien connu!

 

Ça fait peur, hein ?
 

De quoi se sont-ils fait l'écho ?

            Walrus ; Laura ; Lecrilibriste ; François ;