La pomme de la discorde est tombée sur le trébuchet Le trébuchet a trébuché Le fléau s’est faussé Un plateau du trébuchet s’est incliné Très légèrement, mais s’est incliné Mais la justice avait les yeux bandés Personne ne l’a rééquilibré Et personne n’a rien remarqué Et la sentence est tombée Le collecteur des monnaies Ravi, les mains s’est frottées Sans complexes et sans état d’âme Saura profiter de ce sésame En restant parfaitement calme
La vie de ma mère Serait un roman Très chère maman Bulle de bonheur Ce héros mon père Cher aussi à mon coeur Et merci cher parrain Pour ton prénom Devenu le mien Victor devant Hugo mon nom
Ces souvenirs encombraient mon esprit et
ne m’aidaient pas à calmer le rythme de mon cœur.
Il ne m’avait plus jamais rappelée. Ma
jambe tremblait d’un réflexe nerveux. Rester assise devenait
Insoutenable. Je me levai et alla examiner
la Fox River plus en contre-bas. La lune s’y reflétait désormais.
Mon front perlait et mes lèvres étaient
sèches. Je n’avais jamais connu d’angoisse pareille par le passé.
L’air s’épaississait autour de moi,
devenait lourd et humide. Le vent se levait. Quelques gouttes d’eau
Constellaient à travers des
terrasses. Je levai le regard ; le ciel tourbillonnait au-dessus de moi.
L’orage.
Il venait ici jouer l’idée que je me
faisais de l’amour, de mon narcissisme
blessé , mais aussi la survie de tout mon être.
N’existait il pas dans le monde un
tribunal pour réparer cet immonde préjudice ?
. Il serait lavé des soupçons qui
entachaient sa réputation de séducteur ,maisj’aspirai à détruire son image , à l’écorner définitivement .. Comment,
avais je -il pume laisser abuser de la
sorte .J’étais restée captive de ce trébuchet , ce piège à grives ; quelle
idiote !!C’est alors qu’André mon gorille m’a sortie de ma torpeur .’il
t’a sorti son numéro de charme d’agent immobilier ; me dit il avec un air
faussement compassionnel .Un agent immobilier oui c’était ça quelle présence
d’esprit André !!André mon gorille avait une intelligence supérieure .
Personnellement, je connais quatre acceptions de ce terme qui ont en commun de balancer quelque-chose.
Le trébuchet médiéval qui balance des pierres sur la cafetière de l'adversaire
Celui des oiseleurs qui balance la fermeture de la cage pour piéger l'animal
La guillotine qui balance la tête dans le panier (une sorte de basket révolutionnaire)
L'instrument de laboratoire qui fait la balance entre deux masses
Ils ont aussi en commun d'avoir un élément déclencheur :
Le premier le retrait de la goupille de retenue du bras-lanceur
Le deuxième un cliquet libéré par le poids de l'animal entrant
Le troisième une bascule libérant le "mouton" portant la lame
Le dernier un petit levier ou une manivelle à came déposant le fléau sur le bâti
Dernier point commun : ils ne fonctionnent qu'en présence de pesanteur, ce qui nous amène au subtil distingo entre poids et masse. Je prendrai comme exemple l'instrument que je connais le mieux pour l'avoir fréquemment utilisé lors de ma vie en laboratoire : le... trébuchet ou balance de précision (battue en brèche aujourd'hui par les balances électroniques qui, elles, fonctionnent au moyen de jauges de contrainte, mais ça, c'est une autre histoire).
Initialement, cet instrument servait à vérifier les monnaies. On déposait sur un des plateaux une pièce de référence et sur l'autre la pièce à tester. La masse de l'échantillon était correcte si la balance "trébuchait" d'où l'expression de "monnaie trébuchante". (Ouais, vous vous demandez alors pourquoi elle est aussi "sonnante" petits curieux ! Parce qu'un autre test consistait à laisser tomber la pièce sur un marbre au cas où de petits malins auraient ajouté du plomb pour diminuer le prix de la pièce (et sa masse) ce qui en altérerait la sonorité à l'impact).
Lorsque votre médecin s'inquiète de votre poids et de votre tension artérielle, il commet deux fautes de langage. Pour être précis il devrait plutôt utiliser "masse corporelle" et "pression artérielle". Je passe sur le coup de la tension, il ne concerne pas notre trébuchet.
Vous allez me dire que je deviens pesant, mais il se fait que mon signe zodiacal est la Balance, alors...
Donc, une balance détermine la masse d'un objet en comparant son poids à celui d'une masse de référence, son poids étant la force d'attraction entre sa masse et celle de la terre. Si vous allez sur la lune, votre masse restera pareille mais votre poids sera moindre puisque la masse de la lune est plus faible que celle de la terre. Et si vous vous rendez dans l'espace intersidéral ben, vous ne pèserez plus grand chose ! C'est la loi d'attraction des masses.
Et méfiez-vous de ces "lois" de la physique : elles ne régissent rien du tout, elle ne sont que la modélisation du résultat de phénomènes, pas de leur cause. Ainsi, nous pouvons calculer la force de l'attirance entre deux corps (pas de sous-entendu scabreux svp) mais pas sa nature : ondes gravitationnelles? courbure de l'espace-temps? Bienvenue dans le domaine des conjectures !
"On a parfois de la chance dans son malheur. Moi, par exemple, je me suis blessé avec une boîte de sparadraps." dit le Chat de Philippe Gelück dans "Et vous, chat va ?"
Une fois n'est pas coutume, je commence par une citation... inspirante !
Et bien que je sache que l'accumulation de citations n'est pas chose à faire, voici, une deuxième fois n'étant pas coutume non plus, une deuxième citation du même auteur (c'est la n° 16) :
"Chez BIC ils fabriquent des stylos à bille mais aussi du correcteur. C'est un peu comme si un fabriquant d'armes produisait aussi du sparadrap." Moins drôle, je vous l'accorde, mais peut-être aussi plus profond, hélas !
Juin, donc, période du bac : français, philo, etc. Enfin, sur le thème du sparadrap, le Chat de Philippe Gelück a déjà dit beaucoup, difficile de rajouter quelque chose si ce n'est qu'avant son invention, hein, c'était pas facile de faire un pansement, quant aux mesures d'hygiène, n'en parlons même pas...
Honneur donc au Chat et c'est la deuxième fois puisqu'il y a quelques mois, c'était déjà le cas ici.
En conclusion, et pour apporter une contribution personnelle, tout de même, mais des plus modestes :
C'est pas facile d'écrire sur du sparadrap, je viens, hélas, de m'en rendre compte... mais peut-être n'est-ce pas là son premier usage ?!...
Le sparadrap a été inventé par un dénommé Dézive et sa bande … la bande à Dézive.
Le sparadrap a été conçu pour éviter qu'on presse la compresse puisque qu'elle tient alors sans les doigts, mis à part les doigts qui tiennent au sparadrap.
Il a été conditionné en rouleau mais on peut préférer le pansement individuel pré-découpé ou à découper soi-même.
Si on se blesse en le découpant soi-même on maintient astucieusement le-dit pansement avec un sparadrap pré-découpé.
A la SNCF on l'utilise pour tenir les caténaires lorsqu'on doit perfuser une ligne à grande vitesse.
Lorsque le rouleau de sparadrap est enroulé à l'envers on l'appelle pardaraps ; pourtant il vaut le même nombre de points au scrabble.
Le Canada qui ne fait rien comme tout le monde l'appelle diachylon ; il gagne au scrabble grâce à son 'y'.
De nos jours le sparadrap est hypoallergénique c'est à dire qu'il ne provoque pas d'allergie aux chevaux.
Il peut être transparent - ce qui le rend invisible - ou de couleur chair ce qui le rend invisible si votre chair est de la même couleur que lui.
On le trouve toujours dans la trousse de premiers secours à condition de retrouver la trousse de premiers secours.
Contrairement à ce que croient les enfants le sparadrap décoré de motifs animaliers est aussi douloureux à enlever que le sparadrap ordinaire mais il permet de pousser des cris de dinosaure ou d'éléphant selon le motif.
Pour décoller un sparadrap on utilise un sèche-cheveux ; on appelle ça Faire chauffer la colle.
On peut aussi utiliser l'eau chaude même si l'inventeur du sparadrap ne l'a pas inventée.
Si on n'utilise rien on appelle ça un sparadrap permanent ; on a retrouvé des sparadraps permanents ayant servi à embaumer les momies dans certaines pyramides. Ces sparadraps ont servi également à panser les sept plaies d'Egypte.
Le sujet sur Le sparadrap pour les Nuls se termine ici ; je suis au bout du rouleau.
C'était au temps de mon enfance où le plastique n'existait pas...
Enfin, bien que la majorité des familles de polymères aient déjà été découvertes à l'époque, seules quelques unes étaient déjà d'un emploi courant dans la vie quotidienne : la bakélite (une invention du Belge Léo Baekeland) des accessoires électriques, l'ébonite (une découverte de l'Américain Charles Goodyear nommée ainsi par référence à "Ebony" l'ébène en anglais), l'acétate de cellulose de la soie artificielle et de la pellicule photo ("découvreurs" multiples), le celluloïd des balles de ping-pong...
Le ruban adhésif genre scotch tape était encore introuvable, dans ma région en tout cas, et il fallait utiliser du papier collant, vous savez : cette bande de papier enduit d'une colle qu'il fallait, à défaut d'une éponge humide, humecter d'une langue baveuse et qui en dehors de vous laisser un goût infect dans la bouche avait pour propriété essentielle de ne pas coller grand'chose.
Si bien que souvent, pour rafistoler les choses, on utilisait du sparadrap créant de splendides assemblages, sparadrap qui était fourni, absence de plastique oblige, enroulé sur des bobines en fer blanc.
Et lui, il collait ! Il collait ferme sur tout, surtout sur vos poils, si bien qu'au moment où sous le pansement maintenu par lui, votre plaie était cicatrisée, son arrachement en créait de nouvelles, plus petites certes, mais multiples à l'endroit des poils arrachés. Délicieux souvenir !
Ma mère n'aimait pas les rousses, je pense. Mon père si, je crois, d'ailleurs, quand Diego, son ami d'enfance et sa femme Berthe, ont eu leur fille, quelques années avant ma naissance, une adorable Claude (*), dite Coco, est née rousse et belle et mon père était son parrain.
Quand nous passions voir nos grand-parents, les dimanches après-midi, nous allions aussi les voir et j'ai de vagues souvenirs d'une atmosphère bruyante de conversations et d'échanges qui m'échappaient. Je ne sais plus quel âge j'avais mais j'étais toute gamine et je ne me peux me souvenir de mes pensées d'alors, juste des lieux : une pièce plutôt vaste qui devait être une salle de conciergerie d'un lieu public de la petite ville voisine et qui semblait leur tenir lieu de salon où des voix fortes, des rires, des verres de vin, de café, de cerises à l'eau de vie, des Gauloises et des Gitanes s'échangeaient.
Diego était aussi copain de régiment de mon père et sa femme Berthe (son vrai nom, je l'ai su bien des années après, était en réalité Gilberte) avait une voix forte qui détonnait avec le côté discret de ma mère. Leur fille, Coco, on n'entendait que ce nom répété à l'envi, était le centre d'intérêt de toute l'assemblée souvent augmentée d'amis, voisins, parents. Tout cela me convenait certainement, je n'en pensais rien, forcément trop jeune, n'ayant pas encore l'âge ni de m'ennuyer ni de souhaiter être ailleurs et faire autre chose que rien...
Berthe était couturière et fabriquait tous les vêtements de la famille, au demeurant très modeste. Ma mère n'avait pas ce talent mais avait à coeur de m'acheter de jolis habits. Sans savoir pourquoi ni comment, les contacts avec ces gens se sont espacés et ont cessé définitivement, comme c'est le lot de beaucoup de relations amicales.
Peut-être que Diego (enfin, Didier de son vrai nom) n'avait pas supporté la énième tromperie de la tonitruante Berthe ? Je n'ai fait, quelques années plus tard, que des suppositions car à l'époque je comprenais juste que le pôle d'attraction était Coco et que "le pauvre Diego", comme ma mère l'appelait ne portait pas la culotte mais plutôt les cornes (comme on disait alors populairement)...
Seule me reste encore, dès que le mot "rousse " est évoqué, la fascination de tout le monde pour cette fameuse Coco et ses boucles rousses. Bien sûr, je n'oublie pas la scène mémorable que ma mère avait faite, de retour à la maison, à mon père à propos du cadeau qu'il avait acheté à sa filleule : une robe !
- Une robe ? Tu lui as acheté une robe ! Mais sa mère est couturière et elle lui fait toutes ses robes ! Même à notre fille on n'achète pas de robe aussi chère !
Aucun souvenir de la réaction de mon père mais j'avais ressenti un malaise bien plus grand que la dépense, semble-t-il inutile et futile, pour l'achat de cette robe, sans bien comprendre quoi... Et puis rien n'a plus été pareil. On est allés voir nos grand-parents plus longtemps, d'ailleurs ils étaient plus âgés, plus malades...
Claude ! Drôle de prénom pour une fille, entendait-on. Je dirais prénom mixte, je risquerais épicène (n'est-ce pas Amélie (**) ?). Il n'y en a pas tellement mais celui de ma soeur serait pourtant, lui aussi un prénom mixte...