samedi 15 juin 2024

Adjugé ! (Lecrilibriste)

   

 

La pomme de la discorde est tombée sur le trébuchet
Le trébuchet a trébuché
Le fléau s’est faussé
Un plateau du trébuchet s’est incliné
Très légèrement, mais s’est incliné
Mais la justice avait les yeux bandés
Personne ne l’a rééquilibré
Et personne n’a rien remarqué
Et la sentence est tombée
Le collecteur des monnaies
Ravi, les mains s’est frottées
Sans complexes et sans état d’âme
Saura profiter de ce sésame
En restant parfaitement calme

 

 

Sophie et Victor (Kate)

 

Sophie et Victor

La vie de ma mère
Serait un roman
Très chère maman
Bulle de bonheur
Ce héros mon père
Cher aussi à mon coeur
Et merci cher parrain
Pour ton prénom
Devenu le mien
Victor devant Hugo mon nom

 

Le trébuchet (TOKYO)

 

Ces souvenirs encombraient mon esprit et ne m’aidaient pas à calmer le rythme de mon cœur.

Il ne m’avait plus jamais rappelée. Ma jambe tremblait d’un réflexe nerveux. Rester assise devenait

Insoutenable. Je me levai et alla examiner la Fox River plus en contre-bas. La lune s’y reflétait désormais.

Mon front perlait et mes lèvres étaient sèches. Je n’avais jamais connu d’angoisse pareille par le passé.

L’air s’épaississait autour de moi, devenait lourd et humide. Le vent se levait. Quelques gouttes d’eau

Constellaient à travers des terrasses. Je levai le regard ; le ciel tourbillonnait au-dessus de moi. L’orage.

Il venait ici jouer l’idée que je me faisais de l’amour,  de mon narcissisme blessé , mais aussi la survie de tout mon être.

N’existait il pas dans le monde un tribunal pour réparer cet immonde préjudice ?

. Il serait lavé des soupçons qui entachaient sa réputation de séducteur ,mais  j’aspirai à détruire son image , à l’écorner définitivement .. Comment, avais je -il pu  me laisser abuser de la sorte .J’étais restée captive de ce trébuchet , ce piège à grives ; quelle idiote !!C’est alors qu’André mon gorille m’a sortie de ma torpeur .’il t’a sorti son numéro de charme d’agent immobilier ; me dit il avec un air faussement compassionnel .Un agent immobilier oui c’était ça quelle présence d’esprit André !!André mon gorille avait une intelligence supérieure .



Le trébuchet, on s'en balance ! (Walrus)

  

Personnellement, je connais quatre acceptions de ce terme qui ont en commun de balancer quelque-chose.

  1. Le trébuchet médiéval qui balance des pierres sur la cafetière de l'adversaire
  2. Celui des oiseleurs qui balance la fermeture de la cage pour piéger l'animal
  3. La guillotine qui balance la tête dans le panier (une sorte de basket révolutionnaire)
  4. L'instrument de laboratoire qui fait la balance entre deux masses

 Ils ont aussi en commun d'avoir un élément déclencheur :

  1. Le premier le retrait de la goupille de retenue du bras-lanceur
  2. Le deuxième un cliquet libéré par le poids de l'animal entrant
  3. Le troisième une bascule libérant le "mouton" portant la lame
  4. Le dernier un petit levier ou une manivelle à came déposant le fléau sur le bâti

Dernier point commun : ils ne fonctionnent qu'en présence de pesanteur, ce qui nous amène au subtil distingo entre poids et masse. Je prendrai comme exemple l'instrument que je connais le mieux pour l'avoir fréquemment utilisé lors de ma vie en laboratoire : le... trébuchet ou balance de précision (battue en brèche aujourd'hui par les balances électroniques qui, elles, fonctionnent au moyen de jauges de contrainte, mais ça, c'est une autre histoire).

Initialement, cet instrument servait à vérifier les monnaies. On déposait sur un des plateaux une pièce de référence et sur l'autre la pièce à tester. La masse de l'échantillon était correcte si la balance "trébuchait" d'où l'expression de "monnaie trébuchante". (Ouais, vous vous demandez alors pourquoi elle est aussi "sonnante" petits curieux ! Parce qu'un autre test consistait à laisser tomber la pièce sur un marbre au cas où de petits malins auraient ajouté du plomb pour diminuer le prix de la pièce (et sa masse) ce qui en altérerait la sonorité à l'impact).

Lorsque votre médecin s'inquiète de votre poids et de votre tension artérielle, il commet deux fautes de langage. Pour être précis il devrait plutôt utiliser "masse corporelle" et "pression artérielle". Je passe sur le coup de la tension, il ne concerne pas notre trébuchet.

Vous  allez me dire que je deviens pesant, mais il se fait que mon signe zodiacal est la Balance, alors...

Donc, une balance détermine la masse d'un objet en comparant son poids à celui d'une masse de référence, son poids étant la force d'attraction entre sa masse et celle de la terre. Si vous allez sur la lune, votre masse restera pareille mais votre poids sera moindre puisque la masse de la lune est plus faible que celle de la terre. Et si vous vous rendez dans l'espace intersidéral ben, vous ne pèserez plus grand chose ! C'est la loi d'attraction des masses.

Et méfiez-vous de ces "lois" de la physique : elles ne régissent rien du tout, elle ne sont que la modélisation du résultat de  phénomènes, pas de leur cause. Ainsi, nous pouvons calculer la force de l'attirance entre deux corps (pas de sous-entendu scabreux svp) mais pas sa nature : ondes gravitationnelles? courbure de l'espace-temps? Bienvenue dans le domaine des conjectures !





samedi 8 juin 2024

Défi #824

   

Attention de ne pas trébucher !

  

Trébuchet

 

 

S'y sont collés


   




Walrus ; Vegas sur sarthe ; Lecrilibriste ; Kate ; Nana Fafo ;

S'agglutiner (Nana Fafo)

 



Reparti dans ses pénates, Ronchonchon a rongé son frein

N'est-il donc jamais rassasié ?

Il aurait tellement aimé que la belle rousse Foloeil lui colle aux basques...

Mais, elle n'avait d'yeux que pour ce Rat,

car lui, il va au Spa enveloppé dans son Drap, toujours délicat...

Il porte bien son nom "Sparadra" car elles lui collent toutes au train.

Ronchonchon ne comprend pas pourquoi 

les poulettes préfèrent les pti minets plutôt que les gros minets ?

En plus Ronchonchon est triste car Nana ne lui fabrique plus de nouveaux copains.

Pour le moment, elle se consacre à faire chauffer la colle,

trop occupée à préparer le Festival de la Rose au Cannet des Maures du 15 juin

pour aider à financer une sortie scolaire.

En espérant qu'il y aura des accolades 

et pas de racolage...
avec Ronchonchon dans les parages, on peut tout imaginer !





 

Chat colle ! (Kate)

  

Chat colle !

"On a parfois de la chance dans son malheur. Moi, par exemple, je me suis blessé avec une boîte de sparadraps." dit le Chat de Philippe Gelück dans "Et vous, chat va ?"

Une fois n'est pas coutume, je commence par une citation... inspirante !

Et bien que je sache que l'accumulation de citations n'est pas chose à faire, voici, une deuxième fois n'étant pas coutume non plus, une deuxième citation du même auteur  (c'est la n° 16) :

"Chez BIC ils fabriquent des stylos à bille mais aussi du correcteur. C'est un peu comme si un fabriquant d'armes produisait aussi du sparadrap." Moins drôle, je vous l'accorde, mais peut-être aussi plus profond, hélas !

Juin, donc, période du bac : français, philo, etc. Enfin, sur le thème du sparadrap, le Chat de Philippe Gelück a déjà dit beaucoup, difficile de rajouter quelque chose si ce n'est qu'avant son invention, hein, c'était pas facile de faire un pansement, quant aux mesures d'hygiène, n'en parlons même pas...

Honneur donc au Chat et c'est la deuxième fois puisqu'il y a quelques mois, c'était déjà le cas ici.

En conclusion, et pour apporter une contribution personnelle, tout de même, mais des plus modestes :

C'est pas facile d'écrire sur du sparadrap, je viens, hélas, de m'en rendre compte... mais peut-être n'est-ce pas là son premier usage ?!...

 

Sparadrap micropore et allergène (Lecrilibriste)

  


J’ai collé un gros sparadrap sur ma peine

Du sparadrap micropore et allergène

Pour peaux sensibles et fragiles

Qui soigne les plaies psychogènes


Et comme il est ami de la couture

De la télé, de la lecture et de la poésie

Délicatement je le détache

Pour accomplir activement ces tâches

Micropore, il se recolle ensuite et flache

Un sourire de sa belle couleur rose


Humain, tu n’es que de passage

Et quand l’heure sonne, rien ne te retient

Ne reste que le gros sparadrap micropore et allergène

Pour panser les troubles et les plaies psychogènes


Le sparadrap pour les Nuls (Vegas sur sarthe)

   


Le sparadrap a été inventé par un dénommé Dézive et sa bande … la bande à Dézive.


Le sparadrap a été conçu pour éviter qu'on presse la compresse puisque qu'elle tient alors sans les doigts, mis à part les doigts qui tiennent au sparadrap.


Il a été conditionné en rouleau mais on peut préférer le pansement individuel pré-découpé ou à découper soi-même.

Si on se blesse en le découpant soi-même on maintient astucieusement le-dit pansement avec un sparadrap pré-découpé.


A la SNCF on l'utilise pour tenir les caténaires lorsqu'on doit perfuser une ligne à grande vitesse.


Lorsque le rouleau de sparadrap est enroulé à l'envers on l'appelle pardaraps ; pourtant il vaut le même nombre de points au scrabble.

Le Canada qui ne fait rien comme tout le monde l'appelle diachylon ; il gagne au scrabble grâce à son 'y'. 


De nos jours le sparadrap est hypoallergénique c'est à dire qu'il ne provoque pas d'allergie aux chevaux.


Il peut être transparent - ce qui le rend invisible - ou de couleur chair ce qui le rend invisible si votre chair est de la même couleur que lui.


On le trouve toujours dans la trousse de premiers secours à condition de retrouver la trousse de premiers secours.


Contrairement à ce que croient les enfants le sparadrap décoré de motifs animaliers est aussi douloureux à enlever que le sparadrap ordinaire mais il permet de pousser des cris de dinosaure ou d'éléphant selon le motif.  


Pour décoller un sparadrap on utilise un sèche-cheveux ; on appelle ça Faire chauffer la colle.

On peut aussi utiliser l'eau chaude même si l'inventeur du sparadrap ne l'a pas inventée.

Si on n'utilise rien on appelle ça un sparadrap permanent ; on a retrouvé des sparadraps permanents ayant servi à embaumer les momies dans certaines pyramides. Ces sparadraps ont servi également à panser les sept plaies d'Egypte.


Le sujet sur Le sparadrap pour les Nuls se termine ici ; je suis au bout du rouleau.


"Spanadra" disait mon frère

   

C'était au temps de mon enfance où le plastique n'existait pas...


Enfin, bien que la majorité des familles de polymères aient déjà été découvertes à l'époque, seules quelques unes étaient déjà d'un emploi courant dans la vie quotidienne : la bakélite (une invention du Belge Léo Baekeland) des accessoires électriques, l'ébonite (une découverte de l'Américain  Charles Goodyear nommée ainsi par référence à "Ebony" l'ébène en anglais), l'acétate de cellulose de la soie artificielle et de la pellicule photo ("découvreurs" multiples), le celluloïd des balles de ping-pong...

Le ruban adhésif genre scotch tape était encore introuvable, dans ma région en tout cas, et il fallait utiliser du papier collant, vous savez : cette bande de papier enduit d'une colle qu'il fallait, à défaut d'une éponge humide, humecter d'une langue baveuse et qui en dehors de vous laisser un goût infect dans la bouche avait pour propriété essentielle de ne pas coller grand'chose.

Si bien que souvent, pour rafistoler les choses, on utilisait du sparadrap créant de splendides assemblages, sparadrap qui était fourni, absence de plastique oblige, enroulé sur des bobines en fer blanc.

Et lui, il collait ! Il collait ferme sur tout, surtout sur vos poils, si bien qu'au moment où sous le pansement maintenu par lui, votre plaie était cicatrisée, son arrachement en créait de nouvelles, plus petites certes, mais multiples à l'endroit des poils arrachés. Délicieux souvenir !

samedi 1 juin 2024

Défi #823

   

 Je vous propose ceci :
 

Sparadrap

  

ça colle ?

 

  


Ont été flamboyant·e·s

 


 

    

   


Walrus ; Kate ; Yvanne ; Nana Fafo ; Emma ;

Participation d'Emma

  


ça sent le Roussie (Nana Fafo)

 

ça sent le Roussie

Ce matin, au poulailler, une nouvelle a fait son entrée...

Avec sa tignasse de feu, elle fout la frousse à toutes les autres petites poulettes.

Elle débarque de sa cambrousse où on mange de la brousse.

Certains diraient quelle jolie frimousse !

Ronchonchon, elle lui a tapé dans l'oeil, normal elle s'appelle Foloeil.

Il a tenté une approche discrète, en lui filant rendez-vous à La Destrousse

il comptait débrousser le chemin autour d'une petite mousse,

il aurait choisi une rousse, puis lui aurait détrousser sa robe ...

mais... elle l'a pris à rebrousse poil,

Foloeil a retroussé ses manchons et lui a envoyé sa trousse au groin

ça sent l'roussie pour Ronchonchon !


 

Histoire pressée. (Yvanne)

 


Marinette

Mignonnette

Jolie rousse

Vit dans la cambrousse.


La petite gigolette

Quitte sa maisonnette

Et en pousse-pousse

Va voir Barberousse.


Le lascar en salopette

De sa fourgonnette

D'une secousse

La repousse.


La belle Marinette

Comme une marionnette

Tombe sur la mousse

Mais elle n'a pas la frousse.


Le loustic tel une comète

Se saisit de la coquette

Elle glousse, se trémousse

Voulant qu'il la trousse.


Au lieu d'une clé à molette

Il sort sa zigounette

Marinette tousse, éclabousse

En voyant cette maousse.


La suite est ma foi bête

Ne vaut pas une cacahuette.

Cette histoire est une bluette

Pour ne pas se prendre la tête.


La reine Coco (Kate)

 La reine Coco

Ma mère n'aimait pas les rousses, je pense. Mon père si, je crois, d'ailleurs, quand Diego, son ami d'enfance et sa femme Berthe, ont eu leur fille, quelques années avant ma naissance, une adorable Claude (*), dite Coco, est née rousse et belle et mon père était son parrain.

Quand nous passions voir nos grand-parents, les dimanches après-midi, nous allions aussi les voir et j'ai de vagues souvenirs d'une atmosphère bruyante de conversations et d'échanges qui m'échappaient. Je ne sais plus quel âge j'avais mais j'étais toute gamine et je ne me peux me souvenir de mes pensées d'alors, juste des lieux : une pièce plutôt vaste qui devait être une salle de conciergerie d'un lieu public de la petite ville voisine et qui semblait leur tenir lieu de salon où des voix fortes, des rires, des verres de vin, de café, de cerises à l'eau de vie, des Gauloises et des Gitanes s'échangeaient.

Diego était aussi copain de régiment de mon père et sa femme Berthe (son vrai nom, je l'ai su bien des années après, était en réalité Gilberte) avait une voix forte qui détonnait avec le côté discret de ma mère. Leur fille, Coco, on n'entendait que ce nom répété à l'envi, était le centre d'intérêt de toute l'assemblée souvent augmentée d'amis, voisins, parents. Tout cela me convenait certainement, je n'en pensais rien, forcément trop jeune, n'ayant pas encore l'âge ni de m'ennuyer ni de souhaiter être ailleurs et faire autre chose que rien...

Berthe était couturière et fabriquait tous les vêtements de la famille, au demeurant très modeste. Ma mère n'avait pas ce talent mais avait à coeur de m'acheter de jolis habits. Sans savoir pourquoi ni comment, les contacts avec ces gens se sont espacés et ont cessé définitivement, comme c'est le lot de beaucoup de relations amicales.

Peut-être que Diego (enfin, Didier de son vrai nom) n'avait pas supporté la énième tromperie de la tonitruante Berthe ? Je n'ai fait, quelques années plus tard, que des suppositions car à l'époque je comprenais juste que le pôle d'attraction était Coco et que "le pauvre Diego", comme ma mère l'appelait ne portait pas la culotte mais plutôt les cornes (comme on disait alors populairement)...

Seule me reste encore, dès que le mot "rousse " est évoqué, la fascination de tout le monde pour cette fameuse Coco et ses boucles rousses. Bien sûr, je n'oublie pas la scène mémorable que ma mère avait faite, de retour à la maison, à mon père à propos du cadeau qu'il avait acheté à sa filleule : une robe !

- Une robe ? Tu lui as acheté une robe ! Mais sa mère est couturière et elle lui fait toutes ses robes ! Même à notre fille on n'achète pas de robe aussi chère !

Aucun souvenir de la réaction de mon père mais j'avais ressenti un malaise bien plus grand que la dépense, semble-t-il inutile et futile, pour l'achat de cette robe, sans bien comprendre quoi... Et puis rien n'a plus été pareil. On est allés voir nos grand-parents plus longtemps, d'ailleurs ils étaient plus âgés, plus malades...

Claude ! Drôle de prénom pour une fille, entendait-on. Je dirais prénom mixte, je risquerais épicène (n'est-ce pas Amélie (**) ?). Il n'y en a pas tellement mais celui de ma soeur serait pourtant, lui aussi un prénom mixte...

(*) seul prénom que je n'ai pas changé

(**) Fabienne

(extrait du livre :

)

La rousse aux fesses..... (Walrus)

  
Ben oui :


J'ai commis un délit,  je le confesse,
Et depuis... j'ai la rousse aux fesses !

 

Vous entravez l'argot, non ?

 

 

 

Z'avez vu mon marcel ?
 

De quoi se sont-ils fait l'écho ?

            Walrus ; Laura ; Lecrilibriste ; François ;