samedi 6 juillet 2024

Les potins selon Ronchonchon (Nana Fafo)

 

 
Vé, comme disent les gens du Sud, la semaine dernière
y paraît que Ronchonchon a loupé un truc de taille !
 
Alors, cette semaine, pour rester dans la démesure
Ronchonchon vous partage ses réflexions sur la symbolique du Wombat.
 
Il a appris qu'avoir de grosses fesses est un atout certain.
Et cela le conforte dans sa goinfrerie. 
Il paraît qu'on peut farcir son ennemi à l'étouffée en ayant recours
au poids de son popotin.
 
 Petite devise improvisée :
Si tu as le potin dans la peau 
fais-gaffe de ne pas étouffer les autres avec !
 
Rappelle-toi ce que disait n°1 de chez Toltèque
"que ta parole soit impeccable"
évite les histoires de M..








Lacrimae amoris (maryline18)

 

 

Mon ami Alex est parti. Comme toute explication à son départ, il m'a lancé : < J'ai les dents qui poussent ! >.

On s'était rencontrés l'été dernier, en Australie.

Je le trouvais attachant et drôle mais j'avais remarqué que souvent, il restait sur sa réserve (naturelle). Souffrait-il du mal du pays ?

Parfois, des cauchemars le réveillaient. Il semblait avoir vu le diable (de Tasmanie) ou bien, un dingo !

J'aimais son nez poilu et sa petite queue. Il n'aura pas supporté mon ultimatum :

- < cesses de griffer le canapé ou je te coupe les vivres ! >

L'ingrat ! C'est en emmenant, laits corses, rats, cygnes et herbes diverses, qu'il s'en est allé.

"Vont bas les pensées d'un coeur délaissé quand Gourou de Sydney rappelle l'être aimé" (proverbe australien).

- < Carpe diem >, avait-il lu sur le miroir piqueté de la vieille armoire. Après en avoir léché le rouge à lèvres, il avait détalé, non sans oublier de me laisser en souvenir, trois ridicules crottes carrées !

 

Entre Wom et Bat (Kate)

 

 

- Tu es Wom ?

Je suis Bat.

- Mon fils Kum,

Ma fille Kwat.

- Approche

petite pomme,

tu sens le loukoum...

- Et toi le rhum...

- Je t'invite chez moi,

je suis ton homme.

- Il faut traverser la route ?

- Non c'est tout droit.

En avant toute !

 

- Restez dans ma poche,

je vais chez Bat.

- Que dit maman, Kwat ?

- Qu'elle se hâte.

- Et nous alors ?

- On dort !

(Albin Michel éditeur)

Wombat ! Wat es ma da na ?

  
Quoi ? Ah, oui, j'oubliais : vous n'êtes pas encore suffisamment polyglotte ! Je vous donne un petit coup de pouce :

 

  

Je n'avais même pas encore pensé à ce que je pourrais bien raconter sur cet étrange animal que déjà l'Adrienne (vous connaissez l'Adrienne, n'est-ce pas ?) me coupait l'herbe sous le pied dans son commentaire sous mon dernier billet ici en me disant, texto : "avec le wombat il va pleuvoir des cacas carrés, faudra creuser pour en dire autre chose ;-)". Comme je vous le dis ! (enfin, comme elle nous le dit).

J'éviterai donc la comparaison avec le tunnelier qui creuse, qui creuse...

Dommage, j'aime bien les tunnels. J'aurais pu vous parler de la diode à effet tunnel, mais n'y pensons plus, comme disait Rose.

Mais revenons à nos wombats...


Comme n'a pas manqué de le souligner l'Adrienne, le wombat est un artiste cubiste, sans doute est-il un peu braque. Il est certes un brin limité dans son motif de base et c'est pas demain que ses œuvres vont concurrencer la muraille de Chine, mais bon je connais des peintres qui n'utilisent qu'une seule couleur et qu'on porte aux nues pour cela. Il atteindra peut-être le niveau d'un autre animal constructeur : le facteur Cheval.

Le facteur Cheval, y en aurait à dire sur celui-là qui a assemblé pièce par pièce un édifice (je vous laisse le choix des adjectifs admiratifs). Parce qu'on l'encense aujourd'hui, on le cite en exemple...

Un exemple que pourtant vous ne pourrez jamais suivre : vos élans créatifs seront brisés dans l'œuf à notre époque où pour édifier le moindre édicule au fond de votre jardin vous aurez besoin d'un permis de bâtir.



samedi 29 juin 2024

Défi #827

   

Les cacas cubiques,
ça vous  inspire ?

 

Wombat

 

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sous forme de fichier joint au format Docx, Odt..)

 

À partir de la semaine prochaine,
passage à la version été :

Une image par semaine
pendant neuf semaines.

Se sont plongés dans le velouté


 


 

Six ou sept pieds (Kate)

 

Six ou sept pieds

Le velouté de sa peau
Me laissait sans repos
La douceur de ses mots
Résonnait en mon cerveau

Le craquelé de ma peau
Me fit lui tourner le dos
Je repris mon manteau
Et l'incident fut clos

Il suffirait
De presque rien
Six ou sept pieds
Quelques vers, tiens
Qui rimeraient
Sur le papier
Six ou sept pieds
Et oublier

 

Douceurs masculines (Hygin)

 
Amusement, à la manière de Joachim DU BELLAY.

Heureux qui, comme Appert, a fait un beau potage,
Ou comme celui-là en fit conservation
Dans un pot de fer blanc serti en un sillon,
Et puis est retourné dîner en son cottage !

Quand humerai-je, hélas, mon velouté sauvage
Fumant en cheminée, et en quelle saison
Goûterai-je le sel du bouillon fait maison,
Qui m’est un pot-au-feu, un soleil en partage ?

Plus me plaît le croûton et les oignons soyeux
Que des recomposés les additifs spécieux,
Plus qu’un sundae nappé me plaît la crème fine :

Plus un dé de panais, qu’un ketchup byzantin,
Plus mon petit cerfeuil, qu’un surgelé festin,
Et plus qu’un plat sachet, la douceur mousseline.



On joue sur le velours (Walrus)

   

Étonnant : lorsqu'on dit "velouté", la première chose qui vient à l'esprit de la plupart d'entre nous (et dans la liste des propositions des moteurs de recherche) c'est un potage, une soupe...

Pourtant, au sens premier, la chose concerne plutôt une impression tactile : la douceur, la caresse d'un tissu particulier au bout de vos doigts : le velours.

L'effet résulte du procédé de tissage utilisé : un métier à double chaîne, mais je ne vais pas m'appesantir sur le côté technique de la chose, juste vous signaler qu'au Cachemire, pays de son invention, le velours est appelé "duvet de cygne".

Le velouté est donc une sensation tactile. Par analogie (comme disent les dicos) on peut l'étendre à l'ouïe et trouver une voix, des accents... veloutés. Et quand j'écris cela, je pense à Maurane sur le site de laquelle il y a longtemps j'avais dit l'immense bonheur qu'il y avait à être son contemporain (non, elle n'a pas répondu : elle ne s'appelle pas Amélie, non plus !).

samedi 22 juin 2024

Défi #826

 

Une douceur masculine ?
Si, si, c'est possible !

 

Velouté

 


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Ont rencontré l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours

 



 

Minimaliste (Nana Fafo)

 

 



Nom d'un ours ! (Kate)

 

Nom d'un ours !

- Bernard ?
- Oui, Ursule.
- Où est Arthur ?
- Le doigt dans le pot de confiture ?
- Et Armelle ?
- Le doigt dans le pot de miel ?
- Et Orson ?
- Les doigts dans le pot de pop corn ?
Au téléphone ?
- Bernard !
- Chère Ursule...
- Où sont nos trois ours ?
- Perdus dans la brousse !
- Ne me fiche pas la frousse,
Tu vois bien qu'il est tard !
- Ils sont souvent en retard...
et du genre fêtard.
- Qu'est-ce que tu racontes !
On n'est pas dans un conte
Un conte à l'envers alors...
- Tu penses à Boucle d'Or ?
Tiens, écoute cette chanson.
- C'est la famille Souchon ?
- Oui, Ours et compagnie.
- Le téléphone, chéri !
- Allô Arthur !
- Vous rentrez quand ?
Maman vous attend.
- On sera là à huit heures.
On n'a pas envie de se faire appeler Arthur ! (*)
- À tout à l'heure !

((*) Cette expression remonterait au moins à 1855, d'après Wikipedia, citation à l'appui, alors que je viens de lire le livre d'Hervé Le Tellier, "Le nom sur le mur"

où il indique que cette expression date de l'Occupation allemande.)

Après tous ces ours (et tant d'autres), si j'allais voir cette expo ? Avec Björn, peut-être ?

 

Constellations (Lecrilibriste)

 

 

La petite ourse
Et la grande ourse
Font la course
Dans les yeux du petit mousse
Qui cherche l’étoile polaire
Car il faut la connaître
Pour être un bon marin
Et ne pas perdre le Nord
Dans les tempêtes
« Regarde Petit » dit le vieux loup de mer
Tu ne peux pas te tromper
C’est la plus brillante
Tout tourne autour d’elle
Car elle reste à sa place
Au bout de la queue de la petite Ourse

Ne te laisse pas abuser
Par l’étoile du Berger
Dont les charmes vont et viennent
Parfois elle se cache
Parfois elle scintille et reparait
Mais ce n’est pas une étoile
C’est Vénus, la planète
Qui fait, aux humains, perdre la tête

 

La peau de l'ours (Vegas sur sarthe)

 


De toutes tes lubies et tes drôles d'idées
tu rêvais bêtement d'une peau d'ursidé,
brune, blanche, à lunettes... tu étais indécise
qu'elle soit des Balkans, d'Asie, de la banquise.

De mon oncle Léon j'empruntai la pétoire
qui loupait surement un boeuf dans un couloir,
jamais trop prévoyant pour chasser la carpette
je pris quelques kilos de poudre d'escopette.

J'arrivai bien trop tard au zoo de Vincennes
il ne restait qu'un lion, un gnou et quelques ânes
mais j'étais résolu, entêté, opiniâtre...

Quel besoin avais-tu de me faire une scène?
Que tu étais bourrue, mal léchée, acariâtre
quand tu as déchiffré ceci: Made in Taïwan


Sacré Théodore ! (Walrus)


   

Le premier ours que j'ai rencontré s'appelait "Teddy".

Je crois qu'à l'époque tous les ours s'appelaient Teddy, tout ça par la faute de Théodore Roosevelt, surnom "Teddy", président des États-Unis qui, au cours d'une chasse à l'ours, alors que ses invités avaient pour la plupart déjà abattu une de ces bestioles, avait refusé d'en abattre une que ses amis avaient pourchassée avec des chiens et attachée à un arbre.


De petits malins s'étaient alors mis à fabriquer de petits ours en peluche que l'on avait donc baptisés "Teddy bears".

Mon premier ours en peluche s'appelait donc "Teddy".

En fait de peluche, la bestiole avait la peau coupée dans un tissu bouclé assez rêche rembourré de longs et fins copeaux de bois, c'est vous dire s'il avait le cœur tendre ! Ses membres étaient mobiles et rattachés au corps par une lamelle de fer tordu en forme d' Ω, sa tête pouvait tourner sur un axe vertical. Inutile de vous dire que de nos jours où la sécurité des mouflets-dieux fait l'objet de réglementations strictes, le pauvre ourson n'aurait jamais obtenu le marquage CE.

Je l'aimais beaucoup malgré tout et en dépit de son incroyable dangerosité, j'ai réussi à survivre à sa fréquentation.



Pour la rencontre suivante, je suis tombé sur des femelles : une grande et une petite que mon père me montrait quand les convertisseurs Bessemer interrompaient leurs feux d'artifices dans le ciel de Charleroi.

 

Après ceux du Zoo d'Anvers et ceux du cirque Mikkenie, j'ai arrêté de compter mes rencontres avec les ours, de toute façon, il n'y en a presque plus, c'est pas comme au bon vieux temps où on en trouvait à proximité des villages de montagne !


samedi 15 juin 2024

Défi #825

  

Une histoire de famille ?

  

Ursidés

  

  


Ont balancé la sauce


   




 Walrus ; TOKYO ; Kate ; Lecrilibriste ; Nana Fafo ;

 

Oups gamelle ! (Nana Fafo)

 


J'ai trébuché sur la consigne
du coup, je l'ai sauté !
Qui a dit que Ronchonchon n'avait pas très buché son texte ?


Adjugé ! (Lecrilibriste)

   

 

La pomme de la discorde est tombée sur le trébuchet
Le trébuchet a trébuché
Le fléau s’est faussé
Un plateau du trébuchet s’est incliné
Très légèrement, mais s’est incliné
Mais la justice avait les yeux bandés
Personne ne l’a rééquilibré
Et personne n’a rien remarqué
Et la sentence est tombée
Le collecteur des monnaies
Ravi, les mains s’est frottées
Sans complexes et sans état d’âme
Saura profiter de ce sésame
En restant parfaitement calme

 

 

Sophie et Victor (Kate)

 

Sophie et Victor

La vie de ma mère
Serait un roman
Très chère maman
Bulle de bonheur
Ce héros mon père
Cher aussi à mon coeur
Et merci cher parrain
Pour ton prénom
Devenu le mien
Victor devant Hugo mon nom

 

De quoi se sont-ils fait l'écho ?

            Walrus ; Laura ; Lecrilibriste ; François ;