"On a parfois de la chance dans son malheur. Moi, par exemple, je me suis blessé avec une boîte de sparadraps." dit le Chat de Philippe Gelück dans "Et vous, chat va ?"
Une fois n'est pas coutume, je commence par une citation... inspirante !
Et bien que je sache que l'accumulation de citations n'est pas chose à faire, voici, une deuxième fois n'étant pas coutume non plus, une deuxième citation du même auteur (c'est la n° 16) :
"Chez BIC ils fabriquent des stylos à bille mais aussi du correcteur. C'est un peu comme si un fabriquant d'armes produisait aussi du sparadrap." Moins drôle, je vous l'accorde, mais peut-être aussi plus profond, hélas !
Juin, donc, période du bac : français, philo, etc. Enfin, sur le thème du sparadrap, le Chat de Philippe Gelück a déjà dit beaucoup, difficile de rajouter quelque chose si ce n'est qu'avant son invention, hein, c'était pas facile de faire un pansement, quant aux mesures d'hygiène, n'en parlons même pas...
Honneur donc au Chat et c'est la deuxième fois puisqu'il y a quelques mois, c'était déjà le cas ici.
En conclusion, et pour apporter une contribution personnelle, tout de même, mais des plus modestes :
C'est pas facile d'écrire sur du sparadrap, je viens, hélas, de m'en rendre compte... mais peut-être n'est-ce pas là son premier usage ?!...
Le sparadrap a été inventé par un dénommé Dézive et sa bande … la bande à Dézive.
Le sparadrap a été conçu pour éviter qu'on presse la compresse puisque qu'elle tient alors sans les doigts, mis à part les doigts qui tiennent au sparadrap.
Il a été conditionné en rouleau mais on peut préférer le pansement individuel pré-découpé ou à découper soi-même.
Si on se blesse en le découpant soi-même on maintient astucieusement le-dit pansement avec un sparadrap pré-découpé.
A la SNCF on l'utilise pour tenir les caténaires lorsqu'on doit perfuser une ligne à grande vitesse.
Lorsque le rouleau de sparadrap est enroulé à l'envers on l'appelle pardaraps ; pourtant il vaut le même nombre de points au scrabble.
Le Canada qui ne fait rien comme tout le monde l'appelle diachylon ; il gagne au scrabble grâce à son 'y'.
De nos jours le sparadrap est hypoallergénique c'est à dire qu'il ne provoque pas d'allergie aux chevaux.
Il peut être transparent - ce qui le rend invisible - ou de couleur chair ce qui le rend invisible si votre chair est de la même couleur que lui.
On le trouve toujours dans la trousse de premiers secours à condition de retrouver la trousse de premiers secours.
Contrairement à ce que croient les enfants le sparadrap décoré de motifs animaliers est aussi douloureux à enlever que le sparadrap ordinaire mais il permet de pousser des cris de dinosaure ou d'éléphant selon le motif.
Pour décoller un sparadrap on utilise un sèche-cheveux ; on appelle ça Faire chauffer la colle.
On peut aussi utiliser l'eau chaude même si l'inventeur du sparadrap ne l'a pas inventée.
Si on n'utilise rien on appelle ça un sparadrap permanent ; on a retrouvé des sparadraps permanents ayant servi à embaumer les momies dans certaines pyramides. Ces sparadraps ont servi également à panser les sept plaies d'Egypte.
Le sujet sur Le sparadrap pour les Nuls se termine ici ; je suis au bout du rouleau.
C'était au temps de mon enfance où le plastique n'existait pas...
Enfin, bien que la majorité des familles de polymères aient déjà été découvertes à l'époque, seules quelques unes étaient déjà d'un emploi courant dans la vie quotidienne : la bakélite (une invention du Belge Léo Baekeland) des accessoires électriques, l'ébonite (une découverte de l'Américain Charles Goodyear nommée ainsi par référence à "Ebony" l'ébène en anglais), l'acétate de cellulose de la soie artificielle et de la pellicule photo ("découvreurs" multiples), le celluloïd des balles de ping-pong...
Le ruban adhésif genre scotch tape était encore introuvable, dans ma région en tout cas, et il fallait utiliser du papier collant, vous savez : cette bande de papier enduit d'une colle qu'il fallait, à défaut d'une éponge humide, humecter d'une langue baveuse et qui en dehors de vous laisser un goût infect dans la bouche avait pour propriété essentielle de ne pas coller grand'chose.
Si bien que souvent, pour rafistoler les choses, on utilisait du sparadrap créant de splendides assemblages, sparadrap qui était fourni, absence de plastique oblige, enroulé sur des bobines en fer blanc.
Et lui, il collait ! Il collait ferme sur tout, surtout sur vos poils, si bien qu'au moment où sous le pansement maintenu par lui, votre plaie était cicatrisée, son arrachement en créait de nouvelles, plus petites certes, mais multiples à l'endroit des poils arrachés. Délicieux souvenir !
Ma mère n'aimait pas les rousses, je pense. Mon père si, je crois, d'ailleurs, quand Diego, son ami d'enfance et sa femme Berthe, ont eu leur fille, quelques années avant ma naissance, une adorable Claude (*), dite Coco, est née rousse et belle et mon père était son parrain.
Quand nous passions voir nos grand-parents, les dimanches après-midi, nous allions aussi les voir et j'ai de vagues souvenirs d'une atmosphère bruyante de conversations et d'échanges qui m'échappaient. Je ne sais plus quel âge j'avais mais j'étais toute gamine et je ne me peux me souvenir de mes pensées d'alors, juste des lieux : une pièce plutôt vaste qui devait être une salle de conciergerie d'un lieu public de la petite ville voisine et qui semblait leur tenir lieu de salon où des voix fortes, des rires, des verres de vin, de café, de cerises à l'eau de vie, des Gauloises et des Gitanes s'échangeaient.
Diego était aussi copain de régiment de mon père et sa femme Berthe (son vrai nom, je l'ai su bien des années après, était en réalité Gilberte) avait une voix forte qui détonnait avec le côté discret de ma mère. Leur fille, Coco, on n'entendait que ce nom répété à l'envi, était le centre d'intérêt de toute l'assemblée souvent augmentée d'amis, voisins, parents. Tout cela me convenait certainement, je n'en pensais rien, forcément trop jeune, n'ayant pas encore l'âge ni de m'ennuyer ni de souhaiter être ailleurs et faire autre chose que rien...
Berthe était couturière et fabriquait tous les vêtements de la famille, au demeurant très modeste. Ma mère n'avait pas ce talent mais avait à coeur de m'acheter de jolis habits. Sans savoir pourquoi ni comment, les contacts avec ces gens se sont espacés et ont cessé définitivement, comme c'est le lot de beaucoup de relations amicales.
Peut-être que Diego (enfin, Didier de son vrai nom) n'avait pas supporté la énième tromperie de la tonitruante Berthe ? Je n'ai fait, quelques années plus tard, que des suppositions car à l'époque je comprenais juste que le pôle d'attraction était Coco et que "le pauvre Diego", comme ma mère l'appelait ne portait pas la culotte mais plutôt les cornes (comme on disait alors populairement)...
Seule me reste encore, dès que le mot "rousse " est évoqué, la fascination de tout le monde pour cette fameuse Coco et ses boucles rousses. Bien sûr, je n'oublie pas la scène mémorable que ma mère avait faite, de retour à la maison, à mon père à propos du cadeau qu'il avait acheté à sa filleule : une robe !
- Une robe ? Tu lui as acheté une robe ! Mais sa mère est couturière et elle lui fait toutes ses robes ! Même à notre fille on n'achète pas de robe aussi chère !
Aucun souvenir de la réaction de mon père mais j'avais ressenti un malaise bien plus grand que la dépense, semble-t-il inutile et futile, pour l'achat de cette robe, sans bien comprendre quoi... Et puis rien n'a plus été pareil. On est allés voir nos grand-parents plus longtemps, d'ailleurs ils étaient plus âgés, plus malades...
Claude ! Drôle de prénom pour une fille, entendait-on. Je dirais prénom mixte, je risquerais épicène (n'est-ce pas Amélie (**) ?). Il n'y en a pas tellement mais celui de ma soeur serait pourtant, lui aussi un prénom mixte...
Terme d'Arithmetique. Nombre qui se trouve aprés la division d'un plus grand par un plus petit, qui monstre combien de fois le plus petit est dans le plus grand. On place le quotient au bout de la ligne où est le nombre divisé, avec une barre entre-deux. Le quotient de douze divisé par trois est quatre. Cela vient du mot Latin quoties, c'est à dire, combien de fois tel nombre inferieur est-il en un autre superieur ? Exemple, Combien de fois trois se trouve-t-il en douze ? Quatre fois ; car quatre fois trois sont douze. En vous accordant mon baise-main le plus respectueux, Antoine F.
Ces définitions du XVIIe siècle, qui montrent l'évolution de la langue et de l'orthographe françaises au cours des siècles, doivent être replacées dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. Elles ne reflètent pas l’opinion du Robert ni de ses équipes. Bisous, Paul Robert
Divisions, bof. J'aimerais mieux parler d'autres idées multiples. En plus, lorsque mon amant et le père de mes deux enfants illégitimes, le roi Charles II, a dit à son héritier, James, de ne pas me laisser mourir de faim, c'est moi qui ai inventé l'expression "Tu parles, Charles !" Bon, allez, j'arrête, sinon, ce texte sera trop long et on dira du mal de son auteure. Bons baisers à tous, Nelly G.
Une volée d’oiseaux a sifflé mon quotient de tessiture illico Et le pic épeiche, le rythme m’a appris A la lumière de la lune Au creux d’une belle nuit
C’est pour ça que j’ignore Le quotient de musique Qui m’était imparti Car je n’ai plus de voix Et suis face à l’énigme Du déclin de ma voix Dans les bémols et les
pourquoi
De mezzo-soprano me voilà Barytone, et ça détonne Sans pour autant me réduire A atteindre l’apogée Et son quotient d’adversité
« Que
diriez-vous de Quotient ? Richard Quotient ça sonne bien,
non ? » « Euh...
je ne suis pas très chaud » « Vous
n'êtes pas chaud ? Vous avez pourtant l'air un peu crâmé ces
temps-ci » « C'est
parce que j'ai attrapé un coup d'soleil... un coup d'amour, un coup
d'je t'aime, quoi » « Faites
moi confiance. Songez que c'est moi qui ai lancé Sylvie Vatan » «Sylvie
Vatan ? » « Oui
et voyez le résultat... elle est partie » « C'est
vrai... elle n'est pas là, et si je rêve tant pis » « A
votre avis c'est quoi le dénominateur commun entre Calozéro et
Vanessa Pardi ? » « Je
sais pas... j'vis à l'envers, j'aime plus ma rue » « Et
bien pardi c'est moi leur dénominateur commun ; c'est moi qui
les ai lancés »
« J’mets
des photos dans mes chansons et des voiliers dans ma maison » « Oui
c'est bien ça mais y vous faut un nom. Richard ça suffit pas ;
Richard ou Tony ça peut pas marcher » « Pourtant
Richard ou Tony il avait cartonné avec son train qui sifflait » « Connais
pas. C'est pas moi qui l'ai lancé celui-là » « Et
Richard Container et son gentil p'tit Youki ? Il a pas cartonné
Richard Container ? » « C'est
l'exception qui confirme la règle. Il vous faut un vrai nom »
« En
attendant j'vis à l'envers, j'aime plus ma rue... » « Oui
c'est pas mal ça et vous allez me dire aussi J'fais du bateau dans
mon quartier, il fait très beau, on peut ramer »
« Waou !
Vous la connaissez ? » « Bien
sûr, c'est moi qui avais lancé ce... comment je l'avais appelé
celui-là ? » « Ben
c'est moi ! » « Ah
oui ! Henri Salve d'Or » « Mais
non c'est moi ! Même que ça fait : J’avais cent ans,
j’me r’connais plus ! » « Cent
ans c'est rien. Lui il chantait Nos ancêtres les gaulois...
Nanana... souvenez-vous : Faut rigoler ! » « Faut
rigoler. Vous en avez de bonnes. Ça y est, c’est sûr, faut
qu’j’me décide... J’vais faire le mur et j’tombe dans
l’vide » « Calmez
vous. C'est pas si grave. On va dire Richard X pour commencer, et
puis si jamais ça marche on avisera »
(Soupir)
« Richard
Onavisera, c'est pas terrible non plus »
En dehors du Quotient Intellectuel (la première chose à laquelle penseront ceux qui l'ont aussi élevé que leur bonne opinion d'eux-même) dont le calcul relève plus de la supputation que d'une opération mathématique stricte, le quotient est le résultat d'une division.
On serait bien inspiré de spécifier "mathématique" ou au minimum "arithmétique". En effet c'est ainsi que la division arithmétique (et coutelière) d'un pomme par deux produit deux demi-pommes (nous passerons sur les inquiétudes que peut générer la précision du coup de couteau diviseur, comme l'égalité stricte entre les deux demi-pommes produites : contiendront-elles le même nombre de pépins, la forme de la pomme ne génèrerait-elle pas des inégalités dans la répartition des masses etc,etc, on se demande si les instituteurs n'auraient pas intérêt à prendre comme exemples des objets plus faciles à diviser). Le quotient de cette division est donc 0,5.
Parce que si l'on envisage par exemple le cas de la division cellulaire, la division par deux d'une cellule produit deux cellules identiques et le quotient de 1:2 est... 2 !
Qu'est-ce que vous dites de ça, hein ?
Ma question est purement rhétorique, je n'ai pas besoin d'entendre votre réponse : je ne la devine que trop bien !
Le lendemain, jour
d'arrivée du mari de la voisine – selon ses dires - il n'y a
pas âme qui vive dans le jardin de Madame Pascalini ( c'est son nom
lui a précisé la boulangère qui sait tout.) René n'a guère prêté
attention à cette absence d'époux annoncé. Mais pas de Monsieur
Pascalini en vue les jours suivants. Bizarre ! Et les volets
s'ouvrent de moins en moins souvent. Pourtant il aperçoit de la
lumière tôt le matin et tard le soir.
En regardant à travers
les thuyas il constate que les feuilles sous les arbres ont été
soigneusement enlevées. Il a même retrouvé le râteau prêté,
glissé par dessus la haie. Cette femme a des manières étranges se
dit René. Elle aurait quand même pu me rendre elle-même mon outil.
A l'occasion, il lui en parlera. Sans animosité bien sûr.
Quand il jardine, il
lève quelquefois la tête en direction de la maison voisine. Quelque
temps après, ô surprise : la dame lui tourne le dos mais elle
est bien là, dans son enclos, occupée à cueillir des fleurs. René
n'hésite pas. Il s'approche et va lui proposer une salade pour
entrer en matière. Il la hèle mais elle ne répond pas. Peut être
est-elle sourde ? Il crie plus fort. Pas le moindre mouvement en
face. De guerre lasse, René abandonne.
Il revient sur ses pas
et réfléchit. Ce n'est pas possible de continuer comme ça
marmonne-t-il. Il n'aime pas qu'on le snobe. C'est vrai qu'il a eu
des idées un peu lubriques quand elle lui a parlé la première
fois. Peut être même a-t-il prononcé des mots peu appropriés mais
il y avait de sa faute à elle. Il ne pense plus du tout à ça. Il
veut surtout des relations de bon voisinage. Ni une, ni deux, il
prend sa laitue et va frapper chez cette voisine ingrate. On verra
bien.
René est là, planté
devant chez elle. Il sonne. Une fois. Deux fois. Puis longuement. Il
voit un rideau bouger et brusquement, la porte s'ouvre en grand. - Que me voulez-vous ? - Mais...Rien Madame
Pascalini. (René est suffoqué par cet accueil.) - Ben alors qu'est ce
que vous faîtes là ? Je ne vous ai pas sonné ! Et
comment vous connaissez mon nom ? C'est trop fort : vous
surveillez ma boite aux lettres sans doute. - Non. Sûrement pas.
C'est la boulangère... Peu importe. Juste... Je voulais juste mieux
faire votre connaissance en tant que voisin. Et puis vous dire qu'il
ne faut pas hésiter à me demander des services. Je suis à la
retraite et très disponible et si je peux me rendre utile, c'est
toujours avec plaisir. - La boulangère. Quoi,
la boulangère ? Ah, la boulangère. Ça ne m'étonne pas. Je
vais lui dire deux mots tiens à cette pie bavarde. Et puis, il me
semble vous avoir fait comprendre que je n'avais besoin de personne.
Ensuite, je n'aime pas votre façon d'agir. Vous m'espionnez. - Comment ? Mais
pas du tout. Je ne vous surveille pas Madame. Je ne suis pas curieux.
La vie des gens ne m'intéresse pas vous savez. - Ben voyons !
Vous croyez que je ne vous vois pas ? Sans arrêt à regarder
chez moi. Vous cherchez quoi à la fin ? Ah oui j'oubliais vous
êtes en plus du genre libidineux. Je suis venue ici pour être
tranquille et vous m'importunez. Rentrez chez vous. - Oh pardon Madame !
Vous allez prendre ma salade quand même ? C'est de bon cœur... Vlan ! La porte
claque et René en reste pantois, sa belle batavia à bout de bras. Alors là, tout de
même, vraiment atteinte de paranoïa la mère Pascalini ! Je
l'espionne. Ça alors ! Et puis quel con je fais d'aller chez
elle. J'aurais dû me douter qu'elle avait un blème cette nana. Tenez, mes poulettes,
mangez la bonne salade de René. Au moins, vous savez profitez vous
et vous avez la reconnaissance du ventre en me donnant de bons œufs
frais. Sacrée bonne femme va !